lundi 22 avril 2013

Le M23 renforce ses rangs avec environ 500 hommes

La guerre au Nord-Kivu se prépare Le M23 renforce ses rangs avec environ 500 hommes Des nouvelles en provenance du Nord-Kivu sont inquiétantes. Selon certaines sources bien informées, les rebelles du M23 se préparent pour déclencher une offensive de grande envergure à quelques jours du déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco. Pour cela, la rébellion du M23 vient de se renforcer avec… quelque 500 hommes provenant de sa faction dissidente pro-Ntaganda. Décidément, les hommes de Sultani Makenga sont déterminés à en découdre avec les 3 069 hommes de la brigade. Une décision très suicidaire lourde de conséquences. Qu’ils vont sans doute regretter amèrement. L’on parle d’environ 500 soldats qui ont réintégré le mouvement rebelle du 23-Mars (M23) dont on se demande la provenance et la date de leur intégration au M23. Selon un expert de l’International Crisis Group, ces éléments ne sont pas venus du Rwanda où près de 600 soldats dont des officiers se sont réfugiés à la mi-mars, après avoir été défaits par les hommes de Sultani Makenga qui commande la faction armée de l’aile ennemie de Jean-Marie Runiga. Le renforcement de ses rangs est l’une des stratégies que la rébellion du M23 a mise en place pour se préparer à « accueillir » la brigade dont elle a dit beaucoup de mal en le vilipendant à satiété. Selon la source, ces hommes qui ne sont pas venus du Rwanda, sont les anciens compagnons de Bosco Ntaganda, aujourd’hui à la Cour pénale internationale (CPI) . Parmi ceux, 300 hommes capturés à Kibumba lors de la guerre de novembre 2012 qui a conduit à la chute de Goma, et 150 autres s’étaient rendus. L’adoption de la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies, le 28 mars, à la base de la création de la brigade d’intervention de la Monusco, est venue perturber le mental et la conscience du M23 qui n’a cessé depuis de mener des actions de provocation et des campagnes de dénigrement contre cette force dont la mission primordiale est d’éradiquer à tout prix les groupes armés – dont le M23 - qui écument la partie orientale de la RDC. Après une campagne de sensibilisation contre le déploiement effectif de la brigade d’intervention de la Monusco au cours de laquelle les rebelles du M23 ont tenté de pousser la population à marcher contre cette force, elle a envoyé des lettres de mise en garde aux parlements d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi pour leur dissuader d’envoyer leurs troupes en RDC dans le cadre de la bridage d’intervention. A côté de cette campagne de dénigrement et des lettres de dissuasion, la rébellion du M23 a proféré des menaces à peine voilées, déclarant être prête à riposter avec la dernière énergie à une quelconque attaque de cette force, arguant mieux connaître la partie orientale que quiconque. Que peuvent signifier la position guerrière du M23, ses agitations? Elles aident simplement à conforter suffisamment l’image que la communauté internationale se fait de ce mouvement rebelle, comme quoi : un mouvement qui s’oppose au retour de la paix dans la partie est de la RDC. Sinon, comment croire qu’un seul groupe armé se mette à gesticuler à l’approche du déploiement de la force de la Monusco, comme si elle vient uniquement pour lui faire la guerre, alors qu’il existe plusieurs dizaine d’autres groupes armés dits forces négatives ? Face à toutes ces provocations, la Monusco est loin de s’émouvoir, préférant mettre en garde les audacieux éléments du M23 qui prennent le culot de chercher à s’affronter contre plus de 3 000 hommes. Kléber Kungu

Un enfant sur cinq n’est pas vacciné

L’Unicef tire la sonnette d’alarme Un enfant sur cinq n’est pas vacciné Alors que commence la Semaine mondiale de la vaccination, l’Unicef vient de tirer la sonnette d’alarme sur la situation de risque que courent les enfants, d’autant plus qu’un enfant sur cinq n’est toujours pas vacciné et se retrouve en situation de risque. Selon un rapport de l’Unicef, un million et demi d’enfants sont morts en 2011 faute d’avoir été vaccinés. Cependant, un enfant sur cinq ne bénéficie pas des vaccins essentiels pour plusieurs facteurs, notamment l'exclusion sociale ou géographique, le manque de ressources, les systèmes de santé défaillants ou les conflits comme ceux qui sont en train d’endeuiller quotidiennement la Syrie et certaines régions d’Afrique de l’Ouest, selon un communique de presse de l’agence onusienne dont L’Observateur a obtenu copie. Selon les Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis, tous les nourrissons du monde entier ont besoin d’être vaccinés afin de mieux protéger leur santé. L’on estime que les vaccins sauvent chaque année la vie de 2 à 3 millions d'enfants. Ce qui représente l'un des dix plus grands succès dans le domaine de la santé publique du siècle dernier. La vaccination est très économique. Par exemple, protéger un enfant à vie contre la rougeole coûte moins d'un dollar. En 2011, cependant, 22,4 millions d'enfants n'ont pas été vaccinés - soit une augmentation de plus d'un million par rapport à l'année précédente. Par ailleurs, l’Unicef émet des inquiétudes sur la réduction des financements. Il craint donc que les initiatives mondiales visant à vacciner chaque enfant ne marquent le pas car le financement fléchit et la volonté politique manque de plus en plus. En 2011, seulement 152 des 193 États membres de l’Organisation mondiale de la Santé avaient des lignes budgétaires consacrées à la vaccination. Les inégalités persistent entre pays et au sein de ceux-ci. Ce qui est préjudiciable aux enfants, surtout ceux issus des familles pauvres. Dans n’importe quel pays, ce sont les enfants des familles riches qui ont accès aux meilleurs services de santé, et ce sont eux qui bénéficient du taux de couverture vaccinale le plus élevé. L’Unicef craint qu’il sera pratiquement impossible de vacciner tous les enfants aussi longtemps qu’on ne sera pas venu à bout de ces disparités. Parallèlement, l’investissement dans la vaccination de routine dans le cadre de l’amélioration des systèmes de santé bénéficiera à tous les enfants – ce qui réduira encore les inégalités. Aussi appelle-t-elle les gouvernements à offrir un financement suffisant et à encourager les innovations – comme l’introduction récente de vaccins contre la pneumonie et la diarrhée. L’agence onusienne en appelle aussi à un appui politique inébranlable. Cela est nécessaire pour que les enfants qui vivent dans les familles les plus pauvres et dans les communautés les plus isolées bénéficient eux aussi de la vaccination. Premier acheteur de vaccins du monde L’Unicef fournit des vaccins à 36 pour cent des enfants du monde. En 2012, il a acheté près de 1,9 milliard de doses et plus de 500 millions de seringues. Premier acheteur de vaccins du monde, Le Fonds des Nations unies pour l'enfance s’efforce d’en maintenir le coût à un niveau abordable pour les pays à bas et moyen revenu. L’Unicef et ses partenaires appuient des programmes de vaccination dans une centaine de pays. En RDC, les efforts sont déployés dans le cadre d’un partenariat stratégique en faveur de la vaccination. Ce partenariat qui lie l’Unicef, l’OMS et l’Alliance GAVI avec le Gouvernement a permis de réduire le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans de 213 en 2001 à 158 décès pour mille naissances vivantes en 2010 (MICS 2010). Grâce aux campagnes de masse et à la vaccination de routine, la RDC n’a enregistré aucun cas de polio depuis décembre 2011. 77% des enfants ont reçu les trois doses recommandées par le Programme élargi de vaccination (PEV), en vue de les protéger contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos. Suite aux déplacements massifs des populations dus aux conflits au Nord-Kivu et Sud-Kivu ainsi qu’au Katanga, des campagnes de riposte ont permis de protéger près de 1.5 million d’enfants contre la rougeole. Au niveau national, l’Unicef et ses partenaires apportent leur appui aux gouvernements pour optimiser la chaîne d’approvisionnement, y compris la logistique et le matériel de la chaîne du froid, afin que les vaccins gardent la même température à toutes les étapes de l’entreposage et du transport, jusqu’à ce qu’ils parviennent aux enfants. L’Unicef s’efforce également d’améliorer la sensibilisation des communautés aux bienfaits de la vaccination et leur acceptation. En situation d’urgence, les enfants sont plus vulnérables et les campagnes de vaccination revêtent une importance cruciale. La rougeole est l’une des premières maladies hautement contagieuses à faire son apparition lors d’une crise humanitaire. Des épidémies se sont récemment déclarées en Syrie, au Pakistan, au Nigéria et en RDC. Des efforts concertés visant à vacciner les enfants ont permis de réduire l’incidence de certaines maladies catastrophiques, voire de les éliminer. Ainsi la variole a été éradiquée en 1980. La polio a été récemment éliminée en Inde et n’est plus endémique que dans trois pays : le Pakistan, le Nigéria et l’Afghanistan. En outre, les décès dus à la rougeole ont chuté de 71 pour cent dans le monde entre 2000 et 2011 et que 29 pays ont éliminé le tétanos néonatal entre 2000 et 2013. Kléber Kungu

Francophonie : "Les Etats-Unis se sont dits..."

Les Etats-Unis se sont dits prêts à négocier avec Pyongyang… « Les Etats-Unis se sont dits prêts à négocier avec la Corée du Nord si elle fait un pas dans leur direction. » Ainsi écrivait Le Soir, au terme de la tournée effectuée en Asie par le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, la semaine dernière. Le Soir, si méticuleux dans la traque des incorrections, est tombé malheureusement dans l’une des fautes les plus fréquemment rencontrées. Laquelle ? Les Etats-Unis se sont « dits » prêts… Le participe passé « dits » du verbe pronominal « se dire » reste invariable. Son accord se fait plutôt avec le complément d’objet indirect s’il est placé devant ce participe passé et non avec le sujet, comme dans cette phrase. Expliquons : pour accorder le participe passé d’un verbe pronominal, comme celui dans cette phrase, on doit poser ces questions : Les Etats-Unis ont dit quoi ? Réponse : ils sont prêts à négocier, à qui ? Réponse : à se (qui remplace les Etats-Unis). Conséquence : pas d’accord. Mais à supposer que nous ayons cet exemple : Les choses que les Etats-Unis se sont dites…Pourquoi et avec quel mot a-t-on accordé le participe passé « dites » ? On a accordé ce participe passé avec les mots « les choses », COD placé avant le participe passé. Toutefois, l’accord ne serait pas possible si on avait cette phrase : les Etats-Unis se sont dit des choses très intéressantes. Nous y reviendrons pour plus de compréhension. Kléber Kungu

L’Observateur a accompagné son éditeur jusqu’à sa dernière demeure

Fidèle à son créateur jusqu’au bout L’Observateur a accompagné son éditeur jusqu’à sa dernière demeure (Un reportage de Kléber Kungu) Vendredi 19 avril, à 11 heures, Mankenda Voka quitte sa résidence de transit où il a passé…une semaine, pour sa dernière demeure où il repose pour l’éternité depuis samedi 20 avril à partir de 16 heures 40, au cimetière de Genève, à quelque 300 mètres de la Cathédrale de Kisantu. Revivez les grands moments du dernier voyage que Mankenda Voka a effectué sur cette terre, en compagnie de ses collaborateurs, des membres de sa famille, des amis et connaissances, en passant par la rédaction de L’Observateur, la RTNC2, sa résidence et la cathédrale du Centenaire. Ce vendredi là, la morgue de Ngaliema est comme une ville assiégée. Une sécurité policière y est très visible, l’animation également. Le parking est noir de véhicules. 10h 56, le Premier ministre Matata Ponyo, y arrive : un moment de recueillement, suivi de quelques mots d’encouragements aux membres de la famille en sanglots et inconsolables. Devant l’entrée de la morgue, Matata, immobile et pensif, ainsi qu’une pléiade d’autres personnalités, regarde attentivement la sortie du corps de Mankenda Voka, son entrée dans le corbillard. 11 heures, le cortège funèbre s’ébranle, Matata Ponyo, très affecté par la disparition de ce grand baobab de la presse congolaise, est dans la suite immédiate, après le corbillard. Le corbillard est accueilli devant la rédaction de L’Observateur en deuil : pleurs et sanglots du personnel du journal et des amis et connaissances se confondent avec le hurlement lugubre de la sirène du corbillard. Une banderole accrochée depuis plusieurs jours sur le portail d’entrée annonce la tristesse nouvelle. Frappée de la photo du disparu, elle porte ce message : « Le fleuve de nos larmes ne saura effacer nos douleurs et notre tristesse. Mankenda Voka, papa, ne t’oubliera jamais. » Une foule immense entend présenter son dernier hommage à celui qui lui a témoigné amour et affection des années durant. L’un des collaborateurs de l’illustre disparu, Jean-Pierre Seke, se charge de réconforter la foule par la parole divine tirée des trois premiers versets du 14ème chapitre du livre de Jean et le verset 19 du 3ème chapitre de Genèse, en lui rappelant que la mort qui ne prévient pas et qui est un rendez-vous que personne ne peut éviter – Mankenda Voka y compris -, quoiqu’on lutte constamment contre elle. Mende pour la pérennité de L’Observateur A la RTNC2, le ministre des Médias, Lambert Mende, Nicole Dibambu et son adjoint, accueillent le corps Mankenda Voka à l’entrée de la chaîne de télévision. Tous ses amis de l’émission du Forum de l’actualité l’y attendent pour lui dire adieu. Une foule immense, incrédule, l’air affligé, tenue lugubre, en demi-cercle, prête à rendre un dernier hommage à cet homme que Lambert Mende de « monstre sacré de la presse congolaise, le grand baobab tombé le 12 avril 2013 ». Dans la foulée, Lambert Mende profite de cette cérémonie d’adieu pour promettre aux collaborateurs de Mankenda Voka de pérenniser l’œuvre de cet homme en leur demandant de ne pas baisser les bras. Une fois Mankenda Voka à sa résidence, les pleurs reprennent, pendant que sous les airs de la fanfare, plusieurs personnalités défilent inlassablement devant le corps de l’un des meilleurs éditeurs que Congo Kinshasa ait connus. Avant de marquer leurs sentiments dans le livre des condoléances placé à l’entrée. Le professeur Mbelolo ya Mpiku, Luzolo Bambi, l’éditeur André Ipakala… y couchent des mots de souvenirs retenus sur la vie professionnelle et sociale de Mavo. Des témoignages plus surprenants, laudatifs les uns que les autres pleuvent sur Mankenda. Dr Songi garde de Mankenda le souvenir d’un patriote qui lui avait appris ces choses : lorsqu’on se rend aux négociations, 3 catégories de personnes doivent composer la délégation : des fous, des provocateurs et des gens sérieux et réfléchis. Si Kolomoni retient de Mankenda de quelqu’un qui « savait ménager la gauche et la droite », dont « la prise des positions imposait admiration et qu’il a été une lumière pour la nation », pour Yolama le défunt a été « un sage, une école et un exemple », alors que le Pr Longonya dit de lui qu’il « était l’avocat de bien des journalistes, un communicateur, un doctrinaire et un patriote qui était prêt pour le Congo, son pays ». « Mankenda Voka est mort debout, les yeux grandement ouverts » Dans une leçon académique, le Pr Mbelolo, un des grands animateurs de l’émission Forum de l’actualité, affirme, au nom de ses collègues de cette émission, en y revenant régulièrement, que Mankenda Voka est mort debout, les yeux grandement ouverts. Il retient de lui trois qualités : observateur, analyste et acteur. Alors que toutes ces personnalités s’époumonent à se confondre en éloges sur lui en évoquant ses qualités professionnelles, morales, sociales, ce grand homme des médias est resté immobile, impassible, de marbre, couché dans son dernier lit… Ce n’est ni le défilé de toutes ces grandes personnalités devant lui qui va le réveiller ce samedi 20 avril. Le Premier ministre, Matata Ponyo, le vice-Premier ministre, Daniel Mukoko, ses amis Kinduelo, Kiwakana, ses amis de Forum sur l’actualité, des personnalités comme le président du Sénat, Kengo wa Dondo, le sénateur Modeste Mutinga, la députée Janet Kabila, le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Roger Nsingi, le P-D.G Ladi Luya, les éditeurs André Ipakala, Marcel Ngoyi, le personnel de L’Observateur, le président de l’ECC, Mgr Marini, vont rendre un dernier hommage en se recueillant sur le cercueil de Mavo. Il ne bougera pas d’un iota, non plus, lorsque plusieurs d’entre eux vont déposer leurs gerbes de fleurs… Avant de pérenniser les souvenirs qu’ils gardent de Mankenda Voka dans le livre des condoléances… La tristesse qui emplit le cœur de l’assistance et les douleurs qui l’étreignent s’intensifient lorsque le personnel orphelin de L’Observateur, la famille du défunt, le représentant de l’Association nationale des éditeurs du Congo (Aneco), André Ipakala et celui de l’émission Forum sur l’actualité vont prononcer leurs mots (lire intégralité des deux premiers mots). Le représentant de l’émission Forum sur l’actualité profite de cette occasion pour demander au Premier ministre Matata Ponyo de permettre la reprise de cette émission. Ipakala en avocat de L’Observateur André Ipakala va prendre le courage en mains en demandant aux créanciers de L’Observateur à honorer les factures qu’ils lui doivent. Le mieux étant de souscrire des abonnés de soutien à ce journal orphelin. En avocat de L’Observateur, André Ipakala va aller plus loin, en appelant « aux autres journaux d’encadrer la rédaction pour ne pas perdre une seconde fois Mankenda Voka, mais présent par son œuvre »… Il est 10h55 lorsque le cortège funèbre conduisant Mankenda Voka à sa dernière demeure au cimetière Genève de Kisantu quitte la Cathédrale du Centenaire fort de plusieurs véhicules : membres de la famille, amis et connaissances, tous tiennent à voir là où va reposer pour l’éternité Mankenda Voka. Fidèle jusqu’au bout, un nombre important du personnel de L’Observateur, conduit par le directeur de la rédaction, Luc-Roger Mbala, est de la partie, à bord du bus de l’Ifasic. Les deux heures de route pour atteindre la cité de Kisantu ne parviennent pas à décourager des cœurs déjà affligés par la dure épreuve. L’homélie faite par le père jésuite Ndundu terminée, l’honorable Thomas Makamu va susciter l’admiration de ce qu’a été son grand ami dans un mot de souvenir qu’il va ouvrir par quelques versets du livre de Mathieu 25 : 14-21. (Lire l’intégralité de ce mot dans notre prochaine édition). Mankenda Voka a été doté de nombreux talents par son Créateur. Mankenda Voka ne s’est aps seulement contenté de recevoir ces talents, mais il les a fructifiés. Voilà pourquoi Dieu lui dit ce jour : « Bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. » Il est 16h36. Mankenda Voka, dans son dernier lit, est descendu dans sa dernière demeure : la famille, le personnel de L’Observateur, les amis et connaissances assistent, tout éplorés, à la mise en terre de celui qui, 70 ans durant, s’est donné corps et âme pour son pays. Oui, Mankenda Voka repose désormais au cimetière de Genève, ce village de quelques maisons seulement; un village à quelque 300 mètres de la Cathédrale de Kisantu. Nous avons été fidèles à celui qui s’est soucié constamment de nous en l’accompagnant jusqu’à sa dernière demuere.

mercredi 17 avril 2013

Francophonie : « …un journaliste qui s'est fait passé pour....

« …un journaliste qui s'est fait passé pour.... » Dans une dépêche de La Libre Belgique publiée le 15 avril dernier, intitulée « Comment la BBC s'est infiltrée en Corée du Nord », j’ai lu ceci : « La London School of Economics (LSE), une prestigieuse grande école de Londres, a demandé la non-diffusion d'un reportage de la BBC tourné clandestinement en Corée du Nord par un journaliste qui s'est fait passé pour un de ses élèves lors d'un voyage d'étude… ». Ce bout de phrase « … un journaliste qui s’est fait passé pour… » renferme une grosse faute, consistant à conjuguer deux verbes qui se suivent: « se faire » et « passer », alors que la règle veut que le deuxième verbe reste à l’infinitif. Donc, notre consœur devrait écrire : « …s’est fait passer » pour… Comme quoi, il n’y a pas qu’en RDC où on rencontre les assassins du français… Kléber Kungu

Le président Mark Bristow exprime son inquiétude

Kibali Goldmines SPRL et la révision du Code minier Le président Mark Bristow exprime son inquiétude Le président de Kibali Goldmines SPRL, Dennis Mark Bristow a exprimé son inquiétude et sa préoccupation face à la révision du Code minier en cours qui, selon lui, est en défaveur des investisseurs comme lui. Dans une conférence de presse trimestrielle tenue à l’Hôtel Memling mardi 16 avril, Mark Bristow s’est dit très préoccupé par le Code minier en cours de révision, d’autant plus que Kibali Goldmines a investi pour l’avenir, non seulement pour Kibali, mais aussi pour un nouveau projet alléchant de joint-venture duquel il attend tirer 65% des revenus. C’est devant des sénateurs, dont des originaires de la Province Orientale où est installée la société Kibali Goldmines, des représentants des sociétés minières ainsi que d’autres personnalités du monde minier que le président Mark Bristow s’est exprimé pour montrer son inquiétude sur l’avenir de son entreprise face à un code minier non incitatif pour des investisseurs qui ont décidé d’investir en RDC, en prenant parfois certains risques. D’autant plus que chaque opérateur économique ou investisseur ne cherche pas mieux que de placer ses capitaux dans un environnement fiscal propice à ses affaires. Aussi cherche-t-il que le système de fiscalité ou de code minier soit incitatif pour lui. Avec des diagrammes, le président Mark Bristow a montré que l’Etat congolais tire beaucoup de revenus lorsque le prix de l’or est en hausse – aujourd’hui il est à 1 400 dollars l’onc -, au détriment de l’investisseur. Par exemple, lorsque l’once revient à 1 200 dollars, l’Etat congolais gagne 158%, à 1 600 dollars l’once, l’Etat en gagne 88%, tandis qu’à 2000 dollars, il engrange 48%. Dans un tel environnement, aucun investisseur n’est prêt à investir, a conclu Dennis Mark Bristow. Et de poursuivre, en prévenant que la révision du code minier en discussion constitue une menace contre le projet de Kibali Godlmines, autant un danger pour la viabilité de l’industrie minière congolaise. En outre, le numéro un de la mine d’or de Kibali a fait remarquer que le Code minier actuel est capable de rapporter des revenus significatifs à l’Etat, pourvu que ces revenus soient bien administrés. « Ne pas récolter sans avoir semé » Le président de Kibali Goldmines s’est aussi plaint que l’Etat congolais cherche à retirer des revenus auprès d’une industrie qui est presque à ses débuts. En effet, Kibali Goldmines a lancé ses activités en 2009. Ce qui signifie que la société est encore jeune d’autant plus qu’elle n’a pas encore produit le premier lingot d’or et qu’il serait très difficile pour elle de faire face aux nombreuses taxes (TVA notamment) et autres exigences dues à l’Etat qui ne font que l’asphyxier. « C’est pourquoi nous ne voulons pas qu’on récolte ce qu’on n’a pas encore semé », a-t-il déclaré. Il a déploré la lourdeur de l’administration congolaise qui constitue une grande pesanteur dans le fonctionnement de la société. Tout en regrettant que dans les discussions sur la révision du code minier des acteurs clés comme les travailleurs et ceux qui apportent des capitaux ne soient pris en compte. Aussi a-t-il appelé l’Etat congolais à s’abstenir de profiter d’une industrie qui est encore naissante, prévenant qu’il ne faut pas commencer à récolter avant d’avoir semé. Par ailleurs, le président D. Mark Bristow a insisté sur le fait que sa société est venue investir en RDC au moment où d’autres opérateurs économiques ne voulaient pas y investir, c’est-à-dire en prenant tous les risques possibles. Le pragmatisme de Kibali Goldmines est tel qu’aujourd’hui « nous avons investi, nous avons réalisé ce que nous avons promis de réaliser », a déclaré D. Mark Bristow. Et Kibali Goldmines ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous promettons de continuer de travailler avec le gouvernement », a-t-il ajouté. Kibali Goldmines sur le terrain en dépit de tout La société Kibali Goldmines a réalisé un grand travail qu’à ce jour son président en est très fier, étant homme de parole. « Nous avons décidé d’investir au Congo (Kinshsa, NDLR), malgré le climat d’affaires d’antan. L’élément essentiel, a-t-il souligné, est qu’à travers le monde, la communauté internationale est en train de reconnaître la RDC sur le plan légal et financier et politique ».. La mine d’or de Kibali est en cours de développement dans la Province Orientale et sa mise en exploitation est prévue au dernier trimestre de cette année. A son dernier stade, Kibali comprendra une exploitation à ciel ouvert et souterraine, et également une usine de traitement métallurgique de classe mondiale. A l’actif de Kibali quelques grandes réalisations : la réhabilitation de 450 km de route, la construction de 14 écoles, la réinstallation de 2 135 familles et 1 905 tombes, la construction en cours du complexe de l’Eglise catholique, le couvent des prêtres, le guest house et la salle de conférences prêts à être remis aux bénéficiaires, l’installation de quelque 4 200 familles à qui Kibali a remis des maisons plus spacieuses pourvues d’eau, de courant électrique et à chaque famille des documents de propriété ont été remis également, la création de plus de 6 000 emplois dans la région. De quoi espérer plus et mieux les années à venir avec Kibali Goldmines qui a mis en place un grand projet de développement social de la population bénéficiaire. La société Kibali Goldmines SPRL est en fait une joint-venture entre trois parties : Randgold Resources (45%), AngloGold Ashanti (45%) et l’entreprise publique congolaise Sokimo (10%). Au quotidien, le projet est dirigé par Randgold Resources dont Mark Bristow est le chef de l’exécutif. A tout prendre, la société Kibali Goldmines ne demande pas mieux : que chaque partenaire, gouvernement et investisseur se retrouve sans que l’un écrase l’autre. Kléber Kungu

lundi 15 avril 2013

350 chèvres et porcs décimés par une maladie en moins de deux semaines

Isangi/Province Orientale 350 chèvres et porcs décimés par une maladie en moins de deux semaines Plus de 350 chèvres et porcs ont été tués par une maladie inconnue dans le territoire d’Isangi à 125 km de Kisangani dans la Province Orientale. L’Organisation des éleveurs d’Isangi a tiré la sonnette d’alarme. Cette structure citoyenne a livré cette information lors d’une réunion d’évaluation de la situation des maladies des bêtes domestiques, organisée par la Caritas du diocèse d’Isangi. L’inspection territoriale de l’Agriculture, Pêche et Elevage citée par radiookapi.net confirme cette information et indique que cinq cents autres bêtes sont décédées, en mars dernier, au chef-lieu du territoire d’Isangi et dans les chefferies de Kombe, Liutua et autres. C’est depuis plus de six mois que les éleveurs d’Isangi connaissent cette situation et la plupart d’entre eux parlent de la diarrhée et de toux comme signes de cette maladie non autrement identifiée. Pour lutter contre les maladies de bêtes à Isangi, la Caritas a dernièrement ouvert une pharmacie vétérinaire. La directrice de Caritas à Isangi, sœur Marie-Madeleine Bofoe, estime que cette pharmacie va permettre d’offrir les soins aux animaux malades. Elle a également indiqué que ses agents travailleront avec les techniciens de l’Inspection territoriale de l’Agriculture, Pêche et Elevage pour traiter les animaux et vacciner ceux qui ne sont pas encore contaminés. La Caritas attend également éduquer la population sur la manière de bien élever les chèvres et les porcs pour éviter les maladies. Il s’agit notamment de garder les bêtes dans l’enclos, de garder les installations propres et de les faire vacciner régulièrement. Selon l’Inspection territoriale de l’Agriculture, Pêche et Elevage, la divagation des animaux est l’une des causes de la propagation rapide de la maladie et du nombre élevé de décès. En juin dernier, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avait mobilisé une aide d’urgence en faveur de la RDC afin d’enrayer la propagation rapide de la peste des petits ruminants (PPR), une maladie virulente qui s’attaque aux caprins et aux ovins. «La maladie menace non seulement la sécurité alimentaire du pays, mais pourrait également se diffuser aux pays d’Afrique australe qui n’ont jamais été en contact avec le fléau», avait affirmé la Direction nationale de la production et de la santé animales de la RDC. Plus 300 000 chèvres et moutons tués en 2012 au Bandundu La province du Bandundu a déjà été victime de morts de plusieurs centaines de chèvres par l’épidémie caprine. Plus de trois cent mille chèvres et moutons avaient été tués dans les territoires de Masimanimba, Bagata, Bulungu et Kwamouth (Bandundu) en 2012. Plus de cent bêtes avaient péri dans le territoire de Bagata, plus de septante dans les secteurs de Beya, Kwenge et Indomgo, en territoire de Bulungu, plus de quarante à Besala dans le territoire de Kwamouth et plus de centaine de milliers dans le territoire de Masimanimba, épicentre de cette épizootie. Kléber Kungu

Francophonie : ...Mankenda Voka meure à son domicile

L’éditeur du journal L’Observateur, Mankenda Voka meure à son domicile L’une des dépêches que j’ai eu à lire 24 heures après le décès de notre regretté éditeur, Mankenda Voka, est ainsi intitulée : « L’éditeur du journal L’Observateur, Mankenda Voka meure à son domicile. ». Si l’information est bien donnée, il est cependant déplorable que sa forme laisse fort à désirer. Le verbe « mourir » se conjugue « meurt » à la 3ème personne du singulier au temps présent de l’indicatif, et non « meure », comme le rédacteur de la dépêche l’a écrite. Celle-ci est la forme du subjonctif présent. Kléber Kungu

Mankenda Voka a tiré sa révérence …

L’homme qui « refusait qu’on le lise » est parti vendredi 12 avril 2013 Mankenda Voka a tiré sa révérence … (Un récit de Kléber Kungu) C’est jeudi 11 avril. Il est 20h30 lorsque je quitte la rédaction en adressant mon habituel « au revoir Boss » auquel il répond par un sec « au revoir », sans lever son regard, en train de prendre son vin « Cellar Cask ». Lui qui d’habitude vous laisse partir par un gentil « au revoir. Que Dieu vous bénisse. » Et pourtant le vendredi 12 avril. L’irréparable tombe. Comme un coup de foudre. Il est 13h14. « …vous savez que votre éditeur est mort depuis ce matin ?… ». C’est l’éditeur de Forum des As, Tuasukama Bongo Bovery, qui m’informe, d’un ton rassurant. A mon « qu’est-ce que vous racontez là » émotif, il réplique : « Mais c’est vrai ce que je vous dit. Est-ce qu’à mon âge je peux mentir ? ». Assommé par la nouvelle, je lui réponds que c’est la surprise de la nouvelle qui me pousse à lui poser cette question. Ses paroles d’exhortation n’atteignent leur objectif. Oui, la nouvelle de la mort de Mankenda Voka, avec qui j’ai été la veille, au cours du travail de marbre pour sa dernière édition 4088 et que j’ai quitté vers 20h30, a autant bouleversé, choqué que surpris ceux qui l’ont apprise cet après-midi. Comment y croire alors que 24 heures plus tard, je l’ai vu, comme dans ses habitudes, en train de distribuer du vin « Cellar Cask » à ses collaborateurs. Luc-Roger Mbala, Jerry Kalemo, Nsuami Nienga, Jean-Pierre Seke, Jean-Claude Ntuala, Philippe Wete, Joseph Nsingani, Maurice Bakeba…ont partagé le dernier verre avec Mankenda Voka. Savaient-ils que, comme l’avait fait Jésus-Christ avec ses disciples, qu’ils étaient en train de partager le dernier repas avec leur patron ? Et moi-même me suis-je rendu compte d’avoir adressé les derniers mots au Boss en quittant la rédaction à 20h30 après lui avoir dit l’habituel « au revoir Boss », auquel il a répondu par un « au revoir » sec, sans lever son regard ? Les grands hommes s’en vont comme ils viennent : silencieusement, à la pointe des pieds, à la grande surprise de tout le monde, mais après avoir rempli honorablement leur mission. Mankenda Voka, l’un des meilleurs éditorialistes du monde des médias, à la plume acerbe, incisive, mais souvent enveloppée d’un vernis de diplomatie, est parti de cette manière. Comme un coup de massue, la bouleversante nouvelle me parvient à 13h14. Le coup de fil de l’éditeur Bongo ouvre une avalanche d’autres. Dans la foulée, je reçois successivement les coups de fil des confrères de L’Observateur, d’autres rédactions et des particuliers. Chacun cherche à vérifier si « ce que j’ai appris est vrai ». Dovin Ntelolo, Freddy Longangu, Angélique Mansiantima de l’Ifasic (qui avait l’habitude de parler pendant quelques minutes avec le Boss en kikongo), Faustin Kuediasala (le DP du Potentiel)…en viennent aux nouvelles. Pendant que je me mets à répondre à tous ces appels, je trouve deux appels en absence. Candide Ngyuvula, la secrétaire de direction m’a appelé. Quand je l’appelle, c’est une voix en sanglots qui me répond me confirmant la nouvelle. A la demande de Faustin Kuediasala, j’appelle Valery Mankenda pour vérifier la nouvelle. Prudent ( ?), il me répond qu’il ne confirme pas encore la nouvelle, et qu’en ce moment, il se rend à la Clinique Ngaliema pour vérifier… « Oh ! mon Dieu qu’il en soit autrement », tenté-je de me soulager. Une fois à la rédaction, l’atmosphère est telle que j’ai hélas ! la douloureuse réponse : Mankenda Voka vient de nous fausser compagnie. A nous ses collaborateurs et à d’autres – très nombreux – ses amis et connaissances. Au rang desquels, l’ancien député Makamu que j’y croise. Quelques minutes plus tard, Valery Mankenda arrive, accompagné du beau-frère du défunt. Ils se jettent, tout sanglotant, dans les mains de M. Makamu. A côté de Nsingani Joseph, Henry Nkawa, Jean-Pierre Ngalimi, Nsuami Nienga, Nseka Makinu qui cachent mal leur peine… Défilé des personnalités et des médias Entre temps, la presse ne cesse de défiler, venant aux nouvelles, caméras, micro et stylo à bille prêts à intervenir. Antenne A, RTNC2, Télé 50, Télé 7, Numerica, Kin 24, CCTV sont aux premières loges depuis dès la tombée de la bouleversante nouvelle jusqu’au lendemain. A ce défilé se mêle une avalanche de personnalités : les députés Jean-Claude Vuemba et Konde Vila ki Kanda, des professeurs Pombo Ngunza, Malembe Tamandiak, CT Tito Ndombi, Raph Kidimbu de l’Ifasic, Kileba Po-Kames, Faustin Kuediasala du Potentiel, Bienvenu Bakumanya de Télé 7, Tuasukama Bongo, José Nawej, pasteur Diakiese…passent entre temps pour présenter leurs condoléances et encourager les « défunts »… Bijou Kalemo de Digital Congo et Josette Bulamatari sont incapables de retenir leurs larmes. La première passe quelques minutes entrelacée avec Blandine Lusimana qui a les yeux rougis et la chevelure en éparse. La seconde, en sanglots, se jette dans les mains consolatrices de Luc-Roger Mbala. Luc-Roger Mbala, le directeur de la rédaction n’a plus pratiquement plus de repos. Il reçoit toutes ces personnes pour répondre aux « que s’est-il passé ? » ou « était-il malade ? » ou encore « de quoi est-il mort ? ». 15h30. Un groupe de personnes du comité de crise, dont ses collaborateurs, entre dans le bureau du Boss pour une concertation. Luc-Roger- Mbala, Jerry Kalemo, Kléber Kungu, Valery Mankenda, Nsingani Joseph, Maurice Bakeba, Willy Kilapi, Marthe Mbueno, M. Makamu, Nzieta Beros, Jean-Pierre Ngalimi… La chaise du Boss est vide… Sur la table, quelques journaux que son secrétariat a l’habitude de lui apprêter : L’Observateur, La Prospérité, Congo Nouveau, Lisapo, ACP, et un Rapport détaillé sur l’impression de l’édition du 12 avril. Du côté gauche, je remarque un bout de papier sur lequel Mankenda Voka a noté de sa main cette titraille : Le M23 n’a encore rien compris. Inattentifs aux signes, les dirigeants du M23. Le titre inachevé montre qu’il s’apprêtait à rédiger un article le jour suivant… C’est le côté physique. Quant aux messages de condoléances et de soutien que nous avons reçus depuis le jour fatal, ils sont très nombreux. A la hauteur de la renommée de celui que ses collaborateurs appelaient affectueusement « Boss ». Défi : L’Observateur doit survivre Luc-Roger Mbala prend la parole. « Je suis parmi la personne à qui il ne cessait de dire que le journal L’Observateur, même en mon absence, doit continuer à paraître. Il faut montrer aux gens que nous sommes capables de relever le défi : que son journal survive. Gardons le moral. Seule façon d’honorer la mémoire du Boss, c’est de faire en sorte que le journal continue de paraître », déclare-t-il. Comme pour cimenter les propos du directeur de la rédaction, Honorable Thomas Makamu, ajoute : « Il aurait (Mankenda Voka, NDLR) dû se faire beaucoup d’argent avec du poisson salé, mais il a décidé d’évoluer dans le journalisme, bien que ce soit un travail difficile ». 16h23. Le premier secrétaire d’ambassade du Maroc, Ridaki Mohamed, accompagné de son épouse, dont le défunt est devenu, selon ses propres propos, un membre de sa famille. Il va fort surpris. « La vie, c’est bizarre, déclare-t-il. Si on était malade, on comprendrait, mais le jeudi (11 avril, NDLR), il était bien portant. D’ailleurs, nous avions un programme d’aller au Maroc », ajoute-t-il, tout ému. « Que Dieu vous apporte du bien, car il était un homme de bien. Moi, j’aimais son caractère : il ne cessait de sourire quand il me recevait », se confesse-t-il, en ajoutant qu’il faut toujours faire du bien et que pour le défunt tout le monde va prier pour lui, sans doute. Et à Valery Mankenda, il fait ses paroles d’encouragement : « Soyez à la hauteur. Il faut persévérer. C’est pourquoi on a des enfants, ce sont eux qui prennent le flambeau. Je sais que vous êtes tel père, tel fils ». Oui, ce défi, l’équipe mise en place par Mankenda Voka durant une vingtaine d’années tient à le relever, à honorer sa mémoire, son nom qui a traversé les frontières nationales, après l’avoir bâti dans un travail sérieux, bien fait. Ils tiennent à apaiser les inquiétudes des uns et des autres, comme celles de José Mambwini, ce grand lecteur et, devenu, l’ami du journal et du Boss, qui m’a écrit un mail disant presque ceci : « …le décès de Mbuta Mavo. Je manque des mots. Juste une question : quel sera le destin de L'Observateur ? » Pétris dans le moule du travail bien fait, rigoureux, méticuleux, ses collaborateurs tiennent à honorer la mémoire de cet homme qui, de sa belle plume, a poussé ses nombreux lecteurs à lire sans relâche son célèbre « A ne pas lire » et sa petite tribune « Réfléchissons un peu ». Grand éditorialiste, Mankenda Voka savait manier sa plume, comme il pouvait et voulait, au point de produire des articles très retentissants, dont des éditoriaux que les lecteurs ne se lassaient de lire. Avec des tournures faites dans un style qui mélangeait humour et langage diplomatique dont il détenait le secret, les papiers de cet ancien diplomate ont eu le mérite de le hisser au firmament des grands de ce monde.

