dimanche 23 mars 2014

FRANCOPHONIE : « … tu as fait la fiereté de notre pays…»



« … tu as fait la fiereté de notre pays…»

            « Pascal Tabu Ley Rochereau, 54 ans de musique, tu as fait la ‘’fiereté’’ de notre pays à travers le monde ». C’est de cette manière que la nation congolaise continue de rendre hommage à celui qui, 54 ans durant a fait plaisir aux Congolaises et aux Congolais par ses chansons plus dansantes les unes que les autres en plantant de grands panneaux portant ces écrits laudatifs.
            Ambassadeur de la musique congolaise durant sa riche carrière musicale, Tabu Ley a été tout, sauf la « fiereté » de ce pays dont il a réussi à rehausser la cote musicale. En effet, les écrits que comportent ces panneaux plantés sur quelques artères de Kinshasa, notamment au croisement des avenues du Flamboyant et de Libération (ex-24 Novembre), sur le boulevard Lumumba sont loin de rendre à la Nation congolaise la fierté que Pascal Tabu Ley Rochereau lui a rendue.
            Le mot « fiereté » qui vient de l’adjectif qualificatif « fier, (ère)) a été proprement massacré. Sans doute son rédacteur a-t-il confondu sa constitution avec celle du mot « ancienneté ». En effet, quelques mots, à l’instar de « ancienneté », « pureté », « sûreté », etc. se forment en ajoutant « té » à la forme féminine des adjectifs issus de ces mots. Cependant « fierté », « bonté », « cherté » font exception…
Kléber Kungu

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire