mercredi 19 mars 2014

Affaire Germain Katanga : Fatou Bensouda insatisfaite



Cour pénale internationale

Affaire Germain Katanga : Fatou Bensouda insatisfaite

            La procureure de la cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, qui a séjourné dernièrement à Kinshasa s’est dit insatisfaite de l’acquittement de l'ancien chef de guerre congolais, Germain Katanga, sur les crimes sexuels. Aussi envisage-t-elle de faire appel de la décision.
            Au cours de son dernier séjour à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a déclaré être restée sur sa faim sur l’acquittement de Germain Katanga sur les crimes sexuelles, quoique satisfaite de sa condamnation pour des "crimes très sérieux comme la destruction des propriétés et meurtres". Ainsi envisage-t-elle de rechercher les erreurs judiciaires qui permettent de faire appel du jugement de ce criminel, à en croire BBC.
            "Malheureusement, les juges ne l’ont pas condamné pour crimes sexuels ou pour le recrutement d’enfants soldats, pour le moment nous étudions le jugement et nous regardons s’il n’y a pas d’erreur judiciaire que nous pourrions utiliser pour faire appel du jugement", a-t-elle déclaré.
            Germain Katanga a été reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité la semaine dernière, mais acquitté de violences sexuelles par la CPI. Des groupes de femmes congolaises, apprend-on, ont fait part de leur colère et de leur déception à l'annonce du jugement.
            La milice qu'il dirigeait a été accusée de violer des femmes et de les enlever pour en faire des esclaves sexuelles.
            La procureure de la cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a rencontré à Kinshassa le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Raymond Tshibanda pour évoquer le renforcement de la collaboration entre la cour et le gouvernement congolais.
            Le refus de la RDC de livrer à la CPI le président soudanais Omar El-Bechir, visé par un mandat d’arrêt international, était aussi au menu des échanges.
            Le chef de l’Etat soudanais, Omar el-Béchir, était à Kinshasa pour participer au XVIIe sommet des Chefs d’Etat du marché commun pour l’Afrique orientale et australe (Comesa).
            Entre temps, Human Rights Watch (HRW) et 134 organisations de protection des droits de l’homme basées en RDC ont salué la visite de la procureure Bensouda à Kinshasa et en ont profité pour inviter la CPI à lancer des enquêtes contre des officiels militaires et politiques en RDC, au Rwanda et en Ouganda, supposés  avoir ouvertement soutenu des groupes armés responsables de graves violations des droits de l’homme en RDC. La procureure a promis que La Haye conduirait ses travaux d'enquête jusqu'à leur terme et se réservait le droit de « poursuivre d'autres groupes et d'autres personnes ».

Importance de la promotion de la justice
            Fatou Bensouda a toutefois insisté sur l’importance des enquêtes qui doivent être menées pour déterminer les responsabilités des uns et des autres sur toutes ces accusations. Ce qui justifie, a-t-elle conclu, sa visite en RDC, la première qu’elle vient d’effectuer dans un pays qui détient le triste record de disposer à ce jour du plus grand nombre de détenus à La Haye. 
            « Bien sûr, il y a toutes ces accusations et ces rumeurs contre les groupes rebelles, explique-t-elle. Il y a beaucoup d'accusations contre eux. Mais moi, en tant que procureure, je ne peux pas dire catégoriquement : "Ils ont fait ci, ils ont fait ça." Je ne peux pas faire ça. Je ne peux le faire qu'après avoir conclu mes enquêtes et mes analyses. Actuellement, nous sommes dans une phase de transition ; nous terminons les dossiers en cours, mais nous disons aussi que nous n'allons pas nous arrêter là. Nous allons poursuivre d'autres groupes et d'autres personnes. D'où l'importance de notre visite au Congo pour que la coopération en ce sens se poursuive et que les autorités sachent que nous poursuivons notre travail. Nous n'allons pas nous arrêter et je veux que ce message soit très clair», s’est-elle défendue.
            Tout en se montrant réceptive à la requête de ces ONG, la procureure de la CPI a tout de même rappelé que son institution est incapable de s’occuper de toutes les affaires judiciaires de la RDC. D’où la nécessité pour le Congo Kinshasa de promouvoir sa propre justice en s’attaquant notamment à l’impunité.
Kléber Kungu

