dimanche 1 décembre 2013

Fabrice Puela privé de ses indemnités parlementaires pendant trois mois



Conséquence de son absence de la plénière de mercredi 27 novembre

Fabrice Puela privé de ses indemnités parlementaires pendant trois mois

            Le député Fabrice Puela est privé de ses indemnités parlementaires pendant trois mois. Et pour cause : il s’est absenté de la plénière du mercredi 27 novembre au cours de laquelle le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, devait répondre à une question orale avec débat dont il était l’initiateur.
            Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a annoncé vendredi 29 novembre cette décision prise par la chambre basse du Parlement. Pour le bureau de l’Assemblée nationale, cette absence constitue «un manque de respect» vis-à-vis de l’Assemblée nationale et du Gouvernement.
             «Il ressort de l’examen des faits que l’honorable Albert Fabrice Puela, en refusant de participer à la plénière du mercredi 27 novembre 2013 alors que le ministre invité sur sa demande se trouvait dans la salle pour répondre à ses préoccupations contenues dans sa question orale avec débat, s’est rendu coupable d’un manque de respect criant en violation des prescrits de l’article 108 du règlement intérieur et du code de conduite de l’agent public de l’Etat», a expliqué le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, cité par la RTNC.
            Le député Fabrice Puela est du groupe parlementaire des Forces acquises au changement (FAC). Il a refusé de participer à la plénière du mercredi 27 novembre par solidarité au groupe parlementaire MLC et alliés qui a suspendu sa participation aux travaux parlementaires pour protester contre le transfèrement de Fidèle Babala à la Cour pénale internationale le lundi 25 novembre après son arrestation par le parquet général de la République 24 heures plus tôt.
            Raymond Tshibanda, invité pour s’expliquer sur les pourparlers de Kampala qui viennent de faire plus de 10 mois, n’a donc plus répondu à la question orale qui lui était adressée.
            Le règlement  intérieur de l’Assemblée nationale prévoit que c’est l’auteur de la question orale qui pose sa question avant que la personne concernée ne réponde, puis que s’ouvre le débat, qui sera également clôturé par l’auteur de la question.
Kléber Kungu

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire