jeudi 27 juin 2013

Francophonie : « Fondation Ditu Monizi Blaise en collaboration avec Referaco organisent …»

« Fondation Ditu Monizi Blaise en collaboration avec Referaco organisent …» L’espace aérien de la commune de N’djili est pollué par des banderoles flottantes qui portent ce communiqué : « A l’occasion de la célébration de l’indépendance de la RD Congo, La Fondation Ditu Monizi Blaise en collaboration avec Referaco organisent un concert public de la paix… » Lorsqu’un communiqué censé apporter un message de paix et de surcroît émaner d’une personnalité comme Blaise Ditu Monizi, un ancien député, est aussi porteur des fautes grammaticales, il y a lieu de se dire que le français est entre la vie et la mort. Voici ce que le rédacteur de ce communiqué aurait dû écrire : « La Fondation Ditu Monizi Blaise, en collaboration avec Referaco, organise… » Car les sujets du verbe « organise » ne sont pas « la Fondation Ditu Monizi Blaise » et « Referaco », comme l’a fait admettre ce rédacteur étourdi, mais tout simplement « la Fondation Ditu Monizi Blaise ». Moralité : pour éviter les pièges tendus généralement par des incises du genre « en collaboration avec »- dont raffolent les communiqués de ce genre -, il est prudent de les placer après le verbe. Ainsi aurait-on cette phrase : « La Fondation Ditu Monizi Blaise organise un concert public de la paix en collaboration avec… » Kléber Kungu

La tournée de Obama en Afrique ou la prime à la démocratie

La tournée de Obama en Afrique ou la prime à la démocratie Le président américain est arrivé le soir du mercredi 26 juin au Sénégal, première étape d'une tournée qui le conduira aussi en Afrique du Sud et en Tanzanie du 26 juin au 3 juillet. Une deuxième tournée après sa réélection en 2012, la première l’ayant conduit en juillet 2009 au seul pays du …Ghana où il avait passé un court séjour de vingt et une heures. Il était donc temps que Barack Obama fasse ce déplacement dans un continent où sa popularité s’est sensiblement écorchée en raison de son « manque d’intérêt à l’Afrique. Mais pour ce deuxième voyage, le président à la tête de la plus puissante nation au monde, n’a choisi de se rendre que dans 3 pays. C'est en 2009, quelques mois après sa prise de fonction que Barack Obama a effectué son premier voyage officiel en Afrique subsaharienne. Avec pour première destination, le Ghana. Une récompense pour ce pays qui excelle comme élève en matière de démocratie et de bonne gouvernance. En affirmant que "le sang de l'Afrique » coulait dans ses « veines", Barack Obama avait suscité beaucoup d’espoirs chez des millions d’Africains qui n’avaient pas hésité à voir dans l’élection d’Obama la victoire de leur « frère » dont le père était kényan et de jubiler à l’idée de voir leur « frère » à la tête de la plus grande puissance du monde. Des espoirs qui seront vite déçus après que, en cinq ans de présidence, Barack Obama n'a plus jamais voyagé dans « son » Afrique. Ce qui, pour bien des observateurs, voulait signifier tout simplement que le continent noir ne figurait pas en bonne place dans son agenda. Et par conséquent, que d’espoirs déçus chez de nombreux Africains qui n’avaient pas hésité à jubiler lors de l’élection d’un de leurs « frères » à la tête de la plus grande puissance du monde. A son compte, des présomptions d’innocence ou d’excuse. A l'époque, c’est-à-dire lors de son premier mandat, il avait beaucoup de choses dans son agenda en ce qui concerne la politique intérieure des Etats-Unis qu’on peut bien l’excuser de n’avoir pas assez visité le continent noir . Aussi va-t-il essayer pendant son second mandat de rectifier le tir. Il était donc temps que le président américain refoule le sol de ses ancêtres. Et pour son deuxième voyage, Barack Obama a choisi de visiter trois pays : le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Si le nombre de pays a augmenté, le nombre de jours à y passer également. Trois pays pour 8 jours. Prime à la démocratie Démocratie, respect des droits de l'homme, deux des éléments à la base du choix des pays visités par M. Obama. Au cours de son voyage, Barack Obama va saisir l'occasion pour dénoncer la corruption érigée en système de gestion dans certains pays du continent et s'engage, dans cette logique, à aider les États d'Afrique qui enregistrent des progrès notables dans la lutte contre la mal gouvernance. Pourquoi ce choix ? « Parce qu'il voit sa tournée comme un prolongement de sa première visite de 2009. À Accra, il a encouragé la démocratie et la bonne gouvernance. Aujourd'hui, il va dans des pays qui appliquent ces principes », selon l'un de ses proches. "Le Sénégal est une des démocraties les plus stables d'Afrique et et un de nos partenaires les plus forts dans la région", a affirmé Barak Obama qui a estimé que ce pays "va dans la bonne direction grâce à des réformes pour renforcer les institutions démocratiques". "Je crois que le Sénégal peut être un formidable exemple" pour le reste du continent, a-t-il soutenu. Le Sénégal, ex-colonie française indépendante depuis 1960, a la particularité de n'avoir jamais connu de coup d'Etat. Barack Obama n’a pas manqué de saluer ce fait. Le Sénégal fait figure d'exception en Afrique de l'Ouest, une région frappée par les violences politiques et militaires. Le président américain ne choisit pas seulement les pays africains. Mais il prend aussi soin de choisir les chefs d'État africains qu'il reçoit à Washington. A considérer cette « rencontre de solidarité démocratique » organisée en mars dernier à la Maison Blanche, avec la Malawite Joyce Banda, le Sierra-Léonais Ernest Bai Koroma, le Sénégalais Macky Sall et le Cap-Verdien José Maria Pereira Neves. Les putschistes et les présidents à vie ne sont pas les bienvenus. Problèmes à évoquer À chaque étape, l’on croit savoir que Barack Obama s'adressera à la fois au pays et à la sous-région. Il ne s’agira pas seulement de saluer le degré d’avancement du processus démocratique atteint par les pays à visiter. Il s’agira également d’évoquer les problèmes d’insécurité, des crises au Mali, au Zimbabwe et à Madagscar, la lutte contre le jihadisme au Sahel et la piraterie dans le golfe de Guinée, la lutte contre les Shebab de Somalie et la nécessité de ramener la paix dans les Grands Lacs. Les attaques répétées de Boko Haram au Nord du Nigeria et la crise entre le Soudan et le Soudan du Sud seront sans doute évoquées par Barack Obama. Mais les Américains ne vont pas seulement se contenter du degré de démocratie et du respect des droits de l’homme atteint par les pays visités. Plus que cela, les Américains sont attirés par de retombées économiques évidentes que représentent tous les pays à visiter. Barack Obama voyage avec 500 chefs d’entreprise américains. En effet, l'Afrique du Sud représente, avec ses ressources minérales (or, diamant, platine), un eldorado économique qui échappe encore aux États-Unis. Les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas voulu laisser agrandir le vide commercial qu’ils ont laissé et qui a profité aux grandes puissances émergentes : le Brésil, l'Inde, la Russie et la Chine (quatre des cinq BRICS). Celles-ci ont saisi l'aubaine pour s'implanter massivement en Afrique, et tirer, par conséquent, parti de sa croissance élevée (6,6 % en 2012) et de ses innombrables ressources naturelles encore inexploitées. Pékin, souligne Jeune Afrique.online, est même devenu en 2009 le premier partenaire du continent africain. Ce n'est donc pas un hasard si, à peine élu président en mars dernier, le Chinois Xi Jinping a réservé son premier voyage à l'étranger à l'Afrique (après un passage par Moscou). En mars dernier, le chef de l'État chinois avait débuté sa visite par la Tanzanie, un autre pays riche en ressources minières, que Barack Obama a justement choisi pour clore sa visite. Coût de la tournée On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs, dit un proverbe. Selon la presse américaine, le coût de l'ensemble du voyage présidentiel est évalué entre 60 et 100 millions de dollars, avec la mobilisation de plusieurs centaines d'agents de sécurité et le transport de 56 voitures, dont 14 limousines ! La facture serait plus exorbitante si la famille présidentielle n’avait pas écarté le safari de trois heures qu’elle faire dans un parc animalier de Tanzanie. C’est en compagnie de son épouse Michelle et de leurs filles Sasha et Malia.Barack que Obama effectue sa tournée africaine. Kléber Kungu

mercredi 26 juin 2013

Les nouveaux bus seront mis en circulation le 30 juin

Le gouvernement Matata va tenir sa promesse Les nouveaux bus seront mis en circulation le 30 juin Coût du billet : 500 FC Le gouvernement Matata a un atout : peu de paroles pour beaucoup d’actions. A quelque 3 jours de la célébration du 53ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, date de mise en circulation des bus achetés par le gouvernement, toutes les batteries sont prêtes à concrétiser ce projet : 200 bus sont disponibles n’attendant que le coup d’envoi et sous la supervision de la Transco. Dans un premier temps, deux lignes seulement seront desservies : Place du 30 juin (ex-Gare centrale)-Kintambo-Magasin et Place du 30 juin (ex-Gare centrale)-Kingasani. Coût du billet : 500 FC. Alors qu’on est à trois jours de la mise en circulation des bus dits « Matata », le gouvernement Matata multiplie des rencontres avec des services concernés pour, comme on dit, la dernière main sur ce projet qui va bientôt se concrétiser. La dernière en date, c’est celle qu’a tenue le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo, avec les services, dont la société Transco à qui le gouvernement a confié la gestion de ces bus, pour finaliser le projet. C’est au cours de cette réunion, a-t-on appris, que le gouvernement Matata, par la voix du ministre Justin Kalumba, a indiqué que les premiers bus, achetés sur ses propres fonds, seront bel et bien mis en circulation le 30 juin comme promis et qu’il n’y a aucune raison d’une quelconque report de cet événement tant attendu par les nombreux Kinois, bénéficiaires de ces bus. A cette occasion, le ministre des Transports et Voies de communication a également précisé les itinéraires qui seront desservis dans un premier temps ainsi que le tarif qui sera appliqué à bord de ces bus. Justin Kalumba a informé que les bus « Matata » desserviront d’abord deux lignes : Place du 30 juin (ex-Gare centrale)-Kintambo-Magasin et Place du 30 juin (ex-Gare centrale)-Kingasani pour un coût de…500 FC. Premier lot arrivé le 20 janvier Le premier lot constitué de 50 bus était arrivé à Kinshasa le 20 janvier après avoir été réceptionnés par le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba, dimanche 20 janvier au port de Boma, dans la province du Bas-Congo. Une caravane motorisée de ces bus avait été organisée lundi 21 janvier à travers les artères de Kinshasa, encadrée par la police. Question d’annoncer la bonne nouvelle aux nombreux usagers. Il a fallu attendre le 19 avril pour que le deuxième lot constitué de 90 bus commandés par le gouvernement congolais atterrisse dans la capitale congolaise. Ils avaient été réceptionnés au port de Boma par le gouverneur de la province du Bas-Congo, Jacques Mbadu Nsitu, représentant à cette occasion le ministre des Transports et Voies de communication empêché. Le deuxième lot a ainsi porté à cent quarante bus réceptionnés, sur les deux cents qui pourraient être opérationnels le 30 juin prochain, selon le Ministre des Transports. Pendant ce temps, a-t-on appris, 50 autres bus attendaient au port de Boma. Qui, sauf un handicap majeur de dernière minute, sont déjà arrivés à Kinshasa pour compléter le nombre de 200 bus commandés par le gouvernement Matata. Parmi ces bus, il y en a de cent places et d’autres de quarante. En dépit de ce nombre, il est certainement prévu de mettre en circulation qielques bus seulement pour quelques axes routiers seulement, compte tenu du mauvais état de certaines artères de Kinshasa. Quoique le gouvernement s’investisse manifestement dans la réhabilitation d’infrastructures routières de la capitale avec des réalisations visibles. Ainsi, quoique les besoins en transport commun soient plus importants, des inquiétudes demeurent notamment en ce qui concerne l’affectation dans les différents axes routiers de la capitale. Très populeuses, les communes du district de la Tshangu ne demandent pas autre chose que d’être les mieux servies. Autant que ceux du centre et de l'ouest. Tout compte fait, les Kinois piaffent d’impatience sinon de voir ou de recevoir ces bus du moins d’y embarquer pour tenter ne serait-ce que de décor. Celui auquel ils sont habitués étant devenus très vétustes et ne répondant pas par conséquent aux conditions hygiéniques que requièrent des véhicules affectés dans le transport en commun. Aménagement d’abribus Prévoyant, le gouvernement a mis les bouchées doubles pour préparer la mise en circulation de ses nouveaux bus. Aussi a-t-il pris déjà certaines dispositions, dont l’aménagement des arrêts avec l’installation d’abribus le long du boulevard du 30 juin pour permettre aux passagers d’attendre ces bus dans des bonnes conditions. Voilà des signes qui ne trompent pas : la mise en circulation de nouveaux bus n’est que question de quelques jours. La concrétisation du projet du gouvernement Matata étant imminente. Matata Ponyo veut jouer un grand coup avec ces bus avec lesquels il tient à changer les conditions de vie des Kinois ou des Congolais en général, habitués à se déplacer dans des conditions inhumaines. Les Kinois se disent prêts à débourser le double à bord des nouveaux bus réputés confortables et sécurisants de ce qu'ils ont l'habitude de payer pour effectuer leur déplacement. Le gouvernement a privilégié le partenariat public-privé en confiant la gestion de ces bus à la société Transco (Transport au Congo), qui bénéficie actuellement de l’appui technique des experts de RATP, une société française assurant le transport en commun en France et des experts congolais. Ceci pour garantir à cette nouvelle société de règles standard internationales de gestion qui ont fait défaut aux sociétés antérieures de transport qui ont fait faillite au pays. En tenant à tout prix à lancer la mise en circulation de nouveaux bus le 30 juin, Matata Ponyo tient à rabattre le caquet à tous ces compatriotes, notamment les receveurs et autres propriétaires de bus 207 qui n’ont jamais cru à la mise en circulation de ces bus. Souvent, ils ne cessaient de rétorquer avec cette boutade aux passagers qui leur disaient que le gouvernement était déterminé à alléger leurs difficultés de transport « Bozela le 30 juin » (Attendez le 30 juin). Comme pour dire, attendez ces bus et vous ne les verrez jamais. Kléber Kungu

Francophonie: Attention à la virgule !!!