jeudi 11 avril 2013

Francophonie : "… la population (…) commençait déjà à regagner leurs domiciles

… la population (…) commençait déjà à regagner leurs domiciles …la population a repris ses activités habituelles ; celle qui a fui les atrocités de la guerre dans notre territoire et qui vivait dans les camps de déplacés commençait déjà à regagner leurs domiciles… » Ce bout de phrase, je l’ai tirée de la lettre ouverte que les étudiants du district de Rutshuru ont adressée au secrétaire général de l’Onu le 3 avril 2013. Je vous parle de cette lettre, non pas pour en faire une étude, mais pour vous montrer qu’il faut beaucoup d’attention à un rédacteur pour éviter des erreurs comme celle-ci : « leurs domiciles ». Question : à quel mot se rapporte le groupe de mots « les domiciles » dont il est question ici ? Réponse : à la population. Question : pourquoi avoir écrit « leurs » domiciles ? Réponse : C’est par erreur, car il devrait écrire « ses domiciles », le nom auquel se rapporte « ses » étant la population qui est au féminin singulier. Kléber Kungu
Limete L’USAID a visité le projet d’intensification rizicole de Kingabwa Une importante délégation de l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international, United States Agency for International Development) a visité jeudi 11 avril le site de Kingabwa où se réalise le projet d’intensification rizicole de Kingabwa (PIRK), en compagnie de ses différents partenaires, dont Winrock International, Eucord, Fondation Bralima et Batide. Le directeur adjoint USAID/Bureau Afrique, Earl Gast, en compagnie de la directrice de l’USAID/RDC, Diana B. Putman, s’est déplacé en personne pour voir les fruits du financement de son organisme. Un projet réalisé dans un partenariat public-privé. Une cérémonie symbolique et significative aussi bien pour le bailleur de fonds l’USAID qui a financé à hauteur de 800 000 dollars américains, que les autres partenaires qui ont contribué à la réalisation de ce projet, à savoir : la Bralima et la Coopérative européenne pour le développement rural (Eucord) avec des apports des ressources additionnelles de 1,14 million de dollars, Batide, l’ONG qui a mis en œuvre le projet, en travaillant avec des paysans réunis en l’Association de producteurs de riz de Kingabwa (APRKING). Ceux-ci y ont assisté en grand nombre, tout joyeux de rencontrer ceux qui leur apprennent à pêcher, évitant de leur donner toujours du poisson. Site Manager WinWork et coordon Batide, Jean-Pierre Sassa, a présenté le PIRK, d’une superficie de 700 hectares, dont l’objectif est de consolider la chaîne des valeurs dans la production du riz pour assurer l’indépendance aux 1 500 ménages bénéficiaires. Sur ce site, quelques infrastructures ont été réalisées pour rendre le site approprié en vue d’augmenter la surface des terres cultivables. Il s’agit notamment de la construction d’une digue d’une longueur d’environ 7 km, allant jusqu’au fleuve, aménagement de dragage du lit de la rivière long de quelque 2 200 mètres, 4 200 mètres de barrages construits… A l’avenir, Batide projette de construire une aire de séchage, un bureau administratif pour APRKING et une salle de machines. Les paysans par la voix du président de l’APRKING, Gustave Bunwe, ont remercié l’USAID ainsi que tous ses partenaires pour leur souci pour le bien-être de la population de Kingabwa. C’est grâce à l’USAID que ces activités qui, en 1977, avaient bénéficié de l’encadrement du Programme national riz (PNR), avant de connaître une période de baisse à cause entre autres des inondations. Gustave Bunwe a reconnu qu’en dépit des réalisations obtenues aujourd’hui, plusieurs défis restent à relever, notamment l’aménagement des digues secondaires, des petits ponts, des vannes. Pourquoi ne pas prolonger de 2 ans le projet qui a déjà produit des réalisations ? Le président de l’APRKING a ainsi adressé une demande de prolongement du PIRK pour les paysans bénéficiaires puissent en tirer largement profit. Le représentant du ministère provincial de l’Agriculture et Développement rural a salué l’assistance du peuple américain à travers ce projet. Ce qui explique que les relations entre le peuple congolais et le peuple américain sont très bonnes. Il a souhaité que ce projet puisse s’élargir sur les autres coins de la ville province Kinshasa. Quelque minutes ont été consacrées à la visite guidée du site, au cours de laquelle Le directeur adjoint USAID/Bureau Afrique, Earl Gast, et sa suite se sont fait expliquer les réalisations faites sur ce site sur lequel le riz donne de bonnes perspectives et de l’espoir pour les paysans de Kingabwa. D’énormes potentialités pour la RDC A l’issue de cette visite, Earl Gast s’est dit être impressionné positivement, tant sur le projet que sur le pays qui regorge d’énormes potentialités à développer. Pour lui, ce projet rizicole est le symbole même de ces potentialités à développer. Il a été également impressionné par quelques paroles de l’hymne national des Congolais qui soulignent qu’il importe de travailler pour un avenir meilleur. Le directeur adjoint USAID/Bureau Afrique a invité le gouvernement congolais à présenter un environnement propice au secteur privé que le bailleur de fonds qu’est l’USAID s’emploie à attirer. C’est sous des chants et des tams-tams que la délégation a été accueillie par les paysans de Kingabwa. Fiers de ce projet qui leur apporte la solution à la sécurité alimentaire. Un projet dans lequel tous les partenaires trouve chacun son compte. Si l’USAID se réjouit d’aider les bénéficiaires à lutter contre la pauvreté, les paysans, eux, trouvent leur compte par l’amélioration de leur revenu, l’amélioration du niveau de sécurité alimentaire et le niveau de vie à travers la production des cultures de base et la commercialisation de produits vivriers, l’aide alimentaire… des ménages et de la sécurité. Pour la Bralima, en s’impliquant dans ce projet, elle s’offre un débouché à moindre coût d’un des produits dont elle a besoin dans la fabrication de sa bière. Cependant, alors que la délégation à s’apprêter à quitter le site, une des paysannes va lancer : « Bokeyi, botikeli biso nini ? » (Vous partez, qu’est-ce que vous nous laissez ?) Elle sous-entendait de l’argent. La paysanne ignorait qu’en aidant les paysans à planter 3 000 kg de semences améliorées en métayage, l’USAID et ses partenaires leur apprenait à pêcher et non à leur donner du poisson. Kléber Kungu