jeudi 13 mars 2014

Kinshasa contrôle à nouveau 80% du territoire du pays



La puissance de feu des FARDC porte désormais des fruits

Kinshasa contrôle à nouveau 80% du territoire du pays

            Les autorités congolaises contrôlent à nouveau presque 80% du territoire national, à en croire le général Abdallah Wafy, le chef adjoint de la mission de l'Onu pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco), lors du point de presse hebdomadaire de la Mission onusienne du mercredi 12 mars. Ce qui réjouit grandement les Casques bleus qui participent à la traque des groupes armés dans l'est du pays.
            "Presque 80% du territoire congolais est réunifié sous l'autorité de l'État" en RDC, a déclaré, mercredi 12 mars, le général Abdallah Wafy, le chef adjoint de la mission de l'ONU pour la stabilisation du pays (Monusco), lors de son point de presse hebdomadaire à Kinshasa. "C'est extraordinaire ce que les Nations unies ont fait dans ce pays. Nous en sommes fiers", a-t-il ajouté.
            L’offensive musclée lancée depuis un certain moment par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Casques bleus de la Monusco et la Brigade d’intervention de l’Onu, a porté ses fruits. Après la défaite cuisante de la rébellion pro rwandaise fin novembre dernier et le lancement de la traque contre les autres groupes armés qui sont encore très actifs dans la partie orientale du territoire congolais, de plus en plus des zones jadis sous occupation de ces rebelles, sont désormais récupérées par l’armée congolaise, grandissant ainsi le territoire sous contrôle de l’Etat congolais.

Plusieurs localités reconquises
            Dans la foulée de cette traque des groupes armés, les FARDC ont lancé l’opération «Sokola» (nettoyer en lingala, contre les rebelles ougandais d’ADF-Nalu dans le territoire de Beni depuis la mi-janvier. Appuyées par les Casques bleus de la Monusco, les FARDC ont récupéré plusieurs localités jadis bastion de ces rebelles. Il s’agit des localités notamment de Kamango à environ 90 kilomètres au nord-est de la ville de Beni (Nord-Kivu), de Makoyova 3 récupéré lundi 10 mars. Depuis jeudi 13 mars matin, les FARDC et les rebelles ougandais s’affrontent à l’arme lourde au village Saasita-Sa, situé à une soixantaine de kilomètres de Beni. Les militaires ont lancé l’assaut sur cette localité pour la contrôler et finalement se diriger vers le Parc national des Virunga où se sont réfugiés certains rebelles et leurs chefs.
            Sur un autre front, les FARDC ont délogé, depuis quatre jours, les rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) des localités de Kahumo, à 15 Km au Sud-Ouest de Kanyabayonga (Nord-Kivu). Selon des sources administratives, l’armée régulière a reconquis cette localité sans résistance, après deux ans d’occupation rebelle.

Prolongation du mandat arrivé à échéance fin mars
            La Monusco, présente en RDC depuis 1999, soit 15 ans, a toujours été dé décriée par la population congolaise qui ne lui avait toujours pas pardonné son incapacité de ramener la paix dans l’ensemble du pays, de protéger les civils et qui l’a accusée d’être plus observatrice que actrice. Mais sa cote de popularité a vite grimpé depuis l'offensive victorieuse de l'armée congolaise, soutenue par la Brigade d'intervention de l'Onu, ayant conduit à l’émiettement de la rébellion pro rwandaise.
            Au fil des années, ses effectifs n'ont cessé de croître et son mandat de se renforcer. Son coût annuel de fonctionnement est de 1,5 milliard de dollars américains. Elle emploie désormais environ 20 000 hommes en uniforme et est autorisée à utiliser désormais la force de manière offensive pour traquer, en appui à l’armée congolaise,  les dizaines de groupes armés qui écument encore une grande partie du territoire de la RDC.
            Le Conseil de sécurité de l'Onu doit se réunir le 27 mars pour prolonger d'un an le mandat de la Monusco, qui arrive à échéance à la fin du mois.
            Aujourd’hui, les Casques bleus de l’Onu se voient désormais reprocher de laisser trop de temps aux autres groupes rebelles pour déposer les armes. Mardi, elle a adressé un nouvel avertissement à tous les groupes armés, au premier rang desquels les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les sommant de se démobiliser "sous peine d'être désarmés de force".
            Pour l’instant, il ne suffit pas pour les FARDC de récupérer des localités aux mains des groupes armés. Mais, en plus, il est plus important de renforcer leur présence dans la région pour éviter le retour de ces rebelles rwandais. C’est le souhait ardent de la population de ces localités qui demande à l’Etat congolais d’assurer également sa présence en y installant  l’administration dans le meilleur délai.
Kléber Kungu

