mercredi 30 septembre 2009

Le technicien Philippe Kuntuala parle de son réchaud à braises modernisé

Promotion des PME
Le technicien Philippe Kuntuala parle de son réchaud à braises modernisé
De plus en plus de Kinois au revenu moyen utilisent le réchaud à braises, une invention très récente des Congolais très inventifs. Face au récurent problème de courant électrique qui donne des maux de tête aux ménagères dans les quartiers de la capitale, en particulier, ce réchaud à braises, appelé communément « Mbabula ya piles à torche », reste, en ce moment, une solution appropriée au problème de délestage et d’interruptions intempestives de courant électrique. Mais ce réchaud présente bien des inconvénients qu’un Congolais a corrigés en modernisant le réchaud à braises. L’Observateur l’a rencontré à son domicile sis sur l’avenue Kingotolo n° 40 dans la commune de Kimbanseke.
Le réchaud à braises présente quelques inconvénients que Philippe Kuntuala, mécanicien de formation, a modernisé en simplifiant son utilisation. La modernisation a consisté à y incorporer le système d’allumage et d’extinction avec deux boutons. Le premier, comme celui d’un poste récepteur de radio, sert à augmenter ou à diminuer la ventilation, à son gré, mieux l’air, qui sert à entretenir le foyer, et le second, joue le rôle d’interrupteur. Pour l’embellir, le réchaud reçoit une couche de peinture. « L’idée m’est venue après avoir demandé un jour à l’un de mes amis fabricants de ces réchauds ce qu’il fallait faire pour augmenter ou diminuer la pression d’air. Pour l’ami, c’était difficile. Aussi lui avais-je dit que j’allais essayer et j’y suis parvenu », nous a déclaré Philippe Kuntuala, pendant qu’il s’affairait à travailler un réchaud. « J’appelle « réchaud à braises modernisé » le réchaud ainsi retravaillé.

Fonctionnement
Le réchaud à braises modernisé fonctionne au moyen d’un petit moteur électrique d’environ 5,5 à 6 volts qui fait tourner un petit ventilateur qui donne de l’air qui permet d’entretenir le feu des braises allumées. Le petit moteur et le ventilateur se trouvent dans une turbine. La turbine est reliée au foyer par un conduit d’air d’un diamètre d’environ une pile de radio. Le conduit d’air doit mesurer environ 15 centimètres. Le foyer, au-dessus duquel on place la marmite, est en forme d’entonnoir constitué de tôles. Il est doté d’un coffret de 3 piles qui alimentent le moteur qui fait tourner un petit ventilateur dont les palettes produisent un courant d’air qui souffle de la turbine au foyer à braises en passant par le conduit d’air.
Très ingénieux, Philippe Kuntuala a pu déceler les défaillances de fonctionnement du « Mbabula ya piles à torche ». Alimenté par plusieurs piles – parfois 6 piles -, ce réchaud consomme beaucoup d’énergie électrique, puisque non muni d’un système moderne pour augmenter ou diminuer la pression. L’ingénieux Philippe Kuntuala a placé entre la turbine et le coffret à piles, un boîtier composé d’un interrupteur et d’un autre bouton servant à augmenter ou diminuer la pression. Contrairement au système du réchaud non modernisé, qui demande de supprimer une ou deux piles ou d’ajouter une pile de mauvaise qualité, pour diminuer la pression. L’inconvénient de ce système, a déclaré Philippe Kuntuala, est que les piles neuves ou de bonne qualité perdent rapidement l’énergie.

Inconvénients du réchaud non modernisé
Pour arrêter le réchaud, il faut déconnecter (détacher) les fils électriques. Ce qui accélère ou facilite la détérioration rapide de l’état du réchaud. Autre défaut de la cuirasse constaté par le technicien Philippe Kuntuala, c’est la qualité des tôles du foyer à braises. Il suggère qu’il faut ni très dures ni très légères tôles. Raisons : une fois chauffée, la tôle très rigide transmet facilement la chaleur à la turbine. Ce qui endommage vite le moteur. Par contre, la tôle très légère s’abîme très vite avec l’action de la chaleur du feu. C’est pourquoi, il est préférable d’utiliser des tôles de 2 mm pour permettre un refroidissement rapide.
Ce mécanicien a révélé plusieurs autres défauts techniques qui attestent le génie de ce fils de pasteur. Et lorsque nous lui avons demandé comment il est parvenu à faire ce travail réservé techniquement aux électriciens, par exemple, lui étant mécanicien de formation, il nous a répondu sans ambages : « Bien que mécanicien de formation, je suis capable de me débrouiller parfaitement avec l’électricité car j’avais bénéficié d’une formation générale.»
Est-ce que le travail nourrit son homme ? Philippe Kuntuala regrette la faiblesse du pouvoir d’achat de ses clients potentiels. « Je regrette de ne pas avoir assez de clients à Kimbanseke [où il vit, NDLR] car le niveau de vie des habitants, mes potentiels clients est très bas. Toutefois, les gens sont très intéressés par mon réchaud », a déploré Philippe Kuntuala, qui est loin de baisser garde. « Avec mes propres moyens, je compte commencer à fabriquer moi-même des réchauds modernes moins chers », a-t-il annoncé.
La réalité est que c’est la volonté qui le pousse à annoncer cette bonne nouvelle de commencer à fabriquer ses propres réchauds. En effet, ce mécanicien, qui s’est converti en fonctionnaire, faute de mieux, n’a rien sauf son intelligence, son génie, son expertise technique comme matière première et financement de son projet. Il en appelle ainsi à la volonté des personnes généreuses et des autorités du pays pour lui permettre de concrétiser son projet.
A ce jour, le réchaud à braises modernisé ne fait pas encore l’objet de réclamations de la part des bénéficiaires. Philippe Kuntuala est fier de nous l’apprendre. Contrairement au réchaud à braises non modernisé qui fait l’objet de maintes réclamations et réparations. Aussi les bénéficiaires ne cessent-ils de se plaindre de leurs réchauds qui connaissent beaucoup de pannes.
Ceux qui ont déjà vu fonctionner le réchaud à braises modernisé ne jurent que par l’avoir à tout prix.
Ancien chauffeur du Pr Mbelolo ya Mpiku, ex. recteur de l’Ifasic, Philippe Kuntuala est marié et père de 4 enfants, dont une fille et 3 garçons.
Kléber Kungu

vendredi 4 septembre 2009

Incroyablement vrai
On a tout vu, sauf un receveur enseignant de français
Un receveur s’exprimant bien en français, on en voit de plus en plus, quoique rarement, à bord des bus qui sillonnent les artères de Kinshasa. Mais un receveur s’exprimant bien dans la langue de Voltaire et se donnant le culot de donner quelques rudiments de cours de phonétique à quelques passagers, on en rencontre très rarement. Et pourtant, j’en ai rencontré un. Christian, la vingtaine, a fait des humanités littéraires. Il n’hésite pas de dispenser, chemin faisant, quelques notions de phonétique. A la satisfaction des passagers de son bus. Dont particulièrement moi.
Nous sommes treize passagers à bord de taxi bus de marque Vanette desservant la ligne Victoire-Regideso. Aux conditions difficiles de transport de Kinshasa dont parle un des passagers qui s’engouffre difficilement, le receveur rétorque : « Entassez-vous comme des sardines ! », alors que le taxi-bus quitte le parking. Cette belle phrase bien prononcée tombe agréablement dans mon oreille très exercée et dans celle des autres passagers, dont le passager plaintif.
Celui-ci ne tarde pas d’attaquer. « Res [-prononcez ress, pour le diminutif de receveur-],
lance le passager, la cinquantaine, peut-on marier un Congolais à un Angolais ? » Le receveur, une tige d’allumette collée aux dents, se fait répéter la question. « Non ! » Répond-il. Car, les deux sont des hommes, précise le jeune garçon, tout souriant. La bataille m’intéressant, je m’y jette allégrement, sans me faire inviter. « Excepté toutes les autres considérations de la question, m’introduis-je, j’ai remarqué une faute. On marie une personne et on épouse une femme ou un homme ». Le questionneur acquiesce, appuyé par les autres passagers, dont deux femmes à ma droite.
Cela dit, le débat s’anime et devenant très intéressant pour ceux qu’il intéressant, tandis que d’autres passagers donnaient l’impression d’être dans un autre monde. Nous atteignons le boulevard Triomphal lorsque le receveur commence son cours de français, encouragé par les félicitations de ss passagers qui n’hésitent pas de trouver en lui un receveur d’une autre période. Et lorsqu’un des passagers lui demandent s’il a étudié, il répond, tout joyeux : « J’ai fait des études littéraires ». « Ta place n’est pas ici », lui fais-je comprendre. Les réactions éclatent. « Si, rétorquent les autres. Il ferait mieux de travailler au lieu de ne rien faire ». « C’est malgré lui qu’il exerce ce travail », répond ma voisine de droite.

Tout épatant et convaincant
L’enseignant de français va m’épater lorsqu’il lance, sûr de lui : « C‘est comme certaines personnes ne savent pas distinguer entre « aller à » et « partir pour ». J’ai failli l’embrasser ! Un receveur, de surcroît un jeune, un faire un tel cours de français, dans cette capitale où le gros des jeunes ne jure que par les insanités et obscénités des musiciens congolais ! Il va dégainer une autre cartouche, pas des moindres. « On devrait normalement prononcer « uit » et non « ouit » comme on le prononce généralement pour huit », dit-il. Le petit vient de me convaincre : il est passé entre de bonnes mains ! Il est aussi épatant que convaincant, ce receveur.
Le questionneur, qui tente de chercher des poux sur la tête propre du receveur, revient à la charge avec une autre question à son endroit. « Res, dit-il, citez-moi les jours de la semaine. » Comme, sentant un piège, le receveur hésite, avant de répondre : « lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. » Le questionneur précise sa question. « Tu peux commencer par dimanche ou un autre jour de la semaine », dit-il. Lorsqu’on dit ‘’le premier jour de la semaine’’, ajoute-t-il, c’est par rapport à quoi ? » Il lance une autre colle au petit. « Citez-moi 5 jours de la semaine sans les énumérer », dit-il. Le receveur est grogy. L’homme vient à sa rescousse. « Aujourd’hui, hier, avant-hier, demain et lendemain ». Il va appuyer sa réponse par quelques exemples : « on peut dire, je viendrai demain », je l’ai rencontré hier… » La réponse est loin de me convaincre. Toutefois, ma voisine de droite n’hésite pas de prendre quelques notes de toutes ses leçons.

Le questionneur ‘’faux-tête’’
« Res, dit-il l’homme, après avoir écrit ‘’IX’’ sur du papier qu’il tend au receveur, écris ‘’six’’ sans ratures ni surcharges ». Pendant que les passagers se moquent joyeusement de l’homme qui veut à tout prix coincer le receveur. Celui-ci lui remet le papier quelques secondes après, avec la meilleure réponse : ‘’SIX’’.
Avant de descendre, le questionneur lance la dernière cartouche. « Nebuchodonosor, roi de Babylone. Ecris cela en 4 mots ». Cette fois-ci le coup est fatal. Il donne la réponse lui-même. « Cela ». Ne se sentant pas vaincu, le receveur lance aussi sa cartouche mortelle, alors que le questionneur descend. « Où porte-t-on, un chapeau sur la tête ? ». On arrive à l’arrêt avant l’arrêt Rail sur l’avenue Des Huileries. Réponse : e.
En descendant, à la place d’argent, le questionneur exhibe sa carte, sous la désapprobation des passagers. « Non, papa, protestent-ils, donnez ne serait-ce que la moitié du billet pour encourager le receveur. » La seule réponse du questionneur ‘’faux-tête’’: « Lorsque j’en aurai. Pour le moment, je n’en ai pas ».
Lorsque je descends à l’arrêt Restaurant, le receveur me montre les signes distinctifs de son taxi bus : sur la pare-brise est écrit ceci ‘’L’élévation vient de Dieu’’. Comme pour me dire, il ne vaut jamais hésiter à prendre place à bord de ce bus entre plusieurs dans un arrêt. Avec un receveur aussi intellectuel, on est en bonne compagnie, loin de ceux, malheureusement plus nombreux, impolis, incultes, impudiques et…
Kléber kungu

un receveur enseignant de français


Incroyablement vrai
On a tout vu, sauf un receveur enseignant de français
Un receveur s’exprimant bien en français, on en voit de plus en plus, quoique rarement, à bord des bus qui sillonnent les artères de Kinshasa. Mais un receveur s’exprimant bien dans la langue de Voltaire et se donnant le culot de donner quelques rudiments de cours de phonétique à quelques passagers, on en rencontre très rarement. Et pourtant, j’en ai rencontré un. Christian, la vingtaine, a fait des humanités littéraires. Il n’hésite pas de dispenser, chemin faisant, quelques notions de phonétique. A la satisfaction des passagers de son bus. Dont particulièrement moi.
Nous sommes treize passagers à bord de taxi bus de marque Vanette desservant la ligne Victoire-Regideso. Aux conditions difficiles de transport de Kinshasa dont parle un des passagers qui s’engouffre difficilement, le receveur rétorque : « Entassez-vous comme des sardines ! », alors que le taxi-bus quitte le parking. Cette belle phrase bien prononcée tombe agréablement dans mon oreille très exercée et dans celle des autres passagers, dont le passager plaintif.
Celui-ci ne tarde pas d’attaquer. « Res [-prononcez ress, pour le diminutif de receveur-],
lance le passager, la cinquantaine, peut-on marier un Congolais à un Angolais ? » Le receveur, une tige d’allumette collée aux dents, se fait répéter la question. « Non ! » Répond-il. Car, les deux sont des hommes, précise le jeune garçon, tout souriant. La bataille m’intéressant, je m’y jette allégrement, sans me faire inviter. « Excepté toutes les autres considérations de la question, m’introduis-je, j’ai remarqué une faute. On marie une personne et on épouse une femme ou un homme ». Le questionneur acquiesce, appuyé par les autres passagers, dont deux femmes à ma droite.
Cela dit, le débat s’anime et devenant très intéressant pour ceux qu’il intéressant, tandis que d’autres passagers donnaient l’impression d’être dans un autre monde. Nous atteignons le boulevard Triomphal lorsque le receveur commence son cours de français, encouragé par les félicitations de ss passagers qui n’hésitent pas de trouver en lui un receveur d’une autre période. Et lorsqu’un des passagers lui demandent s’il a étudié, il répond, tout joyeux : « J’ai fait des études littéraires ». « Ta place n’est pas ici », lui fais-je comprendre. Les réactions éclatent. « Si, rétorquent les autres. Il ferait mieux de travailler au lieu de ne rien faire ». « C’est malgré lui qu’il exerce ce travail », répond ma voisine de droite.

Tout épatant et convaincant
L’enseignant de français va m’épater lorsqu’il lance, sûr de lui : « C‘est comme certaines personnes ne savent pas distinguer entre « aller à » et « partir pour ». J’ai failli l’embrasser ! Un receveur, de surcroît un jeune, un faire un tel cours de français, dans cette capitale où le gros des jeunes ne jure que par les insanités et obscénités des musiciens congolais ! Il va dégainer une autre cartouche, pas des moindres. « On devrait normalement prononcer « uit » et non « ouit » comme on le prononce généralement pour huit », dit-il. Le petit vient de me convaincre : il est passé entre de bonnes mains ! Il est aussi épatant que convaincant, ce receveur.
Le questionneur, qui tente de chercher des poux sur la tête propre du receveur, revient à la charge avec une autre question à son endroit. « Res, dit-il, citez-moi les jours de la semaine. » Comme, sentant un piège, le receveur hésite, avant de répondre : « lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. » Le questionneur précise sa question. « Tu peux commencer par dimanche ou un autre jour de la semaine », dit-il. Lorsqu’on dit ‘’le premier jour de la semaine’’, ajoute-t-il, c’est par rapport à quoi ? » Il lance une autre colle au petit. « Citez-moi 5 jours de la semaine sans les énumérer », dit-il. Le receveur est grogy. L’homme vient à sa rescousse. « Aujourd’hui, hier, avant-hier, demain et lendemain ». Il va appuyer sa réponse par quelques exemples : « on peut dire, je viendrai demain », je l’ai rencontré hier… » La réponse est loin de me convaincre. Toutefois, ma voisine de droite n’hésite pas de prendre quelques notes de toutes ses leçons.

Le questionneur ‘’faux-tête’’
« Res, dit-il l’homme, après avoir écrit ‘’IX’’ sur du papier qu’il tend au receveur, écris ‘’six’’ sans ratures ni surcharges ». Pendant que les passagers se moquent joyeusement de l’homme qui veut à tout prix coincer le receveur. Celui-ci lui remet le papier quelques secondes après, avec la meilleure réponse : ‘’SIX’’.
Avant de descendre, le questionneur lance la dernière cartouche. « Nebuchodonosor, roi de Babylone. Ecris cela en 4 mots ». Cette fois-ci le coup est fatal. Il donne la réponse lui-même. « Cela ». Ne se sentant pas vaincu, le receveur lance aussi sa cartouche mortelle, alors que le questionneur descend. « Où porte-t-on, un chapeau sur la tête ? ». On arrive à l’arrêt avant l’arrêt Rail sur l’avenue Des Huileries. Réponse : e.
En descendant, à la place d’argent, le questionneur exhibe sa carte, sous la désapprobation des passagers. « Non, papa, protestent-ils, donnez ne serait-ce que la moitié du billet pour encourager le receveur. » La seule réponse du questionneur ‘’faux-tête’’: « Lorsque j’en aurai. Pour le moment, je n’en ai pas ».
Lorsque je descends à l’arrêt Restaurant, le receveur me montre les signes distinctifs de son taxi bus : sur la pare-brise est écrit ceci ‘’L’élévation vient de Dieu’’. Comme pour me dire, il ne vaut jamais hésiter à prendre place à bord de ce bus entre plusieurs dans un arrêt. Avec un receveur aussi intellectuel, on est en bonne compagnie, loin de ceux, malheureusement plus nombreux, impolis, incultes, impudiques et…
Kléber kungu

Mort-Mort : joueurs, dirigeants, entraîneurs, arbitres…dans ses filets

Humeur très maussade
Mort-Mort : joueurs, dirigeants, entraîneurs, arbitres…dans ses filets
Quel est cet homme dont on ne cesse de dire qu’il a la mainmise sur tous les joueurs en vue de la D1 de Kinshasa ? Quels pouvoirs dispose un homme qui, selon les rumeurs, a dans ses filets dirigeants, entraîneurs de clubs, arbitres ? Cet homme s’appelle simplement Mort-Mort ou Mor-Mor. Moi, je préfère lui donner Mort-Mort pour la simple raison qu’il est l’une des personnes qui sont à la base de la mort, de la régression du football congolais ancré, dans ce XXIème siècle, dans des pratiques fétichistes éhontées.
Il y a des choses auxquelles on peut croire assez facilement, sans se poser beaucoup de questions. Mais, a contrario, il y en a qui vous frappe les nerfs, tellement elles vous paraissent invraisemblablement inadmissibles. De plus en plus, il se raconte à Kinshasa des histoires abracadabrantes sur un certain Mort-Mort (ou Mor-Mor) comme quoi il tiendrait entre ses mains expertes tout le football congolais, particulièrement kinois.
Après une petite éclipse, le phénomène Mort-Mort vient de refaire surface, de manière très bruyante, avec les rencontres de la Ligue nationale de football (Linafoot) qui se jouent dans le site de Kinshasa.
Samedi 25 juillet, l’AS V. Club affronte le DCMP au stade des Martyrs. L’AS V. Club marque la première avant d’être rejointe par le Daring Club Motema Pembe deux minutes plus tard. Score final 1-1. Mercredi 29 juillet, l’AS V. Club se mesure avec S.M. Sanga Balende. Les Véclubiens sont les premiers à ouvrir le score avant d’être rejoints quelque deux minutes plus tard par Sanga Balende. Blessés dans leur orgueil, les Véclubiens répliquent par le capitaine Lofo. Les deux équipes se séparent sur un score de 2-1.
Pour ceux qui croient aux pouvoirs maléfiques de Mort-Mort, cet homme est derrière ces scores. On dit de lui qu’il a entre ses mains le football et tous ceux qui y évoluent, directement ou indirectement. A tel point qu’il peut les manipuler comme bon lui semble.
On raconte que – même mon jeune enfant de 13 ans féru du football – qu’il n’existe aucun joueur – particulièrement les attaquants - en vue qui évolue en dehors de la « maison » de Mort-Mort. La rumeur veut que des plus récents aux anciens, des actifs aux inactifs, des morts aux vivants, aucun joueur, qui aspire à aller loin, ne puisse se passer des services maléfiques de Mort-Mort.
Pour la jeune génération, les Trésor Mputu, Alain Kaluyitukadioko, Lofo, Etshimi, Ndaya, Pele Pele, Dikasa ‘’Mausolée’’, Christian Mondonge, Tusilu alias Kaka (le bourreau de V. Club contre le DCMP avec deux buts), Salakiaku… la liste est footballistiquement longue, sont les produits de Mort-Mort. Les Mbala Biscotte, Yemueni… ont goûté aux délices du labo de Mort-Mort. Les professionnels n’échappent pas aux pouvoirs mystiques de Mort-Mort. Le plus cité parmi les fidèles de ce charlatan est sans doute Shabani Nonda. Même feu Mayele n’aurait pas récolté un tel succès sans la bénédiction de Mort-Mort. Dommage !
Pour mon jeune enfant, le but que Lofo avait marqué contre la Zambie lors du dernier Chan en Côte d’Ivoire, sortait du laboratoire de Mort-Mort. Aujourd’hui, Lofo est en méforme. La cause ? C’est bien entendu Mort-Mort. Selon les racontars, Lofo devait remettre au féticheur sa Jeep obtenue après le Chan. Pour ne l’avoir pas fait, son maître a bloqué ses buts en le rendant aveugle devant les buts adverses. Les mêmes racontars disent que tous les joueurs qui « prient » dans la « Maison » de Mort-Mort devraient lui remettre leurs Jeeps.
Bref, les attaquants des équipes de football de Kinshasa ne sont capables d’aucun exploit qui ne soit l’œuvre de Mort-Mort. Redommage !
Qui a oublié les images lointaine époque de la rencontre à Lubumbashi entre TP Mazembe et DC Motema Pembe, comptant pour la phase aller de la demi-finale de la Linafoot que la télévision Digital Congo nous a livrée dernièrement. Lors de cette rencontre, les joueurs,…et ma foi le coach et les dirigeants, y compris les journalistes qui ont accompagné l’équipe kinoise, l’un des grands clubs de la RDC sportive, se sont mis à grimper l’enclos du stade lushois pour y accéder. Le féticheur de cette équipe, qui ne peut être que le très célèbre Mort-Mort, dont on dit qu’il porte les couleurs vert blanc, aurait conseillé à l’équipe d’éviter d’accéder dans l’aire de jeu par la voie habituelle, truffée de fétiches. Vous rappelez-vous le score de ce match ? Le TP Mazembe a écrasé les fuyards de fétiche sur le score de…4 buts à zéro.
Objet de plusieurs versions sur sa personne, Mort-Mort est pour certains un grand féticheur qui, très riche aujourd’hui, vit en Europe et est toujours entre deux avions. Ceux qui l’auraient déjà vu disent de lui qu’il a un cou enfoui dans un lot de bijoux d’or. Pour d’autres, le mystérieux Mort-Mort ne serait qu’un « commissionnaire » qui gagnerait sa vie en faisant le pont entre le vrai féticheur et les équipes. Il vivrait donc des commissions qu’il tirerait de ses services fétichistes.
L’influence de cet homme sur le mental de ceux qui évoluent dans le football congolais, spécialement kinois est telle que, lors de grands duels entre Imana-V.Club, son ombre est toujours visiblement présente. Au point où tous les buts ou le score ne peuvent être sans sa bénédiction.
Question : Mort-Mort serait-il toujours derrière les succès et les performances du Tout-Puissant Mazembe ? Les Trésor Mputu, Alain Kaluyitukadioko et consorts seraient-ils les habitués du laboratoire de Mort-Mort ?
Moralité : quoique le sport congolais, spécialement le football, accuse actuellement de bonnes performances, il y a lieu de croire qu’il est loin de se défaire de ses pratiques fétichistes qui empêchent son décollage véritable. Surtout lorsqu’on dit que le stade des Martyrs est un véritable temple des fétiches où se croisent pasteurs, bishops, trishops, quadrishops – incapables de l’exorciser lors de leurs rencontres – et musiciens, qui y ajoutent du leur.
Kléber Kungu