Le M23 bloque 11 camions de la Monusco au Nord-Kivu

Plus provocateur que jamais Le M23 bloque 11 camions de la Monusco au Nord-Kivu Depuis que le Conseil de sécurité des Nations unies ont voté la résolution 2098 sur l’envoie d’une brigade d’intervention rapide dans l’Est de la RDC, les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ne cessent de multiplier des actes et des discours de provocation, des campagnes d’intoxication contre les casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). Comme pour leur montrer le degré de leur capacité de nuisance. Ils ont ainsi bloqué depuis quatre jours à Kiwanja à 70 km et à Kibumba à 30 km de Goma onze véhicules transportant du matériel de construction de la Force onusienne Monusco. Pour les rebelles, les containers de la Monusco sont d’un contenu suspect. En bloquant ces containers, le M23 exige leur ouverture avant de traverser le territoire sous son contrôle. Certains conducteurs de ces véhicules ont affirmé que les rebelles ont déjà saisi tous les bordereaux d’expédition et toutes les clés de contact. Une information confirmée par le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, cité par radiookapi.net. «Nous avons environ dix véhicules transportant du matériel de construction pour la section Engeneering de Beni vers Goma. Ces véhicules ont été illégalement bloqués par le M23 au niveau de Bunagana», a déclaré Madnodje Mounoubai. Le porte-parole de la Monusco a par conséquent demandé aux rebelles du M23 de respecter les instructions du Conseil de sécurité. «C’est cette attitude que le Conseil de sécurité dénonce. Nous voyons là que le M23 a mis en place une administration illégale, des barrières illégales. Le Conseil de sécurité leur a d’ailleurs demandé de mettre fin à ces barrières illégales et à cette tentative de mettre en place une administration parallèle », a poursuivi Madnodje Mounoubai. Les rebelles du M23 manifestent une aversion contre la brigade d’intervention de la Monusco qui sera déployée dans l’Est de la RDC en juillet prochain pour neutraliser les groupes armés, dont le M23, qui pullulent dans une région en proie constante à de nombreuses milices locales et étrangères qui commettent des exactions sur la population civile depuis près de 20 ans. La brigade d’intervention rapide a été créée par les Nations unies et fait partie intégrante de la Monusco, à l’initiative des pays africains pour tenter de mettre fin au cycle de violences dans l’Est de la RDC. Son mandat est plus offensif que le mandat précédent de la Monsuco. Quelques Etats africains comme l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Malawi et la Tanzanie ont déjà montré leur volonté pour contribuer en troupes à cette force qui sera envoyée et déployée en RDC. Questions : De quoi le M23 a peur ? Pourquoi s’oppose-t-il farouchement à l’envoi de la brigade d’intervention rapide en RDC ? Pourquoi est-il le seul groupe armé – du moins pour le moment – à s’agiter à quelques mois du déploiement de cette force ? S’ils sont quatre pays (Afrique du Sud, Mozambique, Malawi et Tanzanie) à s’être portés volontaires pour envoyer leurs troupes en RDC dans le cadre de la brigade d’intervention rapide, pourquoi les rebelles du M23 s’en prennent seulement au pays de Mandela ?. Certains analystes essaient de justifier les élucubrations des rebelles par l’infériorité numérique dont leurs troupes souffriraient si l’Afrique du Sud venait à envoyer ses troupes en RDC. Car pour le moment, l’Afrique du Sud est le seul pays à s’être exprimé volontairement à l’envoi des hommes en RDC. Donc, le M23 a peur si l'Afrique du Sud envoyait des troupes, car l'effectif de ses combattants serait inférieur à celui de la force internationale. Le M23 préfère discuter avec le gouvernement congolais. Aussi est-il en train de mobiliser ses troupes pour que, quand la brigade d'intervention de la Monusco sera sur place, elle se trouve devant un noyau dur pour ne pas pacifier l'est de la RDC. La peur du M23 est justifiée d’autant plus que la Monusco a l'air bien déterminé à lutter contre les rebellions dans la région. Visiblement, elle s'active pour le déploiement effectif des forces d'intervention de la mission. Une mission qui a un objectif précis, comme l'explique Manodje Manoubai, porte parole de la Monusco en RDC : « Cette mission entre dans le cadre d'une nouvelle approche pour essayer de régler définitivement le problème de l'insécurité à l'est de la RDC. La mission est de venir, de traquer et d'éliminer tout ces groupes armés dans l'est de la RDC y compris le M23. Les différents bataillons qui vont composer cette brigade sont en train d'être mis en place, les terrains ont été identifiés, les ingénieurs sont déjà sur place, ils ont déjà commencé les travaux pour installer le camp qui va accueillir ces militaires. » Avec le déploiement de cette brigade d'intervention, la paix reviendra peut-être dans la région. Kléber Kungu

Bureau exécutif du Panu: huit nouveaux membres nommés

Le Panu fait le ménage en son sein Bureau exécutif : huit nouveaux membres nommés La Direction du Parti de l’alliance nationale pour l’unité (Panu) a fait le ménage au sein du parti en désignant des membres du Bureau exécutif au terme de la décision n° 105/PN-Panu/2013 La nomination de ces hauts cadres a tenu compte de certains critères, notamment de compétence, de fidélité, de loyauté et de nationalisme de ces personnalités. La première vice-présidence nationale, la deuxième vice-présidence nationale, la 3ème vice-présidence nationale, le secrétariat général, le secrétariat général adjoint, le trésorerie générale et la trésorerie adjointe. Il a échu donc au député national Charly Wenga, président national du parti cher à feu André Futa, de nommer les personnes suivantes aux postes au regard de leurs noms. Il s’agit de : Me Freddy Guyindula Gam (premier vice-président national en charge de l’organisation et de la mobilisation), de Me Marcel M’Puanga Mpindu (deuxième vice-président national chargé de l’idéologie et du projet de société), du Dr Julius Elumba (3ème vice-président national chargé des relations publiques et extérieures), de Jean-Jacques Ngoy Dineka (secrétaire général, porte-parole du parti), de Me Théophile Kasali Tchomba ( secrétaire général adjoint chargé des questions juridiques et des contentieux), du Pr Odon Kinsueki Ezinga (secrétaire général adjoint encharge de l’intendance générale), de Fabien Mabunda Besana (trésorier général) et de Jean Tshitenga Ntambua (trésorier adjoint). En raison du trafic ainsi que du faux et usage de faux dont certains membres du parti faisaient de certains documents du parti, notamment le sceau, celui-ci a été modifié et ce conformément aux décisions prises par le Bureau exécutif du Panu dans sa réunion du 4 avril dernier. Il se présente de la manière suivante : Dans le demi-cercle en haut, il porte les écrits suivants : Parti de l’Alliance Nationale pour l’Unité, tandis qu’en bas, les écrits suivants : « RDC » qui se trouve entre deux traits d’union. Dans le deuxième cercle, plus petit, on retrouve les écrits ci-après : PANU. Ainsi le président national du Panu prévient toute personne que tout document qui porterait un document qui porterait autres mentions que celles décrites plus haut ne serait que faux. Kléber Kungu

L’ADG en appelle à la reprise des activités

Des travailleurs de la SCPT au Bas-Congo en grève L’ADG en appelle à la reprise des activités Depuis le déclenchement le 9 avril à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, de la grève des travailleurs de la Société commerciale de transport et port (SCTP), les activités sont paralysées au port de Matadi. Alors qu’à Kinshasa, la direction générale de l’ex-Onatra est en train de chercher des voies et moyens pour résoudre la crise avec des syndicalistes. Aussi Tito Umba di-Malanda appelle-t-il les grévistes à reprendre le travail. Au cours d’une rencontre avec la presse, Tito Umba di-Malanda a appelé les travailleurs en grève de reprendre le chemin du travail. Les grévistes réclament la revalorisation de la parité dollar-franc congolais appliquée pour leur salaire. Ils affirment percevoir 530 francs congolais pour 1 dollar au lieu de 920 francs, le taux appliqué sur la marché. Ce mercredi 10 avril dans la matinée, plus de deux cents travailleurs de la SCPT se sont massés devant le port, scandant des chansons hostiles aux dirigeants de leur entreprise. A l’intérieur du port, la majorité des bureaux de la SCTP sont vides malgré l’appel lancé mardi par le directeur des ports maritimes du Bas-Congo sur les chaînes de télévision locales, invitant les agents à reprendre le travail. Entre temps, une délégation de grévistes a été reçue par le gouverneur du Bas-Congo mercredi dans la matinée. Cependant rien n’a filtré de cette rencontre. Une délégation du syndicat de la SCTP se trouve actuellement à Kinshasa pour engager des discussions avec l’employeur. Mais un groupe de travailleurs récuse cette délégation. Mais entre-temps, certains responsables de l’entreprise à Matadi se plaignent du manque-à-gagner. Selon un responsable qui a requis l’anonymat, en deux jours de grève, la SCPT aurait enregistré près de 2 millions de dollars de perte. Kléber Kungu

Brigade d’intervention rapide : le M23 agite le spectre de la guerre

Nord-Kivu Brigade d’intervention rapide : le M23 agite le spectre de la guerre A quelque trois mois de l’opérationnalité de la Brigade d’intervention rapide de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du M23 agite le spectre de la guerre, tout en menaçant cette brigade d’une foudroyante attaque. En plus, ils tentent de ranger la population du Nord-Kivu, congolaise en générale, contre cette force dont la mission primordiale est de lutter contre les groupes armés, dont le M23, qui sèment mort et désolation dans la partie orientale de la RDC. A ce jour, toute personne au Nord-Kivu, surtout les jeunes, qui refuse de marche contre le déploiement de la Brigade d’intervention rapide de la Monusco, devient l’ennemie du M23. Plusieurs personnes, des jeunes en majorité, ont quitté ce mercredi 10 avril dans la matinée le territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu) pour trouver refuge vers les localités de Kabagana et Kabuhanga, à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Selon la société civile, citée par radiookapi.net, ces personnes ont refusé de participer à la marche contre le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco que comptait organiser le M23 ce mercredi de Kibumba à Goma. Faute d’une foule importante pour crédibiliser la marche, après le départ de ces personnes, les rebelles du M23 ont simplement annulé cette marche, avant de la reprogrammer pour le dimanche prochain. « La population du territoire de Nyiragongo n’a pas voulu participer à cette marche et craint pour sa sécurité. C’est pourquoi la plupart des habitants ont fui vers les zones frontalières pour échapper à la colère de Makenga et ses hommes. Les autres s’enferment dans leurs maisons», a déclaré Omar Kavota, porte-parole de la société civile du Nord-Kivu. Il a invité la communauté internationale à intervenir pour faire face « aux menaces du M23 ». « Nous interpellons les Nations unies et les autres partenaires de la CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs] face à ces menaces contre la population que le M23 est en train de multiplier pour amener la population à s’opposer à cette brigade », a-t-il indiqué. Mardi 9 avril, la société civile du Nord-Kivu avait accusé le M23 de mener une campagne d’intoxication contre la brigade d’intervention de la Monusco chargée de neutraliser les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC. Omar Kavota avait fait état d’une série de meetings populaires organisée la semaine passée dans les localités occupées par la rébellion, appelant la population locale à s’opposer au déploiement de cette Brigade. Le M23 désapprouve le déploiement de ladite force décidé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 28 mars dernier par la résolution n° 2098. Le chef politique de la rébellion, Bertrand Bisimwa, avait estimé qu’en créant cette brigade les Nations unies avaient levé une «option de la guerre», alors que le gouvernement congolais se réjouit du déploiement prochain de la brigade. Par conséquent, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, a invité les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) à mettre fin à leurs activités au risque d’être combattu par la brigade d’intervention de la Monusco. Le M23 interpelle le Parlement sud-africain Pour gagner cette fausse bataille d’avance perdue, les rebelles du M23 essaient de faire feu de tout bois en ameutant toutes les organisations et autres personnes susceptibles de prêter attention à leur discours. Ainsi, dans une lettre adressée au Parlement sud-africain, le nouveau président du M23, Bertrand Bissimwa, a demandé au Parlement et au peuple sud-africain de faire changer d'avis leur gouvernement pour éviter un bain de sang. Dans cette lettre, il a dénoncé la participation annoncée de troupes sud-africaines à la nouvelle brigade d'intervention rapide de l'Onu. L’envoi par Pretoria de ses troupes en RDC dans la Brigade d’intervention rapide ne cesse de provoquer un tollé de protestation. En effet, l’annonce faite par le gouvernement sud-africain sur l’envoi des troupes en RDC intervient au moment fulmine encore la polémique en Afrique du Sud autour de la mort de soldats sud-africains en Centrafrique. Dans une lettre à peine menaçante, Bertrand Bisimwa a déclaré que lors de son déploiement en RDC, que la Brigade d’intervention rapide ne pense pas qu’il s'agira d'une promenade de santé. Car les militaires du M23 ne vont pas accepter que l'on tire sur eux sans se défendre (...) et alors, il y aura échange de coups de feu. Quoiqu’il en soit et quoique le M23 fasse, la Brigade d’intervention rapide verra bel et bien le jour et remplira sa mission primordiale : combattre les groupes armés, dont le M213, qui endeuillent le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Province Orientale et le Katanga. Aux rebelles du M23 de prendre l’option de cesser d’être une force négative… D’ici à juillet, où la Force sera opérationnelle, il y a encore du temps… Kléber Kungu

mardi 9 avril 2013

La FEC et les Eglises face à leurs responsabilités

Adeptes du satanisme fiscal La FEC et les Eglises face à leurs responsabilités (par Dieudonné Bifumanu Nsompi) Cette réflexion est de Dieudonné Bifumanu Nsompi, inspecteur des impôts à la Direction générale des impôts. Donc un spécialiste qui a décidé de réfléchir à haute voix en mettant sur la place publique ses analyses d’importance capitale pour tenter d’interpeller tout le monde, de l’Etat congolais aux opérateurs économiques en passant par les Eglises avec tous leurs fidèles sur le fait que la notion du payement des impôts est loin de constituer un devoir civique, au même titre que d’autres devoirs qu’ils sont appelés à remplir coûte que coûte. Auteur d’un livre très évocateur sur la question, « La spiritualité de l’impôt », publié en 2009 aux éditions Cadicec, l’auteur s’est toujours soucié en se demandant comment et pourquoi la FEC et les Eglises, parmi les contribuables rechignent à payer leurs impôts, maintenant ainsi la RDC dans son état de sous-développement actuel. Ne pas vouloir honorer ses obligations, c’est le satanisme fiscal qui est en fait l’ensemble des comportements qui empêchent la perception et la gestion optimales de l’impôt.Ces comportements sont l’œuvre de tout le monde, à savoir le contribuable, le gestionnaire politique et le collecteur d’impôts. La FEC et les Eglises se retrouvent parmi les contribuables. Dans sa réflexion, l'auteur dénonce le satanisme fiscal, tout en appelant la FEC et les Eglises à remplir convenablement leurs obligations vis-à-vis de l'Etat. La problématique de cette réflexion est celle de savoir si la FEC et les Eglises favorisent des comportements qui pourraient les ranger dans le satanisme fiscal ? En d’autres termes, on voudrait savoir si le comportement concret toléré par ces structures pousse leurs membres à éviter le satanisme fiscal ? Quelle est la réaction effective de ces structures vis-à-vis de leurs membres qui pratiquent le satanisme fiscal ? L’intérêt de cette réflexion est à placer dans le renforcement du civisme fiscal dans notre pays en mettant en exergue un aspect très important qui maintient la RDC dans le sous-développement. Par cette sensibilisation, on pourrait atteindre un niveau élevé des recettes fiscales et contribuer ainsi au développement du pays. Aussi, paraît-il nécessaire de limiter la réflexion à la description des comportements relatifs aux concepts définis ci-dessus. Le comportement fiscal dans la FEC La FEC organise régulièrement des séminaires, des missions économiques, des déjeuners débats ou d’affaires et des conférences, afin de favoriser les rencontres, les dialogues et les échanges entre les différents acteurs économiques, qu’ils soient nationaux ou internationaux. A cet effet, des cadres compétents et polyvalents sont à la disposition du membre pour répondre à ses questions et l’accompagner dans la recherche des solutions appropriées. Le membre peut bénéficier du réseau des relations nouées par la FEC avec les pouvoirs publics, notamment avec les cabinets ministériels, l’administration, les établissements publics, les ambassades. Malgré la multitude de possibilités pour acquérir toutes les connaissances nécessaires, les membres de la FEC ne parviennent pas à réaliser l’accommodation entre les théories fiscales et le comportement fiscal. Plusieurs rencontres fiscales sont organisées en leur intention et parfois sur leur demande, mais quand ils doivent déclarer leurs impôts, c’est la catastrophe. Moins de cinq pourcent (5%) de ces mille cinq cents (1.500) membres peuvent bomber le torse et reconnaître qu’ils paient correctement les impôts. Cela peut paraître surprenant, mais c’est la réalité fiscale de notre pays. Et actuellement, plus ou moins cent (100) contribuables paient plus de soixante-dix pourcents (70%) des recettes fiscales nationales. Si ces cent contribuables sont tous membres de la FEC, donc les mille quatre cents (1.400) restants paient très peu au fisc, alors que leur capacité contributive réelle est de loin supérieure à ce qu’ils déclarent et paient. La FEC devrait ainsi inciter ses membres à un paiement correct des impôts et condamner, sinon bannir, ceux qui paient mal leurs impôts. Malheureusement, nous n’avons jamais appris que la FEC a adressé un reproche à un membre pour avoir mal payé les impôts. Au contraire, le membre défaillant est défendu soit sous le prétexte qu’il est victime du « terrorisme fiscal », soit sous la belle philosophie de « l’amélioration du climat des affaires ». Au nom de cette philosophie, « ne me touchez pas et laissez-moi faire, sinon je crie, car c’est à moi qu’on donnera raison ». Derrière ces concepts se cachent un comportement traduisant la loi du Plus Fort qui refuse tout ce qui tend à diminuer sa trésorerie : « le gain pour le gain, tant pis pour la caisse de l’Etat. » Vu sous cet angle, nous pouvons nous poser la question de savoir quelle est la nature réelle des membres de la FEC. Sont-ils des anges fiscaux ou des démons fiscaux ? Maintenant, nous ne pouvons pas donner une réponse avec précision faute des données objectives sur chaque membre. Mais, néanmoins, partant de la configuration de nos recettes fiscales, nous pouvons dire qu’il ya tout le monde : les anges et les démons. Et comme cette structure existe depuis longtemps, ces anges et démons ont beaucoup grandi et se sont certainement mariés entre eux. De sorte que DIEU, Père des anges, a inévitablement des petits-fils nés d’un parent démon ; et Lucifer, père des démons, a aussi des petits-fils nés d’un parent ange. Enfin des comptes, DIEU et Lucifer ont des intérêts communs dans cette structure qu’est la FEC, car personne ne chasse l’autre et personne ne veut se donner le monopole. Ou c’est DIEU qui ferait de la FEC un règne des anges, par conséquent tous les membres paieraient correctement leurs impôts, ou c’est Lucifer qui y règnerait avec ses démons et qui empêcherait les membres à correctement payer leurs impôts. On ne sait pas si on est dans un PARADIS INFERNAL ou dans un ENFER PARADISIAQUE. La FEC contribuerait à hauteur de 1 800 milliards de FC Il est vrai que si chaque membre de la FEC payait une moyenne linéaire minimum de 100.000.000, FC par mois, tous impôts confondus, l’apport des membres de la FEC serait d’au moins 150.000.000.000, FC par mois, soit 1.800.000.000.000, FC par an. Ce n’est pas de l’utopie, car il y a des membres qui peuvent payer plusieurs milliards de francs congolais et d’autres quelques millions de francs congolais. Quand il faudra ajouter l’apport des non-membres de la FEC, quelle serait la hauteur des recettes fiscales ? De la révolution fiscale ! C’est à la FEC de se ranger selon sa philosophie, car actuellement la plupart de ses membres ne paient pas correctement leurs impôts et le GRAND PATRONAT qui a tous les atouts ne fait absolument rien pour les ramener sur la bonne voie, à l’instar des bourses qui ne prennent pas au sérieux les Entreprises qui ne paient pas correctement leurs impôts et qui sont considérées comme des oranges pourries à jeter. En outre, la FEC pouvait contraindre ses membres à ne traiter qu’avec les sociétés, membres de la FEC ou pas, qui n’auraient pas des problèmes avec le fisc. Cela contribuerait aussi à dissuader ceux qui évoluent dans l’informel. Le comportement fiscal dans la FEC Nul n’ignore l’apport des Eglises dans la conscientisation de la population. Néanmoins, elles ne doivent pas seulement se limiter à prêcher l’évangile ou la parole de Dieu, selon la croyance, mais, et surtout, amener les fidèles à bien se comporter dans la vie quotidienne et cela dans tous les secteurs de la vie. Dans l’ouvrage « la spiritualité de l’impôt » cité ci-dessus, il a été développé l’origine de l’impôt, son importance et le comportement que devrait avoir le citoyen face à l’impôt afin de contribuer au développement du pays. Dans cette démarche, les Eglises ont un grand rôle à jouer, car ce sont elles qui devraient mieux convaincre la population face à tous les contours de l’impôt : de la production à la consommation. Malheureusement, ces Eglises qui sèment à tout vent la parole de Dieu ne savent pas ce qu’elles devraient faire pour semer le bien-fondé de l’impôt. Ne le font-elles pas par ignorance, par négligence, par simple refus, par incompétence ou par manque de motivation ? De toutes les façons, pour l’Eglise catholique, par exemple, le Concile Œcuménique Vatican II a déjà tranché sur la nécessité pour l’Eglise de contribuer à donner des réponses aux problèmes du monde (Gaudium et spes), car le fidèle vit dans un milieu qui a besoin d’être transformé et entretenu. Tous les responsables des Eglises savent que pour qu’une Eglise puisse évoluer, elle a impérativement besoin des fonds provenant surtout des fidèles. Mais, curieusement, cette évidence n’est plus de mise quand il s’agit du pays, alors que ce sont eux qui devraient sensibiliser leurs fidèles pour faire de cette évidence un paramètre de la vie au même titre que l’éducation et la santé. Aucune Eglise dans notre pays n’a déjà rappelé à l’ordre un fidèle parce qu’il a mal payé l’impôt. Surtout, aucune Eglise qui a reçu des dons ou autres largesses de la part d’un fidèle n’a osé lui poser la question s’il était en ordre sur le plan fiscal. Au contraire, c’est avec beaucoup d’applaudissements que le Donateur est accueilli dans l’Eglise, alors que c’est un grand voleur de l’Etat qui vient déposer une partie du butin de son forfait. Bien qu’il y ait aussi des fidèles qui gagnent correctement leur vie et qui contribuent à l’évolution des Eglises, mais les maisons de Dieu sont aussi construites avec le fruit du vol, à la satisfaction des responsables des Eglises. Comme à la FEC, dans les Eglises aussi les anges et les démons fiscaux se côtoient et personne ne chasse ou ne domine l’autre. Dans la maison de Dieu on mange en utilisant des couverts en or nettoyés avec le sang de Jésus –Christ, mais la nourriture vient de l’enfer. Quelle scène ? Dans les Eglises également, nous ne savons pas si sur le plan fiscal, nous sommes dans un PARADIS INFERNAL ou dans un ENFER PARADISIAQUE ? A Kinshasa, sur une moyenne de 1.000 Eglises par commune, soit un total de 24.000 Eglises qui paieraient chacune un Impôt Professionnel sur les Rémunérations (IPR) de 100.000, FC en moyenne par mois, les recettes minimum provenant des Eglises seraient de 2.400.000.000, FC. Au lieu de ne parler que de la Dîme, les Eglises devraient aussi parler de l’impôt ; et au lieu de se taire devant les donateurs « voleurs », les Eglises devraient les repousser, car cela fait parti de leur mission. Si chaque Eglise de Kinshasa pouvait convaincre en moyenne 10 fidèles qui paieraient chacun 50.000, FC par mois d’IPR exploitant individuel, cela pouvait contribuer pour 12.000.000.000, FC. Et si maintenant le degré de la prise de conscience atteignait plus de 80 % des fidèles au niveau national, quelle serait la configuration des recettes fiscales dans notre pays ? Véritable révolution fiscale ! Le comportement dans le satanisme fiscal Tout comportement découlant du satanisme est d’emblée négatif. Le producteur de l’impôt, c’est-à-dire le contribuable qui refuse de payer correctement ses impôts ou qui ne fournit aucun effort pour s’acquitter normalement de son devoir civique, tout en sachant que ce devoir existe, se range dans le satanisme fiscal. Il peut aussi monter plusieurs stratégies pour échapper au paiement correct de l’impôt : payer le moins possible ou ne rien payer. Il y a également des contribuables qui se réfugient derrière certains alibis pour justifier le non paiement correct : le manque de contrepartie visible, par exemple. Le collecteur de l’impôt est dans le satanisme fiscal dans la mesure où il ne fait pas parvenir tout ce qu’il a réellement collecté, sous quel que prétexte que ce soit ou quand il ne fait pas suffisamment son travail. Le gestionnaire de l’impôt est l’autorité habilitée à gérer l’impôt collecté. Il est dans le satanisme fiscal, quand il ne dépense pas les montants collectés selon les affectations prévues par la loi. De ce qui précède, nous constatons très bien que la FEC et les Eglises ne jouent pas encore leur rôle de mobilisateurs de leurs membres pour un paiement optimal de l’impôt dans notre pays, au point où nous nous demandons si ces structures sont des PARADIS INFERNAUX ou des ENFERS PARADISIAQUES. Ensuite, les membres de la FEC semblent se comporter en « gangster fiscal » dans la mesure où ils font tout pour annihiler toutes les actions fiscales tendant à leur obliger à payer correctement. Deux concepts à la mode : terrorisme fiscal et amélioration du climat des affaires. Derrière ces concepts se cache un manque à gagner énorme pour l’Etat, alors qu’ils seraient gagnants s’ils contribuaient correctement, car l’Etat s’occuperait d’eux, certainement, mieux encore. Par ailleurs, les Eglises n’ont jamais fait de l’impôt une préoccupation ni dans leur éducation qu’elles offrent aux fidèles ni dans la gestion de leurs propres structures. Celles qui essaient de le faire le font très timidement. A la place d’être receleur en acceptant avec pompe les offrandes et les dons générés par des fidèles qui volent la communauté, les Eglises devraient exiger des offrandes et des dons provenant des fidèles qui contribuent normalement au développement de la communauté à travers les impôts. Ne pas le faire, c’est être « complice moral » de la commission de ce vol, en amont, et receleur du bien volé, en aval. L’Eglise peut-elle accepter ce rôle ? Enfin, notre pays a grandement besoin d’argent pour son développement. Mais, au lieu de continuer à solliciter plus de 50 % des ressources budgétaires à l’extérieur, le besoin en aide extérieure pourrait baisser à moins de 20%, si la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et les Eglises se mobilisaient pour asseoir la philosophie du paiement correct de l’impôt auprès de leurs membres et fidèles en dénonçant tous les adeptes du satanisme fiscal qui évoluent dans leurs structures respectives. De ce fait, leurs structures deviendraient des PARADIS où les enfants des anges seraient ANGE à 100 % et la nourriture serait préparée dans la cuisine de la Sainte Vierge Marie et non dans celle d’une démone. In fine, c’est la République démocratique du Congo qui gagnerait son pari du développement en devenant un véritable pays émergent à condition inéluctable que la classe dirigeante s’acquitte elle aussi de ses missions de manière angélique.

Le gouvernement demande aux grévistes de lever leur grève

Grève des chauffeurs et convoyeurs des poids lourds Le gouvernement demande aux grévistes de lever leur grève Les chauffeurs et convoyeurs des poids lourds desservant sur la route numéro un Kinshasa-Matadi-Boma ont lancé une nouvelle grève depuis lundi 8 avril en raison de la non-application par leurs employeurs les engagements pris le 13 janvier à payer A peine la grève entamée et pour éviter de faire pourrir la situation, les ministres de l’Emploi et Prévoyance sociale, Modeste Bahati Lukwebo, des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo et de l’Economie nationale et Commerce, Jean-Paul Nemoyato se sont réunis en présence des délègues syndicaux des chauffeurs et convoyeurs et des représentants des patrons des véhicules poids lourds. A l’issue de cette rencontre, les trois ministres ont appelé les grévistes à mettre fin à leur grève qu’ils ont déclenchée 24 heures plus tôt dans la matinée. Le ministre de l’Emploi et Prévoyance sociale, Bahati Lukwebo, a assuré qu’une commission venait d’être constituée pour descendre sur le terrain afin d’identifier les entreprises qui ne respectent pas ces engagements. « Nous nous sommes retrouvés et nous avons analysé la situation. Étant donné que nous n’avions pas toutes les informations pour savoir qui paie conformément au communiqué et qui ne le fait pas. Qui s’est déjà affilié à l’un des syndicats patronaux notamment la Fec, la Fenapec, la Copemeco», a affirmé Bahati Lukwebo. Il a indiqué qu’un délai de cinq jours est accordé aux entreprises des véhicules poids lourds pour se conformer à la loi au risque de perdre leurs agréments. « Nous devons également voir qui a l’autorisation d’exploiter sur la nationale numéro 1et qui ne l’a pas. Nous nous sommes donné un délai butoir de 5 jours au cours duquel une commission tripartite va descendre de nouveau sur le terrain pour faire l’état de lieux et à l’issue de ce rapport, tous ceux qui ne se seront pas conformés [à la loi] vont subir la rigueur de la loi notamment le retrait de l’autorisation de transport pour les employeurs », a menacé Modeste Bahati Lukwebo cité par radiookapi.net. Les grévistes justifient leur nouveau mouvement de grève par la non-application par leurs employeurs des engagements pris le 13 janvier à Kinshasa, à l’issue de la première grève. Ces engagements prévoient un salaire mensuel de 300 000 francs congolais (326 dollars américains) pour le conducteur et 150 000 francs congolais (163 dollars américains) pour le convoyeur. Les termes de cet accord étaient aussi revenus sur les primes de mission. Un chauffeur devait recevoir 50 dollars américains et un convoyeur 25 dollars américains. Dans la matinée de lundi 8 avril, lors du déclenchement de la grève, les employés des véhicules poids lourds ont conditionné la reprise du travail par le respect de ces accords. Les transporteurs des véhicules poids lourds ont déclenché une nouvelle grève quarante-huit heures après la publication du communiqué conjoint des ministres des Transports et de l’Emploi, révélant que seuls quatre de vingt-quatre transporteurs routiers ont respecté leurs engagements. La grève des transporteurs risquent de priver notamment les villes de Matadi, Boma, Kinshasa, par ricochet, d’autres villes, centres et localités, des produits qui entrent en RDC via les ports de Boma et de Matadi. Lors de la précédente grève, qui a duré deux semaines, le pain et certains produits de première nécessité, comme les vivres frais, avaient commencé à disparaître du marché kinois et d’autres marchés. En plus, les prix de ces produits avaient augmenté, au Bas-Congo et dans la capitale. Le déclenchement de la première grève était consécutif aux mauvaises conditions de travail et salariales auxquelles étaient soumis les chauffeurs et convoyeurs des poids lourds. Ils avaient affirmé ne recevoir que 3 500 francs congolais (près de 4 dollars américains) de prime au lieu des 45 000 FC (près de 50 dollars américains) et que les convoyeurs ne touchaient que 2 000 francs congolais (2.2 dollars américains), au lieu de 22 500 (près de 25 dollars américains). Aux dernières nouvelles, déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications, les grévistes ont réservé une fin de non-recevoir à l’appel du gouvernement. Pour eux, leurs patrons doivent arriver à se soumettre aux lois du pays et à respecter leurs engagements. Kléber Kungu

Les produits vivriers moisissent sur l’axe routier Masisi –Sake

Nord-Kivu Les produits vivriers moisissent sur l’axe routier Masisi –Sake Les produits vivriers en provenance de l’axe routier Masisi-Sake dans leNord-Kivu moisissent et se détériorent avant même d’atteindre Goma. En cause, le mauvais état de la route Goma – Masisi sur l’axe Sake-Masisi en cette saison pluvieuse, les difficultés qu’éprouvent les véhicules de transport des marchandises et des passagers qui passent deux à trois jours sur ce tronçon d’environ 60 kilomètres et l’augmentation sensible du prix de la course. Cet axe routier est si plein de nids-de-poule depuis plus de deux semaines déjà qu’aucun véhicule des commerçants n’arrive à Nyabiondo, à 20 km au nord-ouest du chef-lieu du territoire de Masisi. Vers Lushebere, à 4 km de Masisi-centre, un camion a passé toute une nuit embourbé dans un trou. Sur l’axe Masisi – Sake, plusieurs trous se sont formés. Les usagers de cette route indiquent qu’un pont est complètement couvert d’alluvions charriés par la rivière Rushoga à Bihambwe. La route est menacée de fissures par manque de canalisation des eaux vers Mushake. Ce qui risque d’aggraver la situation déjà précaire des habitants de ce coin. «A Mushaki près du camp Monusco dans deux ou trois jours s’il continue à pleuvoir, il n’y aura plus de route. Le prix de transport est à 3 à 4 dollars américains sur camionnette en temps normal. Mais maintenant, [il varie] entre 5 et 7 dollars du fait que les [bus de marque] Fuso et les minibus n’arrivent plus à Masisi», se plaint un usager cité par radiookapi.net. Les autorités locales ont insisté sur la nécessité de faire intervenir des machines pour assurer la maintenance de cette route. L’administrateur de ce territoire, Dieudonné Tshishiku a proposé de planter des arbres sur cette route en vue de la protéger contre des éboulements et érosions qui la menacent dangereusement. Car il est plus qu’urgent de sauver cette route, la seule qui relie Masisi à Goma. Pendant ce temps, les transactions commerciales entre Goma et Masisi tout comme les activités de nombreuses ONG humanitaires et celles de la Monusco restent perturbées sur cet axe. Kléber Kungu

lundi 8 avril 2013

Francophonie : « Test » ou « texte » ?

« Test » ou « texte » ? Vous ne serez pas étonné d’apprendre que certaines personnes, de surcroît, des intellectuels, éprouvent des difficultés pour prononcer le petit mot « texte ». A la place, elles disent « test », faisant ainsi une confusion entre « texte » et « test ». Alors que les deux se prononcent différemement. En réalité, ce n’est pas tout le mot que ces personnes ne parviennent pas à prononcer, c’est plutôt la petite lettre « x » (iks). Moralité : lorsque vous voulez recruter un employé au poste administratif, par exemple, soumettez-le à ce petit test : demandez-lui simplement de prononcer le mot « texte ». Vous serez certainement surpris par le résultat ! Kléber Kungu