Attention à la virgule !!! La virgule est un signe de ponctuation de la langue française, si petit – comme une petite plaie – qu’il fai très mal si on n’y prend pas garde. Mal placée ou utilisée, la virgule peut coûter cher à l’utilisateur étourdi. Des exemples sont nombreux. En voici quelques-uns : Comparez ces phrases : Le patron, dit l’agent, est fou. Le patron dit, l’agent est fou. Remarquez que dans la première phrase, c’est le patron qui est fou et c’est l’agent qui le dit, tandis que dans la seconde phrase, c’est l’agent qui est fou, selon la déclaration du patron. Voici un autre emploi de la virgule. Comparez ces deux phrases : Alors que je me promène à la Gombe, j’aperçois Matata Ponyo dans la rue qui tourne et Alors que je me promène à la Gombe, j’aperçois Matata Ponyo dans la rue, qui tourne. La virgule qui s’intercale après « rue » dans la seconde phrase vient bouleverser le sens de deux phrases au point de nous poser les questions : qui tourne ? Est-ce la rue ou Matata Ponyo ? Réponses : dans la première phrase, c’est la rue qui tourne et dans la seconde, c’est Matata ! Moralité : Maniez bien le petit signe de ponctuation qu’est la virgule, sinon elle est prête à vous rendre la tâche difficile. Kléber Kungu

mardi 25 juin 2013

Francophonie: « …très comptant d’être actuellement connecté sur facebook… »

« …très comptant d’être actuellement connecté sur facebook… » C’est un internaute qui a écrit cette phrase à sa correspondante sur Facebook. S’il est des canaux qui véhiculent tranquillement les microbes virulents de la mort de la langue française. En écrivant ainsi, l’internaute a voulu exprimer sa joie à sa correspondante qui venait de s’inscrire sur Facebook. Malheureusement, le mot « comptant » a tout gâché. En plus, il se réjouissait que sa correspondante soit devenue l’un des membres du réseau social le plus populaire au monde, mais l’idée exprimée est le contraire de ce qu’il a voulu dire. C’est comme si le correspondant s’est réjoui qu’il soit devenu lui-même membre de Facebook. Kléber Kungu

« Le développement d’une Eglise à l’ère numérique » au centre d’une communication

Paroisse CEC Ngiri-Ngiri « Le développement d’une Eglise à l’ère numérique » au centre d’une communication
« Le développement d’une Eglise à l’ère numérique » est l’intitulé de la communication que le pasteur Mayambula Nkoy-Sweswe Angelo, de la paroisse de la Communauté évangélique du Congo (CEC), à Matadi a animée mardi 25 juin à la paroisse de Ngiri-Ngiri de la même communauté religieuse. Destinée à ce qu’il appelle peuple de Dieu, c’est-à-dire les pasteurs et les laïcs, toutes Eglises confondues. Après Luozi, Kimpese, Mbanza-Ngungu, où la communication a été l’objet d’un engouement évident de la part de la cible, c’est le tour de Kinshasa qui a accueilli très froidement la communication, le taux de participation ayant été très faible. Bientôt, ce sera les pasteurs et les laïcs de Matadi qui seront sensibilisés sur « le développement d’une Eglise à l’ère numérique ». Le monde actuel subit des changements et des transformations culturelles à une telle ampleur que l’Eglise, par ricochet, l’évangélisation et la vie religieuse ne peuvent pas être à l’abri de l’impact de ce bouleversement dû au numérique qui est caractérisé par une avancée technologique. Pour l’orateur, le numérique se base sur les principes numériques, une logique binaire à deux valeurs : « le 0 et 1, le vrai ou le faux, le oui ou non, l’avancée ou le recul, le développement ou le sous-développement. »
Six dimensions de l’Eglise Pour le pasteur Mayambula, connu affectueusement sous le sobriquet de Pasmay, le développement d’une Eglise a six dimensions : spirituelle, culturelle, infrastructurelle, financière, organisationnelle et institutionnelle. Si la dimension spirituelle consiste à édifier les états d’âme et d’esprit des fidèles de l’Eglise dans la parole de Dieu, la dimension culturelle demande qu’on adapte les activités de l’Eglise par rapport à l’ère actuelle, le siècle numérique. Alors que la construction des temples, des immeubles, la réhabilitation des infrastructures existantes entrent dans la dimension infrastructurelle, la dimension financière, quant à elle, veut que les dirigeants d’une Eglise mettent un mécanisme devant permettre au département des finances d’être en possession de toutes les situations financières de manière périodique. Ce qui permet de dégager la situation financière exacte de l’Eglise ou de la paroisse en vue de chercher d’éventuels financements pour les projets de développement. Quant à la dimension organisationnelle, l’Eglise doit penser à s’organiser en restructurant ses organes pour donner plus de capacités aux membres de tous ses organes. Enfin, l’Eglise est appelée à se connaître et à se mesurer avec d’autres. Vivre en vase clos en ce XXIème siècle est impensable. C’est pourquoi elle doit s’ouvrir à un partenariat qui ne lui demande pas de perdre son identité. Voilà la dimension institutionnelle. Le développement de l’Eglise appelle quelques défis à relever. L’orateur du jour en a relevé trois : les défis pour la vision, les défis pour la mission et ceux pour la communication. L’Eglise qui n’a pas de vision est une Eglise qui navigue à vue et, donc, appelée à disparaître. Alors que les Eglises en Occident s’unissent, en Afrique, elles se divisent. Comme si l’on doit parler de l’unité dans la diversité et non de la diversité dans l’unité. Apprendre ou enseigner l’internet, les réseaux sociaux…
Il y a deux défis pour la mission : le défi de l’évangélisation dans ce nouveau contexte avec une génération marquée par une nouvelle culture de la post-modernité, annoncer la Bonne Nouvelle dans de nouveaux langages et une nouvelle culture. L’éducation et la formation sont aussi d’autres défis car il faut arriver à former les chrétiens et les acteurs de la pastorale à ces nouveaux usages technologiques et ces nouveaux langages de l’image, du son, d’internet. Enseigner ou apprendre l’Internet, l’informatique et tous ces réseaux sociaux à la mode, voilà un défi prioritaire pour l’Eglise actuelle. Ce qui requiert de nouvelles compétences numériques et relationnelles indispensables. Nécessité d’éduquer ces nouvelles générations dotées d’un autre cerveau « numérique » qui ne fonctionne plus comme par le passé, car la culture d’écrans a remplacé par la culture du livre. L’orateur a aussi épinglé le défi de redevabilité qui doit être intégré dans la gestion des dirigeants de l’Eglise. Ceux-ci doivent arriver à rendre compte de leur gestion, sans contrainte. Dire à qui de droit ce que l’on fait et comment on le fait demeure une dimension à cultiver au sein de l’Eglise. Le vivre ensemble et la gouvernance dans l’Eglise, ce sont les défis que doit relever l’Eglise dans le cadre de la communication. Etant donné que toutes les organisations actuelles repensent et travaillent sur les questions de gouvernance, toute Eglise est appelée à appliquer la bonne gouvernance. Il faut arriver à inventer de nouveaux styles d’organisation… Cependant, l’orateur a insisté sur la nécessité pour une Eglise de communiquer : entre les dirigeants et les dirigés. En effet, a-t-il conclu, la circulation de l’information est un baromètre d’une organisation développée. Aussi a-t-il invité les participants d’observer comment circule l’information dans leur Eglise, communauté, district, consistoire, paroisse, chorale… La constatation est décevante : bien des pasteurs et des laïcs sont encore ignorants de l’ABC de l’informatique en cette période du boum des Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ajouter à cette ignorance le manque de volonté et de détermination dans leur chef de l’apprendre, renforcées par le désenclavement des milieux reculés dans lesquels ils travaillent, il y a lieu de craindre que ce n’est pas demain que le peuple de Dieu va combler la fracture numérique dont souffre l’Afrique. Kléber Kungu

Les procureurs africains demandent plus de moyens

Lutte contre le crime transfrontalier Les procureurs africains demandent plus de moyens Le comité de l’Association des procureurs d’Afrique (APA) s’est réuni à Kinshasa du vendredi au samedi 23 juin. Parmi les recommandations faites à l’issue de cette rencontre, les procureurs africains ont recommandé l’augmentation des moyens nécessaires pour lutter contre le crime transfrontalier. Dont les plus en vue l’immigration clandestine, le trafic de drogue, le blanchiment des capitaux et le terrorisme. Au cours de leur réunion, les procureurs généraux d’Afrique ont examiné différentes formes de criminalité notamment l’immigration clandestine, le trafic de drogue, le blanchiment des capitaux et le terrorisme, selon radiookapi.net. Dans leur analyse approfondie de la situation de la criminalité dans les frontières de leurs pays respectifs, les procureurs ont identifié plusieurs causes qui sont à base de cette situation. Les plus en vue sont la corruption et la perméabilité des frontières. Leur analyse a permis de mettre leurs gouvernements respectifs devant leur responsabilité. D’eux, les procureurs attendent plus de moyens nécessaires et conséquents pour traquer les nombreux criminels qui opèrent sur le continent. Ils ont également convenu d’échanger des informations judiciaires entre les parquets régionaux en renforçant la coopération : « En renforçant la coopération entre nos services respectifs, nous pensons que nous allons efficacement lutter contre ces genres de criminalité sur nos territoires » a déclaré Flory Kabange Numbi, procureur général de la République démocratique du Congo. La ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba a, quant à elle, relevé l’importance du renforcement de la législation transfrontalière.. « Avec la CIRGL, on a déjà des protocoles de législation judiciaire. Il s’agit de renforcer nos législations que ce soit au niveau de la SADC (La Communauté de développement d’Afrique australe), de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs) et même au niveau de l’Union Africaine et essayer de voir dans quelle mesure nous pouvons soutenir encore plus nos parquets dans la lutte contre les crimes transfrontaliers ». Il est prévu que tous les procureurs généraux d’Afrique se réunissent en septembre prochain en Assemblée générale à Praia, la capitale du Cap-Vert. Kléber Kungu

