vendredi 27 décembre 2013

Les ADF/Nalu contrôlent 21 localités sur 25



Chefferie de Watalinga au Nord-Kivu

Les ADF/Nalu contrôlent 21 localités sur 25

            La capacité de nuisance des rebelles ougandais des Allied Democratic Forces – National Army of Liberation of Uganda (ADF/Nalu) en République démocratique du Congo reste encore intacte. Preuve qu’actuellement 21 localités sur 25 de la chefferie de Watalinga, située à environ 90 kilomètres de la ville Beni dans la province du Nord-Kivu, sont sous le contrôle de ces rebelles. En plus du nombre élevé des massacres de civils qui portent leur signature macabre.
            Selon un membre de la société civile de Watalinga,  sur les 25 localités que compte la chefferie de Watalinga, 21 sont présentement occupées par les rebelles ougandais des ADF-Nalu. Ces rebelles ougandais ont en plus verrouillé tout accès dans cette zone. Un défi que ces bandits ont lancé aux autorités congolaises et que les FARDC se doivent de relever à tout prix.
            Plusieurs personnes qui ont tenté de s’approcher de cette zone ont été soit enlevées, soit tuées carrément par les rebelles des Forces démocratiques alliées-Armée nationale de libération de l’Ouganda.
            Des exactions de toutes sortes portant la signature de ces malfrats sont très nombreuses, autant les victimes. Ainsi, depuis juillet 2013, on rapporte que plus de 108 personnes ont été tuées et 123 autres kidnappées par les ADF-Nalu dans la chefferie de Watalinga. En juillet, dans la région de Kamango, des combats avaient opposé les rebelles des ADF-Nalu aux FARDC. Des dizaines de milliers de personnes s’étaient alors réfugiées en Ouganda et plusieurs bâtiments publics avaient été pillés. L’armée avait par la suite repris le contrôle de cette localité.

Renforcement des positions
            Des sources de la société civile de cette chefferie rapportent  que ces rebelles sont en train de renforcer leurs positions de Kikawa, Kitimba, Ndama, Budinguya et Buyata depuis quelques jours afin de riposter à l' attaque des Forces armées de la République démocratique du Congo ( FARDC) qui seront appuyées par la brigade d'intervention de la Mission de l'Onu pour la Stabilisation du Congo (Monusco).
            L'Onu et l'armée nationale ont appelé les groupes armés encore actifs dans la province du Nord-Kivu à déposer les armes avant le lancement d'une opération de désarmement forcé. Des appels relayés par la suite par le chef de l’Etat Joseph Kabila lors de sa dernière mini-tournée en Province Orientale et au Nord-Kivu entre fin novembre et début décembre.
            Plusieurs semaines plus tard, ces appels semblent ne pas avoir été entendus, car alors que quelques groupes armés ont déjà déposé les armes, les autres restent réfractaires à ces appels, défiant ainsi toute opération éventuelle que la coalition armée FARDC- Brigade d’intervention de l’Onu –Monusco est censée lancée à tout moment pour traquer ces groupes armés.
            Les rebelles des ADF-Nalu sévissent dans le nord du Nord-Kivu. Aujourd’hui uniquement composée d’islamistes, elle est dirigée depuis 2007 par Jamil Mukulu. Les États-Unis ont placé ces rebelles sur leur liste d’organisations terroristes dès 2001 et Jamil Mukulu est visé par des sanctions de l’Onu depuis 2011.
            Les 13 et 14 décembre derniers, la Monusco avait dénoncé qu'«au moins 21» personnes avaient été tuées avec une «extrême brutalité» dans deux villages du territoire de Beni. La société civile avait attribué ce «carnage» aux ADF-Nalu et demandé une action urgente de l’armée et de la Monusco.
Kléber Kungu

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