lundi 6 juillet 2009

Testament de Michael Jackson : sa fortune et ses enfants confiés à sa mère


Dossier
Testament de Michael Jackson : sa fortune et ses enfants confiés à sa mère
Michael Jackson a laissé un testament qui a été dévoilé. Le "roi de la pop" confie sa fortune, ses enfants et sa mère, à la chanteuse Diana Ross et à la fondation "Michael Jackson Family Trust". Tandis que sa deuxième femme et son père ne sont pas bénéficiaires de son l'héritage.
Le document, en date du 7 juillet 2002, confirme que Michael Jackson avait prévu de confier la garde de ses trois enfants à sa mère, Katherine Jackson. La surprise est venue de sa décision de nommer également la chanteuse Diana Ross responsable de ses enfants et de leurs biens, si sa mère venait à disparaître, révèle Le Nouvel Observateur. Le testament stipule par ailleurs que les biens de la star sont intégralement légués au Fonds de la Famille Michael Jackson ("Michael Jackson Family Trust"), sans préciser la composition ni les membres de ce fonds. La chanteuse Diana Ross, 65 ans, diva américaine de la soul et ancienne chanteuse du groupe The Supremes, était une amie de longue date de Michael Jackson, qu'elle avait connu enfant, lorsqu'il faisait partie des Jackson 5. Katherine Jackson, 79 ans, s'est déjà vu confier par la garde provisoire de Prince Michael (12 ans), Paris (11 ans) et Prince Michael II (7 ans), ainsi que l'administration provisoire de ses biens. Cependant, une audience est prévue le 6 juillet pour statuer à plus long terme. Le père de Michael Jackson, Joe Jackson, n'est mentionné à aucun moment dans le document. La seule personne nommément exclue de l'héritage est Deborah Rowe, la deuxième femme de Michael Jackson, mère de ses deux premiers enfants. Des documents adjoints au testament en 2002 évaluaient la fortune du chanteur, à l'époque, à plus de 500 millions de dollars. Mais à sa mort, Michael Jackson laisse un empire vidé de son contenu, sinon encore très populaire.

Michael Jackson utilisait des pseudonymes pour obtenir ses médicaments
Alors que l'enquête sur la mort de Michael Jackson se poursuit, chaque jour qui passe, quelques zones d’ombre sur la vie de l’ancien roi du pop s’éclaircissent, une semaine après son décès d’une attaque cardiaque. Michael Jackson aurait utilisé une série de pseudonymes pour se procurer les médicaments délivrés sur ordonnance, selon certaines sources, dont le site américain tmz.com. Le roi de la pop se serait procuré les médicaments, notamment du Demerol, sous les noms d'Omar Arnold et Jack London, mais il aurait aussi emprunté le nom de l'un de ses gardes du corps ainsi que celui d'un employé de l'un de ses médecins.
Pour tenter d'élucider le mystère de la disparition brutale du "King of pop", qui a succombé à un arrêt cardiaque, les enquêteurs de la police de Los Angeles vont être rejoints par les spécialistes de l'agence américaine de lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration). Les hommes de la DEA seront notamment chargés d'enquêter sur les médecins dans l'entourage de la star pour déterminer s'ils sont régulièrement inscrits et autorisés par la DEA à prescrire des médicaments inscrits au tableau de classification des drogues. Les policiers devront également déterminer l'origine exacte des médicaments prescrits à Michael Jackson ou à ses collaborateurs et vérifier qu'ils ne proviennent pas d'une forme de trafic.
Par ailleurs, deux anciens confidents du chanteur, son ex-garde du corps Matt Fiddes et le médium Uri Geller, ont souligné qu'ils avaient essayé en vain d'empêcher le chanteur d'abuser des calmants et d'autres médicaments suspectés d'avoir provoqué son décès, mais que d'autres personnes de son entourage n'avaient pas eu la même attitude. "J'ai confisqué des paquets, tout comme Uri. Uri a confisqué du matériel pour faire des injections dans sa chambre", a affirmé Matt Fiddes dans un entretien diffusé jeudi par Sky News.
Une femme prétend être son épouse
Nona Paris Lola Ankhesenamun Jackson, qui prétend également être la princesse Zaynab Bint Fahd Bint Khalid El Saud, fille du roi de Bahrein, déclare être mariée à Michael Jackson! Depuis décembre dernier, elle a déposé une requête au tribunal de Los Angeles afin que leur union soit reconnue. Depuis la mort de la star américaine, elle redouble de zèle, réclamant la dépouille du King, la totalité de son héritage et... la garde des enfants, qu'elle prétend être les siens! Elle avance comme affirmations farfelues, entre autres, elle serait une Juive née en Angleterre, qui serait devenue noire en grandissant- son père ne serait autre que Satan- elle aurait 15 enfants biologiques avec Bambi Bien que ces délires ne soient pas pris très au sérieux, plusieurs sources affirment que Michael avait une petite amie de longue date...

