mardi 13 mai 2014

Udjani, le chef rebelle des Enyele tué à Brazzaville



Fin tragique d’un rebelle

Udjani, le chef rebelle des Enyele tué à Brazzaville

            Le chef rebelle des Enyele, Udjani Mangbama, a été abattu, samedi 10 mai à Brazzaville, après un échange des tirs avec les éléments de la police du Congo Brazzaville lors d’un contrôle de routine, à Owando. Dans cet échange des tirs, le chef rebelle Udjani a d’abord abattu quatre policiers brazzavillois, avant d’être blessée par balles. I a dû succomber de ses blessures à Brazzaville. capitale congolaise.
            La nouvelle de la mort tragique de Udjani Mangbama a été confirmée par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cité par radiookapi. «Je peux confirmer que Udjani, le chef des rebelles Enyele, qui était en asile au Congo-Brazzaville était tué au cours d’une fusillade qu’il a provoquée en résistant à un contrôle de routine de la police dans la ville d’Oando à l’intérieur de la République du Congo », a-t-il déclaré.
            Originaire de la province de l’Equateur, le chef de guerre, Udjani Mangbama, s’était refugié au Congo/Brazzaville en 2009 après les représailles de l’armée régulière sur son groupe. En dépit des demandes insistantes des autorités congolaises à leurs homologues de Brazzaville sur la remise du fugitif, Brazzaville n’a pas toujours répondu à la demande de Kinshasa, arguant que le chef rebelle Udjani était en prison.

Udjani était libre
            Il a fallu qu’Udjani Mangbama soit abattu dans ces circonstances pour que Kinshasa, par la voix de son porte-parole conclue que le chef rebelle n’était pas en prison, contrairement aux affirmations des autorités su Congo Brazzaville. En effet, il semble, selon Lambert Mende, que ce rebelle était dans une villa à Owando lorsqu’il a été abattu. Comme quoi, il était en liberté.
            La nouvelle de la mort d’Udjani pousse certains Congo de Kinshasa de se demander comment Brazzaville a laissé un homme aussi dangereux que ce chef rebelle se promener avec ses armes, sans le désarmer. Pourquoi, ajoutent-ils, les autorités de Brazzaville ont refusé d’extrader vers Kinshasa ce rebelle conformément à sa demande, affirmant qu’il était en détention ?
            Udjani en fuite au Congo Brazzaville, son père, Ibrahim Mangbama, avait été arrêté en 2009 avant d’être condamné par la Cour militaire de l’Equateur pour mouvement insurrectionnel. L’incriminé était transféré à Kinshasa et il est depuis détenu à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa.
            En juin dernier, le collectif des avocats des présumés insurgés du Mouvement de libération indépendante et alliés (MLIA) avait dénoncé la procédure du jugement rendu par le tribunal militaire de garnison de Mbandaka  en  mai 2010. Ils estimaient avoir été trompés par ce tribunal, qui avait condamné ces insurgés sur base d’une liste au lieu de prononcer le jugement pour chaque prévenu.
A l’audience du 13 juin devant la cour militaire, qui siégeait au second degré sur cette affaire, ces avocats avaient présenté un mémorandum unique pour déplorer le comportement du tribunal militaire de garnison de Mbandaka. Ils ont exigé que leurs clients soient relâchés.
            Voilà comment termine la vie mouvementée des rebelles de l’espèce d’Udjani : fin tragique, loin des siens… Malheureusement de tels exemples n’ont jamais servi de leçons à de nombreux Udjani qui estiment qu’ils ne pourront subir la même fin tragique que connaissent leurs mentors…
Kléber Kungu

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