Un ancien employé de la CPI suspecté d'abus sexuels

Scandale à la Cour pénale internationale Un ancien employé de la CPI suspecté d'abus sexuels La Cour pénale internationale (CPI) vient de demander l’ouverture d’ne enquête indépendante sur des accusations d'agressions sexuelles par son ancien employé œuvrant en République démocratique du Congo sur quatre personnes placées sous le programme de protection de la CPI dont l’identité n’a pas été révélée. C’est le jeudi 20 juin que le greffier de la CPI a fait une déclaration dans laquelle il a affirmé que les enquêtes internes menées au sujet des allégations portant sur des agressions sexuelles qui incriminent un de ses anciens fonctionnaires sont confirmées. Cependant, il a demandé une enquête externe indépendante. Selon un communiqué de la Cour, la décision de la CPI sur cette affaire fait suite à une enquête initiale menée à l’interne par elle, apprend-on, qui avait « confirmé la gravité des allégations » sur cet employé et, par conséquent, « la nécessité d'une enquête plus détaillée ». Le 12 avril, la Cour pénale internationale avait publié les allégations d'agressions sexuelles, assurant avoir une politique de tolérance zéro envers ces abus et indiqué avoir communiqué les accusations aux autorités nationales. Pour que l’identité des victimes ainsi que celle de l’auteur présumé de ces actes ne soeint pas dévoilées, la Cour a pris certaines précautions. Aussi reste-t-elle encore muette sur l'identité des victimes et celle de l'auteur présumé de ces actes "afin de limiter au maximum les possibilités d'identification des personnes et pour que l'enquête puisse être menée sans qu'il y ait trop de pression sur les personnes concernées", selon le porte-parole de la Cour, Fadi El Abdallah. "Par personne sous le programme de protection de la CPI, nous désignons un témoin, une victime, mais aussi toute autre personne pouvant être en danger de par son contact avec la CPI, comme des intermédiaires ou des chauffeurs par exemple", a-t-il précisé. Equipe de « quatre spécialistes hautement qualifiés » L’on apprend que l'examen externe sera mené par "quatre spécialistes hautement qualifiés". Ceux-ci seront chargés d'"établir les faits et circonstances entourant les allégations de crimes sexuels à l’encontre des quatre individus et d'identifier toutes les personnes responsables, y compris les responsables de la supervision et de la gestion de l'auteur présumé". Cette équipe a la mission de fournir également une analyse de la nature et de l'importance de la réponse de la Cour aux allégations. Enfin, l'équipe d'examen indépendant fournira une analyse et des recommandations concernant les systèmes de protection des victimes et des témoins de la Cour. Selon une autre source, les résultats de l'enquête initiale interne ont confirmé la gravité des allégations et la nécessité d'une enquête plus détaillée des circonstances environnantes, alors que l'incident a mis en évidence des questions opérationnelles et organisationnelles qui nécessitent un examen plus approfondi. La CPI, qui est déterminée à traiter les graves allégations en cause avec grande rigueur et transparence, a par ailleurs ajouté être occupée à mettre en œuvre des changements opérationnels, sans toutefois préciser lesquels, en attendant l’aboutissement de l'enquête. Les résultats de l'examen externe seront soumis, apprend-on, au Greffier de la CPI. Une version publique, en tenant dûment compte de la nécessité d'assurer la protection des victimes et des témoins de la Cour, sera remise à la présidente de l’Assemblée des États parties, Mme l’Ambassadeur Tiina Intelmann. C’est cette version qui sera rendue publique. La Présidente Intelmann a salué l'annonce par le Greffier de la mise en place d’une équipe indépendante d'examen dotée d’un mandat large et complet. Elle a également exprimé l'espoir que les résultats de l'examen externe comprendraient des mesures concrètes pour veiller à ce que la politique de la Cour de tolérance zéro de toute faute de cette nature soit strictement appliquée. La CPI, qui est une juridiction dont la mission est de poursuivre toute personne impliquée dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a tout intérêt de sévir contre tout comportement de son employé de nature à discréditer son image. Déjà objet de plusieurs critiques surtout de la part des Africains sur sa politique qu’ils qualifient de deux poids deux mesures, estimant que la Cour ne s’en prend qu’aux ressortissants du continent noir, la CPI a l’obligation de mener avec rigueur et impartialité cette enquête et de punir de la même manière toute personne impliquée dans cette affaire. Ce qui va servir de leçon aux autres agents qui seraient tentés d’abuser de leur rang face à ce qu’elle identifie par personne sous le programme de protection de la CPI. Kléber Kungu

samedi 22 juin 2013

Journée mondiale des réfugiés : Chaque minute, 8 personnes contraintes à la fuite

Journée mondiale des réfugiés Chaque minute, 8 personnes contraintes à la fuite En 2013, la RDC se classe 4ème, après l’Afghanistan, la Guinée, la Russie et le Kosovo A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le Haut commissariat pour les réfugiés a rendu public un rapport. Les chiffres qui y sont étalés sont effarants en plein XXI è siècle : chaque minute, 8 personnes sont contraintes de fuir leur milieu. Selon ce rapport sur les tendances mondiales des déplacements des populations, un nouveau réfugié ou déplacé interne voit le jour toutes les 4 secondes, chaque minute, 8 personnes sont contraintes de fuir, soit 23 000 personnes chaque jour. Le document révèle que, fin 2012, plus de 45,2 millions de personnes étaient "déracinées", contre 42,5 millions fin 2011. Parmi elles, 15,4 millions sont des réfugiés. A l'instar des réfugiés extérieurs, le chiffre de personnes déplacées dans leur propre pays augmente lui aussi et atteint les 28,8 millions. Il n'a jamais été aussi élevé depuis plus de 20 ans. Fuir la guerre et la persécution Plusieurs raisons sont à la base cette situation, notamment la persécution, la violence généralisée, les atteintes aux droits de l'homme. Mais la guerre demeure la principale cause des déplacements de population. De manière peu surprenante dès lors, 55% des réfugiés recensés sont originaires de cinq pays touchés par un conflit: l'Afghanistan (triste premier depuis 32 ans), la Somalie, l'Irak, le Soudan et la Syrie. Le conflit qui oppose depuis plus de 2 ans Bachar Al-Assad aux insurgés y est pour beaucoup dans l'augmentation flagrante du nombre de "déracinés". La semaine dernière encore, l'Onu appelait la communauté internationale à accueillir 5.000 réfugiés supplémentaires venus de Syrie. Le HCR prévoit d'ailleurs que leur nombre - 1,6 million à ce jour - pourrait s'élever à 3,45 millions. Le rapport s’inquiète sur le fait que le rythme élevé auquel les personnes se retrouvent dans des situations de déplacement est effroyable. En 2012, près de 7,6 millions d'individus sont devenus nouvellement déracinés, dont 1,1 million comme réfugiés et 6,5 millions comme déplacés internes. Autre constat : les mineurs représentent 46% des réfugiés. Pour le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés et chef du HCR António Guterres, ce sont des « chiffres véritablement alarmants », estimant qu’ils montrent les « souffrances individuelles intenses et témoignent des difficultés que rencontre la communauté internationale pour prévenir les conflits et promouvoir sans retard des solutions à l'intention de ces personnes". L’ONG Amnesty International avait déjà fait remarquer cette inquiétude dans son rapport annuel (publié fin mai) sur les droits de l'Homme. "Le monde est de plus en plus dangereux pour les réfugiés et les migrants. L'incapacité à traiter effectivement les situations de conflit est en train de créer une classe d'exclus au niveau de la planète", déplorait Salil Shetty, le secrétaire général d'Amnesty International. Et de dresser cet amer bilan : "Les droits des hommes, des femmes et des enfants qui fuient les conflits ne sont pas protégés. De nombreux États bafouent les droits fondamentaux au nom du contrôle de l'immigration et vont bien au-delà des mesures légitimes de contrôle aux frontières". La problématique des réfugiés est d'autant plus prégnante qu'elle s'inscrit bien souvent dans le long terme. Les réfugiés, du sud vers le nord ? A bien voir, le rapport du HCR vient balayer la tradition selon laquelle la cause principale d'une migration est la quête d'un mieux vivre des habitants du sud vers les pays du nord. "Dans l'ensemble, les pays en développement abritent 81% des réfugiés dans le monde, contre 70% il y a dix ans." C'est ainsi le Pakistan qui a, comme en 2011, continué d'accueillir le plus de réfugiés (1,6 millions). Il devance l'Iran et l'Allemagne. Selon les derniers chiffres publiés par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) en Belgique, sur les 5 premiers mois de l'année 2013, 1189 personnes se sont vues octroyer le statut de réfugié et 928 celui de protection subsidiaire (une protection limitée dans le temps et accordée à ceux qui sont contraints de fuir momentanément leur pays pour des motifs de menaces graves contre la vie, des risques de peines de mort ou d'exécution, de tortures, de traitements ou de sanctions inhumains ou dégradants). Les statistiques belges ne s’écartent pas beaucoup des tendances générales puisque les Afghans constituent la nationalité la plus représentée. Suivent, en 2013, la Guinée, la RDC, la Russie et le Kosovo. La Syrie pointe quant à elle au 6è rang mais remonte sur la 3è marche du podium lorsqu'il s'agit d'analyser le nombre de "première demande". Depuis janvier, 331 en ont fait demande (60 au mois de mai). L'an dernier, ils étaient presque 800, soit un chiffe en nette augmentation que l'on pourrait encore connaitre cette année. Tant que le monde sera toujours déchiré par des conflits et des guerres à répétition, les déplacements des populations sont loin de prendre fin. Kléber Kungu

jeudi 20 juin 2013

Francophonie: « …Je vais m’en charger de ma famille »

« …Je vais m’en charger de ma famille » « …Je vais m’en charger de ma famille ». Les artistes comédiens du Théâtre Tumba Mbeka, dans l’épisode 1, ont voulu montrer de quels bois ils se chauffent. Du bois vert, c’est-à-dire celui qui n’a pas l’habitude de brûler facilement une fois allumé. Pour cause. Ces artistes ont pour particularité de répéter – inutilement – ce qui ne mérite pas d’être répété. Pour preuve, dans cette phrase, lorsque le locuteur dit « Je vais m’en charger de ma famille », il ne trouve pas la lourdeur due à la répétition de « de ma famille » par « en ». Il aurait dû dire simplement : « Je vais me charger de ma famille », ou « Ma famille ? je vais m’en charger » ou encore « Ma famille ? je vais me charger d’elle ». Kléber Kungu

Priorité de Malumalu : les élections provinciales et locales

Processus électoral Priorité de Malumalu : les élections provinciales et locales Après la prestation de serment des membres du nouveau bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’abbé Malumalu tient à prendre le taureau par les cornes pour rattraper le temps perdu. Il vient d’annoncer les couleurs sur ses priorités : l’organisation des élections provinciales et locales. Le nouveau président de la Céni, l’abbé Apollinaire Malumalu « new look » a déclaré avoir inscrit dans son agenda comme prioritaire l’organisation des élections provinciales et locales. Pas n’importe quelle organisation d’élections : une organisation crédible, transparente et professionnelle. Aussi a-t-il annoncé qu’il s’apprêtait à établir « une ligne claire des actions à mener qui oriente vers des élections provinciales et locales. Ce sera la grande priorité ». L’abbé Malumalu tient à maximiser tout pour donner aux élections provinciales et locales toutes les chances de réussite. C’est dans ce cadre qu’il envisage de renforcer les capacités du personnel de la Céni et l’élaboration dans le meilleur délai d’ « une feuille de route conformément à la nouvelle loi » de la Commission électorale nationale indépendante. L’organisation des élections provinciales et locales, devant clôturer le processus électoral entamé le 28 novembre 2011 avec les élections législatives couplées à la présidentielle, et qui est attendue impatiemment par le peuple congolais, permettra d’élire de nouveaux députés provinciaux qui à leur tour éliront les sénateurs et gouverneurs, qui sont en poste depuis 2007. Selon le calendrier publié en 2011 par le bureau sortant de la Ceni, les élections provinciales, locales, urbaines et municipales devaient être organisées en 25 mars 2012. Depuis, elles avaient été renvoyées à plus tard. A-t-on résolu l’apport financier ? En février 2012, le porte-parole du gouvernement congolais avait affirmé que l’organisation de ces élections dépendait de plusieurs facteurs, citant notamment l’apport financier des partenaires extérieurs de la RDC. Faudra-t-il conclure qu’aujourd’hui le facteur de l’apport financier des partenaires ne constitue plus un handicap à l’organisation de ces élections ? Sinon, il constitue l’un des fronts sur lequel Apollinaire Malumalu doit mener en priorité son combat. Le nouveau bureau de la Céni a de nombreux défis à relever, autant qu’il doit répondre à de nombreuses questions auxquelles les Congolais attendent des éclaircissements. A supposer que les élections provinciales et locales aient lieu, même si à ce jour, la date de leur organisation n’est pas encore précisée, la question est de savoir de combien d’années sera le mandat des députés provinciaux à élire. Si en 2016, la Céni doit organiser de nouvelles élections à la fin du mandat officiel des élus (président, députés nationaux, gouverneurs de province), faudra-t-il organiser de nouvelles provinciales pour élire de nouveaux députés provinciaux et sénateurs ? Et pourtant, la logique serait celle-là pour se conformer au cycle électoral de 5 ans. Cependant, à cause du retard que la Céni a pris pour organiser les provinciales, les députés provinciaux et les autres élus dépendant de toutes ces élections n’auront qu’à en payer les conséquences. Malgré eux. En organisant des élections provinciales et locales crédibles, transparentes et professionnelles, le successeur du pasteur Daniel Ngoy Mulunda va, à coup sûr, relever l’un des plus grands défis : (re)gagner la confiance crédibilité des Congolais. L’abbé Malumalu qui a la délicate mission de diriger la 3ème Céni, après avoir dirigé la Commission électorale indépendante (CEI), a tout intérêt de faire porter à la Céni II d’autres marques dénuées de tout soupçon. Faire en sorte d’enlever la crainte ou de laver le discrédit qu’ont les Congolais des deux Céni passées, voilà ce à quoi doit s’atteler la nouvelle équipe de la Céni. Plusieurs analystes avisés qui se sont exprimés sur le sujet ont entre autres démontré que la Céni « new look » que la crédibilité des élections sont intimement liées à la crédibilité de la Céni. C’est le cas du Pr Elikya Mbokolo qui, interrogé par Radio Okapi, a affirmé que « sans Ceni crédible, l’élection ne sera pas crédible». Cet historien de renommée internationale estime qu’« il faut qu’on gagne le pari de la crédibilité, de l’efficacité et de la transparence. Sans doute aussi le pari de la pédagogie et de la communication pour que tout le monde ait confiance », tout en indiquant qu’en 2006 et en 2011, on a vu que la confiance n’était pas là ». « Est-ce que cette fois-ci, la confiance va revenir, les gens se posent beaucoup de questions aussi bien dans les partis que dans la société civile », s’interroge-t-il. Comment pour répondre à ces questions, le nouveau président de la Céni tient à faire une organisation crédible, transparente et professionnelle des élections provinciales et locales. Sans doute, un signe précurseur de ce que seront la présidentielle et les législatives de 2016. Kléber Kungu

mercredi 19 juin 2013

Francophonie: « Consomation ou une boisson local chaque jours du lundi au vendredi »

« Consomation ou une boisson local chaque jours du lundi au vendredi » « Consomation ou une boisson local chaque jours du lundi au vendredi ». C’est un communiqué, mieux une annonce du Restaurant bar Pizzera Barbecue Chrismaela, situé au coin du croisement des avenues Tombalbaye et des Huileries dans la commune de la Gombe. J’étais sur le point d’entrer dans ce restaurant, mais en lisant attentivement cette annonce bourrée de monstruosités linguistiques, j’ai dû abandonner. De « consomation », à chaque «jours », en passant par une boisson « local », le chemin d’entrée dans ce restaurant est jonché de bien des… Kléber Kungu

Sultani Makenga entre la vie ou la mort à Kampala

Atteint grièvement au cours des derniers affrontements Sultani Makenga entre la vie et la mort à Kampala Le chef militaire des rebelles du M23, Sultani Makenga serait entre la vie et la mort dans un hôpital à Kampala, en Ouganda, après avoir été atteint très grièvement lors des derniers affrontements entre ses hommes et les combattants des FDPC. Huit rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), dont deux officiers supérieurs, ont été tués, plusieurs éléments du M23 blessés et une jeep calcinée le 10 juin dernier, lors d'une attaque contre un convoi militaire de ce mouvement rebelle à environ 3 kilomètres de Rutshuru-centre, dans la province du Nord-Kivu., selon un communiqué de la société civile du Nord-Kivu. D'après la société civile du Nord-Kivu, les auteurs de cette embuscade, identifiés comme éléments Nyatura, ont estimé avoir tendu une embuscade à Sultani Makenga, chef militaire du M23. Les cadres politiques et militaires du M23, n'ont pas voulu réagir à cette information de la société civile du Nord-Kivu. Mais selon d’autres sources, cette attaque porte la signature des Forces de défense du peuple congolais (FDPC), un groupe armé hostile aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), actif dans la région. Des recoupements faits, on conclut que Sultani Makenga serait grièvement blessé et se trouverait actuellement interné dans un hôpital dans la capitale ougandaise dont le nom est tenu secret. Le chef militaire de la rébellion du M23 serait entre la vie et la mort. Après avoir été transporté d’urgence à Sanga Hospital de Kampala, le général autoproclamé du M23 sera ensuite délocalisé de là dans un autre hôpital tenu secret. Ces derniers temps, lassés d’être sous la botte des rebelles du M23, les combattants des FDPC ont pris l’option salutaire de tendre de nombreuses embuscades aux hommes de Sultani Makenga. Ce qui a provoqué de sérieuses pertes dans les rangs des rebelles du M23. Si la nouvelle de l’état de santé de Sultani Makenga se confirmait, elle porterait à coup sûr un coup fatal à cette rébellion qui ne cesse d’endeuiller les populations civiles du Nord-Kivu depuis une année. Kléber Kungu

Des Kinois en colère protestent

Arrestation des 21 Congolais en Inde Des Kinois en colère protestent Il a fallu que cette affaire d’arrestation d’une vingtaine de Congolais en Inde arrive pour qu’un climat de tension assombrisse les relations au bon fixe des deux pays : la République démocratique du Congo et l’Inde. Mécontents du traitement dégradant que la police indienne a fait subir aux 21 Congolais en Inde, quelques jeunes Kinois sont descendus mercredi 19 juin au centre commercial de la Gombe, à Kinshasa, où les commerces des Indiens et Pakistanais n’ont pas ouvert au centre d’affaires de Kinshasa. La matinée de mercredi 19 juin, les activités commerciales dans le centre commercial de Kinshasa, dans la commune de la Gombe étaient presque à l’arrêt. Les commerces appartenant aux ressortissants indiens et pakistanais n’ont pas ouvert. De nombreux jeunes ont pris d’assaut l’avenue du Commerce et les rues commerciales adjacentes et alentours pour protester contre l’arrestation de 21 étudiants congolais dans l’État du Pendjab en Inde. Face à cette menace, la police congolaise a mis en place un dispositif devant les commerces fermés pour parer à toute éventualité. Des jeunes Kinois se trouvaient en colère se sont regroupés par dizaines devant les magasins, discutant entre eux, exprimant leur colère face à l’arrestation samedi 15 juin de 21 étudiants congolais qui accusent la police indienne de les avoir violentés. Plus de peur que de mal, aucune scène particulière de violence n’est intervenue sur l’avenue du Commerce et ses alentours où les expatriés notamment des Libanais, Indiens et Pakistanais tiennent leurs commerces. Toutefois, en un certain moment, quelques jeunes Kinois ayant tenté de provoquer les policiers en lançant des projectiles contre les magasins fermés, ils ont été vite dispersés par la police. A l’origine, l’arrestation de 21 Congolais en Inde Vingt et un étudiants congolais ont été arrêtés par la police indienne du Jalandhar, une ville du nord-ouest de l’Inde, après une bagarre survenue après la survenue d’une dispute entre des Indiens qui roulaient dans une voiture et un étudiant congolais que ceux-ci ont failli renverser. L’arrestation de 21 étudiants congolais par la police du Jalandhar, une ville du nord-ouest de l’Inde, a provoqué depuis lundi 17 juin l’indignation de la communauté noire africaine en général et congolaise en particulier de l’État du Pendjab. Sur place, les Congolais dénoncent un climat de racisme insupportable. Le groupe d’étudiants congolais a été interpellé, samedi 15 juin, à un arrêt de bus de Jalandhar, près de l’université Lovely Professional où ils étudient. Les causes de ces interpellations restent floues : selon le représentant de la police de Jalandhar, les forces de l’ordre enquêtaient sur un vol de bagages survenu la veille à cet arrêt de bus et étaient en train de vérifier l’identité de ressortissants congolais. Ceux-ci auraient refusé d’obtempérer, donné des coups et, selon le rapport, cassé la caméra d’un journaliste présent sur les lieux. Une version relayée par les médias indiens. Dans un rapport transmis à l’ambassade de la RDC à New Delhi, la Communauté congolaise d’Inde (CCI) évoque, quant à elle, des provocations racistes et des menaces d’un groupe d’Indiens envers un étudiant congolais. Ce dernier aurait ensuite appelé ses amis et une bagarre se serait ensuivie. La police a alors interpellé les Indiens et les Congolais impliqués dans la bagarre. Pourtant, à l'issue de la garde à vue, alors que tous les Congolais ont été interpellés, aucun Indien n'a été retenu. Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures, s’interroge-t-on dans les milieux des Congolais. Conditions de détention inhumaines La police indienne a été extraordinairement expéditive dans le traitement du dossier de ces Congolais. Dimanche 16 juin, les ressortissants congolais sont transférés du commissariat vers la cour de justice de Jalandhar. Ils ont été jugés en comparution immédiate, avant d’être placés en détention provisoire pendant 14 jours, durée de détention maximale prévue par la loi indienne, à l'issue desquels ils seront jugés. Selon la CCI, , cité par France 24 et qui dit avoir rendu visite aux détenus, "les conditions de détention [des ressortissants congolais] sont inhumaines, et [ces derniers] disent être victimes de tortures et d’insultes en tout genre". Cette affaire a suscité plusieurs réactions, dont celle du premier secrétaire de l’ambassade du Congo en Inde, Jean Baptiste Kasongo. Celui-ci "condamne fermement ce qui s’est passé" et s’étonne que seuls des Congolais aient été jugés. Il réclame une "justice équitable" et ironise sur le fait que, pour les forces de l’ordre, "les criminels ne pouvaient être que les Congolais". Très embarrassé, le ministère de l’Intérieur indien n’a pas voulu s’exprimer, bien qu’ayant été invité à s’exprimer. Selon un étudiant congolais en informatique à l’université Lovely Professional de Jalandhar, ayant fait partie des Congolais interpellés mais qui a réussi à s’enfuir du commissariat où les policiers les interrogeaient, les policiers qui ont arrêté les 21 Congolais ont été moins violents ou agressifs lors de l’arrestation, avant de devenir menaçants. Après avoir réussi à s’enfuir, il a déclaré avoir entendu ses amis crier et avoir vu les policiers les frapper. Il accuse les Indiens. Pour lui, dans l’esprit des Indiens, et même des policiers, le Noir est suspect. Nous sommes régulièrement accusés d’être des dealers ou des alcooliques. Je ne peux pas aller chez le médecin sans que celui-ci ne demande si je prends de la drogue. Il est fréquent que des Indiens nous interpellent en disant "kalou" ["nègre" en hindi, NDLR] en faisant des bruits de singe. N’importe quelle action quotidienne est plus compliquée pour nous. Lorsque l’on fait des démarches administratives, on tombe souvent sur des gens qui nous parlent en hindi et se moquent de nous. D’autres nous disent que l’Inde est déjà surpeuplé et qu’on n’a rien à faire ici. Le président de l’Association des étudiants africains en Inde, Christophe Okito, renchérit en peignant la société indienne en ces termes. « Les Africains viennent en Inde parce que les visas étudiants sont facile à avoir notamment dans le domaine de l’informatique et des technologies. Nous sommes entre 500 et 600 Noirs africains à Jalandhar dont une cinquantaine de Congolais. Le Pendjab est un État très religieux [60% des Pendjabis sont sikhs et l’État abrite le principal lieu saint du sikhisme, le Temple d’Or, NDLR], et de façon générale, les étrangers sont très mal perçus. Il y a une sorte de repli identitaire plus important qu’ailleurs en Inde. » Selon lui, les Indiens considèrent le Noir comme maudit des dieux, qu’il est voué à être un esclave, alors que le Blanc est signe de réussite. Ici, l’intolérance et le racisme transforme le Pendjab en enfer des Noirs africains. C’est moins le cas à New Delhi, où la population est beaucoup plus multiculturelle. Mais ce n’est pas la première fois qu’un Noir est pris à partie par des Indiens dans le Pendjab. En avril 2012, un jeune burundais avait été tabassé et est resté neuf mois dans le coma. Mais la situation est telle qu’on envisage en ce moment que les étudiants congolais qui ne sont pas en dernière année d’étude soient transférés dans des universités à New Delhi pour leur sécurité. Cette situation d’injustice, annonce la source, a poussé tous les Noirs africains de Jalandhar à se réunir en vue d’envisager d’organiser prochainement des actions pour dénoncer ce qu’ils vivent. L’ambassade de la RDC en Inde et le ministère des Affaires étrangères à Kinshasa ont été saisis de cette affaire. L’ambassadeur de l’Inde en RDC a été convoqué par les autorités congolaises mardi 18 juin pour fournir des explications. Légendairement très pacifique et accueillant, le peuple congolais accueille tout le monde de la même manière et avec toute l’hospitalité voulue. Tous ceux des peuples du monde qui ont décidé de faire de la RDC leur seconde patrie y habitent sans inquiétude. Il arrive souvent que le Congolais, son hospitalité prise pour une faiblesse, subisse chez lui des brimades et des injustices de la part de ceux qu’il a accueillis avec gentillesse. Cette affaire n’a pas laissé indifférents des Congolais de tous les horizons. Noms des Congolais actuellement en détention 1. Bienfait Kazadi 2. Maximillien Mayunga 3. Gucci Mayunga 4. Gustave Betofe 5. Eddy Kabengele 5. Fridolin Mukeba 6. John Kalamba 7. Audrey 8. Patrick Mbwete 9. Paulin Nduba 10.Christian Nduba 11. Peghuy Lobo 12. Alain Mubembe 13. Daniel 14. Diego Bobo 15. Jeami Kokopa 16. Pinko Lume 17. Audrey 18. Phuela Muak Kléber Kungu

mardi 18 juin 2013

Francophonie : « Locateur » ou « locataire » ?

