mardi 4 mars 2014

79 millions USD pour reconstruire des infrastructures à l’Est



Nord-Kivu, Sud-Kivu et Province Orientale

79 millions USD pour reconstruire des infrastructures à l’Est

            L’Association internationale de développement (IDA), un fonds de la Banque mondiale, a alloué 79 millions de dollars américains à la reconstruction des infrastructures au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Province Orientale.
            Dans un communiqué rendu public samedi 1er mars, le conseil des administrateurs de la Banque mondiale a affirmé que 79 millions de dollars américains sont alloués à la reconstruction des infrastructures de cette partie du territoire de la RDC. L’objectif étant de relever les conditions de vie des communautés meurtries par trois décennies de conflit.
            Il s’agit de reconstruire des infrastructures sociales comme des écoles, des points de ravitaillement en eau potable mais aussi des ponts et chaussées. Bref, des infrastructures détruites en grande partie par la guerre qui a sévi dans cette partie de la RDC.
            Par ricochet, ce projet fournira des emplois à court terme à une partie de la population qui sera chargée de remettre des routes de desserte agricole en état, précise le communiqué.
            Il vise également à améliorer les moyens de subsistance de la population en matière agricole. Les routes de desserte agricole auront ainsi la priorité pour permettre l’acheminement des produits vivriers vers les centres de distribution ou de consommation.
            Pour le directeur des opérations  de la Banque mondiale, Eustache Ouayoro, ce projet de reconstruction vise à améliorer les moyens de substances de la population en matière agricole, mais également à reconstruire les infrastructures sociales. (Ecole, hôpitaux, puits d’eau potable).
            Eustache Ouayoro a affirmé qu’il faudrait mettre en place rapidement ce projet afin de remédier à l’extrême pauvreté des populations de ces provinces et, par conséquent, promouvoir une prospérité partagée pour trois cent dix communautés de l’Est du pays.
            Ce projet montre le souci du gouvernement congolais appuyé par ses partenaires traditionnels de redonner la vie à ces provinces, parmi les plus meurtries de la RDC, sorties récemment des conflits armés.

1 milliard de dollars USD accordé à la région des Grands Lacs
            Ce financement s’ajoute à celui d’un milliard de dollars américains accordé à la région des Grands Lacs en Afrique pour les trois années à venir (2013-2016).
            En mai 2013, la Banque mondiale avait annoncé le financement de un milliard de dollars américains au bénéfice de la région des Grands Lacs en Afrique pour l'énergie, les routes, l'agriculture, le commerce transfrontalier, la santé et l'emploi
            Au premier jour d'une mission conjointe historique dans la région des Grands Lacs avec les Nations unies, le Groupe de la Banque mondiale avait annoncé un projet de financement  d'un montant d'un milliard de dollars destiné à aider les pays de la région à fournir de meilleurs services de santé et éducation, accroître les échanges transfrontaliers et financer des projets hydroélectriques, le tout afin d'appuyer l'accord de paix de la région des Grands Lacs signé par 11 pays en février dernier.  
            Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui effectuait une visite de trois jours avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon en RDC, au Rwanda et en Ouganda, avait déclaré, à cette occasion, que la sécurisation et le développement de la région des Grands Lacs étaient essentiels aux efforts déployés par l'Afrique pour réduire l'extrême pauvreté et créer des opportunités économiques  pour des millions de personnes. 
            « Nous avons déployé des efforts extraordinaires pour mobiliser un milliard de dollars de financement supplémentaire parce que nous estimons que cela peut contribuer grandement à une paix durable dans la région des Grands Lacs », avait déclare M. Kim. « Ce financement aidera à relancer le développement économique, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations qui souffrent depuis bien trop longtemps. Les dirigeants de la région des Grands Lacs peuvent désormais, en vertu de la relance de l'activité économique et l'amélioration des conditions de vie dans les zones frontalières, rétablir la confiance, renforcer les économies et ouvrir de nouvelles perspectives à des millions de personnes.»   
            Selon le président du Groupe de la Banque mondiale,  le nouveau projet régional de financement, assorti d’un taux d'intérêt nul, et accordé par l'Association internationale de développement (IDA) viendra appuyer deux grandes priorités de développement régional : le rétablissement des moyens de subsistance des populations vivant dans la région des Grands Lacs qui  ont considérablement souffert pendant les périodes de conflit; et la relance et l'expansion de l'activité économique transfrontalière pour créer plus d'opportunités et susciter une intégration plus poussée dans les domaines de l'agriculture, l'énergie, le transport et le commerce régional.
            Le financement supplémentaire que propose la Banque mondiale comprend environ 100 millions de dollars destinés à soutenir l'agriculture et améliorer les moyens de subsistance en milieu rural pour les populations déplacées à l'intérieur des pays et les réfugiés de la région ;  340 millions de dollars pour le financement du projet hydroélectrique Rusumo Falls d'une puissance de 80 megawatts au profit du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie ; 150 millions de dollars pour la réhabilitation des projets hydroélectriques Ruzizi I et Ruzizi II et le financement de Ruzizi III qui alimentera en électricité le Rwanda, le Burundi et la RDC ; 165 millions de dollars pour la construction de routes en RDC, notamment dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale ;  180 millions de dollars pour améliorer les infrastructures et la gestion des ressources frontalières le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC ;  et des millions de dollars de financements supplémentaires destinés aux laboratoires de santé publique, au secteur de la pêche et aux programmes de facilitation des échanges, etc.
            Les populations de ces provinces ne peuvent que saluer en même temps souhaiter la concrétisation de ce projet susceptibles de leur rendre le sourire de la vie qu’elles ont perdu depuis des décennies. Pour vu que cette paix et cette sécurité tant recherchées durent longtemps.
Kléber Kungu

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