La star souffrait d'un mal secret
Ian Halperin, un journaliste québécois, avait révélé que Michael Jackson souffrait d’un mal secret. La nouvelle de la mort de la star américaine lui est parvenue au moment où son livre intitulé Les derniers jours de Michael Jackson, consacré à Michael Jackson, était sous presse. À Montréal, son éditeur, Pierre Turgeon (Transit), a stoppé les rotatives, et, en trois jours et trois nuits, l'auteur a écrit 50 pages supplémentaires sur la fin du chanteur. Le résultat était tel qu’avant même sa parution, le 7 juillet, le livre suscite la convoitise de plus grandes maisons d'édition du monde. D'autant qu'il apporte des révélations troublantes, si l’on fait foi au journal Le Point.
S'il écarte les soupçons de pédophilie - témoignages et documents à l'appui -, Halperin évoque l'homosexualité de " Bambi ", étayée par plusieurs ex-amants. L'un d'eux, ouvrier, raconte son aventure d'un soir avec la star dans un hôtel glauque. Surtout, Ian Halperin, qui est déjà l'auteur des biographies de Kurt Cobain et de Céline Dion, assure que Michael Jackson souffrait d'une maladie génétique rare, le déficit en "alpha 1-antitrypsine", qui entraîne des affections mortelles des poumons et du foie. Fort de ses recherches, le journaliste avait prédit, en janvier, dans un magazine américain, que le chanteur mourrait "avant six mois" faute d'une greffe pulmonaire. Il avait au moins raison sur la date...
Le journaliste Ian Halperin revient également sur les pressions subies par le chanteur en vue de tenir 50 concerts à Londres dès juillet 2009. Michael Jackson, qui souhaitait, en remontant sur scène, éponger ses faramineuses dettes avant sa disparition, n'était partant que pour 10 dates.
Ce best-seller a déjà été imprimé à 300.000 exemplaires aux États-Unis et 50.000 en France.

Les funérailles de Michael Jackson inquiètent
Les funérailles de Michael Jackson auront lieu demain mardi 7 juillet et les autorités de Los Angeles s’inquiètent du débordement. En attendant, les fans de la star noire américaine se pressaient à Los Angeles dès ce début de week-end. Les fans du roi de la pop viennent de partout, notamment des Etats-Unis, du Japon ou du Mexique, alors que les Américains ont célébré la fête nationale américaine. Dès vendredi, 17 500 billets gratuits pour assister à la cérémonie ont été proposés sur Internet aux plus mordus... et aux plus patients. Le site du Staples Center, une salle située au centre de Los Angeles, avait reçu un demi-milliard de connexions, deux heures après l'annonce de la mise en ligne des tickets.
Une fois les demandes enregistrées - les candidatures sont possibles jusqu'à dimanche - les billets seront distribués par paires, lors d'une loterie.
C’est à 17 heures – 18 heures, heure de France, que la cérémonie d’adieu à Michael Jackson commencera, où quelque 11 000 spectateurs seront accueillis dans l'enceinte du Staples Center, tandis qu'une salle voisine, le Nokia Theater, projettera en direct la cérémonie à 6500 autres privilégiés.
La police de Los Angeles a exhorté les admirateurs de Michael Jackson à ne pas se rendre à l'événement, à moins de disposer soit le billet, soit l’accréditation. Sinon, l’accès est hermétiquement fermé.

Pas de cortège funèbre
Par crainte d'être débordés, les organisateurs ont précisé qu'il n'y aurait pas de cortège funèbre ni de retransmission de la cérémonie sur des écrans géants à l'extérieur du Staples Center. Et aucune information n’est livrée sur le déroulement des funérailles proprement dites. Le Staples Center est la propriété d'AEG, promoteur des concerts que devait donner Michael Jackson à Londres à partir du 13 juillet, et qui devaient marquer son grand retour sur scène. C'est là que le chanteur avait répété son spectacle, jusqu'à la veille de sa mort, le 25 juin.
Beaucoup se sont étonnés du choix de cette salle relativement modeste, quand Los Angeles dispose des lieux pouvant accueillir des foules bien plus importantes, à l'instar du Memorial Coliseum, un stade de 90 000 places.
Les autorités de la ville, dans un Etat de Californie qui affiche un déficit budgétaire de 24 milliards de dollars, ont quant à elles lancé un appel aux généreux donateurs pour aider au remboursement des dépenses entraînées par l'événement. Plusieurs chaînes de télévision, dont MTV, ont prévu de diffuser la cérémonie en direct, ce qui devrait combler les fans dépourvus de billets et rassurer les autorités.
Avec la mort du chanteur, les objets ayant appartenu à l'artiste pourraient bien se vendre à des sommes astronomiques. En 2007, une chemise noire en soie rehaussée de décorations dorées que Michael Jackson a portée sur scène, a été vendue 19 000 dollars lors d'une vente aux enchères à Las Vegas.
Contrairement donc à ce que le commun des mortels des Congolais racontent, comme quoi, le corps de Michael Jackson, compte tenu de sa fortune, sera exposé sur satellite, ne peut être qu’une des rumeurs dont la très puissante radiotrottoir kinoise est capable d’inventer.
Kléber Kungu

Michael Jackson est mort dans un état épouvantable


Conséquence d’une vie désordonnée
Michael Jackson est mort dans un état épouvantable
Les premiers résultats de l'autopsie pratiquée vendredi 3 juillet sur le corps Michael Jackson sont d’une réalité troublante sur l’état du corps de la star. Sa dépendance excessive en médicaments a été telle que Michael Jackson est décédé dans un état épouvantable. Il pesait 51 kg et n’était plus que n'était plus que l'ombre de lui-même lorsqu'il s'est éteint jeudi 25 juin. La maigreur très manifeste du chanteur n’est pas étonnant : on rapporte que le roi de la pop ne prenait plus qu'un très léger repas par jour. Dans son estomac, le médecin légiste n'a trouvé que des pilules qu'il prenait contre la douleur.
Bref, c’est donc un maigrichon qui s’était éteint à 50 ans d’une crise cardiaque le 25 juin. La prise excessive des médicaments, ainsi que ses dépenses excessives, a pratiquement ruiné la star de ma musique américaine. Des médicaments, il en a pris, même un peu plus, ces dernières semaines, tant il projetait de faire un retour à la Zorro sur scène musicale à partir du 13 juillet, avec une série de 50 concerts. Du Propofol, un puissant anesthésiant, a bel et bien été retrouvé dans la maison de Michael Jackson à Holmby Hills, relançant les spéculations sur les causes de la mort du chanteur. Ce médicament, connu également sous le nom de Diprivan, est un anesthésique d'action rapide, utilisé pour débuter et maintenir une anesthésie générale. Il «peut être utilisé à dose plus faible comme sédatif mais ce n'est pas un médicament à utiliser à domicile», a souligné samedi le Dr David Kloth, sur MSNBC. A la rigueur, «dans le cas d'une personne en phase terminale d'un cancer, ce peut être une indication. Mais pas dans ce genre de situation. Ce n'est pas juste pour dormir. Ce n'est pas un médicament pour faire dormir», a martelé l'anesthésiste, cité par Le Figaro.
L'Oxycontin, un puissant antalgique du même genre que la morphine et Demerol, un autre analgésique très puissant, n’ont pas eu de secret chez la défunte. Mais son médecin personnel, le cardiologue Dr Conrad Murray, entendu samedi 4 juillet par la police comme témoin dans cette affaire, a démenti avoir injecté l'Oxycontin, par intraveineuse au chanteur, qui était déjà sous Demerol. L'une des premières pistes de l'enquête s'orientait vers une overdose de morphine ou assimilé.
Mais l'ex-gouvernante des enfants de Michael Jackson, Grace Rwaramba, a, de son côté, raconté à la presse britannique qu'elle lui faisait des lavages d'estomac pour évacuer le trop-plein de médicaments.
On rapporte que le corps du chanteur - hanches, fesses, épaules- était également couvert de traces de piqûres dues aux trois injections quotidiennes d'antidouleurs, et de nombreuses cicatrices qui ont beaucoup ému les légistes: le roi de la pop, dont le formidable parcours musical s'est doublé d'une sinistre mutation vers un personnage quasi inhumain, aurait subi au moins treize interventions de chirurgie esthétique.
Michael Jackson, dont le père le surnommait «Big Nose» lorsqu'il était gosse, s'est notamment acharné à modifier l'aspect de son nez : à sa mort, le sien n'avait plus d'arête et la moitié droite était devenue quasi inexistante. La star, qui a vécu une enfance de brimades de la part de son père, notamment de nombreuses injures comme « Big Nose » (Gros nez) est resté marqué toute sa vie. Aussi s’est-il acharné à transformé ce corps en occidentalisant son nez et en se brunissant la peau. Ce qui n’a pas manqué des conséquences néfastes sur sa santé.
Ce sera donc demain que la cérémonie d'adieu de Michael Jackson sera organisée au stade du "Staples Center" de Los Angeles - la salle où le roi de la pop répétait son concert en vue de ses spectacles londoniens prévus en juillet. Sur 1.6 millions de fans qui ont tenté de décrocher des billets pour y assister, seuls 8 750 élus ont eu la chance d'être tirés au sort par les organisateurs. Pour éviter la revente des tickets, chaque gagnant recevra un bracelet nominatif qu'il ne pourra retirer qu'avec sa carte d'identité afin d'entrer dans le stade...En attendant, les gens continuent d'affluer tout autour du "Staples Center" afin de s'y recueillir et de laisser des dessins, des affiches, des mots, des bouquets et des peluches.

Des billets vendus par tirage au sort
Débordés par le nombre sans cesse croissant de fans désireux d’assister à cette cérémonie, les organisateurs ont organisé un grand "concours" pour choisir les 11 000 privilégiés de mardi 7 juillet. Mais puisque le complexe ne peut accueillir que 11 000 "spectateurs", ils ont décidé d’organiser un tirage au sort afin de "canaliser" l’affluence attendue, rapporte La Libre Belgique.
L’organisation a été confiée à la société AEG, celle-là même qui aurait dû prendre en main la série de concerts de Michael Jackson annoncée à Londres. Puisqu’il serait scandaleux de faire payer une cérémonie funèbre, les organisateurs ont songé à un système de loterie, une espèce de grand jeu funèbre. Vendredi et samedi, tous les demandeurs devaient taper l’adresse du site Internet du Staples Center. Formulaire très simple à remplir : nom, prénom, adresse e-mail, code postal et - on se demande pourquoi - date de naissance. Dès après s’être enregistré, on recevait un avis : "Vous avez maintenant une chance de gagner deux places. Vous saurez dimanche si vous figurez parmi les gagnants."
La suite n’est qu’une question de chance : c’est un tirage au sort qui a déterminé les heureux élus dimanche soir. Deux places étant attribuées par "gagnant", cela devait faire 8 750 heureux. Or, 500 000 demandes sont parvenues dès les deux premières heures et près de 1,7 million à la fermeture du site. Statistiquement, chaque participant avait 0,5 % de chances ou une chance sur 200 de décrocher la timbale. Bien sûr, toutes les précautions ont été prises pour éviter le marché noir. Les gagnants et leur invité seront priés de venir retirer ensemble les billets d’entrée au Staples Center où, pour éviter tout trafic, le personnel leur attachera un bracelet au poignet. Ce qui n’a pas manqué de décevoir de nombreux fans.

Debbie Rowe : ''Je veux mes enfants !''
De son côté, Debbie Rowe, l'ex-femme et la mère des deux premiers enfants de la star, est sortie de sa réserve concernant la garde de leurs enfants. Selon la chaîne de télévision locale NBC 4 de Los Angeles, qui s’est entretenue pendant une heure et demie avec elle, Debbie Rowe a exprimé son désir de se battre pour obtenir la garde de Prince Michael et Paris âgés de 12 et 11 ans.
"Je veux mes enfants. Je suis prête à subir un test ADN et un test psychologique pour prouver que je suis bien leur mère biologique et que je suis en état de m'occuper d'eux", a-t-elle réclamé. D’après la source, elle pleure la mort de son ancien mari et veut se charger du bien-être de leurs enfants. Mais pourquoi Rowe s'est tenue à l'écart de ses enfants durant toutes ses années ? Après avoir divorcé en 1999 et renoncé à son droit parental, en 2006, elle avait changé d'avis et obtenu un droit de visite...
Debbie Rowe affirme qu'elle souhaitait que les enfants soient élevés par leur père mais sa mort soudaine remet les choses en cause. Elle veut d'ailleurs fermement que Joe Jackson, le père de Michael, soit tenu juridiquement éloigné des enfants. On se souvient que l'homme avait été accusé de violences à l'égard de ses enfants, dont Michael.
En revanche, la famille du défunt ne la reconnaît guère. La cour supérieure de Los Angeles a confié lundi à la mère du chanteur, Katherine Jackson, 79 ans, la garde provisoire des deux aînés Prince Michael (12 ans) et Paris (11 ans), ainsi que de Prince Michael II, né d'une mère porteuse dont l'identité n'a jamais été révélée.
Les autorités de la ville, dans un Etat de Californie qui affiche un déficit budgétaire de 24 milliards de dollars, ont quant à elles lancé un appel aux généreux donateurs pour aider au remboursement des dépenses entraînées par l'événement.

Résidence transformée en lieu de mémoire
Selon l'homme d'affaires et styliste français Christian Audigier, la demeure du quartier huppé de Holmby Hills à Los Angeles, où Michael Jackson résidait avant sa mort le 25 juin dernier, sera transformée en temple à la mémoire du "Roi de la pop". La villa de Carolwood Drive, résidence que louait la star, d'où elle préparait son retour sur scène, deviendra un lieu dédié à sa mémoire est actuellement la propriété de la femme d'Hubert Guez, président exécutif de la marque de vêtements très prisée des célébrités créée par Christian Audigier, a-t-il expliqué. "A l'issue du bail qui court jusqu'à fin décembre et pour lequel le loyer est déjà réglé.
L’homme d’affaires français a fait savoir en outre qu’un vaste système via Internet a été mis en place pour récupérer dans le monde entier tous les objets souvenirs liés à Michael afin qu'ils puissent être entreposés dans ce lieu qui ne sera ouvert au public que le jour anniversaire de sa mort (chaque 25 juin, NDLR) mais que l'on pourra visiter via le Net de façon virtuelle".
Le styliste français souhaite créer "l'endroit de référence auquel tous ses fans puissent avoir accès pour perpétuer la mémoire" de son ami Michael Jackson "à l'instar de Graceland pour Elvis Presley".
Christian Audigier était un proche du "Roi de la pop", avec qui il avait, dit-il, "fêté Noël en avril dernier" en compagnie de ses enfants dans la cuisine de cette résidence d'une douzaine de pièces évaluée à 32 millions de dollars (22,83 millions d'euros) et louée par Michael Jackson 100.000 dollars par mois (71.360 euros).
Kléber Kungu






L’obtention du passeport biométrique : un long chemin très coûteux




Une longue et fatigante attente de près de 2 mois
L’obtention du passeport biométrique : un long chemin très coûteux
Près de 300 dollars, un mois et trois semaines d’attente, d’incessants déplacements entre mon domicile et les ministères de la Justice, des Affaires étrangères, la Police judiciaire des parquets, des coups de fil quotidiens pour vérifier le niveau d’avancement des démarches, toute une paperasse à photocopier : voilà ce que le fameux passeport biométrique m’a coûté. Le tout dans une attente très stressante et infiniment longue. Voici comment j’ai pu obtenir ce document tant convoité à l’issue d’une série de 7 étapes : certificat de nationalité congolaise (CNC), Extrait du casier judiciaire, Achat du formulaire de demande de passeport, dépôt de 150 dollars à la BIAC, Direction de l’identification, Centre de capture, retrait du passeport…Un long chemin que les impatients feraient mieux de ne pas emprunter. Car, même muni du CNC et de l’extrait du casier judiciaire, il est impossible d’obtenir son passeport biométrique après les 4 jours officiels ! J’en ai fait l’amère expérience.
Mardi 12 mai. Je décide, comme bien d’autres Congolais, de m’offrir un passeport biométrique, le document le plus cher et le plus convoité par les Congolais, en ce moment. Cap ministère de la Justice pour le CNC. Le Bureau d’exécution des jugements, élaboration et exécution du budget est affecté momentanément à cette tâche. Il ne désemplit pas. Les requérants y entrent et en sortent constamment.
Un agent, M. Kisalu Mebanda [nom d’emprunt que je lui colle], est derrière une montagne de fardes et autres dossiers. Il est presque dépassé, en servant entre deux coups de fil, sortant et rentrant constamment. En descendant au guichet de la Biac pour nous renseigner sur le taux de change en dollar, le garçon qui m’accompagne, me confie. « Awa soki ofongoli miso te, pasi. Soki ovandi na ndako nayo, kaka ba coups de téléphone, mawa trop » (Ici, si vous n’êtes pas vigilant, c’est difficile. Si vous préférez rester chez vous et n’utiliser que le téléphoner pour vous renseigner, c’est malheureux), me déclare-t-il. Et d’ajouter « Tika na fongola yo. 30 dollars oyo basengi yo, eza officiel te. En réalité, basengaka 15 dollars, 15 dollars mosusu eza ya bango moko » (Laissez-moi vous dévoiler tout : des 30 dollars qu’on vous a demandés, 15 dollars sont officiels, les 15 autres c’est pour eux-mêmes), me confie-t-il, en m’invitant à la discrétion.
Trois jours après, j’atterris à la Police judiciaire des parquets pour l’obtention de l’Extrait du casier judiciaire. Comme au ministère de la Justice, ici, l’affluence est aussi totale. Une connaissance me facilite les démarches. C’est un inspecteur. Il prend soin de remplir lui-même la fiche décadactylaire qui me coûte 2 300 FC, car, me déclare-t-il, la précision des données est exigée à telle enseigne qu’une moindre erreur annulerait le document. La fiche remplie, je me fais prélever des empreintes digitales. Deux agents s’y affairent. Le garçon qui prélève les empreintes digitales me rafle 1000 FC de pourboire. « Papa, awa okopesa ngai kaka Vitalo moko, eza na 1000 FC » (Papa, vous allez me remettre seulement l’équivalent d’une bouteille de Vital’o, 1000 FC), me souffle-t-il d’une voix inaudible. L’inspecteur me demande de repasser dans deux semaines. C’est finalement le 2 juin que je retire mon extrait du casier judiciaire : 18 jours après !
Trois semaines plus tard, pas de CNC. Vendredi 5 juin, je fais un tour chez Kisalu Mebanda. Je découvre une magouille dans le chef de cet agent, la soixantaine. La farde contenant mon dossier porte ces annotations : frais (écrit au crayon) et AN (écrit au stylo rouge) – qui peut signifier Attestation de naissance. Après avoir retiré une farde dans un tiroir, il sort dans le couloir pour vérifier Dieu seul sait quoi. « Attends-moi », me demande-t-il. Il rentre quelques minutes plus tard et se met à gommer les annotations « frais » et biffer « AN ». Pourquoi est-il sorti vérifier, loin de mon regard ? Qu’a-t-il vérifié ? Que signifiaient « frais » et « AN » écrits sur ma farde ? Voudraient-ils dire que je n’avais pas encore versé les 30 dollars de Certificat de nationalité congolais ni déposé l’Attestation de naissance ? C’est depuis le 12 mai que j’ai versé les 30 dollars pour le CNC et que l’Attestation de naissance a été déposée le 15 mai. L’attitude de cet homme, que d’autres appelaient « Maître », me paraît suspecte.
Je rentre déçu. Je me mets à maugréer à bord du taxi qui me transporte avec trois autres passagers. Le quatrième, se présentant comme un agent du ministère de la Justice, se met à nous expliquer la procédure d’obtention du CNC et de l’extrait du casier judiciaire, condamnant en même temps la décision du ministre de la Justice Luzolo Bambi, quoique très occupé, de signer lui-même tout CNC, à la place de l’Attestation tenant lieu de CNC, qui était délivré auparavant. Il descend du taxi en me promettant de parler à son collègue Kisalu Mebanda.
C’est finalement le 9 juin que je retire mon…attestation tenant lieu de certificat de nationalité congolaise, au lieu du CNC : 29 jours après ! Avant de me la remettre, comme d’habitude, il va se retirer dans le couloir avec sa mythique farde. Il m’y appelle et me remet le document. Je lui demande si ce document est un authentique et qu’il ne peut pas me poser des problèmes. Kisalu Mebanda me rassure que je détiens un document en bonne et due forme et que c’est une attestation tenant lieu de CNC, parce que face aux multiples demandes, le ministre Luzolo Bambi a dû déléguer ses pouvoirs. Je le quitte sans me convaincre. Le policier à la réception du ministère de la Justice, auprès de qui je me confie, me rassure également. Lui non plus ne me convainc, étant des oiseaux de même plumage, me suis-je dit. Somme toute, je n’aurai plus à escalader les 28 marches de l’escalier de ce ministère que j’ai escaladés…à six reprises ! Mes inquiétudes vont s’accentuer lorsque je découvre plus tard que ce document porte la date du…10 avril 2009, alors qu’après en avoir amorcé les démarches le 12 mai, je l’ai obtenu le 9 juin. Alors pourquoi porte-t-il cette date ? La réponse au mystérieux Kisalu Mebanda et sa clique.

Vive la voie officieuse ou le « coup direct »
Le garçon, qui me photocopie le document, renforce mes appréhensions. Voici sa réponse lorsque je lui lance, en blaguant, « Mikol’oyo bozo lia kitoko ! » (Vous trouvez votre compte financièrement en ces moments) [Face aux nombreux documents à photocopier] : « Mikol’oyo lisusu te, kala nde. Mikol’oyo batu bazo préférer coup direct, mpo ezo wumela trop » (Nous nous retrouvions hier, mais pas maintenant. Aujourd’hui, les gens préfèrent le coup direct [la voie officieuse, NDLR], car le document prend trop de temps). Vive donc la voie officieuse ou le coup direct.
Le 11juin, cap de nouveau ministère des Affaires étrangères pour la 3ème étape : l’achat du formulaire de demande de passeport pour 20 dollars. Porteurs de FC et les pressés s’abstenir ! Comme partout ailleurs, le requérant doit s’armer de beaucoup de patience à la 4ème étape : dépôt de 150 dollars pour le passeport biométrique, et de 5 dollars de frais bancaires au guichet de la Biac, dans une petite salle qui ne désemplit pas. J’y passe une quarantaine de minutes pour déposer et retirer trois documents (attestation de paiement de la DGRAD, reçu et note de perception).
Toute cette paperasse en main, direction Direction de l’identification où grouillent beaucoup de requérants piaffant d’impatience, et une dizaine d’agents occupant chacun une table et deux chaises. La 5ème étape est l’une des plus lassantes. Je suis accueilli par l’un des agents qui m’identifie sur une fiche, avant de me faire prendre les empreintes digitales par un autre agent, qui est tout, sauf pressé.

« Etes-vous de BDK ? »
Après avoir lu attentivement mon nom, l’agent lance, en guise d’entrée en matière : « Oh ! Mpangi a munu ! » (Oh! L’un des miens!) S’exclame-t-il. L’esprit aux aguets, je ne me laisse pas impressionner. Après s’être rendu compte qu’il a affaire à un journaliste, il ajoute : « Okanisaka nini na démocratie na RDC ? » (Que pensez-vous de la démocratie en RDC). Ah ! ce « frère » croit vraiment m’avoir facilement en m’attendant répondre comme le tonitruant Gabriel Mokia ! Ma réplique est sans équivoque, à malin, malin et demi. « Démocratie ezali processus molayi. Ba résultats nango eyaka malembe-malembe. Ba mboka lokola Etats-Unis, France bawuti mosika » (La démocratie est un long processus dont les résultats sont également lents à obtenir. Des pays comme les Etats-Unis et la France viennent de loin). L’agent est loin de me lâcher. « Oza mutu ya Bundu dia Kongo ? » (Vous êtes membre de Bundu dia Kongo ?) Ma réplique ne se fait pas attendre. « Pourquoi prenez-vous tous les ressortissants du Bas-Congo pour des membres de BDK ? C’est comme ceux qui estiment que tous les Baluba sont des membres de l’UDPS et que ceux du Bandundu membres du Palu ». Cet uppercut l’atteint au point sensible. Il répond par un sourire.
Mon identification terminée, il lance son hameçon. « Quand voulez-vous avoir votre passeport ? » « Même aujourd’hui ou demain ! », je lui réponds. Sa prise assurée, il ne lâche pas prise. « Si vous donnez 20 dollars au chef, il traitera rapidement votre dossier ». Le marché se conclut avec 7 500 FC, l’équivalent de 10 dollars, qu’il empoche comme un pickpocket, avant de me demander de rentrer vérifier mon nom le 17 juin. Après la prise d’empreintes digitales, je remarque qu’une trentaine de minutes viennent d’être consommées.
Après plusieurs jours d’attente infructueuse, le bordereau où mon nom est inscrit ne sera publié que le 22 juin alors qu’il est daté du 13 juin ! Quel désordre !
Intervient alors la 6ème étape, l’une des plus cruciales : le Centre de « capture » où, en plus de billets de banque, le requérant doit se munir de beaucoup de patience. 23 juin, une grande foule attend impatiemment, chacun son tour pour se faire « capturer ». Pendant cette attente, un agent, qui se présente comme le chef du Centre, nous conseille. « Ici, quand vous êtes pressés, rentrez chez vous », dit-il. Entre-temps, un de nombreux requérants fait cette constatation : « Ici, tout le monde se fait important, comme ces policiers ». Ils sont trois à la porte pour assurer l’entrée. J’arrive au bout de cette étape 3 jours après.

« Prouvez que nous sommes corrompus »
Mardi 24 juin, j’attends toute la journée, dépité. Tous les requérants candidats à la capture sont impatients. Les esprits sont surchauffés et le désordre est à son comble. Celui qui passe pour être le numéro un du Centre, un certain Jean-Luc, que j’apprécie beaucoup pour son tempérament et son esprit franc, vient s’implanter devant nous. Il calme le jeu. Il cite toutes les catégories de personnes prioritaires ou les urgences : les personnes ayant payé cash 320 dollars, les enfants de 0 à 13 ans, les vieillards, les agents des ministères, ceux des services de renseignements. Pragmatique, à cette liste, il ajoute aussi les connaissances. « A supposer que je découvre parmi vous une personne qui m’avait sauvé la vie, croyez-vous vraiment que je vais la laisser traîner ? ». Lui parti, le désordre refait surface. Les trois policiers commis à la porte vont se faire soudoyer à la vue de tous. Interpellé, l’un d’eux répond avec culot : « Montrez-nous les preuves ! » Il a raison : qui est capable de distinguer l’argent de corruption à celui d’un salaire, par exemple ?
La capture est si lente qu’elle excède les 10 minutes déclarées par Jean-Luc. Elle va au-delà de trois quarts d’heures, voire une heure.
Mercredi 24 juin, je décide de passer à la grande vitesse, de faire comme les autres, de me jeter à l’eau. Je décide de mettre momentanément en veilleuse mon honnêteté. Le policier que j’aborde me demande trois bières. Je lui remets 2 000 FC, l’équivalent de deux bières. « Attendez », me dit-il joyeusement, avant de se lever très courageusement ; ses deux bières empochées.
Le coup a porté. Je n’attends que quelque deux minutes et une voix appelle mon nom. J’ai même honte d’accepter. « Que diront ceux qui m’ont vu venir ? » M’interrogé-je. Il est 10h02’. Une quarantaine de minutes plus tard, c’est tout souriant que je sors du Centre, en lâchant en sourdine un ouf de soulagement. Le rendez-vous est pris dans 5 jours pour le retrait du passeport.
Le retrait du passeport, la 7ème et dernière étape, est pour moi la moins longue et la moins coûteuse. Mais j’y perds quand même quelques plumes. Toutes les formalités remplies, la femme qui me sert a une savante manière de se remplir le sac. « Donnez-moi 500 FC », me dit-elle, après avoir exigé 1000 FC à la personne qui m’a précédé, pour une farde qui coûte…200 FC. Le fameux document en poche, tout joyeux, le détenteur du passeport n’hésite pas à débourser même 2 000 FC. Lorsqu’on fait le compte, la moisson est abondante toute la journée.
Une fois à l’extérieur, je prends soin de regarder calmement, pendant quelques minutes ce document si précieux, si mystifié et si convoité par les Congolais. Je quitte le ministère des Affaires étrangères, bien déplumé, au propre et au figuré, le passeport précieusement protégé. Je ne suis vraiment pas prêt à refaire ce long chemin. Pour tout l’or du monde. Cependant, le rendez-vous est pris pour 2014.
André Mumpasi Mbakidikio

Passeport biométrique : diverses dépenses
Frais passeport : 150 dollars
Frais bancaires : 5 dollars
Formulaire de demande de passeport : 20 dollars
Certificat de nationalité congolaise (ou attestation tenant lieu) : 30 dollars
Frais bancaires : 3 000 FC
Extrait de casier judiciaire : 30 dollars
Frais bancaires : 3 000 FC
Fiche décadactylaire : 2 300 FC
Attestation de naissance : 8 000 FC (10 dollars)
Frais de déplacement : 9 600 FC
Frais de communication (appels téléphoniques) : 3 050 FC
Frais de photocopies : 1 750 FC
Frais de dessous de table : 10 800 FC
Total - en dollars : 235 dollars
- en FC : 41 500 FC