« Locateur » ou « locataire » ? Une autre chaîne de télévision émettant à Kinshasa a aidé une troupe théâtrale à nous montrer ses limites en langue française en nous balançant ceci : « Troupe théâtrale : « Locateur azali mowumbu te » ( le locateur n’est pas esclave, NDLR). Savez-vous que le rédacteur de ces mots a péché deux fois ? Primo, il a mal orthographié le mot « locataire ». Secundo, il a confondu: « locateur » et « locataire », deux mots qui disent le contraire l’un de l’autre. Savez-vous que le « locateur » veut dire : personne qui loue, qui donne à bail quelque chose et que c’est le synonyme de « propriétaire », alors que le « locataire » signifie une personne qui prend un bien à loyer, en vertu d’un contrat de louage, ou qui prend à bail une maison, un logement ? Cela dit, la réalité est que ce n’est pas le « locateur » qui est esclave, mais c’est plutôt le « locataire » en raison du comportement indigne de nombreux « locateurs ». Kléber Kungu

Francophonie: "le pape François en appelle aux preneurs d’otages pour qu’ils les libèrents"

Syrie : le pape François en appelle aux preneurs d’otages pour qu’ils les libèrents C’est une des grandes chaînes de télévision de la RDC qui nous a offert cette série de cocktails Molotov linguistiques de ce genre. Cocktails Molotov ? Oui, cette phrase en compte deux, prêts à faire mal, très mal aux francophones dont nous faisons membres, vous et moi. Le premier : « en appelle ». La manière dont cette expression verbale est construite est incorrecte. Car on dit: « en appeler à la clémence de quelqu’un » et non « en appeler à quelqu’un ». Ici, la formulation heureuse serait : « appelle les preneurs d’otages à les libérer ». Le second cocktail Molotov, c’est ce verbe que le rédacteur a massacré volontairement : « libèrents ». Pourquoi - je vous prends à témoin - peut-on pousser son hostilité envers une langue ou le manque de maîtrise de cette langue en la massacrant de cette manière comme si on avait des comptes à lui régler ? Kléber Kungu
Journée de l’Enfant africain 2013 Protéger les enfants des pratiques traditionnelles néfastes Avons-nous encore des enfants ?
Dans le cadre de la commémoration de l’édition 2013 de la Journée de l’Enfant africain, les partenaires de la promotion des droits de l’enfant, en l’occurrence l’Union africaine, le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), et leurs partenaires, avec le ministère congolais du Genre, Famille et Enfant se sont engagés à promouvoir les droits des enfants. Alors que cette année, le thème retenu pour la journée par l’Union africaine concerne les pratiques traditionnelles néfastes. Mais il y a de nous demander si nous avons encore des enfants, si nous nous soucions de leurs droits…les plus élémentaires Chaque année, la journée du 16 juin est consacrée à l’Enfant africain par les Etats membres de l’Union africaine, en mémoire des insurrections de 1976 à Soweto, au cours desquelles une manifestation par des écoliers en Afrique du Sud, contre une scolarité inspirée par l’apartheid, a eu pour résultat le massacre public par des policiers des jeunes manifestants non armés. Au cours de cette journée, l’ambassadeur de l’Union africaine en RDC, Emmanuel Mendoume Nzé a rêvé d’un monde dans lequel toutes les pratiques rétrogrades qui chosifient les enfants doivent être bannies. « La Journée internationale de l’Enfant africain est une opportunité que saisit l’Union africaine pour exprimer sa préoccupation face à la persistance des pratiques traditionnelles néfastes comme l’excision de jeunes filles, le travail précoce des enfants, et d’autres. Elle milite pour une société meilleure où ces pratiques seraient bannies; un monde qui soit à même d’offrir une chance égale d’épanouissement à tous », a-t-il déclaré. Les disparités économiques sont souvent à l’origine des abus commis à l’égard des enfants comme en témoignent les mariages précoces d’enfants ou l’accusation de sorcellerie. La pauvreté dans les familles et les communautés cause et accentue ces phénomènes, lorsque l’enfant est considéré comme une charge. Mariages précoces Les mariages précoces, par exemple, ont pour conséquences l’interruption de la scolarité des filles et la mise en danger de leur santé. En RDC, L’Etude sur les enfants et adolescents en dehors de l’école, conduite par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) avec l’appui de l’Unicef et de ses partenaires en 2012, montre que les mariages précoces figurent parmi les barrières à la scolarisation des filles. La ministre du Genre, Famille et Enfant, Geneviève Inagossi Kassongo a saisi cette occasion pour interpeler son gouvernement sur les engagements qu’il a pris lors de la ratification de diverses conventions internationales, selon un communiqué conjoint rendu public lundi 18 juin dont L’Observateur a obtenu copie. «La 24ème édition de la Journée d’Enfant africain est l’occasion pour le gouvernement de réitérer ses engagements pris lors de la ratification des conventions internationales d’une part, les efforts d’harmonisation de l’arsenal juridique aux normes internationales d’autre part, et de redoubler d’efforts dans la perspective de l’évaluation de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), dont l’échéance est fixée à l’horizon 2015 ». La Convention relative aux droits de l’Enfant (CDE) souligne dans son article 24.3 que les Etats parties doivent prendre « les mesures appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants ». En RDC, au vu du nombre important de décès maternels (570 pour mille naissances vivantes) et de la mortalité des enfants en dessous de 5 ans (158 pour mille naissances), le gouvernement a lancé l’initiative « Promesse renouvelée » le 31 mai 2013 avec pour objectif de sauver la vie de 7,900 vies de mères et de 430,000 enfants en RDC d’ici fin 2015. La RDC a également ratifié des instruments juridiques tels que la CDE, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant ou la Loi portant protection de l’Enfant qui mettent les droits des enfants au centre de son agenda. « Tous les enfants ont droit à la vie et à une enfance. Les pratiques néfastes nient ces droits. En RDC il y a la volonté politique, reflétée dans les lois. Une grande mobilisation sociale de tous doit permettre de vaincre les habitudes qui mettent en danger la vie des filles et des garçons » a déclaré Barbara Bentein, représentante de l’Unicef en RDC. « Leur avenir est dans nos mains aujourd’hui. » La RDC a choisi le 18 juin comme date pour la célébration officielle de la Journée de l’Enfant africain. A Kinshasa, un mémorandum accompagné d’une pétition signée par les enfants à travers toutes les provinces, et adressé aux autorités sera remis aux ministres du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, pour la prise des mesures appropriées, comme notamment l’accroissement du budget alloué à l’éducation. C’est en compagnie des enfants que la ministre du Genre remettra le mémorandum au Parlement et aux Gouverneurs ainsi qu’aux Assemblées provinciales. Complices et irresponsables Adresser un mémo est une très bonne chose. Mais que peut valoir un mémo si ceux à qui il est adressé ne se soucient pas du tout de répondre aux desiderata consignés dans ce mémorandum. Conséquence : tout ce que nous nous mettons à dénoncer, à décrier dans nos discours officiels, à coups de tapages médiatiques a peu de chance de disparaître. A quoi peut servir une convention, une loi si ses signataires ne les applique pas ? Toute convention ou toute loi tire sa force, son efficacité par l’application que les gouvernants sont appelés à en faire. Aussi devenons-nous des complices silencieux de toutes ces pratiques traditionnelles néfastes et éhontées. Un petit tour sur nos artères, dans nos quartiers et communes et nous avons devant nous nos propres enfants à qui notre incompétence et notre distraction ont confié de sales boulots, des responsabilités qui du reste sont nôtres. Que d’enfants vendeurs d’eau en sachets, de jus en bouteilles plastiques, et d’autres marchandises… Ils les proposent à tout le monde, au vu et au su de tous, y compris des décideurs, qui, complices, les regardent faire. Sans broncher ! Nous poussons notre complicité doublée d’un abandon de responsabilité, jusqu’au point de laisser nos propres enfants faire ce qui relève de notre responsabilité première. Plusieurs enfants sont devenus leurs propres parents en payant – pour ceux qui sont sur le banc scolaire – leurs frais scolaires. Le travail précoce des enfants, les mariages précoces, la prostitution, la garde d’enfants… Notre complicité et notre irresponsabilité ont poussé nos enfants à pratiquer tous ces sales boulots. Que dire de cette maman, sans mari et livrée à la prostitution laisse chaque nuit ses enfants sous la garde de leur sœur aînée pour aller se prostituer ! Nos seulement ses enfants ne sont pas scolarisées, mais sa fille aînée, encore mineure, commence à prendre goût au métier de sa maman. Avons-nous raison de sacrifier l’avenir de nos enfants pour le simple prétexte que nous ne disposons pas de moyens suffisants pour les scolariser, pour les encadrer, parce que nous-mêmes, bénéficiaires de ce mauvais encadrement de la part de nos parents, ne trouvons pas l’importance de mieux encadrer nos enfants ? Ne nous étonnons pas de voir ces enfants mal encadrés devenir nos assassins. Pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui, mettons-nous à nous demander si les très tristement célèbres kuluna, les enfants de la rue, les éternels shégués qui sèment terreur et mort dans nos quartiers n’ont pas bénéficié de notre irresponsabilité. Kléber Kungu

dimanche 16 juin 2013

Neuf enfants de 1 à 12 ans sauvagement violés en deux mois

Sud-Kivu Neuf enfants de 1 à 12 ans sauvagement violés en deux mois Neuf enfants âgés de un an et demi à douze ans ont été violés avec une extrême violence depuis le début du mois de mai au Sud-Kivu. La révélation du Dr Denis Mukwege qui demande l’organisation d’audiences foraines pour rendre justice aux victimes, punir les criminels et faire la lumière sur les raisons de telles atrocités «dans les plus brefs délais. Le Dr Mukwege n’a pas caché son étonnement sur les cruautés de ces actes. «Je n’ai jamais vu une telle horreur depuis 2004. Les enfants affluent à l’hôpital dans un état extrêmement critique», s’est-il étonné, tout en s’indignant de la recrudescence de viols sur des jeunes enfants dans la province du Sud-Kivu, selon radiookapi.net. Un médecin de ce même hôpital a précisé que les neuf viols ont été commis dans les territoires de Kabare et de Mwenga au début du mois de mai 2013, ajoutant que deux fillettes en sont mortes et d’autres ont été retrouvées avec de sérieuses lésions gynécologiques. «Pour chacun de ces cas, le mode opératoire est le même: les enfants sont enlevés au domicile familial, amenés en brousse puis violés et abandonnés», a ajouté ce médecin. Selon le communiqué, «la police et le parquet de grande instance, saisis de ces graves crimes, détiennent trois auteurs présumés, dont deux ont avoué». Reste qu’ils seront déférés devant la justice et jugés par la suite pour répondre de leurs actes odieux. Le docteur Denis Mukwege est un gynécologue de renommée internationale spécialisé dans la réparation des traumatismes consécutifs aux violences sexuelles. La province du Sud-Kivu est particulièrement caractérisée par une insécurité sur fond de viols des femmes et des filles. Kléber Kungu

Francophonie : « Vivre frais » et « vivres frais »

« Vivre frais » et « vivres frais » Sans doute d’autres compatriotes très avisés que vous êtes avez déjà remarqué ces écrits qui ornent bien des commerces et autres camions de réclame. Comme ce véhicule rencontré un jour sur lequel j’ai lu : « Vivre frais » et sur le côté gauche « chambre froide ». Question : de quel vivre il s’agit ? Du verbe « vivre » ou du mot « vivre » ? La confusion est totale, d’autant plus qu’il pourrait s’agir du premier. Cela pourrait s’accepter, dans la mesure où lorsqu’on se nourrit bien, on peut « vivre » frais, c’est-à-dire bien ! Cependant, à bien réfléchir, il ne s’agit pas de cela. En écrivant « vivre frais », comme on en voit presque partout sur les murs des commerces à Kinshasa, le rédacteur s’est trompé en omettant le «s » pluriel, car il s’agit bien sûr de « vivres frais », dont du poulet, du rôti, des côtelettes, du poisson chinchard, des tripes, des croupions… dont raffolent les Congolais ! Or, ce n’est pas en se nourrissant de ces vivres, même s’ils sont frais, que l’on peut espérer vivre frais !

Le PTM bénéficie de 180 millions de dollars de la Banque mondiale

Le PTM bénéficie de 180 millions de dollars de la Banque mondiale Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a d’accordé un financement additionnel de 180 millions de dollars américains en faveur du Projet de transport multimodal, PTM. Cette somme vient s’ajouter au don initial de 255 millions de dollars américains accordé en 2010, selon un communiqué de la Cellule d’exécution du projet de transport multimodal, CEPTM rendu public dernièrement. Ce financement additionnel a pour conséquence de reformuler les objectifs initiaux du PTM. C’est dans le but de mieux adapter ces objectifs, précise le communiqué de presse dont L’Observateur a obtenu copie, aux résultats effectivement réalisables, à savoir : améliorer la connexion des modes de transport en RDC ; rétablir la viabilité financière et opérationnelle de la SNCC; et renforcer les performances opérationnelles des entreprises publiques de transport. Les activités concernées Le financement additionnel concerne les activités suivantes : le plan de redressement de la Société nationale des chemins des fers du Congo (SNCC) pour 157.0 millions de dollars EU. Cette composante dite 1 va contribuer, dit-on, à la poursuite de la mise en œuvre du plan de redressement de cette société congolaise qui éprouve d’énormes difficultés. Ce montant est réparti en plusieurs postes dont les investissements évalués à 100.8 millions de dollars EU) destinés à accroître la capacité de transport de la SNCC pour atteindre 550 millions d'unités de trafic par an. Ce qui aiderait à atteindre les recettes d’exploitation de nature à couvrir les charges d’exploitation. Ces investissements, ajoutés à ceux du financement initial, vont porter sur la réhabilitation de la voie, des bâtiments, des ateliers, d'autres installations, du matériel roulant et d’autres équipements, ainsi que l’acquisition de matériel roulant neuf. L’objectif commercial étant de relancer le développement du trafic des importations et des exportations, de rétablir les liens avec les provinces « enclavées » de la RDC et les connexions en direction et en provenance des régions agricoles; La deuxième activité concernée sont l’appui opérationnel et le développement institutionnel qui engloutiront 48.8 millions de dollars. Ce montant permettra au projet de financer les dépenses d’exploitation éligibles de la SNCC, principalement le carburant et lubrifiant, les factures d'eau et d'électricité, les coûts de location de locomotives, ainsi que l’acquisition du matériel et pièces de rechange d’urgence, un contrat de gestion avec un opérateur privé, et la formation du personnel en poste et du nouveau personnel à recruter. L’exécution du plan social avec 7.4 millions de dollars est la 3ème activité concernée pour la composante 1. Ce montant servira à payer les indemnités de départ et les cotisations à l’INSS au profit de quelque 400 retraités volontaires admissibles à la retraite en 2013. Quant à la composante 2, elle concerne le renforcement de la performance opérationnelle et l’amélioration de la gouvernance du secteur pour 15 millions de dollars. Les secteurs concernés sont la Régie des voies fluviales (RVF) pour 5 millions de dollars. Cette sous-composante permettra de réhabiliter le balisage sur certains affluents du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, en particulier les rivières Kwilu, Sankuru, Ruki-Busira-Tshuapa, et Lukémie-Mfimi, et de renforcer la viabilité des résultats du projet initial centré sur les rivières Lua, Mongala et Lualaba, par la fourniture de matériaux, matériel et équipements de balisage. Il est également prévu des prestations de services de consultants et la formations. La sous-composante Direction de la marine et des voies navigables, DMVN, avec 5 millions de dollars va renforcer la capacité de régulation du transport fluvial en RDC en procédant à une réforme institutionnelle de cette Direction et à l’amélioration des conditions de travail par la réhabilitation des bureaux, la logistique en fournitures, matériel et équipements. Des prestations de services de consultants et la formation sont également prévues. L’Autorité de l’aviation civile, AAC, pour 5 millions de dollars, va renforcer la capacité de régulation du transport aérien dans le pays en prenant en charge une assistance technique étrangère ponctuelle et longue durée, et en améliorant les conditions de travail par la réhabilitation des bureaux, la logistique en fournitures, matériel et équipements. Il est aussi prévu des prestations de services de consultants et des formations. La composante 3 concerne la gestion du projet pour 8 millions de dollars. Ce montant sera affecté à la CEPTM pour le financement global de ses coûts révisés de fonctionnement jusqu’à la nouvelle date de clôture fixée au 30 juin 2018, ainsi que des prestations de service de consultants et de formation. Le document précise que la signature de l’accord de financement additionnel interviendra d’ici au mois de juillet prochain et sa mise en vigueur dans les trois mois qui vont suivre. Kléber Kungu

L’ambassadrice Diane Corner a promis une aide de 1,2 milliard USD à la RDC

Au cours de la célébration de la fête d’anniversaire de la reine Elisabeth II L’ambassadrice Diane Corner a promis une aide de 1,2 milliard USD à la RDC L’ambassadrice de la Grande-Bretagne en RDC, Diane Corner, a promis une aide de 1,2 milliard USD de son pays à la République démocratique du Congo (RDC). C’était au cours de la célébration de la fête d’anniversaire de la reine Elizabeth II le samedi 15 juin que la diplomate a fait cette annonce. Diane Corner a indiqué que cette aide sera concentrée sur l’assistance humanitaire ainsi que l’appui aux efforts visant à mettre fin aux conflits armés dans l’Est de la RDC. Elle a saisi cette opportunité pour appeler les pays signataires de l’accord-cadre d’Addis-Abeba signé en février dernier à collaborer pour la mise en œuvre intégrale de leurs engagements. «Tous les pays de la sous région doivent respecter la souveraineté de la RDC, ainsi que la vie des populations civiles et leurs biens», a indiqué la diplomate britannique. Par ailleurs, l’ambassadrice Diane Corner s’est réjouie de la mise en place d’un guichet unique pour la création d’entreprises et pour l’adhésion de la RDC à l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires (Ohada). «Nous soutenons également la prestation de services au bénéfice des pauvres dans le secteur de la santé, et la lutte contre la malaria. Nous assurons l’éducation, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement», a ajouté la diplomate britannique. Depuis quelques jours, le gouvernement britannique finance un projet de scolarisation de 137 360 jeunes filles du Bandundu, de l’Equateur, du Katanga, du Kasaï-Oriental et de la Province Orientale, rapporte radiookapi.net. L’ambassadrice de la Grande-Bretagne en RDC qui a participé à la cérémonie du lancement de ce programme, a affirmé que son gouvernement accordait un grand intérêt à l’éducation de la fille congolaise. Kléber Kungu

Francophonie : « Riguene »

« Riguene » « Riguene » ! Vous savez de quoi il s’agit ? Est-ce du nom propre d’une personne ? Ou du nom d’un médicament de spécialité ? Il ne s’agit pas d’un médicament dit de spécialité. Il s’agit plutôt du nom propre d’une personne. Avez-vous trouvé ? Il s’agit du nom de l’ancien président américain, (Ronald) Reagan, que notre rédacteur peu avisé a massacré de cette manière sur le pare-brise d’un véhicule de triste mémoire, 207. Kléber Kungu

Des militaires américains et congolais en formation à Kitona

Coopération sanitaire militaire RDC-Etats-Unis d’Amérique Des militaires américains et congolais en formation à Kitona Pendant une semaine (du 4 au 12 juin), des professionnels médicaux militaires américains et congolais ont été en formation sur les maladies infectieuses et la surveillance de la santé publique à Kitona, dans la province du Bas-Congo. La formation médicale a été menée par une mission de l’US Army Africa, la composante de l’armée de terre d’Africom) et du personnel médical congolais. Au cours d’une conférence de presse co animée par le chef de ce bureau Bureau de coopération médicale militaire le représentant principal de l’Africom en RDC, le lieutenant-colonel Mike McCullough, le capitaine Tony Hardy et le Dr Emil Lesho, au Centre culturel américain de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo (RDC), le chef de ce bureau a parlé des activités paramilitaires que réalisent les Etats-Unis d’Amérique, notamment la formation sur les maladies infectieuses et la surveillance de la santé publique qui s’est tenue à Kitona dans la province du Bas-Congo, dans le cadre de la coopération militaire entre les Etats-Unis d’Amérique et la RDC. L’objectif de cette formation baptisée Medrete, c’est-à-dire exercice de formation de préparation médicale, est de développer les capacités des professionnels médicaux congolais ainsi que les relations entre les professionnels congolais et américains, mais aussi de former le personnel américain. Ces exercices sont destinés aux médecins de l’hôpital militaire de Kitona et ont porté notamment sur la surveillance des maladies, la gestion des maladies infectieuses, la prévention du bioterrorisme et le partage de techniques et de procédures pour une interopérabilité améliorée. Pendant ces exercices, au moins trois cents patients ont été consultés, 384 maladies infectieuses détectées ainsi que 170 cas de paludisme. Le représentant principal de l’Africom en RDC a souligné l’importance de cette coopération militaire entre les deux pays qui a permis à la RDC de bénéficier d’un appui financier de plus de 200 millions de dollars américains de la part des Américains en fournitures médicales. Pourquoi une formation médicale ? Pourquoi avoir privilégié la formation médicale alors que l’armée congolaise a grandement besoin d’une réforme ? A cette question, le Dr Emil Lesho, le représentant principal médical, répondu en soulignant l’implication des Etats-Unis et de l’Africom dans la reforme de l’armée congolaise ; ce qui explique des contacts permanents avec des officiels congolais de premier rang, notamment le ministre de l’Intérieur, Richard Muyez, le Premier ministre, Matata Ponyo et le chef de l’Etat Joseph Kabila. Mais à quoi peut servir une armée, toute professionnelle soit-elle, qui soit prompte à presser sur la gâchette ? La coopération militaire congolo-américaine est marquée par plusieurs activités comme la logistique, la justice militaire, la formation en langue anglaise… Le choix de Kitona est dicté par le meilleur emplacement géographique de ce centre de formation militaire des Forces armées de la RDC (FARDC). L’US Army Africa a entre autres missions de renforcer les capacités de l’armée de terre des Etats africains et des organisations régionales, mais également de soutenir les opérations d’Africom. Africom aide les pays et les organisations régionales africains à atteindre leurs objectifs de sécurité et de défense par un nombre important de programmes et d’activités. Africom entend aider les pays africains à combattre les menaces transnationales comme le terrorisme, la piraterie et le trafic illégal d’armes, des personnes et des stupéfiants. Africom encourage également les armées africaines à opérer sous l’autorité civile, à respecter le droit, les normes internationales relatives aux droits de l’homme et à contribuer à la stabilité dans leurs Etats respectifs. Kléber Kungu

jeudi 6 juin 2013

Francophonie : « Auto Tronic : specialiste electronic, mechanic, painture…»

« Auto Tronic : specialiste electronic, mechanic, painture…» Une belle réclame orne la devanture d’une maison spécialisée en plusieurs matières avec pour annonce : « Auto Tronic : specialiste electronic, mechanic, painture…». Sans doute, le propriétaire de cette maison est un anglophone, d’où le méli-mélo de mots à consonance anglophone qui provoque une confusion dans la compréhension de ceux de nos compatriotes qui n’ont pas la maîtrise du français. Excepté l’irrespect de notre rédacteur en matière d’accent (cf. specialiste), les mots electronic (pour électronique en français), mechanic (pour mécanique), painture (peinture) ont été proprement massacrés par l’anglophone qui évolue en milieu francophone qu’est Kinshasa. Kléber Kungu

La Banque mondiale appuie le secteur sanitaire congolais

A travers le PARSS La Banque mondiale appuie le secteur sanitaire congolais A travers le Programme d’appui à la réhabilitation du secteur de la santé (PARSS), la Banque mondiale soutient directement les actions du gouvernement congolais et d’autres partenaires en matière de lutte contre le paludisme en appuyant les centres de santé et hôpitaux de la RDC en médicaments de base et par le renforcement des capacités dans le processus budgétaire du gouvernement et en appuyant les activités de vaccination et du cadre des dépenses en moyen terme. Selon le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Eustache Ouayoro, cette institution financière internationale appuie la mise en œuvre du cadre d’accélération de la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant dont le lancement est intervenu le 31 mai dernier. C’est en finançant plusieurs actions du gouvernement des secteurs de développement en vue de l’amélioration du bien-être des Congolaises et des Congolais que la Banque mondiale entend soutenir la RDC. La distribution gratuite de 13 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides dans les provinces du Katanga, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’acquisition de 12 millions de doses de médicaments pour lutter contre la paludisme et des tests de diagnostics rapides de cette maladie sont parmi les appuis que la Banque mondiale apporte au gouvernement congolais. Baisse sensible de l’incidence du paludisme Eustache Ouayoro a indiqué qu’en raison du soutien de son institution aux efforts du gouvernement de la RDC, une baisse sensible de l’incidence du paludisme se fait remarquer au sein de la population. Quant aux activités de vaccination, la Banque mondiale a contribué à l’acquisition entre autres de tous les antigènes (vaccins) pour une période d’un an, du matériel roulant notamment de 53 véhicules 4X4 et de camions pour les antennes de Programme élargi de vaccination (PEV), de 7 500 bicyclettes en vue de renforcer les activités communautaires, de 53 motos, de 204 réfrigérateurs et de 17 chambres froides solaires pour renforcer la chaîne de froid. Ces cofinancements permettent d’opérer plus de 80% de grandes couvertures vaccinales dans les zones de santé qu’appuie le projet. Ce qui réduit les risques d’épidémies chez les enfants et les femmes enceintes. Réconfortée par ces résultats, la Banque mondiale entend aller plus loin dans ses appuis et continuer à soutenir les efforts du gouvernement congolais et d’autres partenaires, la promotion de la mise des interventions à haut impact pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Congo Kinshasa. 75 millions de dollars au PARSS Pour consolider ces acquis, la Banque mondiale a décidé d’octroyer des fonds additionnels au PARSS de l’ordre de 75 millions de dollars américains. Selon le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, les efforts que ce pays a menés dans le cadre de la lutte contre la polio ont été couronnés de succès au point qu’il a été déclaré par l’OMS « pays sans polio ». Par ailleurs, dans le cadre de l’appui à l’élaboration et à l’exécution du budget, l’approche cadre des dépenses à moyen terme mise en place par le gouvernement congolais a permis au ministère de la Santé publique d’inscrire dans son budget des lignes de crédit pour achat des vaccins et autres intrants nécessaires à l’amélioration de la vie des Congolais. Kléber Kungu

mercredi 5 juin 2013

Francophonie : « Veuilez d’adoration et prière »

« Veuillez d’adoration et prière » « Veuillez d’adoration et prière ». C’est la RTP, une télé confessionnelle, qui s’est illustrée par cette monstruosité linguistique. A première vue, une telle information échappe à tout œil non exercé ou à tout esprit on éveillé. D’autant plus que les trois mots constituent un assemblage hétéroclite - qui ne veut rien dire - composé d’un verbe (veuillez) –faudra-t-il encore prouver que c’en est un ! - qui n’a rien avoir avec le spirituel, et de deux autres qui relèvent du monde spirituel (adoration et prière). Mais, en réfléchissant bien, on aboutit à cette découverte : la véritable orthographe est « veillée d’adoration et de prière ». Kléber Kungu

Marcellin Cishambo nomme un nouveau gouvernement

Sud-Kivu Marcellin Cishambo nomme un nouveau gouvernement Par l’arrêté provincial n° 13/023/GP/SK/ du 4 juin, le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo, a nommé un nouveau gouvernement. Dix ministres viennent d’être nommés, dont 6 hommes et 4 femmes. Un nouveau gouvernement vient de voir le jour au Sud-Kivu où dix ministres ont été nommés par le gouverneur de province, Marcellin Cishambo. Il s’agit de Jean Julien Miruho Nyabalinda, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, des Entités territoriales décentralisées et chargé des questions de la Région des Grands Lacs, Porte-parole du Gouvernement, de Gisèle Nabozi Balegamire, ministre de la Justice, des Droits humains, de la Fonction publique et des Relations avec la Société civile, d’ Adolphine Idumbo Achilia, ministre des Finances, de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, de Patrick Mze Somora, ministre du Plan, du Budget et du Suivi de la mise en œuvre de la Révolution de la Modernité, de Kalenga Riziki Lwango, ministre des Travaux publics, des Infrastructures, de l'Urbanisme et de l'Habitat et chargé des Relations avec l'Assemblée provinciale, d’Adalbert Murhi Mubalama, ministrre des Mines, des Ressources Hydrauliques, Electricité et des Hydrocarbures, de Jacques Rukeba Rukabya, ministre des Transports, des Voies de communication et du Tourisme, de Mwanza Nangunia, ministre de la Santé, du Genre, de la Famille et des Affaires humanitaires, de Bernadette Masoka Safi:, ministre de l'EPSP, des Sports et Loisirs, de la Culture, des Arts, de l'Information et d’Adolphine Muley Byayuwa, ministrre de l'Agriculture, des Affaires foncières, du Développement rural et de l'Environnement. Par un autre arrêté n° 13/024/GP/SK, Marcellin Cishambo a également nommé Emmanuel Matabishi Kulimushi aux fonctions de secrétaire exécutif du Gouvernement provincial. Espérance Hendwa Ciza et Agnès Sadiki Nyabisoki ont été nommées respectivement secrétaire exécutif adjoint du Gouvernement provincial, et responsable de la Commission politique, administrative et juridique et secrétaire exécutif adjoint du Gouvernement provincial et responsable de la Commission économique, financière, sociale et humanitaire. Kléber Kungu

Une quinzaine de journalistes formés sur les réseaux sociaux

Du 3 au 4 juin au Centre culturel américain Une quinzaine de journalistes formés sur les réseaux sociaux Une quinzaine de journalistes des médias congolais viennent de bénéficier d’une formation en réseaux sociaux pendant 2 jours (les 3et 4 juin) au Centre culturel américain, dispensée par Renée Kaplan, une ancienne journaliste de Farnce 24. Ils ont découvert le fonctionnement et/ou approfondi leurs connaissances sur Facebook, Twitter et LinkedIn, parmi les réseaux les plus pertinents aussi bien en privé que professionnellement. Une remise à niveau des connaissances pour certains journalistes, mais une découverte du monde de ce qui a pris le dessus dans le monde professionnel pour d’autres que sont les réseaux sociaux, surtout pour les hommes et les femmes des médias. Le monde technologique évolue à un tel rythme ou vitesse que ne pas adapter son comportement ou ses activités sur cette évolution équivaut à se disqualifier soi-même dans un monde devenu très compétitif. Les réseaux sociaux, qui sont à la base de bien des révolutions qui ont marqué le monde politique ces derniers temps, particulièrement en Afrique du Nord (Tunisie, Egypte, Libye), peuvent être définis comme des outils virtuels de communication qui permettent à leurs utilisateurs de savoir ce qui se passe dans le monde, dans les pays voisins. L’importance professionnelle des réseaux sociaux est telle qu’aujourd’hui le monopole d’informer n’est plus exclusive aux seuls journalistes, comme cela était auparavant. Grâce aux réseaux sociaux, tout le monde - du moins ceux qui en sont capables et qui en ont le moyen, de plus en plus nombreux - peut apporter à autrui de l’information. La formation était subdivisée en deux volets : le volet théorique et celui pratique. Aussi, durant la formation, les professionnels des médias ont appris entre autres la différence entre Twitter et les autres réseaux sociaux, comment envoyer des informations à des amis, le pourquoi de se connecter sur Twitter, quelle cible viser, les éléments à placer dans son compte Twitter, en ouvrant un compte Twitter, quels objectifs peut-on poursuivre, à qui s’abonner, comment utiliser Twitter une fois le compte ouvert, les règles de bonne conduite sur Twitter. En bref, tout cela constitue l’ensemble des règles à suivre pour utiliser au mieux Twitter. Faire attention à ce qu’on écrit ! Comme tout réseau social, Twitter a ses risques, comme quoi tout utilisateur de ce réseau social doit apprendre que la frontière à faire entre le hors-ligne et le en ligne devient de plus en plus ténue. Aussi tout utilisateur de Twitter doit beaucoup réfléchir avant d’écrire. Ainsi, il est prudent de faire attenttion à ce qu’on tweet puisque les tweets restent ! Du vocabulaire nouveau a enrichi le bagage des journalistes : tweet, retweet, abonnement, abonné, messages (DM), mention (@), hastag (#), fil (stream). Quelle est ma communauté ? Telle est l’une des questions capitales que l’on se pose avant d’ouvrir son compte Twitter. En effet, la communauté ici représente toutes les personnes qui suivent et avec lesquelles vous partagez les mêmes intérêts. C’est sur un ordinateur que chaque journaliste s’est exercé en guise de pratique sur la théorie apprise la veille. La même démarche était suivie avec Facebook, le réseau social le plus en vogue et le plus familier chez les professionnels des médias. Cependant, quelques notions sur sa connaissance ont été ajoutées pour approfondir les pré requis. Notamment, quelques astuces pour rendre ses publications plus accrocheuses, plus intéressantes, appuyés par des éléments visuels (photos ou images, vidéos). Linkedin était par contre peu familier aux journalistes. S’il y en avait qui avait ouvert des comptes, d’autres n’en avaient aucun. Et ceux qui avaient un compte ne savaient qu’en faire. Linkedin est différent de facebook qu’il est purement à usage professionnel. Un accent particulier a été mis sur les rubriques d’identité du propriétaire du cmpte Linkedin comme son parcours qui doit reprendre le sommaire de son CV, son expérience professionnelle, ses projets, ses publications (livres, par exemple), les langues parlées, des personnes qui lui donnent une sorte de validation, les études faites, les recommandations faites en faveur de quelques personnes. Bref, toutes ces données doit présenter un CV amélioré. Plus que Facebook, Linkedin est une vitrine pour son profil professionnel. La création du compte de ce réseau social est si simple que la plupart des journalistes en ont ouvert un. Un seul conseil : pour recevoir, il faut d’abord donner ! Un principe qui invite tout simplement tout utilisateur des réseaux sociaux à être actif pour maximiser ses chances d’être C’est tout joyeux d’avoir appris comment devenir plus professionnel avec les réseaux sociaux que les participants ont reçu leurs certificats de participation. « Que Dieu bénisse l’ambassade américaine en RDC pour avoir songé à nous former sur les réseaux sociaux », souffle une journaliste au sortir du Centre culturel américain. Kléber Kungu

mardi 4 juin 2013

Francophonie: « Je vous souhaite mes condoléances les plus attristées »

« Je vous souhaite mes condoléances les plus attristées » Sans y faire beaucoup d’attention la pratique est en train de s’enraciner. Celle consistant pour certaines personnes de souhaiter le malheur à leurs amis et connaissances éprouvés. En effet, que ne cesse-t-on d’entendre de ces personnes non malintentionnées mais étourdies par les caprices du français. Lorsqu’elles apprennent le malheur qui frappe une personne et qu’elles souhaitent lui présenter, par téléphone ou de vive voix, leurs condoléances, on les entend lâcher ceci : « Je vous souhaite mes condoléances les plus attristées », à la place de « je vous présente mes condoléances les plus attristées ». « Souhaiter des condoléances » à une personne déjà éprouvée ne veut tout simplement dire la tuer moralement deux fois ! Kléber Kungu

Francophonie : « Le Rwanda appui le M23 avec 300 hommes »

« Le Rwanda appui le M23 avec 300 hommes » « Le Rwanda appui le M23 avec 300 hommes », ainsi titrait, il y a quelques semaines, à la une, un de nombreux journaux kinois. Cet « appui » que je n’appuie de quelque manière que ce soit est celui qui a l’habitude de s’appuyer avec un article, par exemple, pour être plus fort ! Cette forme est si chancelante qu’il ne mérite pas cette place. A moins de s’enrichir de ce petit « e » qui lui fait grammaticalement défaut car les verbes en – yer comme appuyer changent l’y en i devant un e muet. Kléber Kungu

Francophonie : "Que ressentiriez-vous si vos parents vous abandonnent..."

« Que ressentiriez-vous si vos parents vous abandonnent à cause des raisons économiques » Une belle phrase qui serait grammaticalement bien construite si son auteur de Raga TV n’avait pas commis la faute d’oublier la concordance de temps. Aussi devrait-il écrire cette phrase dans l’une de deux manières : soit « que ressentiriez-vous si vos parents vous abandonnaient… », soit « que ressentirez-vous si vos parents vous abandonnent… ». Dans le premier cas, si le verbe « ressentir » est conjugué au conditionnel présent, le second « abandonner » doit l’être à l’imparfait. Dans le second cas, si le premier verbe est au futur simple, le second doit être à l’indicatif présent. Ainsi veut la concordance du temps ! Kléber Kungu

Les déplacés de Mulamba: « Nous voulons vivre comme les autres peuples du monde »

Les déplacés de Mulamba à Kyung–wha Kang : « Nous voulons vivre comme les autres peuples du monde » (Kléber Kungu, de retour du Nord-Kivu et Sud-Kivu) « Nous voulons vivre comme les autres peuples du monde ». Cet appel résume les aspirations des milliers des déplacés internes et des familles d’accueil en détresse de Mulamba, un village du Sud-Kivu, situé à environ 30 km de Walungu, chef-lieu du territoire du même nom territoire, au Sud-Kivu, victimes d’incessants affrontements des miliciens Raia Mutomboki et des FARDC, qu’ils ont exprimées à la sous-secrétaire générale des Nations unies chargée des affaires humanitaires et coordinatrice adjointe des secours d’urgence, Kyung-wha Kang en viste dans cette région, alors qu’elle bouclait le jeudi 30 mai une visite de quatre jours en République démocratique du Congo (RDC) à Mulamba,. Les déplacés internes de Mulamba et les familles d’accueil des villages Nzibira, Luhago, Lutukulu, Nzulwe, Mbula Mbula, Maziba, Mahege, Shishadu, Nyamarege ont remis un mémo lu par le coordinateur du Comité humanitaire de base (CHB), Tshikala Ladislas et contenant plusieurs doléances, dans lequel elles lui ont dit qu’ils voulaient « la paix au-delà de toutes choses » et la chargaient de dire « aux grands de ce monde qu’ils veulent vivre comme d’autres peuples du monde. » Face à la situation d’insécurité qu’ils vivent depuis des années et de toutes les exactions sont ils sont victimes : des centaines de villages incendiés, des populations exterminées, des femmes violées et massacrées, assassinés en présence de leurs enfants, des enfants enrôlés de force, une jeunesse désœuvrée et déscolarisée…, ils ne savent plus à quel saint se vouer pour que leurs misères cessent. « Dites aux grands de ce monde que nous voulons vivre comme d’autres peuples du monde, nous voulons voir nos enfants aller à l’école, cultiver nos champs, avoir accès aux services sociaux de base comme d’autres peuples du monde. C’est vrai que la paix est une priorité, mais la précarité dans la quelle vivent ces populations avec des maisons incendiées, nous voulons que ce plaidoyer soit fait en notre faveur… », précise le mémo. « Que les violences sexuelles cessent » Ces populations ainsi abandonnées appellent à des projets générateurs des revenus, à la réhabilitation des routes de desserte agricole, des écoles, d’alléger les souffrances des femmes qui doivent parcourir plus de 50 km à pied pour se rendre à la maternité. Elles demandent que les droits de leurs enfants soient respectés, que les violences sexuelles cessent, que chaque ménage accède à l’eau potable. Considérant Mme Kang comme l’une des personnes devant contribuer à leur apporter cette paix à laquelle ils ne cessent d’aspirer depuis des décennies, mais qui semble de plus en plus lointaine, les déplacés et familles d’accueil de Mulamba ont souhaité que son voyage soit porte-bonheur à toutes ces populations congolaises en détresse continuelle. « Que votre voyage puisse apporter soulagement à des milliers de nécessiteux qui souffrent à travers la République démocratique du Congo », plaide le document renforcé par les déclarations de 3 femmes déplacées internes et d’un homme représentant les familles d’accueil. Une des banderoles qui surplombaient ce camp en ces termes soulignait les aspirations des déplacés internes de Mulamba en ces termes : « Plaider à notre faveur pour que cesse la guerre, les violences faites à nos filles, femmes, les assassinats et la traumatisation de nos enfants ». Quant au gouvernement congolais, elles demandent son implication pour que la paix dont elles ont grandement besoin soit rétablie. « Viol est quelque chose de terrible même en période de paix » Emue par les doléances de cette population en détresse, Mme Kang leur a rassuré que les ONG humanitaires et les Nations unies allaient continuer à leur apporter l’assistance, tout en remerciant les familles d’accueil pour leur générosité envers les déplacés internes en acceptant de partager le peu dont elles ont avec eux. « Le viol est quelque chose de terrible, même en période de paix » a reconnu Kyung–wha Kang, rappelant que les auteurs de ces crimes odieux, qu’ils soient des groupes armés ou des FARDC sont tenus responsables et, par conséquent, doivent être poursuivis par la justice. « Le gouvernement congolais a une très grande responsabilité pour que ses forces de sécurité protègent les populations au lieu de les piller ou violer. Elle a reconnu qu’il y a beaucoup de travail à faire avec le soutien de la Monusco, des acteurs humanitaires pour pousser le gouvernement congolais à faire de son armée une armée professionnelle. « Ne perdez pas espoir » En compassion avec les victimes de ces actes ignobles, Mme Kang a déclaré que les victimes de viols soient soutenues par leurs maris, leurs familles et leur communauté. Comme pour dire leur discrimination ou leur stigmatisation est de nature d’aggraver leur situation déjà malheureuse. Et pour clore son message abondamment applaudi, Kyung-wha Kang a invité ses interlocuteurs à ne pas perdre espoir et patience. «S’il vous plaît, ne perdez pas espoir, patientez, car nous sommes là pour vous appuyer, vous aider à avoir la paix », a encouragé la sous-secrétaire générale des Nations unies chargée des affaires humanitaires et coordinatrice adjointe des secours d’urgence, sous des applaudissements des déplacés et familles d’accueil. La visite au site de distribution de la ration a permis à la coordinatrice adjointe des secours d’urgence de se rendre compte de la situation difficile à laquelle sont confrontés les déplacés internes de Mulamba qui, faute de ressources suffisantes, la ration alimentaire qui leur est distribuée est divisée par deux, avec risque de n’avoir une ration que pour 5 ou 6 mois. Chaque famille a reçu pour tout comme ration 30 kg de farine de maïs, 2,25 kg d’huile végétale et 0,375 kg de sel de cuisine. C’est ICCO-Kia en partenariat avec PAM qui en assure la distribution. En guise de cadeau symbolique, les déplacés internes de Mulamba lui ont remis un panier symbolisant pour les donateurs ce que les femmes ont l’habitude d’amener aux champs et qui retourne au village rempli de vivres pour la famille. Si madame Kang peut rentrer à New York avec leurs doléances qui peuvent trouver solution auprès des décideurs, voilà elle aura rempli son rôle et sa mission ou visite aura un sens. « Nous voulons vivre comme les autres peuples du monde ». En quittant Bukavu pour Kinshasa en passant par Kisangani vendredi 31 mai, cette phrase des déplacés internes de Mulamba ne cesse de résonner dans ma tête.

Kyung-wha Kang chez Dr Mukwege

Sous-secrétaire générale des Nations unies chargée des affaires humanitaires Kyung-wha Kang chez Dr Mukwege (De Kléber Kungu, notre envoyé special au Nord-Kivu et Sud-Kivu) “ Je remercie le Dr Mukwege qui a été une très grande inspiration pour tous ceux qui essaient d’apporter une assistance aux populations congolaises qui ont souffert pendant de très longues années de conflits, particulièrement les femmes qui ont été victimes des violences sexuelles. Je me demande ce que deviendra la population sans des gens comme le Dr Mukwege envers qui je suis particulièrement reconnaissante… », a déclaré la sous-secrétaire générale des Nations unies chargée des affaires humanitaires et coordinatrice adjointe des secours d’urgence, Kyung-wha Kang, au sortir d’un entretien à huis clos avec celui qui a pour travail noble la réparation des sexes des femmes violées. Ce mercredi, Kyung-wha Kang venait de s’entretenir à huis clos pendant une quarantaine de minutes avec Dr Denis Mukwege. Un entretien appuyé par des visites guidées des différents projets de la Fondation Panzi initiée par Dr Denis Mukwege. Des projets implantés dans le quartier Panzi, d’où ils tirent leur dénomination et appuyés par plusieurs ONG internationales, dont l’Unicef, ACDI, ALT, Osisa, BCDH. La Clinique d’assistance juridique, Aire des jeux, Maison Dorcas, trois des projets de la Fondation Panzi que la sous-secrétaire générale des Nations unies en charge des affaires humanitaires et sa suite ont visités en compagnie de leur initiateur. De sa voix posée, Dr Denis Mukwege a expliqué et montré à ses hôtes le travail qu’il fait des décennies durant ou les services qu’il rend à son pays en mettant à la disposition des femmes et jeunes filles, dont la vie a été brisée par la cruauté d’autres compatriotes, sa magnanimité qui leur permet de croire encore à une vie sur terre. Ils sont de tous les âges, ces enfants abandonnés par leurs parents « Il y en a de tous les âges : bébés, préscolaires, en âge de scolarité (…). Leur avenir nous préoccupe beaucoup car ils sont abandonnés à leur triste sort. C’est pourquoi il y a des enseignants pour les enseigner en vue d’éviter qu’ils deviennent des enfants de la rue. Nous devons leur dire qu’ils sont de Bukavu, même s’ils n’ont plus de parents », annonce Dr Mukwege. Ils sont près de 130 ces enfants abandonnés par leurs parents puisque issus de viols. Nous les rencontrons en train de prendre de la bouillie, dans ce centre baptisé « Aire des jeux » où ils apprennent à jouer, pardon à vivre comme s’ils ont encore des parents. Au « Bon appétit » que leur souhaite paternellement Dr Mukwege, ils répondent joyeusement « Merci ». Oui, en arrivant, il les salue paternellement en swahili, « jambo ». Kyung-wha Kang sort de ce centre en encourageant les enseignants Ce philanthrope trempé dans un patriotisme exemplaire est fier de son travail, des résultats de ces enfants. « Ce qu’ils attendent, c’est d’être soutenus car leurs résultats sont bons », rassure-t-il. La Maison Dorcas, créée en 2003, est un centre qui héberge les survivantes de violences sexuelles désireuses de retourner à l’école, mais surtout rejetées par leurs maris, sans ressources, désireuses d’apprendre un métier pour vivre. Elles y apprennent à lire et à écrire, certains métiers pour les rendre utiles à la société, quelques notions de management des affaires. Dix ans plus tard, Dr Mukwege se réjouit que les résultats soient palpables : quelques-unes sont à l’université, il y en a qui sont devenues des infirmières et d’autres sont en Europe. Ici, c’est avec beaucoup de fierté et d’affection paternelle que Dr Mukwege prend dans ses bras l’une d’elles qui est entrée au centre à l’âge de 6 ans et aujourd’hui elle peut lire et écrire. En dix ans d’existence, le Centre a déjà encadré environ 250 pensionnaires. Réparer les préjudices subis SoigneR physiquement, économiquement les victimes des violences sexuelles, est une bonne chose. Mais il faut également réparer les préjudices subis en punissant les auteurs de ces actes ignobles. Voilà l’existence de la Clinique d’assistance juridique qui va voir jour en 2009 pour répondre aux multiples demandes des victimes des violences sexuelles qui, après avoir été soignés par Dr Mukwege à l’hôpital Panzi revenaient vers lui pour lui demander ce qu’elles devraient faire pour traduire en justice leurs bourreaux qu’elles venaient parfois de retrouver. Le travail de sensibilisation est tel qu’aujourd’hui le travail avance avec beaucoup espoir, même si le phénomène ne faiblit pas : il y a plus de 1 200 demandes en justice introduites, dont 606 dossiers introduits, 180 jugements rendus, 180 dossiers clôturés par réconciliation, voilà le bilan dressé par Maître Thérèse Kulungu, coordinatrice des projets à la Clinique d’assistance juridique en 4 ans d’existence de cette structure juridique de la Fondation Panzi devant Kyung-wha Kang. Sur place, la coordonnatrice du projet Clinique d’assistance juridique a montré un de père, le colonel Doms, et son épouse et sa fille violée à l’âge de 5 ans, alors qu’elle a aujourd’hui 7 ans, et dont le bourreau est en prison. Aujourd’hui, il y a 200 survivantes à qui l’on va remettre de kits pour réparation…. La Clinique dispose de 2 volets : juridique (concernant la sensibilisation) et judiciaire avec 8 antennes installées à travers la province animées par des para juristes. Dr Denis Mukwege et sa Fondation mènent un combat sur plusieurs fronts pour vaincre le phénomène dégradant de viols, mais qui a encore de beaux jours devant lui. La raison, Dr Mukwege l’évoque : c’est l’absence de paix. « Nous avions fait un plaidoyer pour la paix. Aujourd’hui, l’Accord d’Addis-Abeba est la dernière chance pour la population congolaise de retrouver cette paix que nous avons manquée depuis bientôt 20 ans que nous sommes dans un cycle de violences qui n’en finit pas », regrette-t-il au sortir de l’entretien avec Kyung –wha Kang. « La solution, c’est la paix » « Lutter contre la violence sexuelle, on l’a fait pendant au moins 15 ans à soigner les conséquences et malheureusement on s’aperçoit qu’aujourd’hui on est en train de soigner des enfants issus du viol qui sont elles-mêmes violées à leur tour. Donc, ce que nous avons fait n’a pas été négligeable, mais ce n’est pas cela la solution. La solution, c’est la paix », ajoute le « réparateur des femmes violées ». Le retour de la paix est l’affaire de tous les Congolais, des administrés aux dirigeants, de tous les bords, de toutes tendances politiques. « Notre engagement, nous tous, que ce soit la société civile, l’opposition, la majorité présidentielle, nous devrions travailler pour que cette paix arrive. Ce serait irresponsable, quelle que ce soit la personne de ne pas travailler pour que cet Accord puisse donner des fruits escomptés qui sont la paix. Si on a la paix, la violence sexuelle va s’arrêter certainement. Parce qu’on constate que le nombre de femmes violées augmente lorsqu’il y a des troubles dans la région », reconnaît-il. Dr Mukwege, tout imbu de volonté et de patriotisme puisse-t-il être, se sent tout de même découragé, déprimé lorsque les viols deviennent comme héréditaires, de mère en fille. « Ma crainte est que si vous avez soigner une mère, vous l’avez aidée à accepter son enfant et qu’elle vienne 12 ans, 14 ans avec cet enfant qu’elle a accepté difficilement et que cet enfant soit également violée, c’est déprimant, pour moi et pour tout le staff. Nous nous demandons finalement le résultat du travail que nous faisons », déplore Dr Mukwege. Etre en mission dans l’Est de la RDC, précisément à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, sans visiter Dr Denis Mukwege pour palper le travail qu’abattent cet homme et tout son personnel, à travers la Fondation Panzi, c’est refuser d’apprécier à sa juste valeur, la valeur du réparateur des femmes violées. Voilà pourquoi entre autres la sous-secrétaire générale des Nations unies chargée des affaires humanitaires et coordinatrice adjointe des secours d’urgence, Kyung-wha Kang a consacré plusieurs heures à cet homme et à ses réalisations.