lundi 30 septembre 2013

Francophonie : « L’Etat atiaki ba bus na disponibilité ya bana Kintambo »

« L’Etat atiaki ba bus na disponibilité ya bana Kintambo » Un jour, revenu de la rédaction, je suis tombé, à force de zaps, sur la télévision Canal Mercure. Voici ce que je vis : « L’Etat atiaki ba bus na disponibilité ya bana Kintambo » (traduisez : L’Etat a mis des bus à la disponibilité des habitants de Kintambo). Un intitulé d’un des nombreux sujets traités ce jour-là au cours de l’émission KNB (Kintambo Na Biso, traduisez : Notre Kintambo) qu’animait ce jour-là une fille qui était très disponible à donner cette émission. Malheureusement sa « disponibilité » est tout différente de celle qu’elle voulait dire. En effet, notre consœur a voulu dire ceci : « L’Etat a mis des bus à la disposition des habitants de Kintambo). En massacrant ainsi le français, elle a confondu « disponibilité » avec « disposition ». Dommage ! Kléber Kungu

Francophonie : « La qualité exigeé »

« La qualité exigeé » C’est le stylo à bille Spécial qui signe cette particularité spéciale de l’écriture. C’est sous forme de publicité que le stylo Spécial a planté une grosse pancarte vers la Bralima, en face de Congo Paint et qui dit ceci : « La qualité exigeé » Si Spécial estime exiger la qualité de cette manière en massacrant la langue qu’il utilise pour passer ses messages, il doit s’arrêter d’écrire un moment pour bien réfléchir. En effet, le bon sens exige que l’orthographe de ces deux mots soit ceci : « La qualité exigée ». Kléber Kungu

Bruxelles envisage de mettre en place un "plan Marshall" pour l'est de la RDC

Pour assurer la paix, la sécurité et accélérer le développement économique de la Région Bruxelles envisage de mettre en place un "plan Marshall" pour l'est de la RDC Joseph Kabila et la partie rwandaise sont favorables à un tel projet La crise qui sévit depuis des décennies dans l’est de la RDC est si criante aujourd’hui que la communauté internationale a du mal à ne pas s’en occuper. Ce qui explique sans doute l’engagement et des initiatives des uns et des autres dans la recherche du retour de la paix dans cette partie de la République démocratique du Congo. La dernière initiative en date serait la mise en place d’un plan Marshal pour l’est de la RDC, précisément pour la région des Grands Lacs. L’ancienne métropole en serait l’initiateur. Selon La Libre Belgique.be, citant les les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Reynders et Jean-Pascal Labille, à l'issue d'une rencontre dans un grand hôtel new yorkais avec le président congolais Joseph Kabila, la Belgique a entrepris de mettre ensemble les efforts de la Banque mondiale, de l'Union européenne et de sa propre coopération en faveur d'un développement socio-économique de l'est de la RDC et de son voisinage, afin de favoriser le retour de la paix dans la région des Grands Lacs. "La Belgique est un peu l'initiateur, du fait de son expertise, mais c'est un projet collectif", a souligné Jean-Pascal Labille devant quelques journalistes belges et congolais, après avoir évoqué lundi une sorte de "plan Marshall" pour la région des Grands Lacs, en proie à des décennies de troubles qui ont fait des millions de morts et qui se poursuivent aujourd'hui, principalement dans la province du Nord-Kivu. En mai dernier, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon et le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, avaient effectué une tournée sous-régionale qui les avait conduits successivement en RDC, spécialement dans la région des Grands Lacs, en Ouganda et au Rwanda. A cette occasion, les deux personnalités avaient annoncé une série d’engagements pour assurer la paix, la sécurité et accélérer le développement économique de la région. Le président de la Banque mondiale avait, à cette occasion, promis une enveloppe de 1 milliard de dollars pour des projets, de préférence en coopération transfrontalière dans la région. L'Union européenne reste également un important bailleur de fonds et Jean-Pascal Labille projette de se rendre à Kinshasa à la mi-octobre en compagnie du commissaire européen au développement, Andris Piebalgs. Question de tâter le terrain pour se rendre compte de la faisabilité d’un tel projet. Joseph Kabila favorable à l’initiative La même source ajoute que le président Joseph Kabila s'était montré favorable à un tel projet. Il a affirmé qu'il souhaitait plutôt "construire un pont vers le Rwanda qu'un mur" entre les deux pays. Ce qui veut dire que le chef de l’Etat congolais souhaite tisser des liens cordiaux avec le Rwanda. Le Rwanda s'est aussi montré intéressé par de tels projets de coopération, a souligné M. Labille, qui s'est déjà rendu à plusieurs reprises en RDC, au Rwanda et au Burundi. Pour le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, outre le message de paix et de sécurité, il est important de "porter un message de développement", ajoutant que "la Belgique peut réorienter une partie de ses moyens, mais cela doit être tourné vers l'est du Congo" et son développement économique Selon M. Labille, les projets en question devraient notamment concerner les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'agriculture et du commerce transfrontalier, avec, pour la Belgique, une "forme de réorientation" des fonds de la coopération au profit des deux Kivu (nord et sud), mais sans abandonner les autres provinces de la RDC. "L'élément essentiel, c'est d'assurer un avenir à l'ensemble de cette population et un développement socio-économique à l'ensemble de ces pays de la région des Grands Lacs", a-t-il précisé. Le président Kabila, apprend-on, devait ensuite rencontrer, toujours dans sa suite du New York Palace, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, présent à New York pour la 68ème Assemblée générale des Nations unies. La situation sécuritaire dans la partie orientale était en général en bonne place au menu de l’entretien de deux personnalités. Kléber Kungu

Kabila invité en Belgique pour le centenaire de la première Guerre mondiale

Kabila invité en Belgique pour le centenaire de la première Guerre mondiale Alors que le Premier ministre Matata Ponyo a invité son homologue belge Elio Di Rupo à venir en RDC. Le gouvernement belge a invité le président congolais Joseph Kabila à se rendre en Belgique à l'occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, à laquelle ont participé des soldats congolais de la Force publique engagés sous le drapeau belge. Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders a annoncé cette nouvelle à l'issue d'une rencontre à New York avec le président congolais Joseph Kabila, en compagnie de son collègue de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille.."L'invitation est toujours lancée", pour 2014, date du 100ème anniversaire du début de la première Guerre mondiale, a affirmé Didier Reynders cité par Camer.be. Il reste que les deux parties organisent des contacts bilatéraux pour concrétiser ce projet. L’histoire retient que des soldats congolais engagés dans la Force publique (FP) - ainsi était baptisée l'armée du Congo belge entre la création de l'Etat indépendant du Congo (EIC) en 1885 et l'indépendance de la colonie en 1960 - ont combattu durant la "grande Guerre" sous le drapeau belge, tant lors de la bataille de l'Yser qu'en Afrique, avec notamment la légendaire victoire de Tabora, une ville située en Tanzanie (anciennement Afrique orientale allemande), remportée contre les troupes allemandes le 19 septembre 1916. Le Premier ministre belge Elio Di Rupo a pour sa part été invité par son homologue congolais, Augustin Matata Ponyo Mapon, à se rendre en RDC. Si la source ne précise pas la date de la venue à Kinshasa du Premier ministre belge, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, estime que cette visite se réalisera « le plus rapidement possible » Le Premier ministre belge avait renoncé à se rendre à Kinshasa en octobre dernier pour participer au 14ème sommet de la Francophonie, en raison de la tenue des élections communales en Belgique. Cette décision avait surpris les autorités congolaises. Bruxelles accueillera par ailleurs en avril prochain un sommet Union européenne-Afrique auquel devraient participer les dirigeants des 54 Etats membres de l'Union africaine (UA) - à l'exception probable de ceux poursuivis par la justice internationale, comme le président soudanais Omar el-Béchir, visé depuis 2009 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre au Darfour, une province de l'ouest du Soudan. Kléber Kungu

Chacun Pour Tous remet de l’équipement aux cyclistes de Kinshasa

Promotion du cyclisme en RDC Chacun Pour Tous remet de l’équipement aux cyclistes de Kinshasa
Une centaine de cuissards, de maillots, tous neufs, une quarantaine de gourdes, une bonne quantité de maillots de seconde main, voilà l’équipement que l’ONG Chacun Pour Tous, par son président, Clément Modju assisté du fondateur de l’ONG, Louison Lesekuta, a remis le samedi 28 septembre à Kintambo à une quinzaine de cyclistes, indépendants pour la plupart venus de plusieurs communes de Kinshasa. Une quinzaine de cyclistes de Kinshasa, pour la plupart des indépendants, ont bénéficié de la part de l’ONG Chacun Pour Tous d’un don de plusieurs équipements neufs composés de cuissards, de maillots, une quarantaine de gourdes pour la compétition, ainsi que d’une quantité importante d’autres maillots pour des entraînements. S’il est des compatriotes de la diaspora qui se soucient d’accompagner les efforts de Matata Ponyo et de son gouvernement dans son combat d’améliorer l’image de la RDC en offrant des dons de diverses natures à leurs frères et sœurs du terroir, les bénéficiaires de ces dons ont le devoir de bien les utiliser. C’est sur cette recommandation que le fondateur de l’ONG Chacun Pour Tous, Louison Lesekuta Moduma a insisté auprès des cyclistes.
« Veuillez bien garder ces équipements et ne les vendez surtout pas » « Veuillez bien garder ces équipements et ne les vendez surtout pas », a-t-il déclaré, tout en soulignant le fait qu’ils ne sont pas riches, mais c’est leur souci de promouvoir le cyclisme de la RDC, particulièrement celui de la capitale qui les a poussés à donner ces équipements. Il a remercié chaleureusement Gabriel Valentini, directeur sportif de Palo Alto Cycling Team Fidibc, basé à Lugano en Suisse, la personne grâce à qui le don a été obtenu.
Il les a ensuite exhortés à ne plus se faire battre sur leur propre territoire par des Rwandais ( en référence au dernier tour cyclisme international organisé par le gouvernement congolais en juin dernier et dont le coup d’envoi avait été donné par le Premier ministre Matata Ponyo à Matadi). « Référez-vous à l’histoire du cyclisme congolais avec les Manzambi, Lema… », a-t-il conclu. Quant au président de l’ONG Chacun Pour Tous, Clément Bokeme Modju, le souci de Chacun Pour Tous est qu’en faisant un tel don, l’équipe avance. Il a appelé les cyclistes à ne pas vendre ces équipements.
La joie mêlée à une grande surprise se lisait sur le visage de ces cyclistes dont le sport reste le plus oublié du ministère des Sports et Loisirs. D’autant plus que, comme ils l’ont déclaré sous le choc de l’émotion, c’est pour la toute première qu’une personne de bonne volonté offre un tel cadeau à la jeunesse kinoise pour la promotion du cyclisme congolais qui a pratiquement disparu dans l’esprit du Congolais.
Les bénéficiaires n’ont pas tari d’éloges et de remerciements à l’endroit des donateurs. Pour eux, c’est la première fois qu’ils bénéficient d’un don venu d’une personne de la diaspora. Le doyen des cyclistes, qui a commencé sa carrière de cycliste en 1974, a déclaré que c’est pour la première qu’il bénéficie d’un tel don. Peu avant la remise de ce don, Clément Modju et Louison Lesekuta se sont rendus dans la commune de N’djili sur l’avenue Bantandu n°22 au quartier 8 pour se rendre compte de l’utilisation d’une soixantaine d’ordinateurs remis au Centre de formation en informatique de la Fondation Anki-Anki (FAA) pour l’apprentissage de l’informatique des élèves de deux complexes scolaires partenaires de la FAA, à savoir : Groupe scolaire de Kinshasa (secondaire) et Complexe scolaire Les Makinettes (primaire).
La constatation y est aussi bien encourageante que très satisfaisante : les ordinateurs sont fonctionnels et les élèves y apprennent l’abc de l’informatique sous la supervision de deux encadreurs : Nakawusa Marcel (professeur de l’informatique) et Tayeye (chef du centre).
Clément Modju et Louison Lesekuta n’ont pas caché leur joie de constater que les ordinateurs remis à ce centre sont utilisés à bon escient, qu’ils continuent à permettre aux enfants d’apprendre l’informatique, contrairement à ce qui s’était passé avec l’équipe de football de la commune de N’djili qui avait vendu l’équipement de football que l’ONG lui avait remis en octobre 2012. Kléber Kungu

375 kg de coltan saisis sur un particulier à la frontière rwando-congolaise

Le trafic illicite des pierres précieuses se porte bien au Nord-Kivu 375 kg de coltan saisis sur un particulier à la frontière rwando-congolaise Le trafic illicite des pierres précieuses se porte bien dans la province du Nord-Kivu. Il ya quelques jours, les douaniers congolais ont saisi un colis de 375 Kg de coltan dans la voiture d’un particulier au poste de la frontière rwando-congolais «grande barrière», à Goma, dans le Nord-Kivu. A en croire radiookapî.net qui cite les agents de la Direction générale des douanes et assises (DGDA), le colis de minerais saisi était destiné à traverser frauduleusement vers Gisenyi, au Rwanda. Le ministre provincial des Mines, Jean Ruyange, le colis a été consigné en attendant l’aboutissement de l’enquête qui a été initiée par les services compétents. Le ministre provincial des Mines déplore les cas de fraude qui dépassent les bornes, tout en déplorant le comportement de certains Congolais qui n’ont d’autres soucis que d’appauvrir leur pays. «Il y a des gens de mauvaise foi qui développent une intelligence négative pour appauvrir le pays, au détriment des nôtres. Ils nous causent beaucoup de misère en appuyant les groupes armés», a affirmé Jean Ruyange. Aussi lance-t-il un appel à «la population» et à «ces gens de mauvaise foi, pour qu’ils abandonnent ce genre de comportement». L’arrestation du chauffeur de ce véhicule devrait permettre aux forces de sécurité de remonter la filière jusqu’au propriétaire et au fournisseur de ce minerai, a estimé le ministre provincial. Selon lui, le seul endroit où on exploite le coltan, dans le Nord-Kivu, c’est dans le Masisi, territoire longtemps occupé par les rebelles du M23 ainsi que différents groupes armés. Kléber Kungu

Une cohésion nationale utopique

Concertations nationales Une cohésion nationale utopique Plus de deux semaines de travaux des concertations nationales ouvertes le 7 septembre, le forum national initié par le président de la République Joseph Kabila semble ne pas satisfaire les attentes des Congolais. L’opinion nationale retient toujours que le souci des acteurs politiques congolais était de changer la configuration actuelle de la classe dirigeante plus tôt que de rechercher une réelle cohésion nationale tant recherchée par l’initiateur de cette rencontre. Les controverses ont accompagné le forum national autour de la participation ou pas des groupes armés, de la pratique démocratique dans le débat, avaient d’ores et déjà donné une connotation négative aux assises de Kinshasa. C’est ce qui ressort en subsistance d’une récente enquête menée par le baromètre Les Points. Selon les résultats de cette enquête, les tendances sont loin d’être favorables aux concertations nationales dans leur version actuelle, malgré une récupération d’audience de 5% comparativement à la semaine du 21 au 22 septembre. En effet, la cote des personnes non intéressées par le déroulement des travaux de ce forum national chute de 78% à 73%. Les Kinois sondés ont retenu des assises du Palais du peuple, une disposition de liquider les acquis au profit des intérêts individuels. Ils notent entre autres la désorganisation dans l’établissement des listes des participants, des problèmes récurrents de communication en interne comme avec le public, laissant, au finish, un goût d’impréparation et d’inachevé. Aussi envisagent-ils la convocation d’un autre dialogue prenant en compte les désidératas de l’ensemble de la population congolaise. Globalement, Kinshasa demeure sceptique sur la formation d’un gouvernement de large union nationale après les concertations nationales. Selon Les Points, la courbe poursuit donc sa montée, passant de 81 à 84% en une semaine, soit un accroissement de 3%. Parmi les sympathisants de l’opposition politique, 72% sont contre la formation d’un gouvernement d’union nationale, alors que 15% y sont favorables. Dans le rang de la Majorité présidentielle, les résultats de l’enquête montrent que seuls 15% soutiennent l’idée de la formation d’un nouveau gouvernement après les concertations nationales, contre 67% qui n’y adhèrent point. Dans la catégorie des personnes sans coloration politique, 75% d’enquêtés sont également opposés au schéma Kengo. En outre, le présidium sort de ces assises très peu auréolé tant la déception est grande dans les rues de la capitale. Il lui est reproché des pratiques très peu démocratiques. L’imposition du Règlement Intérieur à la plénière, sans débat, l’absence d’un débat général d’orientation en plénière, le non-respect des choix de participation dans les états généraux exprimés par les délégués en fonction de leur préparation, l’imposition des bureaux des états généraux par le présidium sont entre autres faits saillants que les Kinois retiennent contre le duo Minaku-Kengo. 85% sont favorables au maintien de Matata Ponyo Sur une base de 142 répondants dans la catégorie des personnes favorables au gouvernement de large union nationale, 85% penchent pour le maintien de Matata Ponyo à la tête de la nouvelle équipe gouvernementale afin que soient poursuivis les acquis en sa faveur comme l’élan de la stabilité macroéconomique, la reconstruction nationale et la réalisation des différentes réformes initiées. Cette catégorie estime que le remplacement de Matata aura des conséquences fâcheuses sur le pays. Par contre, 6% des enquêtés qui soutiennent Kengo wa Dondo n’ont pas justifié leur choix. Ils ne jurent que par la légitimation du pouvoir en place et le besoin de la cohésion nationale qui en résulte. Par ailleurs, les Kinois s’interrogent tant sur la légitimité d’une quelconque nouvelle majorité qui se profile à l’horizon et de la popularité de ses potentiels animateurs. Ils craignent que certaines décisions des concertations nationales ne conduisent la RDC vers des formules autrefois décriées et ne la condamnent à sacrifier sa stabilité économique au profit des combines politiques visant strictement la mise en place d’un gouvernement de large union nationale. En définitive, l’opinion nationale se demande si les concertations nationales vont atteindre l’objectif pour lequel elles avaient été convoquées, c’est-à-dire à la cohésion nationale tant recherchée. L’enquête a été menée à Kinshasa, du 28 au 29 septembre, sur un échantillon de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus. Kléber Kungu

vendredi 27 septembre 2013

Le docteur Mukwege obtient le prix Nobel alternatif

Déjà lauréat de nombreux prix pour son œuvre grandiose Le docteur Mukwege obtient le prix Nobel alternatif Le docteur Denis Mukwege vient d’obtenir le prix Nobel alternatif pour les réponses pratiques et appropriées qu’il ne cesse de rendre aux nombreuses femmes victimes de viols spécialement dans la province du Sud-Kivu. C’est en décembre prochain qu’il va recevoir ce prix en Suède. Le docteur Denis Mukwege, gynécologue-obstétricien, est le fondateur de l'hôpital Panzi à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, rendue tristement célèbre par de nombreux cas de viols des filles et des femmes par des groupes armés et des militaires de l’armée loyaliste. C’est dans ce hôpital qu’il s’évertue depuis plusieurs années à soigner les femmes victimes de viol. Fondé en 1980, le Prix Right Livelihood est décerné chaque année dans l'enceinte du Parlement suédois. Il est souvent désigné comme « le Prix Nobel alternatif ». Son but est « d'honorer et de soutenir ceux qui offrent des réponses pratiques et exemplaires aux défis les plus urgents auxquels nous devons faire face aujourd'hui. » Le prix Nobel Alternatif vient d’allonger la liste déjà impressionnante des distinctions qui ont déjà couronné le travail ô combien humanitaire de cet homme qui s’est engagé dans la réparation des sexes des femmes. En 2009, Denis Mukwege avait déjà reçu le prix Olof Palme. Le Dr Mukwege, 58 ans, est récompensé pour "l'action courageuse qu'il mène pour guérir les femmes survivantes de violences sexuelles dans les conflits armés et dénoncer les causes sous-jacentes de ces atrocités", a indiqué le jury dans un communiqué. Le médecin lauréat a exprimé sa reconnaissance aux femmes qui viennent à l'hôpital : « ce sont elles qui me donnent la force de poursuivre mon travail. » Ce prix annuel, est doté au total de deux millions de couronnes (231.000 euros). Le Dr Mukwege, apprend-on de la radio Deutsche Welle, va partager la somme à parts égales avec trois autres lauréats: un spécialiste américain de l'élimination des armes chimiques, Paul Walker, 67 ans, un avocat et militant des droits de l'homme palestinien, Raji Sourani, né en 1953, et un scientifique suisse spécialiste de l'agriculture durable, Hans Herren, né en 1947. Près de 90 personnalités et ONG internationales ont déjà bénéficié de ce prestigieux prix, dont le célèbre historien Joseph Ki-Zerbo, l’écologiste Wangari Muta Maathai,. Le docteur Mukwege est le deuxième Congolais à recevoir le prix Nobel alternatif après René Ngongo 2009. Ce biologiste, écologiste et militant politique congolais, natif de Goma, est connu pour son combat en faveur de la protection de la forêt congolaise et son activité au sein de l'Organisation concertée des écologistes et amis de la nature (OCEAN). Il a obtenu ce prix « pour son courage à affronter les forces qui détruisent les forêts tropicales du Congo et le soutien politique pour leur conservation et utilisation durable ». Le Dr Mukwege a accompagné Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, à la 68ème Assemblée générale de l’Onu, à New York, où, en prenant par elle a pris part à une réunion internationale sur les violences sexuelles dans les conflits en marge de la 68ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, a relayé le calvaire des milliers de femmes congolaises violées dans l’Est de la RDC.

Charles Bambara salue le professionnalisme de ses journalistes

En visite à L’Observateur le jeudi 26 septembre Charles Bambara salue le professionnalisme de ses journalistes (Un reportage de Kléber Kungu)
C’est sous le coup de 16 heures que le directeur de l’information publique de la Monusco, Charles Antoine Bambara, accompagné de la chargée des relations avec les médias, Adèle Lukoki, est arrivé au siège du journal L’Observateur. Une visite guidée leur permet de découvrir l’un des grands journaux congolais. La salle de rédaction, la salle de machines, l’imprimerie Mavo et le bureau de l’éditeur-délégué, Valery Mankenda, C’est le rédacteur en chef Jerry Kalemo, en compagnie du rédacteur en chef Kléber Kungu, qui se charge de cette visite guidée. Reportage Jerry Kalemo accueille Charles Bambara et Adèle Lukoki à la réception par un « Soyez les bienvenus », auquel Charles Bambara, de son sourire légendaire, répond par un « Merci ». L’homme vient visiter les installations du journal dont il apprécie le professionnalisme de ses journalistes… Les quelques journalistes que Charles Bambara rencontre dans la salle de rédaction, le nez plongé qui sur un PC, qui sur du papier, se lèvent pour le saluer sous la présentation de Jerry Kalemo.
Après la salle de machines inhabituelle pour ce confrère de média audiovisuel où il a passé plus de deux décennies de sa carrière, notamment 3 ans à Radio Vatican et 18 ans à la BBC, et aussi de la presse écrite Les Afriques, avant d’être nommé aux commandes, voici 6 mois à peine, de la Division de l’information publique de la Monusco, Charles Antoine Bambara va découvrir les vieilles machines, mais encore performantes qui produisent L’Observateur. « Ca date de combien d’années ? » Charles Bambara risque cette question à la vue des deux machines de marque allemande Heidelberg. Oui, la réaction de notre hôte n’est pas différente de celle de tous les autres hôtes que L’Observateur reçoit régulièrement qui s’étonnent de voir fonctionner encore ces machines. Jaloux de ce trésor, L’Observateur n’entend pas se débarrasser de sitôt de ces machines par ce temps qui court. En outre, les sages n’ont-ils pas attesté que c’est dans de vieilles marmites que l’on fait de la bonne soupe ? Oui, sorti des entrailles de ces machines, L’Observateur rivalise de propreté avec d’autres journaux sur le marché.
Charles Bambara sort de l’imprimerie Mavo (Mankenda Voka) informé de toute la ligne de production du journal : rédaction des articles, mise en page, impression des calques, insolation des plaques et tirage des journaux… L’éditeur-délégué Valery Mankenda va le recevoir à huis clos dans son bureau pendant quelques minutes. La visite de L’Observateur par le directeur de l’information publique de la Monusco est ainsi bouclée aussi bien à la grande satisfaction du quotidien de l’avenue colonel Ebeya, le premier à être visité par le numéro un de l’information publique de la Monusco que de celui-ci pour avoir découvert comment se fabrique ce journal dont il apprécie le contenu et le sérieux. « C’est un journal que nous apprécions du point de vue de son contenu, de son sérieux, de son professionnalisme » Celui-ci a justifié sa visite à L’Observateur. « Généralement, nous recevons les journalistes de la ville de Kinshasa pour la conférence de presse hebdomadaire et pour d’autres sollicitations. A la Division de l’information publique, il y a un nouvel élan que nous voulons insuffler, c’est-à-dire rendre visite aux différentes médias sur le terrain pour échanger avec eux, pour comprendre leurs attentes vis-à-vis de la Monusco et voir comment nous pouvons accompagner cet effort qui est le leur et le nôtre dans la paix, la sécurité, la stabilisation de la RDC. C’est cela le cœur de notre mission dans ce pays. Nous voulons être sûr que ce message, ces objectifs de la Monusco soient compris par l’ensemble des confrères de la place. Notre choix s’est porté aujourd’hui sur L’Observateur car c’est un média, c’est un journal que nous recevons régulièrement et que nous apprécions du point de vue de son contenu, de son sérieux, de son professionnalisme ».
Charles Bambara n’a pas également tari d’éloges sur le travail appréciable abattu par les journalistes de L’Observateur. « J’ai rencontré une équipe professionnelle, des gens qui ont une grande expérience du travail qu’ils font et qui m’ont donné l’impression d’aimer ce qu’ils font aussi. Je les encourage à poursuivre ce travail car pour tout pays, l’information est le 4ème pouvoir. Je les exhorte à aller de l’avant, à prendre le travail qu’ils font très au sérieux, car le développement du pays part aussi des informations que nous échangeons dans les médias. Je crois que le travail à L’Observateur est suffisamment bien fait », a déclaré journaliste d’origine burkinabè qui a assumé les fonctions de rédacteur en chef adjoint, de rédacteur en chef et du directeur du service français de la BBC. « Nous sommes venus encourager cet élan qui a commencé depuis les années 90 et qui continue malgré la mort il y a quelques mois du fondateur de ce media. J’encourage donc l’équipe à relever le défi sur le plan de la presse », a-t-il conclu.

Francophonie : « Si cette émission vous a plue, veuiller nous envoyer… »

« Si cette émission vous a plue, veuiller nous envoyer… » Ce jour-là, je suivais sur Molière TV un magazine intitulé « Les archives de papa Molière ». Le sujet était : « Kengo et les ambassadeurs ». Des archives si importantes que les Congolais, friands de l’histoire de leur pays, adorent beaucoup. Si l’histoire que racontait ce documentaire était très intéressante, le générique annonçant la fin de l’émission ne l’était pas malheureusement. « Si cette émission vous a plue, veuiller nous envoyer…», pouvait-on lire. D’où vient le « e » féminin de « plue » ? Vient-il de l’accord avec le mot « émission » ? Si oui, la faute est si grave que des actions de grande envergure méritent d’être menées pour sauver le français. En outre, pourquoi « veuiller » est ainsi orthographié ? En effet, c’est le verbe « vouloir » à l’impératif présent qui tient à avoir son « Z » de la 2ème personne du pluriel. Conclusion : la phrase bien orthographiée devrait se présenter ainsi : «Si cette émission vous a plu, veuillez nous envoyer… » Kléber Kungu

mercredi 25 septembre 2013

Valérie Trierweiler à New York pour faire entendre la voix des violées congolaises

68ème Assemblée générale de l’Onu Valérie Trierweiler à New York pour faire entendre la voix des violées congolaises Valérie Trierweiler, la compagne du président français, François Hollande, ne rate aucune occasion pour faire entendre la voix des milliers de femmes congolaises violées silencieusement dans l’Est de la RDC. Elle est à New York à la 68ème Assemblée générale des Nations unies où, accompagné du Dr Denis Mukwege, elle plaide la cause de ces femmes. «J’ai entendu le témoignage de trois générations de femmes. J’ai vu les plaies d’une enfant de dix-huit mois. Je voudrais dire à ceux qui commettent ces crimes, que lorsqu’ils violent une enfant de 2, de 5 ou de 15 ans, c’est leur propre fille qu’ils violent ! Je voudrais dire à ceux qui commettent ces crimes, que lorsqu’ils violent une femme de 30 ans, c’est leur propre femme qu’ils violent ! Et enfin, je voudrais dire à ceux qui commettent ces crimes, que lorsqu’ils violent une femme de 60 ans, c’est leur propre mère qu’ils violent ! C’est un crime contre la vie. C’est l’humanité qu’ils piétinent ! Comme vous tous, c’est donc pour dénoncer cette situation d’impunité que je suis ici aujourd’hui – et je l’espère – pour aller plus loin. La France plaidera, encore et toujours, pour que les responsables de ces crimes soient poursuivis et punis », a déclaré celle qui s’est engagée profondément dans la défense de la cause des protégées du Dr Mukwege. Alors que François Hollande, son compagnon, passe seulement une journée à New York, ce mardi 24 septembre, pour la 68ème Assemblée générale de l'Onu, Valérie Trierweiler y restée 48 heures. Invitée mardi à déjeuner par Michelle Obama, à Harlem, avec d'autres Premières dames, celle qui est ambassadrice de la Fondation France libertés va prendre part, en marge de l'Assemblée générale, à une réunion internationale sur les violences sexuelles dans les conflits, à l'invitation du chef de la diplomatie britannique William Hague. Elle devrait non seulement évoquer à nouveau les viols au Nord-Kivu mais également les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes en Syrie, un autre grand drame qui se déroule dans un silence tonitruant de la communauté internationale. Elle sera accompagnée du docteur Denis Mukwege, un médecin congolais réputé mondialement, pour qui certains espèrent le prix Nobel et qui, depuis de longues années, apporte assistance à des milliers de femmes violées dans l'est de son pays. Et à qui, pour le décourager, les violeurs et leurs commanditaires, ont failli ôter la vie en octobre 2012. Le jeudi 30 mai dernier, la compagne du chef de l'Etat français s’était également servie de la tribune du siège européen de l'Onu à Genève en Suisse, à l'occasion de la 23ème session du Conseil des Droits de l'homme, pour sensibiliser la communauté internationale aux centaines de milliers de viols en RDC. A cette occasion, l'ambassadrice de la Fondation France-Libertés avait, devant une cinquantaine de délégations internationales, dont un grand nombre d'ambassadeurs, sensibilisé la communauté internationale sur le drame congolais en présentant des vidéo volontairement choquantes montrant des images insoutenables de vagins perforés par des bâtons et des témoignages sur des viols de femmes et d'enfants, dont certains âgés de trois ans. La salle n’avait pas tardé de grimacer et de détourner les yeux. Chacun adopte une stratégie pour détourner les yeux. Au cours de cette rencontre, Valérie Trierweiler va poursuivre sa sensibilisation en rappelant son voyage en RDC, en octobre 2012, et les mots de François Hollande : "Le corps des femmes est le nouveau champ de bataille des groupes et des forces armées.""Il s'agit de détruire leur appareil génital", avait-elle précisé. Au cours d’une conférence tenue devant plusieurs dizaines de journalistes internationaux, Valérie Trierweiler va ajouter aux mots de son compagnon de président ses propres déclarations : « Je crois qu'en commençant avec la RDC, on montrera l'exemple à toute la planète. [...] Ce sont des femmes qui sont violées, dont on détruit l'appareil génital, pour qu'elles ne puissent pas se reproduire. Cela s'appelle un génocide. » C’est à cette occasion qu’elle va annoncer la visite qu’elle avait effectuée à l'hôpital de Panzi, en RDC, fondé par le docteur Denis Mukwege, en compagnie de Yamina Benguigui et de Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Région des Grands Lacs. La volonté, la détermination et l’opiniâtreté de Valérie Trierweiler de mettre fin à ce genre d’atrocités à l’égard de la femme congolaise lui ont fait dire ceci : « Si ma petite voix peut apporter quelque chose... [...] Je n'arriverai pas à moi seule à mettre fin à ce conflit qui dure depuis 20 ans. Il faut le relayer. Je suis là pour être le porte-parole des femmes que nous n'entendons pas. » La Première dame française, fidèle à l’idéal de son combat, ne cesse de se mettre au chevet des femmes congolaises victimes de viol. Physiquement, matériellement et spirituellement. Kléber Kungu

Francophonie : « Service tretaire »

« Service tretaire » Voici ce que ce « Service tretaire » présente aux clients : « poulet », « prochette », « cuisse », « frites », « chawarma » et « espagueti ». Des mets nouveaux, à commencer par ce « service tretaire» dans un pays dont la population est prête à manger tout ce qui lui est présenté. S’il était vraiment « traiteur » comme nous en connaissons dans ce pays, ce service allait nous présenter aussi bien de la « brochette », du « spaghetti » que du « poulet », de la « cuisse », des « frites » et du « chawarma ». Kléber Kungu

mardi 24 septembre 2013

Francophonie : :« Issama lève le suspens »

« Issama lève le suspens » « Foot-V.Club : Issama lève le suspens ». C’est sous ce sous-titre qu’une télévision congolaise a annoncé cette heureuse nouvelle pour les fans de l’une des grandes formations de football de la RDC, l’Association sportive V.Club au cours d’un journal télévisé présenté avec brio par une journaliste. Quel beau titre sur le plan journalistique ! Félicitations ! Malheureusement, l’équipe rédactionnelle a commis une grosse erreur de confusion de deux mots qui sont quasi homophones. Il s’agit de « suspens » et « suspense ». L’équipe rédactionnelle, sans avoir fourni beaucoup d’attention, a pris l’un pour l’autre. L’expression « en suspens » est, selon Microsoft® Encarta® 2009, une locution adjective invariable signifiant « dans l'attente d'un dénouement, d'une solution ou d'une décision », « dans un état d'expectative et d'incertitude pouvant être mêlées d'irrésolution ». Il se prononce : « syspan ». Exemple : Une décision en suspens. Tandis que le second mot « suspense » est nom commun masculin signifiant « élément (d'un film, d'une œuvre littéraire ou de toute intrigue) dont l'incertitude suscite une tension et une angoisse mêlées de curiosité » ou « situation où la nature du dénouement est totalement incertaine », selon Microsoft® Encarta® 2009. Le mot se prononce « syspans ». En conclusion, la télévision nous aurait fait lire ceci : « Foot-V.Club : Issama lève le suspense ». Kléber Kungu

6,8 millions d’enfants vaccinés dans les provinces de l’Equateur et Orientale

Campagne de vaccination contre la rougeole en RDC 6,8 millions d’enfants vaccinés dans les provinces de l’Equateur et Orientale Une campagne de vaccination des enfants 6 mois à 9 contre la rougeole qui se déroulera du 24 au 28 septembre dans les provinces de l’Equateur et Orientale aura pour objectif de vacciner 6.809.321 enfants. Le ministre de la Santé publique, le Dr Félix Kabange Numbi, a donné le ton à l’occasion du lancement officiel de cette campagne. «Pour l’élimination de la rougeole en République Démocratique du Congo, faisons vacciner tous nos enfants de 6 mois à 9 ans contre la rougeole pendant la campagne de vaccination, dans les sites fixes et avancés de vaccination», a indiqué le Dr Félix Kabange Numbi, selon un communiqué de presse conjoint publié dernièrement par l’OMS, Gavi et l’Unicef dont L’Observateur a obtenu copie. La source précise que cette campagne se déroulera du 24 au 28 septembre 2013. Elle marque le point de départ d’une importante intervention ciblée dans deux provinces, l’Equateur et la province Orientale, contre ce grand problème de santé publique, ennemi et tueur d’enfants. Elle a pour objectif de vacciner 6.809.321 enfants de 6 mois à 9 ans dans les deux provinces contre la rougeole et en même temps de donner deux gouttes de vaccin contre la polio aux enfants de moins de 5 ans. Des campagnes similaires sont également prévues en novembre dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et l'an prochain dans toutes les autres provinces également affectées par les épidémies. 70.997 cas de rougeole notifiés depuis janvier Grace aux efforts concertés de vaccination, le virus de la polio est éliminé du territoire congolais depuis décembre 2011, alors que la rougeole y sévit encore à la fois de manière endémique et épidémique. La rougeole affecte principalement les enfants de moins de cinq ans et reste une des premières causes de morbidité chez les enfants. Elle constitue l’un des principaux motifs de consultation dans les centres de santé. Selon les sources sanitaires nationales, 70.997 cas de rougeole ont été notifiés depuis le début de cette année, entraînant les décès de 1.120 enfants. «Tous les enfants ont le droit à la vie. Il est de notre responsabilité collective d’assurer qu’ils grandissent en bonne santé», a souligné Mme Barbara Bentein, représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en RDC. « Contrôler la rougeole nécessite l’engagement de tous. Parents, agents de santé, mobilisateurs sociaux, Gouvernement et partenaires du développement - chacun de nous joue un rôle clé dans le succès de cette campagne», a-t-elle ajouté. L’Unicef, l’OMS, GAVI, de même que d’autres partenaires techniques et financiers se sont engagés à accompagner régulièrement les efforts du gouvernement congolais pour l’élimination de la rougeole, à travers le Programme élargi de vaccination (PEV). Le Dr Joseph Caboré, représentant de l’OMS en RDC, a souligné le fait que «malgré l’existence d’un vaccin efficace depuis des décennies, la rougeole continue à faire l’objet de préoccupation. Cette situation peut être changée si chaque enfant était correctement vacciné aussi bien en vaccination de routine que lors des campagnes. Profitons de l'occasion offerte par les campagnes qui démarrent le 24 septembre 2013. ». Le Dr Seth Berkley, directeur exécutif de GAVI Alliance a fait remarquer que « de toutes les maladies que l’on peut éviter grâce à la vaccination, la rougeole est celle qui se transmet le plus facilement.» Il a précisé qu’« un fort taux de couverture est cependant nécessaire pour offrir une protection efficace et les épidémies de rougeole nous indiquent que cette couverture n’est pas très élevée. Renforcer la vaccination systématique et mener des campagnes comme celle d’aujourd’hui, permettent de diminuer maladies et décès dus à la rougeole. » Ces campagnes, précise le communiqué, s’inscrivent dans le cadre du soutien de GAVI au renforcement de la vaccination systématique en RDC. GAVI développe actuellement avec le gouvernement et les partenaires de l’Alliance une approche « taillée sur mesure » qui doit permettre à la RDC d’améliorer l’accès aux vaccins et de renforcer les systèmes de santé pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD 4 et 5). Kléber Kungu

Chacun Pour Tous : Erratum

Erratum Une erreur d’inattention nous a fait écrire que la remise des machines à coudre aux membres de l’Aprocod est intervenue trois ans après la remise d’un équipement de football en octobre 2012 aux jeunes du quartier 13 dans la commune de N’djili. Il a fallu plutôt lire : « …est intervenue une année après la remise… ». En outre, c’est en 2011 que l’ONG Chacun Pour Tous a vu véritablement le jour et non en 1998. Que nos lecteurs et les responsables de l’ONG veuillent bien nous excuser de cette erreur. La Rédaction.

7 ex-groupes armés admis aux assises

Concertations nationales 7 ex-groupes armés admis aux assises Sept ex-groupes armés ont été admis à participer aux concertations nationales par le présidium des concertations nationales le mardi 24 septembre. La décision du présidium, qui intervient 17 jours après l’ouverture officielle des concertations nationales, a été annoncée à l’issue d’une réunion entre l’organe qui préside ce forum et les représentants de la Commission nationale pour les réfugiés, du programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) et d’un expert du programme de stabilisation et de reconstruction des zones sorties des conflits à l’Est de la RDC (Starec). A en croire radiookapi.net, en prenant cette décision, le présidium des concertations nationales répondait ainsi à la demande des opposants du groupe thématique Désarmement, démobilisation, réinsertion sociale ou rapatriement des concertations nationales qui réclamaient la participation des groupes armés aux travaux. Pour ces opposants, il était difficile et illogique de discuter de la question de l’insécurité dans l’Est de la RDC en l’absence des seigneurs de guerre. Le présidium qui avait promis de se prononcer sur la question a finalement décidé d’autoriser la présence des représentants d’anciens groupes armés. L’abbé Apollinaire Malumalu, expert du programme Starec, a argué que les représentants de ces ex-groupes armés intégraient les concertations nationales en qualité « d’experts ». « Par leur expérience et leurs témoignages, ils peuvent donner un certain nombre de pistes de solutions pour l’éradication de différents groupes armés et la stabilisation de l’ensemble du territoire national », a expliqué l’abbé Apollinaire Malumalu. Ils sont au total sept ex-groupes armés transformés en partis politiques à la suite de l’accord de paix de Goma de 2009 qui prendront part aux travaux du groupe thématique Désarmement, démobilisation, réinsertion sociale ou rapatriement. Il s’agit de : • L’Union des jeunes patriotes solidaires (UJPS) • L’Alliance des forces populaires et patriotiques du Congo (AFPC) • Les Patriotes résistants du Congo (Pareco) • La Coalition des résistants patriotes congolais/Parti du peuple (Pareco/PAP) • L’Union des démocrates nationalistes (UDN)/Ruwenzori • Le Parti de résistants nationalistes (Parensa) • L’IRDEC La source ajoute que l’admission de ces ex-groupes armés aux concertations nationales intervient alors que les groupes thématiques harmonisent leur rapport final. Certains observateurs estiment que cette arrivée pourrait avoir une incidence sur les conclusions des travaux du groupe thématique Désarmement, démobilisation, réinsertion sociale ou rapatriement. Ce groupe thématique a pour mission de traiter des causes de la guerre dans l’Est de la RDC. Il est également chargé d’établir une cartographie des groupes armés opérant dans cette partie du pays et de plancher sur les stratégies d’encadrement ainsi que les voies et moyens d’éradication des milices. L’activisme de nombreux groupes armés opérant dans la partie orientale de la RDC est à la base de la situation d’insécurité chronique qui y a élu domicile. Chercher à restaurer la paix dans l’Est de la RDC est l’une des motivations primordiales de ce forum initié par le chef de l’Etat Joseph Kabila. Kléber Kungu

lundi 23 septembre 2013

Francophonie : « Main de l’éternelle »

« Main de l’éternelle » Mon déplacement dans la commune de Kisenso m’a permis de découvrir des merveilles surprenantes et de mauvais goût. C’est que, sur le mur d’une boutique, comme il y en a plusieurs milliers dans cette capitale, j’ai découvert ceci : « Maison La Main de l’Eternelle ». Ma surprise fut grande. En effet, j’ai découvert que c’est à Kisenso où l’on peut rencontrer la femme ou mieux le féminin de « L’Eternel ». Mais en réfléchissant profondément, j’ai dû déduire – je dois avoir eu tort - que notre rédacteur aurait été tenté par l’accord entre les mots « main », qui est du genre féminin, et l’Eternel…Sinon, qu’on essaie de m’expliquer l’orthographe du mot « Eternelle », tel qu’écrit par le Kisensois. Kléber Kungu

Anderson Mbobi a achevé son séjour terrestre

Ancien encodeur de L’Observateur Anderson Mbobi a achevé son séjour terrestre Décédé le jeudi 12 septembre des suites d’une longue maladie, Anderson Mbobi, ancien encodeur du journal L’Observateur, a achevé son parcours terrestre en se faisant inhumer dans son village natal, dans la province du Bas-Congo le lundi 23 septembre.
Des agents de L’Observateur ont dit au revoir à celui avec qui, des années durant, bon an, mal an, ont partagé les joies et les peines dans ce délicat métier d’informer et de former les autres. A la vue de la photo d’Anderson Mbobi placée à l’entrée de la chapelle ardente, plusieurs souvenirs se mettent à remonter dans ma mémoire. Aussitôt, un voile épais embrouille mes yeux, pendant qu’en compagnie d’autres membres de la délégation de L’Observateur, je me mets à m’incliner devant la dépouille mortelle de celui que nous appelions respectueusement « Pa Anderson ». La photo d’un Anderson souriant, arborant un costume de couleur bleue, placée au dessus de l’entrée d’un endroit inhabituel – la chapelle ardente – et où l’on se met qu’une fois - et pour la dernière fois - dans vie, la présence d’une dizaine de femmes toutes éplorées entourant un cercueil dans lequel gisait le corps inerte d’un Mbobi avec une barbe blanche non rasée, vont me rappeler que nous ne reverrons plus cet homme que nous avons côtoyé pendant plusieurs années. Lorsque j’aperçois cette photo d’un Anderson arborant le même sourire dont Pa Anderson, dans son meilleur jour, avait l’habitude de gratifier ses interlocuteurs, je me suis rappelé que nous ne le reverrons plus. Plus jamais ! Plus jamais donc, nous ne partagerons quotidiennement les repas que nous prenons pendant le travail de marbre, non plus, la bière que le défunt adorait qui, par conséquent, avait le pouvoir d’illuminer par un sourire ce visage qui arrivait souvent de s’assombrir à la suite sans doute du surcroit du travail. Plus jamais nous ne reverrons cet homme qui faisait son travail avec beaucoup de professionnalisme. Au point de parvenir à corriger – et à imposer ses points de vue – certains de ses confrères qui massacraient certaines règles grammaticales ou syntaxiques de la langue française dont il avait une bonne maîtrise. A jamais la vue de cet homme qui, lorsque l’envie et la joie sont favorables en ce moment, se mettait à raconter à certains de ses collègues dans la salle de machines ses moments d’amour avec une femme, la dernière que Papa Anderson a aimée dans sa vie terrestre. Ce bel homme que son patron de condisciple de l’école primaire, feu Mankenda Voka, ne cessait de vanter la beauté, un témoignage soutenu par un autre collègue, papa Joseph Nsingani, mais que les années et les conditions de vie sont parvenues à effacer, nous venons de le perdre à jamais. D’ailleurs, c’est depuis plusieurs mois que, incapable de continuer à travailler en raison des problèmes des yeux, Anderson Mbobi a quitté ses collègues, leur privant de sa chaleur, de son sourire, de ses sautes d’humeur liées à la nature humaine, de ses petites anecdotes de la vie quotidienne… Non, nous ne reverrons plus ce jumeau. A jamais ! Adieu, papa Anderson. Dieu a confié à chacune de ses créatures une mission à accomplir ici bas. Tu viens d’accomplir la sienne après plus de 70 ans de vie sur terre. Kléber Kungu

Angela Merkel réélue pour un troisième mandat : les raisons d’une réélection

Angela Merkel réélue pour un troisième mandat : les raisons d’une réélection Angela Merkel vient de rempiler pour un troisième manat consécutif : 2005, 2009 et 2013. Pour un pays de vieille démocratie, se faire élire trois fois de suite révèle d’un fait qui n’arrive pas tous les jours. Mais Angela Merkel vient de réaliser cet exploit. Les raisons de cette réélection. Pour bien des analystes, la réélection d’Angela Merkel est loin de surprendre. Pour la troisième fois, Angela Merkel a été réélue chancelière le dimanche, avec 42,5% des suffrages. Son plus haut score depuis 1990, sans faire la majorité absolue. Elle aurait ainsi obtenu la majorité absolue au Bundestag (304 sièges sur 606), selon les premières estimations. Le dernier chancelier à avoir obtenu la majorité absolue était Konrad Adenauer en 1957. Une bonne nouvelle pour la chancelière allemande puisqu’elle n’aurait ainsi pas besoin de s’allier à l’opposition sociale-démocrate (SDP). Si ce n’est en revanche pas le cas, elle devra gouverner avec le SDP de son rival Peer Steinbrück, qui a récolté 26,5% des suffrages. Ses alliés libéraux n’ont en effet recueilli que très peu de voix. Seulement 4,5% des citoyens ont accordé leur vote à la FDP. « De nombreuses années de succès à venir » Aussitôt les résultats des législatives publiés, celle que les Allemands appellent affectueusement "Mutti" ("maman"), bien que sans enfant, a adressé ses remerciements aux uns et aux autres qui, d’une façon ou d’une autre, ont contribué à ce succès. « Mes chers amis, c'est un excellent résultat, merci. Nous avons montré ce que nous étions capable de faire. L'Allemagne connaîtra encore de nombreuses années de succès », a déclaré la candidate lors d’une brève allocution. « Je promets à mes électeurs que nous assumerons nos responsabilités. J'aimerais ensuite adresser mes remerciements à tous ceux qui à la CDU ont mené campagne. Cela a été une campagne où il a vraiment fallu se battre (...) Je remercie tout particulièrement les très nombreux jeunes qui nous ont apporté tout leur soutien », a ajouté celle qui, dans l’histoire allemande, est la première femme à être élue présidente de la CDU. 1. Une fan d'opéra et de football Pour séduire les électeurs, Angela Merkel a, durant sa campagne tranquille, n’a pas hésité à se débarrasser de son masque de Dame de fer. De sa "belle enfance" à Hambourg, en Allemagne de l'Est, à son premier mariage avec Ulrich Merkel (qui n'a "malheureusement pas duré"), la politicienne dévoile des pans entiers de sa vie privée, photos de famille à l'appui, sur son site de campagne (en allemand). Elle pose, enfant avec son poupon, plus tard autour d'un feu de camp, à table avec un marin à l'air bonhomme, ou encore le regard perdu au loin, sur une plage de la mer Baltique, apprend-on de francetv.info Dans de récents entretiens avec la presse allemande, elle raconte son quotidien avec son mari Joachim Sauer, professeur de chimie. Cuisine, matchs de football, week-ends à la campagne… Celle que le magazine américain Forbes, dans son dernier classement, considère la femme la plus puissante du monde, n’est pas une extraterrestre. Elle a les mêmes loisirs que ses concitoyens – excepté peut-être l'opéra, dont elle est passionnée. Et elle n'est pas très à l'aise avec internet, ce "nouveau territoire". Selon d’ailleurs Big Browser, l'expression, employée en juin, lui a d'ailleurs valu la moquerie des internautes. 2. Un capitaine de navire dans la tempête Mme Merkel est, pour ses concitoyens, le capitaine du navire qu’est l’Allemagne. Qu’il pleuve ou qu’il neige, les Allemands veulent la voir aux commandes de ce navire. Comme en 2008, ce navire a tangué dans la tempête économique qui a secoué l'Europe depuis 2008, mais la capitaine Merkel a tenu le cap, à la grande satisfaction des Allemands qui n’ont pas la mémoire courte. Aujourd’hui, l’Allemagne d’Angela Merkel est fière d’avoir un taux de chômage historiquement bas : elle compte moins de trois millions de chômeurs en août 2013 (6,8%). Les reproches de l'opposition sur la précarité et les très bas salaires ne l'égratignent même pas. Le pays atteindra très certainement l'équilibre budgétaire en 2014, pour la première fois depuis 1969, alors que la France a renoncé à y croire pour 2017. 3. "Mutti", une mère pour les Allemands Angela Merkel est sans enfant. Ce qui n’empêche pas ses concitoyens de lui coller l’affectueux surnom de "Mutti" ("maman"). Elle tire sa force, sa popularité d’une vie normale qu’elle mène, en se construisant une image de "mère de la nation", sérieuse, rassurante, terre-à-terre. Selon le politologue Ralf Tils, cité par Le Figaro, la chancelière « apparaît travailleuse, pas vaniteuse, normale. Les gens se disent 'Merkel est comme nous'". Très patriote, dans la crise européenne, elle a d'abord défendu les intérêts de son pays et l'austérité, au risque de s'isoler en Europe. Et cela a payé. Sa cote de popularité, qui n'est jamais tombée sous les 40% depuis 2008, a atteint 67% en juillet 2013. Les derniers sondages donnent l'Union chrétienne-démocrate d'Angela Merkel largement en tête avant les élections. Elle cumule 39% des intentions de vote, alors que les sociaux-démocrates sont crédités de 23% et leurs alliés écologistes de 11%. 4. Une grande humoriste Angela Merkel se révèle une grande humoriste, quoique son visage est celui de l'austérité. Angela Merkel est en outre dotée d'un sens comique qu'elle ne maîtrise pas toujours. A chaque apparition, même aux sommets internationaux les plus sérieux, ses grimaces sont surprenantes. Pas très à l'aise sur un tapis rouge, elle possède une garde-robe colorée mais maladroite. Ce qui lui donne forcément un côté sympathique. Angie porte "des couleurs horribles", juge le créateur Karl Lagerfeld. Et si les photographes de presse se sont habitués à ses tailleurs, ses robes de soirée, en revanche, intriguent. Comme ce profond décolleté, porté à l'opéra d'Oslo en 2008. Même son collier noir, rouge et or, aux couleurs de l'Allemagne, plaît beaucoup. Repéré pendant le débat qui a opposé Angela Merkel à Peer Steinbrück, dimanche 1er septembre, il a désormais son compte Twitter, très vite suivi par plusieurs milliers d'abonnés. "Je m'ennuie", écrit-il pendant le débat, jugé soporifique. Depuis, chaque jour, le bijou fait preuve d'un sens de l'humour égal à celui de sa propriétaire. Le triomphe de la force discrète Dans tous les cas, les observateurs avisés estiment que la réélection de la chef du gouvernement Angela Merkel est une preuve de la stabilité politique de ce pays. Comme qui dirait qu’on ne change pas l’équipe qui gagne. L'Allemagne d’Angela Merkel vient de prouver qu’elle reste un bastion de la stabilité au milieu d'un continent qui vacille au gré des tempêtes économiques et politiques. Se faire élire trois fois de suite : 2005, 2009 et 2013, il faut être une femme comme « Angie » Merkel. C’est le summum du pouvoir du Premier ministre allemand. On peut parler du "merkelisme", un style de force politique, où la force tranquille sait se faire discrète. Angela Merkel est en train de marquer son ère d’un sceau particulier. Trois fois de suite chancelière d’Allemagne, c’est l’"ère Merkel". Qui a ses particularités qui font école. Au cours de cette ère, Angela Merkel a su jouer avec brio des rôles. Dans la crise de l'euro, elle a bien joué son rôle en sachant tenir les cordons de la bourse à la grande satisfaction de ses compatriotes. Les Allemands aiment aussi sa manière d’exercer le pouvoir en en faisant une affaire banale. Voilà, c’est parti pour quatre nouvelles années de la plus puissante femme du monde aux commandes d’une des grandes nations du monde. Kléber Kungu

La paix en RDC, l’un des points à l’ordre du jour

68ème Assemblée générale de l’Onu La paix en RDC, l’un des points à l’ordre du jour Le dossier syrien au cœur des débats de la rencontre Depuis lundi 23 septembre, près de 200 dirigeants de la planète ont fait le déplacement de New York, au siège de l’Onu, pour participer à sa 68ème Assemblée générale qui s’ouvre ce mardi 24 septembre pour clôturer les travaux le 1er octobre. Au menu, plusieurs points chauds du globe, en priorité le dossier syrien, mais aussi celui sur le retour de la paix en République démocratique du Congo (RDC). La journée de lundi, a-t-on appris, a été essentiellement consacrée à des réunions à haut niveau sur les moyens de réaliser les objectifs de développement durable fixés par l'Onu et de ramener la paix en République démocratique du Congo (RDC) déchirée dans sa partie orientale par une guerre sans fin et où les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les Casques bleus de la Monusco et la Brigade de l’Onu, s’affrontent avec des groupes armés. L'émissaire de l'Onu pour les Grands lacs, Mary Robinson, a réuni le lundi des ministres des grandes puissances et des pays de la région, qui avaient signé en février à Addis-Abeba un accord-cadre censé ramener la paix aussi bien dans la région des Grands lacs qu’en particulier en RDC. Les populations civiles paient le plus grand tribut de ces affrontements. Elles sont constamment chassées de leurs foyers et victimes d'exactions. Le nombre de personnes déplacées internes est si élevé qu’elles vivent dans des conditions humaines très exécrables dans des campas de réfugiés. Au sujet des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en 2000, l'Onu s'était engagé à réduire la pauvreté et à améliorer l'accès aux soins, à l'eau et à l'éducation sur la planète, l’année 2015 étant la première échéance. En général, les participants à la 68ème Assemblée générale de l’Onu vont évaluer les progrès du désarmement ou de la lutte contre la pauvreté. Baisse de l’aide publique au développement Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a fait lundi le point des progrès accomplis et encourager chefs d'Etat et ministres à redoubler d'efforts sur ces points. Selon un récent rapport d'étape de l'Onu, qualifié de "mitigé" par M. Ban, l'aide publique au développement a baissé l'an dernier pour la deuxième année consécutive sous l'effet de la crise économique et les médicaments essentiels sont toujours trop chers pour être accessibles dans les pays en développement. Au cours de cette rencontre, le sujet du désarmement sera notamment abordé. L’Iran et la Syrie seront au cœur des discussions. Le gouvernement de Bachar Al-Assad s’est engagé à démanteler son arsenal chimique et a fourni une première liste de ces armes à l’Onu, le vendredi 20 septembre. Le président iranien nouvellement élu Hassan Rohani, plus modéré que son prédécesseur, ne ferme pas la porte à des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran. Il rencontrera d’ailleurs, en marge du sommet et à sa demande, le président de la République française. Le conflit syrien devrait être également au centre du tête à tête. Toutefois, les débats risquent d’être âpres entres les pays occidentaux menés par les Etats-Unis et l’axe Iran-Syrie qui bénéficie du soutien de la Russie. En effet, l’Iran voit dans son programme nucléaire militaire et civil un gage de souveraineté dans la région. La situation syrienne est aussi loin d’être réglée. Malgré la proposition russe acceptée par Damas et Washington, les tensions restent palpables entre Américains et Russes au sujet de son exécution. De plus, le gouvernement français souhaiterait une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies, se fondant sur le chapitre VII de la charte, prévoyant l’usage force en cas de non-respect des engagements pris par Bachar Al-Assad. Mais cette solution est inenvisageable pour l’exécutif russe qui l’a fait savoir par la voix du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. La coalition Washington, Paris et Londres d'un côté et Moscou de l'autre s'opposent depuis dix jours sur les moyens d'appliquer un plan pour éliminer les armes chimiques que Damas est accusé par les Occidentaux d'avoir utilisées contre sa population. Dimanche, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé les Etats-Unis d'exercer un "chantage" sur la Russie afin qu'elle accepte une résolution contraignante pour son allié syrien. Si les positions des uns et des autres venaient à se rapprochent, le Conseil de sécurité pourrait ainsi adopter une résolution dans le courant de la semaine, sortant ainsi de sa paralysie dans la crise syrienne. La rencontre prévue ce mardi entre Hassan Rohani et François Hollande sera une première depuis 2005: les contacts à ce niveau entre l'Iran et les Occidentaux restent assez rares depuis la révolution islamique de 1979. L’Assemblée générale des Nations unies est le principal organe délibérant, décisionnaire et représentatif des Nations Unies. La 68ème assemblée générale des Nations unies s'ouvre mardi pour prendre fin le 1er octobre sous le thème "Le programme de développement pour l'après 2015 : préparons le terrain". Composée des représentants des 193 Etats membres de l'Organisation, elle est un forum multilatéral de discussions sur les questions internationales. Kléber Kungu

L’Onu et l’UA unies pour protéger les enfants victimes des conflits armés

L’Onu et l’UA unies pour protéger les enfants victimes des conflits armés Le Département Paix et Sécurité de la Commission de l'Union africaine et le Bureau de la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés ont signé le 17 septembre un accord qui permettra de mieux protéger les enfants africains touchés par les conflits armés et, en étroite collaboration avec l'Unicef, renforcera les mécanismes de protection. La déclaration formalise le travail déjà amorcé pour faire en sorte que la protection des enfants soit un élément central de toutes les initiatives liées à la paix et la sécurité sur le continent. « Nous nous félicitons de cette collaboration qui place la protection des enfants au cœur du travail de l'Union africaine », a déclaré El- Ghassim Wane, directeur du Département Paix et Sécurité de la Commission de l'Union africaine. « Nous savons que nous ne réussirons à construire un avenir prospère et plus juste pour le continent que si nous nous unissons pour protéger les enfants du fléau de la violence et de la guerre», a-t-il ajouté, cité par un communiqué conjoint des Nations unies et de l'Union africaine. Depuis la création de son mandat, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, sa priorité est de mettre en place des mécanismes de coopération avec les États et les organisations régionales afin d'améliorer la protection des enfants. « Alors que l'Union africaine assume un rôle de plus en plus important dans la médiation et les opérations de maintien de la paix sur le continent, il était devenu indispensable de renforcer notre partenariat », a-t-elle déclaré. « Le continent africain abrite un grand nombre d'enfants touchés par les conflits armés. Cet accord permettra à mon bureau de travailler de manière encore plus étroite avec l'Union africaine et l'Unicef pour mieux les protéger. » Recrutement et utilisation d’enfants toujours préoccupants Malgré les progrès importants réalisés, les violations graves des droits de l'enfant telles que le recrutement et l'utilisation demeurent préoccupantes dans les pays africains touchés par les conflits. « Les conflits armés ont des conséquences immédiates sur les enfants mais affectent aussi les générations futures. Ce partenariat est une occasion de soutenir les efforts que déploie l'Union africaine pour protéger les enfants et il contribuera à bâtir des communautés solides et résilientes », a déclaré Elke Wisch, Directrice régionale adjointe de l’Unicef pour l'Afrique de l’Est et australe. Plusieurs domaines de collaboration entre le Département Paix et Sécurité de la Commission de l'Union africaine et le Bureau de la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, avec le soutien de l'Unicef ont été définis dans cette déclaration cosignée. L’inclusion de la protection des enfants dans toutes les activités de paix et de sécurité de l'Union africaine ; le déploiement de spécialistes de la protection de l'enfance dans le Département Paix et Sécurité de l'Union africaine ; l'élaboration conjointe d'un programme de travail, notamment pour harmoniser les législations nationales avec les instruments juridiques régionaux et internationaux concernant les droits de l’enfant ; l'élaboration de directives pour protéger les enfants touchés par les conflits armés et le développement de programmes de formation améliorés et harmonisés en matière de protection de l'enfance pour les pays contributeurs de troupes aux missions de maintien de la paix de l'Union africaine. Malgré tous les efforts déployés par que la communauté internationale pour protéger les enfants, allant jusqu’à la poursuite en justice, il semble que les seigneurs de guerre n’ont jamais été inquiétés. Plus de mesures ou sanctions coercitives contre les actes contre les enfants ne vont que décourager les esprits réticents. Kléber Kungu

Chacun Pour Tous remet 21 machines à coudre à Aprocod

Encadrement des femmes vivant avec handicap Chacun Pour Tous remet 21 machines à coudre à Aprocod
Vingt et une machines à coudre de marque Singer de seconde main viennent de leur être remises le dimanche 22 septembre dans son siège situé sur l’avenue Kinkelele n° 32 au quartier 13 dans la commune de N’djili par l’ONG Chacun Pour Tous. Les femmes vivant avec handicap de l’Association des professionnels de la communication pour le développement (Aprocod), bénéficiaires de ce don étaient loin de croire à cette réalité. Et pourtant, le président de Chacun Pour Tous, Clément Bokeme Modju, en compagnie de Louison Lesekuta Moduma, initiateur des projets et fondateurde l’ONG venait de remettre à titre symbolique une machine à la présidente de l’Aprocod, sous les vivats de ses membres toutes joyeuses. Fidèle à sa philosophie de partager avec autrui, surtout les plus démunis, tout ce dont on peut disposer, Chacun Pour Tous a tenu sa promesse faite il y a quelques années de doter Aprocod de machines à coudre, contrairement à d’autres ONG qui s’enrichissent sur le dos des plus défavorisés.
« Nous avons pensé à vos besoins. Aussi Chacun Pour Tous va vous remettre tout à l’heure des machines à coudre pour vous permettre de vivre indépendamment », a déclaré Clément Bokeme Modju, tout heureux. Louison Lesekuta Moduma va le relayer quelques minutes plus tard, en expliquant que l’ONG venait de faire deux ans, avec auparavant un accès particulier mis sur les activités bénévoles installées dans la commune de N’djili, particulièrement avec les sports. « Mais Chacun Pour Tous a réalisé plus tard que tout jeune pratiquant le sport n’avait pas la chance de réussir. Ainsi avons-nous décidé d’associer la formation professionnelle », a conclu Louison Lesekuta.
Après la remise des machines aux heureuses bénéficiaires, Louison Lesekuta leur a demandé d’en remettre aussi une à mesdames Tukuzu (habitant le quartier Mokali de la commune de Kimbanseke) et à Marthe (une femme vivant avec handicap) vivant à Masine deux autres femmes à qui il avait aussi promis des machines à coudre. Alors que nous rédigions cet article, nous avons appris du fondateur de Chacun Pour Tous qu’en recevant sa machine à coudre, Mme Tukuzu, une couturière travaillant au centre-ville, mais qui n’avait plus de machine à coudre, a fondu en larmes, à genoux, bénissant Chacun Pour Tous, de lui permettre de nourrir encore ses rejetons en lui offrons cette machine.
« Que Dieu les bénisse » C’était des femmes toutes heureuses qui n’ont pas caché leur joie en recevant ces machines. Pour deux d’entre elles qui se sont exprimées, elles se sont déclarées toutes heureuses en recevant ces machines. Elles ont déclaré que plusieurs d’entre elles savent coudre, mais elles n’ont pas de machine à coudre. « Que Dieu bénisse donc les dirigeants de Chacun Pour Tous. Mais nous avons aussi besoin d’un terrain propre à nous où nous pourrons ériger un centre de formation professionnelle », ont-elles conclu. La remise des machines à coudre aux membres de l’AProcod intervient trois ans après avoir remis un équipement de football en octobre 2012 aux jeunes du quartier 13 dans la commune de N’djili. Aprocod Quoique le début d’Aprocod remonte en 2003, ses activités ont véritablement commencé en 2010. Vieille de 3 ans, l’Association des professionnels de la communication pour le développement est forte de 76 membres, dont 10 hommes et 66 femmes. Elle exerce des activités génératrices de revenus (fabrication du vin, des poissons salés…), mais faute de moyens suffisants, elle n’arrive pas à y arriver véritablement. Elle est présidée par madame Sadala Letinale. Chacun Pour Tous, qui a vu le jour en 1998, dispose de plusieurs projets, dont la création d’un centre d’informatique. Son fondateur ne jure que par l’encadrement de la jeune désœuvrée par les sports et la formation professionnelle en vue de lui épargner de tomber dans le banditisme comme le phénomène kuluna qui fait rage dans la capitale congolaise. Kléber Kungu

vendredi 20 septembre 2013

Des concertateurs boudent leurs per diem de 50 dollars

L’avenir des concertations nationales hypothéqué ? Des concertateurs boudent leurs per diem de 50 dollars Par conséquent, ils commencent à sécher de plus en plus les travaux Les concertations nationales, dont les délégués travaillent maintenant en 5 états-généraux avec des thématiques différentes, commencent à mettre à jour les véritables motivations qui ont poussé bien des délégués à se bousculer aux portillons. A en croire Radio Okapi, les délégués à ce forum national sont en train de bouder les 50 dollars américains d’indemnité journalière qu’ils perçoivent, la jugeant insignifiante. Si la source détient une vraie information, au lieu de 450 dollars ou 400 dollars américains comme initialement répandu par les rumeurs au début des assises, les délégués aux concertations nationales perçoivent une indemnité journalière de 50 dollars. Une indemnité que certains délégués jugent «insignifiante ». Par conséquent, ajoute la source, certains participants n’hésitent pas à sécher de plus en plus les travaux des états généraux. Les organisateurs ont tenu à mettre les délégués dans de conditions de travail des plus acceptables pour pouvoir attendre d’eux des résultats à la hauteur de l’attente du peuple exprimée par l’initiateur de ces concertations, le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Ainsi prennent-ils en charge le transport, le logement, la restauration et les soins de santé des participants, en plus de cette indemnité journalière. Mais d’autres délégués plus optimistes affirment sous le couvert de l’anonymat que les 50 dollars leur sont donnés à titre provisoire et que « le gros » suivra. Et si « le gros » ne suit pas Au début des concertations, et même peu avant, la presse relayant les inquiétudes de la population avait abondamment évoqué l’esprit égoïste qui a toujours caractérisé la plupart des politiciens congolais. C’est parlant et jurant souvent au nom du peuple qu’ils cherchent toujours à arracher tout : poste électif ou non électif. Lorsque des Congolais se disputent ou s’entretuent pour participer à une conférence, l’expérience nous dit que c’est plus pour ce qu’ils vont tirer d’intérêt personnel que collectif qu’ils le font. Sans doute leur engouement aurait été peu perceptible et accentué s’ils avaient appris que l’indemnité à percevoir était de 50 dollars. Alors, il y a lieu de se demander comment concrétiser le désir de l’ensemble de tous les Congolais, mais surtout de l’initiateur des concertations qui a voulu qu’elles soient « un cadre de travail apaisé, transparent et sans objectif caché ; un cadre de réflexion objective, hors de toute agitation et de tout affairisme politique ; une manifestation éloquente de notre capacité à discuter et à décider, en toute liberté, sans ingérence extérieure, et dans le respect de la Constitution, des lois et des Institutions de la République » et qui a oublié de les prévenir de leur penchant vers les intérêts personnels. Pensons-nous que ce forum soit en mesure d’atteindre son objectif défini par son initiateur, celui « de dégager les voies et moyens susceptibles de rétablir et de consolider la cohésion interne, en vue d’assurer la victoire sur toutes les forces d’agression, de renforcer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, de mettre fin au cycle infernal des violences à répétition, principalement dans le Nord (-Kivu) et le Sud-Kivu ainsi que dans l’Ituri, de conjurer toute velléité de s’associer aux tentatives exogènes de déstabilisation du pays et de planifier, ensemble, son développement socio-économique dans la paix et la concorde » alors que deux semaines après son ouverture, ceux qui y participer commencent à montrer au grand jour les vraies motivations de leur combat pour devenir délégués ? A supposer que le gros ne suive pas, que les organisateurs en restent là avec le montant du per diem de 50 dollars payé aux délégués et que ceux-ci, décident de radicaliser leur position, celle d’exiger (peut-être) les 400 ou 450 dollars des rumeurs et de conditionner, par conséquent, la poursuite de leur participation au paiement de ce montant, l’initiateur des concertations nationales, ainsi que l’ensemble de Congolais, aura à regretter d’avoir eu cette ingénieuse idée de convoquer ce forum. Conséquence : l’avenir des concertations nationales risque d’être hypothéqué. Alors, vive l’insécurité au Nord-Kivu, vive les déplacements massifs des populations civiles, vive le calvaire des femmes et des filles violées, vive la guerre interminable, vive le spectre de la balkanisation… Kléber Kungu

jeudi 19 septembre 2013

Francophonie : « Je suis tellement trop occupé »

« Je suis tellement trop occupé » Un jour, faute de mieux, je suivais l’épisode d’une pièce théâtrale congolaise sur Antenne A et l’un des acteurs a dit ceci à l’autre, en français : « Je suis tellement trop occupé…». Il a cru s’être bien exprimé en disant cela. Alors qu’il devait plutôt dire : « Je suis tellement occupé ». « Tellement » étant un adverbe d’intensité, comme « si », qui se construit avec « que » pour exprimer l’intensité d’un état qu’il ne peut accepter de se construire avec un autre adverbe de quantité comme « trop » qui est, à ce moment, de trop ! Mais en réalité, s’arrêter en si bon chemin en disant simplement : « Je suis tellement occupé » pourrait être une faute. Il faut pousser plus loin en ajoutant « … que je refuse de vous accompagner ». Ou alors : « Je suis trop occupé pour vous accompagner». Kléber Kungu

mercredi 18 septembre 2013

Francophonie : « …60 ans d’âges »

« …60 ans d’âges » “ Culture-Musique : Joseph-Roger Mvula ‘’Nyoka Longo’’ célébrera le 7 septembre au GHK ses 60 ans d’âges ». Cette information en bande défilante, plusieurs téléspectateurs l’ont suivie pendant plusieurs jours, annonçant que Nyoka Longo allait célébrer ses 60 ans d’âge et non... d’âges (avec un s de trop) le 7 septembre au Grand Hôtel Kinshasa. Pourquoi la chaîne de télévision qui a diffusé cette information a mis au pluriel le mot « âge » ? Est-ce parce que, pour le cas de Nyoka Longo, il allait avoir 60 ans ? Non. On aurait parlé de l’âge de notre ancêtre biblique Abraham, on ne mettrait pas le mot « âge » au pluriel : Lorsque Abraham avait 120 ans d’âge… Kléber Kungu

Qui est Fridtjof Nansen ?

Qui est Fridtjof Nansen ? La sœur Angélique Namaika vient d’obtenir la distinction Nansen, du nom de Fridtjof Wedel-Jarlsberg Nansen. Qui est celui dont le nom a été attribué à une distinction prestigieuse qui pèse 100 000 dollars ? Né le 10 octobre 1861 à Store Frøen près de Christiania et mort le 13 mai 1930 dans sa propriété de Polhøgda à Lysaker dans la commune de Bærum, est un explorateur polaire, scientifique, homme d'État et diplomate norvégien. Champion de ski et de patinage sur glace dans sa jeunesse, il dirige la première traversée de l'intérieur du Groenland en 1888 et acquiert une renommée internationale après avoir atteint un record de latitude nord de 86°13' lors de son expédition au pôle Nord de 1893 à 1896. Bien qu'il prenne sa retraite de l'exploration après son retour en Norvège, ses techniques et ses innovations dans la locomotion, l'équipement et les vêtements adaptés au milieu polaire ont influencé toute une série d'explorations ultérieures de l'Arctique et de l'Antarctique. Nansen étudie la zoologie à l'université de Christiania et travaille ensuite en tant que conservateur au musée de Bergen où ses travaux sur le système nerveux des animaux marins lui valent un doctorat. Il aide à établir les théories modernes de la neurologie. Après 1896, son principal sujet d'étude devient l'océanographie et, dans le cadre de ses recherches, il fait de nombreuses expéditions scientifiques, principalement dans l'océan Atlantique Nord, et contribue au développement d'équipements océanographiques modernes. Connu comme l'un des plus éminents citoyens de son pays, Nansen s'est prononcé en 1905 pour la fin de l'union de la Norvège et de la Suède et contribue à persuader le prince Charles de Danemark — futur Haakon VII de Norvège — d'accepter le trône de l'État nouvellement indépendant. Entre 1906 et 1908, il sert comme représentant de la Norvège à Londres, où il aide à négocier le traité qui garantit l'intégrité du statut indépendant de la Norvège. Dans la dernière décennie de sa vie, Nansen se consacre essentiellement à la Société des Nations, après sa nomination en 1921 en tant que Haut-commissaire pour les réfugiés. En 1922, il reçoit le prix Nobel de la paix pour son travail au nom des victimes déplacées de la Première Guerre mondiale et des conflits liés. Parmi les initiatives qu'il introduit se trouve le « passeport Nansen » pour les apatrides, un certificat reconnu par plus de cinquante pays. Il travaille pour le compte des réfugiés jusqu'à sa mort soudaine en 1930, après que la Société eut établi l'Office international Nansen pour les réfugiés afin de s'assurer que ses travaux se poursuivent. Cet office reçoit le prix Nobel de la Paix en 1938. Nansen est honoré par de nombreuses nations et par de nombreux toponymes, en particulier dans les régions polaires. Kléber Kungu/Source wikipédia

mardi 17 septembre 2013

La religieuse congolaise Angélique Namaika, lauréate du prix Nansen du HCR

Responsable du Centre pour la réintégration et le développement La religieuse congolaise Angélique Namaika, lauréate du prix Nansen du HCR La religieuse congolaise, Angélique Namaika, a obtenu cette année le lundi le 17 septembre la prestigieuse distinction Nansen du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La lauréate travaille dans la région isolée du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) auprès des femmes déplacées et rescapées des sévices perpétrés par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de l’Ougandais Joseph Kony. Sœur Angélique, avec son Centre pour la réintégration et le développement, a transformé la vie de plus de 2 000 femmes et jeunes filles qui avaient été chassées de chez elles et brutalisées, principalement par les rebelles de la LRA. Beaucoup des femmes qu’elle a secourues témoignent d’enlèvements, de travail forcé, de coups, de meurtres, de viols et d’autres violations des droits fondamentaux, selon une dépêche du HCR. La religieuse a mis en œuvre l’approche personnalisée qui aide les survivantes à guérir de leurs traumatismes et des atteintes qu’elles ont subies. En plus des violences dont elles ont souffert, ces femmes et jeunes filles vulnérables sont souvent ostracisées par leur propre famille et leur communauté en raison des épreuves qu’elles ont traversées. Les traumatismes moraux et physiques subis par ces femmes appellent des soins particuliers pour leur permettre de guérir et de recoller les morceaux de leur vie brisée. Sœur Angélique y parvient en leur donnant la possibilité d’apprendre un métier, de créer une petite entreprise ou de retourner à l’école. En plusieurs années de services rendus reçus de cette bienfaitrice, plusieurs femmes ne cessent de témoigner. Ce qui montre les résultats remarquables de son travail pour les aider à prendre un nouveau départ. C’est avec raison que beaucoup d’entre elles l’appellent d’ailleurs affectueusement « mère ». 320 000 personnes déplacées à cause des violences de la LRA L’annonce du nom de la lauréate coïncide avec la publication d’un rapport (en anglais) sur la vie des personnes déplacées par la violence de la LRA. Depuis 2008, on estime que 320 000 personnes ont été forcées de fuir dans la province Orientale de la RDC, parfois à plusieurs reprises. Ce rapport, préparé par le HCR et l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), met en lumière les raisons pour lesquelles la violence de la LRA a provoqué des traumatismes aussi profonds et durables, pour les personnes enlevées comme pour des centaines de milliers de déplacés qui ont encore peur de rentrer chez eux. Victimes des violences de la LRA, Sœur Angélique a elle-même été déracinée par les violences en 2009, quand elle vivait dans la ville de Dungu. Elle a donc éprouvé la douleur de devoir fuir son propre foyer. C’est en partie cette connaissance qui la pousse à travailler jour après jour pour aider toutes les femmes et jeunes filles qui en ont besoin. Le HCR n’a pas tari d’éloges sur le travail de la lauréate du prix Nansen. « Sœur Angélique travaille sans relâche pour aider des femmes et des jeunes filles rendues extrêmement vulnérables par le traumatisme, la pauvreté et le déracinement. Les obstacles sont de taille et son œuvre n’en est que plus remarquable ; sœur Angélique ne laisse rien se mettre en travers de son chemin », a déclaré António Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Mission : alléger les souffrances des victimes Là où l’électricité, l’eau courante et les routes asphaltées sont rares, le travail de la religieuse est stupéfiant. Même si elle manque d’outils adaptés et si ses ressources sont presque inexistantes, sœur Angélique ne se laisse pas décourager. Elle s’est donné pour mission d’alléger les souffrances de ces femmes et de ces jeunes filles déracinées, et de leur donner un nouvel espoir pour l’avenir. « La vie de ces femmes a été brisée par la violence aveugle et le déracinement. Sœur Angélique montre qu’une personne peut à elle seule changer la vie des familles déchirées par la guerre. C’est une véritable héroïne », a ajouté António Guterres. A l’annonce de la nouvelle de sa distinction, la nouvelle lauréate a déclaré : « Il est difficile d’imaginer les souffrances de ces femmes et de ces adolescentes aux mains de la LRA. Elles resteront marquées à jamais par cette violence. La récompense décernée à sœur Angélique signifie que davantage de personnes déplacées à Dungu pourront recevoir l’aide dont elles ont besoin pour recommencer leur vie. Je ne cesserai jamais de faire tout ce que je peux pour leur redonner espoir et leur offrir la chance de revivre. » Sœur Angélique recevra la distinction Nansen pour les réfugiés et la médaille Nansen lors d’une cérémonie organisée à Genève le 30 septembre. Paulo Coelho, auteur de nombreux succès de librairie, y prononcera une allocution alors que Dido, chanteuse et compositrice britannique, Yuna, auteure et interprète malaisienne, et le duo malien Amadou et Mariam, nominé aux Grammy Awards, se produiront devant les invités. Après la cérémonie, sœur Angélique se rendra à Rome, où elle sera reçue par le pape François au Vatican le 2 octobre, avant de participer à d’autres réunions à Paris, Bruxelles et Oslo. Kléber Kungu

Francophonie : « SG » ou « CG » ?

« SG » ou « CG » ? Faudra-t-il dire « SG » (à prononcer : ‘’es-g’’) ou « CG » (à prononcer : ‘’C-G’’. Où est le problème ? peuvent se demander certains esprits hâtifs. Je mets à votre appréciation cette difficulté que bien d’entre nous éprouvons lorsqu’il faut prononcer le sigle « SG », deux petites lettres signifiant « secrétaire général ». Alors qu’il faut les prononcer « es-g », certains se trompent en disant, à tort, « C-G », et pourtant ce sigle veut dire autre chose que « secrétaire général ». Peut-être « Comité de gestion »… Kléber Kungu

240 000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda depuis 2012

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (HCR) 240 000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda depuis 2012 Selon le représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (HCR) en Ouganda, Mohammed Abdi Adar, plus de 240 000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda depuis début 2012. Plus de 240 000 Congolais ont trouvé réfuge en Ouganda depuis début 2012, la dernière vague, plus de 6 000 Congolais, à s’y être réfugiée étant arrivés au mois de juillet dernier, en provenance de la localité de Kamango, dans la province du Nord-Kivu. Selon le représentant du HCR, ils ont fui l’insécurité qui sévit dans cette province depuis plusieurs mois, rapporte radiookapi.net. «Le nombre continue à augmenter. Au début de l’année passée, nous avions approximativement 120 000 réfugiés congolais dans ce pays. Et depuis, nous avons reçu 120 000 [autres réfugiés], voire plus, qui sont venus, comme conséquence directe des conflits au Nord-Kivu», a expliqué Mohammed Abdi Adar. La source précise que les 6 000 réfugiés congolais arrivés en Ouganda le 11 juillet dernier ont traversé à partir de la zone frontalière de Budibudio, après l’attaque de la localité de Kamango, en RDC, par les rebelles ougandais de l’ADF/Nalu. La majorité de ces nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants, presque complètement démunis, a expliqué le représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (HCR) en Ouganda. Le HCR/Ouganda a pris des dispositions pour rendre vivables les conditions d’accueil de ces nouveaux réfugiés. «Bien sûr, c’est un grand nombre. Ils sont arrivés durant une courte période et dans une zone où il n’y a pas d’infrastructures, pas de bureaux, pas d’existence. Nous devons établir un centre de transit et nous assurer qu’il dispose de sanitaires, de nourriture et d’abris de fortune pour eux», a-t-il ajouté. Les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, dont on accuse d’être des alliés à des terroristes Al shabaab, qui terrorisent la Somalie, avaient pris jeudi 11 juillet le contrôle de la localité de Kamango, à 80 Km au nord-est de Beni, avant d’en être chassés le lendemain par les Forces armées congolaises (FARDC) au terme de violents combats. Ces affrontements ont poussé la population civile de cette localité à se réfugier dans le district de Bundubudio, en Ouganda voisin. Kléber Kungu

lundi 16 septembre 2013

Francophonie : « Les délégués repartis en sites »

« Les délégués repartis en sites » « Les délégués repartis en sites », titrait ainsi un quotidien de Kinshasa pour annoncer que les délégués aux concertations nationales venaient d’être répartis en états-généraux. Les verbes « repartir » (sans accent aigu sur le « e ») et le verbe « répartir » (avec accent aigu sur « e ») constituent le sujet de la chronique d’aujourd’hui. « Les délégués repartis en sites », en écrivant « repartis », c’est-à-dire sans « e » accentué, le confrère a commis une faute en confondant ce verbe avec celui contenant un « e » accentué. « Repartir » veut dire « partir à nouveau au loin », « revenir à l'endroit que l'on a quitté », « se remettre en mouvement (après un arrêt) », etc., tandis que « répartir » signifie « distribuer », « partager en attribuant selon certaines modalités (les éléments d'un ensemble entre plusieurs personnes) », « orienter en faisant plusieurs groupes distincts (une multitude en différents lieux) »… Donc, le confrère devrait écrire ceci : « Les délégués répartis en sites ». Kléber Kungu

Malumalu a présenté le projet de feuille de route des élections 2013-2016

Aux partenaires des Nations unies et de la Communauté internationale Malumalu a présenté le projet de feuille de route des élections 2013-2016 Au cours de la deuxième réunion du Comité de partenariat des élections en République démocratique du Congo tenue le lundi 16 septembre au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’abbé Malumalu a présenté le projet de feuille de route des élections 2013-2016. En rapport avec le plan stratégique de la Céni, le président Apollinaire Malumalu a annoncé la nécessité pour la Céni de réaliser certaines activités pour le reste de l’année 2013. Parmi ces activités, la mise à jour de la cartographie, l’organisation des inventaires des biens de la Céni, le lancement de la première campagne de sensibilisation et de communication. Cette réunion s’est tenue après celle du 10 juillet 2013. En présence des membres du bureau de la Ceni et à l’attention des ambassadeurs, chefs des missions diplomatiques et autres représentants des organismes internationaux et des Nations unies, le président de la Céni, Apollinaire Muholongu Malumalu a parlé des objectifs visés par le séminaire de formation des membres et cadres de la Céni tenu au Safari Beach de la Ns’ele du 12 au 22 aout 2013 notamment sur le renforcement des capacités des membres de la Céni en matière d’administration du processus électoral et le développement de leur leadership dans la prévention et la gestion des conflits électoraux… Ce séminaire a permis aux agents de la Céni d’appréhender les enjeux importants visant à assurer la régularité du cycle électoral et de faire une analyse objective de la situation. Au cours de la réunion, l’abbé Malumalu a informé les participants des grandes activités menées par les membres de la Céni depuis l’entrée en fonction du Bureau actuel, notamment l’organisation, du 12 au 22 août 2013, en deux phases, du séminaire autour des axes ci-après : la formation sur le leadership, la prévention et la gestion des conflits électoraux d’une part et l’imprégnation et la planification stratégique de la CENI, d’autre part. Quant à l’architecture institutionnelle, le président de la Céni a présenté les grandes lignes de ce que devra être la nouvelle architecture de la Céni au regard des dispositions de la Loi organique n°13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Céni. Projet de feuille de route Au sujet du projet de feuille de route du cycle électoral 2013-2016, le numéro un de la Céni a présenté aux participants le projet de feuille de route. Celui-ci fera l’objet de consultation, dans les prochains jours, de toutes les parties prenantes au processus électoral en RDC. Les participants ont félicité le président de la Céni pour la tenue régulière des réunions du Comité de partenariat et même des réunions du Comité technique. L’abbé Apollinaire Malumalu a profité de cette occasion pour informer ses interlocuteurs de l’arrivée prochaine en RDC d’une mission d’évaluation des besoins électoraux. Elle y séjournerra du 26 septembre au 4 octobre 2013. Il a précisé que les Nations unies auront pour mission d’évaluer les besoins du processus électoral congolais et structurer l’assistance internationale. Pour le directeur Pays du PNUD en RDC, Adama Coulibaly, la communauté internationale s’impliquera sérieusement dans la prise en charge des élections en tenant compte de la participation financière du gouvernement congolais. « Il s’agira de voir, juste après la mission d’évaluation des besoins en assistance électorale, les recommandations qui vont en sortir et comment la communauté internationale avec les Nations unies vont s’organiser pour déterminer les paramètres de leur appui aux élections en RDC » a-t-il déclaré, tout en soulignant, au sujet du financement des élections prochaines, qu’elles seront financées essentiellement par la partie nationale. Il a en outre souligné les efforts fournis par le gouvernement congolais dans le financement des élections, tout en déterminant ce que sera la contribution de la partie internationale comme elle vient en appui et en complément des efforts déjà déployés au niveau national. « Tous les partenaires étaient présents a cette réunion avec la même volonté d’accompagne le processus électoral congolais », a-t-il conclu. C’est le vice- ministre de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Egide Ngokoso, qui est intervenu au nom du gouvernement. « Pour le gouvernement, c’est même une contrainte légale puisque selon la loi, c’est le gouvernement qui organise les élections. Donc, le gouvernement prendra toutes les dispositions pour pouvoir accompagner le processus électoral dans notre pays, bien sûr avec l’appui des partenaires lesquels, comme vous le remarquez, sont bien disposées à nous apporter leur aide dans cette tache précise », a-t-il promis. Ont participé à cette réunion les membres du Bureau de la Céni, le vice-ministre de la Décentralisation et Affaires coutumières, le directeur Pays du PNUD, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques accréditées en RDC, le directeur de cabinet au ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le Conseiller principal au cabinet du chef de l’Etat en charge des questions électorales, le Secrétaire exécutif national de la Céni, le directeur de la Division électorale de la Monusco et les experts seniors de la Céni et l’Assistance électorale internationale (AEI). Kléber Kungu

Plus de un million de personnes déplacées depuis le 25 août

Nord-Kivu, Province Orientale : la crise infinie Plus de un million de personnes déplacées depuis le 25 août La population déplacée interne au Nord-Kivu a franchi le seuil d’un million de personnes depuis le 25 août sur fond d’une situation sécuritaire reste toujours précaire dans une province en proie constante à des attaques et autres incursions des groupes armés et autres forces négatives. En raison de l’insécurité récurrente due aux affrontements armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) et les forces négatives, les populations civiles se déplacent régulièrement d’un endroit à un autre. Au total, 1 024 750 personnes se sont actuellement déplacées internes au Nord-Kivu, dont certaines depuis janvier 2009. La quasi-totalité de ces personnes – plus de 93% – s’est déplacée suite à l’insécurité liée aux attaques armées ou par anticipation sur les affrontements. En quête de protection et d’un toit, les déplacés trouvent refuge en majorité dans les familles d’accueil (63%), les autres occupent des sites publics/spontanés (22%) ou vivent dans une trentaine de camps CCCM (15%). Cette Selon la Protection civile du Nord-Kivu citée dans un bulletin hebdomadaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha, Office for the Coordination of Humanitarian Affairs), le Gouvernement provincial a pris en charge les soins médicaux des personnes blessées, leur ration alimentaire et les obsèques des personnes décédées. La province du Nord-Kivu reste l’épicentre de la crise sécuritaire qui touche presque toute la partie orientale de la RDC. Avec à elle seule plus de 35% de la population déplacée interne du pays, le Nord-Kivu est en proie à des groupuscules armés dont certains opèrent comme des « forces d’autodéfense populaire ». Dans cette province, il est fréquent de trouver deux ou trois groupes armés opérant dans une même zone. La prolifération des groupes armés dans cette partie du pays rend difficile l’action humanitaire et hypothèque la responsabilité de ceux qui officiellement contrôlent la zone. Des hommes armés souvent mal identifiés s’attaquent parfois de manière indiscriminée aux civils dont les humanitaires. Depuis le début de cette année, 87 incidents sécuritaires contre les humanitaires ont été déjà rapportés, un nombre qui reste dans la moyenne des incidents rapportés annuellement ces cinq dernières années. De nombreux axes dans presque tous les territoires de la province sont à différents niveaux touchés et, selon les politiques de sûreté des organisations, certains axes sont sélectivement accessibles, d’autres non. Un défi supplémentaire Cette population déplacée interne constamment grandissante depuis quelques mois constitue un défi supplémentaire pour la communauté humanitaire, notamment en termes de protection et d’approvisionnement de l’assistance. L’afflux de personnes déplacées s’est fait en un tel rythme qu’en une année le contexte de la province a évolué très rapidement, rendant obsolètes toutes les prévisions et prenant tout le monde de court. A la même période en 2012, le Nord-Kivu venait de franchir les 600 000 personnes déplacées internes suite aux défections massives de certains éléments de l’armée régulière et à la naissance de forces négatives. Alors que les réflexions ont commencé pour les projections en 2014 dans le cadre du Plan d’action humanitaire (PAH), la question se pose sur l’augmentation incessante des besoins humanitaires et la recherche de nouvelles contributions financières. L’accès aux populations vulnérables reste un grand défi pour les humanitaires suite au mauvais état des routes et à l’insécurité, alors que les besoins à mobiliser en 2013 pour la logistique sont de l’ordre de 80 millions de dollars américains. La Province Orientale est parmi les zones où les défis humanitaires sont de taille. Ici, accéder aux populations vulnérables dans des urgences complexes reste un des défis majeurs pour les acteurs humanitaires. En Province Orientale, les affrontements armés ont contraint plus de 2,6 millions de personnes à abandonner leurs maisons. Les défis sécuritaires y sont doublés de manque de routes rendant l’assistance humanitaire extrêmement coûteuse par endroit. La logistique humanitaire va de la location des avions à la réhabilitation des routes, ponts et pistes d’atterrissage : 80,9 millions de dollars américains devraient être mobilisés dans le cadre du Plan d’action humanitaire 2013 pour faciliter la logistique, près de 10% du budget global. Le Haut-Uele et le Bas-Uele enclavés Alors qu’une partie des populations vulnérables des deux provinces du Kivu est isolée par l’insécurité, la majeure partie de la Province Orientale, principalement des districts du Haut-Uele et Bas-Uele ainsi que de la Tshopo est handicapée par l’enclavement qui empêche la provision de l’assistance humanitaire et la mise en œuvre des programmes de relèvement précoce. Au cours de ces 18 derniers mois, plus de 60 000 personnes sont retournées dans les territoires de Dungu, Faradje (Haut-Uele) et Ango (Bas-Uele). Malheureusement, suite à l’enclavement des zones de retour, aucune assistance d’accompagnement aux retournés n’a été possible, les exposant ainsi à des risques accrus de vulnérabilité. En dehors des personnes récemment retournées, il s’avère que de nombreuses personnes déplacées, rapatriées spontanées, ainsi que des réfugiés et des populations autochtones vulnérables se retrouvent également dans des zones inaccessibles ou difficilement accessibles. Toutes ces personnes ne bénéficient que tardivement de l’assistance humanitaire suite à l’absence des routes. Le travail du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) est entravé par le fait de l’enclavement de ces populations. Pour surmonter les contraintes logistiques dans la prise en charge des réfugiés centrafricains, le HCR et la Commission nationale pour les réfugiés (CNR) ont aménagé un site en vue d’y relocaliser des réfugiés centrafricains se trouvant éparpillés dans une dizaine de villages difficilement accessibles dans le territoire de Bondo. Une mobilisation dont dépend tout espoir d’apporter de l’eau, de la nourriture, de la protection, des soins de santé primaires. Sinon, cela pourrait s’avérer un simple rêve. Dans le cadre de la première allocation Polled Fund 2013, 2,1 millions de dollars américains ont été affectés pour la logistique, pour réhabiliter des routes et des ponts. En 2013, les humanitaires ont déjà réhabilité 800 km des routes principalement à l’est du pays pour faciliter l’accès aux populations vulnérables. Quelques parties du Nord-Kivu ont été ces deux derniers mois complètement inaccessibles aussi bien pour les agences humanitaires onusiennes que pour les ONG. Dans le territoire de Rutshuru, l’accès à environ 50 000 personnes vulnérables a été pratiquement impossible sur les axes Goma – Munigi – Kibumba et Kiwanja – Ishasha, suite respectivement aux affrontements armés entre les FARDC et les forces négatives, et à l’activisme de ces groupes armés. L’axe Kalembe – Kabuye est resté aussi presque totalement inaccessible, plus de 40 000 personnes vulnérables s’y trouvent privées d’assistance. Dans le Grand Nord, la zone de Kikingi et l’axe Mbau – Kamango où s’activent les membres du groupe armé ougandais ADF/Nalu sont aussi presque totalement privés d’accès ; exposant la vie d’environ 80 000 personnes. En sept mois, on a enregistré 87 incidents sécuritaires contre les humanitaires. Ce qui dénote le degré de risques que courent au quotidien les humanitaires pour venir en aide aux autres. Kléber Kungu