Les pourparlers de Kampala reprennent

Les pourparlers de Kampala reprennent Après avoir été interrompus en mars dernier, les pourparlers entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 ont repris à Kampala en Ouganda depuis samedi 6 avril. Les délégations du gouvernement de Kinshasa et du M23 sont de retour à Kampala, la capitale ougandaise, depuis samedi 6 avril. Le facilitateur ougandais a de nouveau convoqué les deux parties en conflit dans l'Est de la RDC pour faire redémarrer les négociations, entamées le 9 décembre dernier, qui sont au point mort depuis le 15 mars dernier. Les représentants de Kinshasa et du M23 sont de nouveau à la table des discussions pour tenter de trouver un accord à l’issue des pourparlers qui viennent d’entrer dans leur quatrième mois. Ces négociations de Kampala qui viennent de reprendre devraient en effet aboutir à la signature d'un accord entre les deux parties en conflit, le gouvernement de la République démocratique de Congo et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Les pourparlers de Kampala se déroulent sous la facilitation ougandaise, précisément du ministre de la Défense, le Dr Crispus Kayonga. La reprise de ces négociations ne concerne actuellement que des sous-commissions, selon plusieurs sources et qu’une plénière est prévue jeudi prochain. Elle devrait permettre de décider de la signature de l'accord final des pourparlers qui ne cessent de tirer à longueur. Encore des points à éclaircir Du côté du M23, les négociateurs sont loin d’avoir épuisé les requêtes. Il reste encore de nombreuses requêtes à traiter. Mais pour certains, du côté de Kinshasa on ne serait pas retourné à la table des discussions sans raison. Des pressions sur Kinshasa Pour plusieurs analystes, à l’instar de Maître George Kapiamba, le vice président national de l'Association africaine de défense des Droits de l'homme en République démocratique du Congo, le gouvernement congolais est soumis à plusieurs pressions devant permettre au M23 notamment de se transformer en parti politique. « Il me semble qu'il y a énormément de pression exercée sur le gouvernement pour qu'il puisse faire des concessions. Le M23 voudrait obtenir la signature d'un accord de reconnaissance qui lui permette de se transformer de mouvement militaire en mouvement politique. Qui lui permette aussi de faire lever les sanctions qui pèsent sur certains de ses leaders et l'abandon des poursuites contre certains de ses responsables. Ils veulent un accord qui leur permettra de retrouver une situation normale pour pouvoir intégrer certains services. » La reprise des pourparlers de Kampala survient sur fond du changement de la donne sur le terrain. Premièrement, il est annoncé le déploiement d'une brigade d'intervention rapide créée par l'Onu, sous l’égide de la Monusco. Une brigade qui devrait imposer la paix dans l'est de la RDC et ayant mission prioritaire de lutter contre les nombreux groupes armés installés dans la partie orientale du territoire de la RDC, dont le M23, considéré par l’Onu comme force négative. Ensuite, depuis la mi-mars, le M23 a éclaté en deux factions : l’aide de Sultani Makenga - Bertrand Bisimwaet celle de Jean-Marie Runiga, proche de Bosco Ntaganda, qui est actuellement devant la Cour pénale internationale de la CPI depuis le 22 mars pour répondre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dont il est accusé. Entre temps, Jean-Marie Runiga et consorts se trouvent réfugiés au Rwanda après avoir été défaits par l’aile Makenga, allié au gouvernement, et devenu seul maître du M23. Pour l’abbé Malumalu, l'un des principaux négociateurs du gouvernement congolais présent dans la capitale ougandaise, « les discussions vont recommencer là où elles s'étaient arrêtées ». En outre, Kinshasa exige le désarmement et la dissolution du M23 par lui-même. Ce que les rebelles du M23 n’accepteront jamais. D’où le blocage en vue. Dans l’entre temps, le chef de la délégation gouvernementale congolaise, le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, est attendu mardi 9 avril à Nairobi pour l'investiture du nouveau président kenyan, Uhuru Kenyatta. Il ne sera donc pas à Kampala avant le milieu de la semaine prochaine. Selon plusieurs sources, la signature d’un accord entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 n’aura pas un impact significatif sur la paix en RDC. Etant donné que la situation de la crise dans l’Est de la RDC est tributaire de plusieurs paramètres et implications. Parmi lesquels, la mainmise de nombreuses multinationales impliquées dans l’exploitation illégale des richesses dont regorge cette partie du pays. Quoiqu’il en soit, il faut un accord signé entre les protagonistes pour écarter toute excuse ou tout prétexte aux uns et aux autres de prendre encore des armes. Mais en attendant, les acteurs présents à Kampala semblent miser sur la signature d'un accord. Pour Maître George Kapiamba l'impact de s'il venait effectivement à être signer cet accord n'aura pas d'impact réel sur la situation dans l'est de la RDC. « Cela ne va rien changer, parce que ceux qui ont pris les armes l'ont fait sur l'instigation de puissances étrangères. Ces puissances ne visent qu'à s'assurer de l'exploitation des ressources naturelles. Donc pour ces gens la, que l'accord soit signé ou pas, je ne vois pas ce qui va changer. A moins qu'il y ait des concessions en informel tendant à leur assurer qu'après l'accord ils pourront continuer à contrôler l'exploitation des ressources naturelles à l'est de la RDC. » Kléber Kungu

Les transporteurs routiers déclenchent une nouvelle grève depuis lundi

Route Kinshasa-Matadi-Boma Les transporteurs routiers déclenchent une nouvelle grève depuis lundi Le ministre des Transports menace de retirer l’autorisation d’exploitation à 20 transporteurs Les chauffeurs et convoyeurs des véhicules poids lourds opérant sur la route Matadi- Kinshasa ont déclenché, lundi 8 avril, une nouvelle grève d’une durée illimitée. En cause, le non-respect, par leurs employeurs, de l’accord signé par les deux parties en janvier dernier, accordant au conducteur un salaire de 300 000 francs congolais (326 dollars américains). C’est contre la non-tenue de la parole donnée que les chauffeurs et convoyeurs contestent. Cette nouvelle grève risque de provoquer un engorgement du port de Matadi. Au nombre des transporteurs récalcitrants, il y en a 20 auxquels le ministre des Transports et Voies de communication menace de retirer l’autorisation d’exploitation. Le secteur de transport routier court le risque de connaître une nouvelle paralysie d’activités à cause de la nouvelle grève que les chauffeurs et convoyeurs desservant la route Kinshasa-Matadi ont décidé de déclencher lundi 8 avril. Pour répondre à la consigne de grève, les véhicules poids lourds de certaines entreprises - telles que Socitrans, Sat ou encore Congo futur - stationnés le week-end n’ont pas quitté, lundi, les garages de Matadi. La route Nkala Nkala qui constitue l’entrée principale des véhicules poids lourds au port international de Matadi a vécu la même situation, rapporte radiookapi.net. Plusieurs centaines de ces conducteurs des véhicules poids lourds opérant sur la route Kinshasa-Matadi-Boma sont de nouveau descendus dans les rues de Matadi tôt le matin de ce lundi 8 avril 2013, scandant des cris hostiles aux autorités du pays et à leurs employeurs, expatriés pour la plupart. Si les uns sont partis du pont OEBK, les autres sortaient de l’axe Ango Ango et de Mvuadu pour faire jonction vers le rond-point M’Zee Kabila (ex 24 Novembre) avant de converger vers La Paillote où ils devaient rencontrer l’autorité de province. Plusieurs personnes contactées sur place à Matadi confirment l’effectivité de ce mouvement de grève. Cependant aucun embouteillage n’est observé dans les grandes artères de la ville portuaire de Matadi. Quant au port de Matadi, la nouvelle grève a déjà entrainé un ralentissement des activités. Les opérateurs économiques redoutent par conséquent un renforcement de l’engorgement du port de Matadi en raison du manque de véhicules pour évacuer les marchandises. Les chauffeurs et convoyeurs justifient cette nouvelle grève par le fait que leurs employeurs n’ont pas voulu respecter les engagements auxquels ils avaient souscrits le 13 janvier à Kinshasa, au terme des négociations qui ont mis fin à deux semaines de grève des routiers. Ils conditionnent toute reprise de travail par l’application effective de cet accord, signé sous l’égide du ministre du Travail et de la Prévoyance sociale. Pour mettre fin à la première grève des conducteurs des poids lourds exploitant la route nationale numéro 1 Kinshasa-Matadi-Boma, déclenchée au mois de janvier, les transporteurs avaient accepté de payer 300 000 francs congolais (326 dollars américains) de salaire au camionneur et 150 000 FC (163 dollars américains) au convoyeur. Les primes de mission étaient fixées à 50 dollars américains pour le premier et 25 dollars pour le second. Jacques Mbadu s’implique Le gouverneur du Bas-Congo, Jacques Mbadu, n’entend pas voir pourrir la situation avant d’intervenir. Ainsi, apprend-on, aux dernières nouvelles, qu’il a réuni les responsables du syndicat des transporteurs des poids lourds pour tenter d’amorcer la crise. Même si rien n’a filtré de cette rencontre, tout porte à croire qu’au cours de cette réunion, le chef de l’exécutif provincial a essayé de pousser ses interlocuteurs à mettre un peu d’eau dans leur vin en attendant qu’une solution finale à ce problème soit trouvé par le gouvernement central.. La nouvelle grève des transporteurs des poids lourds est déclenchée deux jours après la publication du communiqué conjoint des ministres des Transports et de l’Emploi. Ce document précise que seuls quatre de vingt-quatre transporteurs routiers ont respecté leurs engagements. Les ministres des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba wa Ngongo et de l’Emploi et Prévoyance sociale, Modeste Bahati Lukwebo, ont indiqué, dans un communiqué publié le samedi 6 avril, que seuls quatre de vingt-quatre transporteurs routiers, à savoir : Passe Partout, Socitrans, Sotraco et Trans Mvuki appliquent le nouveau traitement salarial des camionneurs de poids lourds et de leurs convoyeurs fixé en janvier dernier après une grève observée par ces derniers pendant deux semaines. Les ministres des Transports et Voies de communication et de l’Emploi et Prévoyance sociale ont lancé aux vingt sociétés de transport récalcitrantes un ultimatum de sept jours « pour respecter cet engagement librement souscrit ». Ils menacent de retirer leur autorisation d’exploitation. En janvier dernier, les chauffeurs et convoyeurs des poids lourds desservant la nationale n° 1 Kinshasa-Matadi-Boma avaient déclenché une grève de deux semaines en protestation contre leurs mauvaises conditions de travail. La grève, qui avait paralysé les activités de dédouanement dans ces deux ports, avait eu beaucoup de conséquences sur l’économie nationale - dont une hausse des prix notamment des denrées alimentaires sur les marchés de plusieurs villes de la RDC - d’autant plus que les marchandises dédouanées aux ports de Matadi et de Boma vers Kinshasa avant de les acheminer vers les autres villes du pays sont acheminés par ces véhicules. Absolument, Kinshasa la capitale va de nouveau s’attendre à l’augmentation sur le marché des prix de produits de première nécessité en provenance du Bas-Congo. De même que le manque à gagner pour certains producteurs et commerçants qui verront leurs produits et marchandises pourrir faute de moyens de transport vers de grands centres de consommation, se fera sentir avec acuité. Par ailleurs, les ports de Boma et de Matadi frappés de paralysie, se verront de nouveau engorgés par ces containers en provenance de l’étranger. Le pont OEBK et d’autres services de péage sur la nationale n°1 ne feront pas de bonnes affaires pendant tout le temps que va durer la grève. Dommage. Décidément, les conducteurs des véhicules poids lourds auront attendu 3 mois pour tester la bonne foi de leurs employeurs. La première grève a été amorcée le 7 janvier dernier. Celle-ci (la seconde) vient d’être relancée le 7 avril 2013. C’est avec raison, car ventre affamé n’a point d’oreilles, dit-on. Le gouvernement Matata est appelé à saisir le taureau par les cornes pour désamorcer à temps cette grève de nature à donner de la matière à tous ceux qui ne jurent que par le départ de Matata. Le manque de progrès dans le secteur social étant leur argument, Matats ne doit pas laisser pourrir cette situation car il suffit seulement d’une semaine de grève pour que la population soit asphyxiée par la rareté des produits de première nécessité qui proviennent par les ports de Matadi et de Boma. Il est temps que le gouvernement sanctionne le comportement récalcitrant de tous les transporteurs qui croient tout se permettre en foulant aux pieds les lois du pays et en ne respectant pas les engagements auxquels ils ont souscrit. Les 20 transporteurs qui n’appliquent pas le nouveau traitement salarial : • Afritrans • Agence de consulting et d’assistance • FC Congo • Fretin Consulting • Getragri • Italco • Ken Logistic • Malta Forrest • Matfil • NRJ • SAT • Sep Congo • Sococid • Sodeic • TRC • Tic Ledya • Trans Benz • Trans Gazelle • Trans-Congo • Transmac Kléber Kungu