Le village Saasita-Sa récupéré par les FARDC

Beni/Nord-Kivu

Le village Saasita-Sa récupéré par les FARDC

            L’armée congolaise a pris le contrôle du village Saasita-Sa jeudi 13 mars en début d’après-midi à la suite de combats à l’arme lourde et automatique avec les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces combats ont fait, selon le commandant de la 8è région militaire et de l’opération « Sokola 1 », le général-major Lucien Bahuma, une cinquantaine des rebelles tués et plusieurs armes lourdes et munitions récupérées par les FARDC. Il n’a donné aucun bilan côté FARDC.
            Les combats qui ont opposé les militaires et les rebelles ougandais ont duré tout l’avant-midi de jeudi 13 mars avec des tirs à l’arme lourde et automatique, selon les sources locales citées par radiookapi.net. Après avoir abandonné le village Saasita-Sa, les rebelles ougandais d’ADF se sont enfuis vers le Parc national des Virunga.
            La conquête de cette localité par l’armée congolaise est capitale, d’autant plus qu’elle lui permettra de mener des opérations de ratissage dans la zone en vue de prendre en étau tous les rebelles ADF qui s’opposent encore à leur désarmement, à en croire certaines sources sécuritaires dans la région citées par radiookapi.net.
            Les ADF s’étaient retirés dans ce village et au parc des Virunga après avoir perdu lundi dernier le contrôle de la localité Makoyova 3, dernier bastion des rebelles ougandais des ADF, à l’issue des combats qui avaient fait 22 morts dans les rangs des rebelles et deux du côté de l’armée.
            Le commandant de la 8è région militaire avait alors assuré que les rebelles ougandais qui avaient fui vers le Parc national des Virungas et les massifs de Ruwenzori, seraient poursuivis jusque dans leurs derniers retranchements.
L’opération « Sokola I » est menée par l’armée congolaise contre les ADF dans le territoire de Beni depuis la mi-janvier.
Kléber Kungu

mercredi 12 mars 2014

La procureure de la CPI à Kinshasa pour renouveler la coopération avec la RDC



Pour sa première visite au Congo Kinshasa

La procureure de la CPI à Kinshasa pour renouveler la coopération avec la RDC

            La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, est arrivée à Kinshasa mercredi 12 mars, pour renouveler la coopération entre son institution et  la République démocratique du Congo (RDC). Elle a été reçue par le ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale, Raymond Tshibanda.
            Dans leur entretien, Fatou Bensouda et Raymond Tshibanda ont évoqué plusieurs questions, notamment le renforcement de la collaboration entre la Cour et le gouvernement congolais, le refus de la RDC de livrer à la CPI le président soudanais Omar El-Bechir, visé par un mandat d’arrêt international, lors de la tenue à Kinshasa du XVIIème sommet du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) auquel le président soudanais a pris part.
            À l’issue de cet entretien, la procureure de la CPI a déclaré que le gouvernement congolais avait expliqué que le cas du président soudanais était une affaire complexe.
            «Et maintenant, on essaie de voir comment faire pour que pareille chose ne se répète pas dans le futur», a conclu Fatou Bensouda.
            La procureure de la CPI a en outre affirmé que le travail de son institution en RDC n’était pas encore fini, car il y avait beaucoup à faire. Ce qui a expliqué ses entretiens avec les autorités du pays pour s’assurer de leur coopération.
            «Il y a beaucoup à faire. On fait nos enquêtes par phase. C’est important de renouveler notre engagement et la coopération avec le gouvernement», a-t-elle dit.
            La visite de la procureure de la CPI en RDC est la première qu’elle y effectue depuis  sa prise de fonction à la Cour le 15 juin 2012, après son élection par consensus le 12 décembre 2011 Procureur de la Cour pénale internationale par l’Assemblée des États parties.
            La CPI avait demandé l’arrestation et le transfert à la Cour du président soudanais Omar El-Behir présent à Kinshasa le 27 février dernier pour participer au sommet du Comesa.
            Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait appelé à la compréhension la CPI et les ONG réclamant cette arrestation, évoquant «une contrariété majeure déjà suffisamment difficile».
            Omar El-Bechir est recherché par la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. La cour l’accuse d’avoir commis ces crimes en 2003 au Darfour, région soudanaise alors en rébellion contre Khartoum.
            Plusieurs Congolais sont détenus à la CPI. Il s’agit du sénateur Jean-Pierre Bemba, Germain Katanga, Mathieu Ngudjolo, Thomas Lubanga. Si le procès du premier est en cours, Germain Katanga vient d’être reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Mathieu Ngudjolo a été acquitté, alors que Thomas Lubanga a été condamné à 14 ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable entre de recrutement d’enfants soldats. Par ailleurs, Bosco Ntaganda, ce Rwandais qui se dit Congolais est aussi détenu à la CPI où il attend d’être fixé sur les griefs qui lui sont reprochés.
Kléber Kungu

Les Bangunza sur la voie de s’unir en une seule entité



Après des décennies de dispersion et de désunion

Les Bangunza sur la voie de s’unir en une seule entité

          
Une vingtaine d’Eglises et communautés dites des Bangunza (prophètes) se sont réunies dernièrement. L’objectif de cette rencontre est de rechercher des voies et moyens d’unir en une seule toutes les Eglises et communautés bangunza, toutes tendances confondues. A l’instar d’autres Eglises : catholique, musulmane, protestante dont les congrégations ou autres communautés sont réunies en une entité officielle.

             Au cours de cette rencontre, tenue dans l’église de l’EJCISE, sur la rue Kimpanda n° 64 Q.1 dans la commune de N’djili, il s’est agi de la lecture du rapport des visites  effectuées auprès des responsables des Eglises des Bangunza.  En effet, du 30 novembre  au 23 décembre 2013, une Commission provisoire mise en place avait effectué une mission auprès des responsables d’Eglise pour recueillir auprès d’eux des réponses à deux grandes préoccupations, à savoir : 1° pourquoi les Bangunza ont toujours eu des difficultés à s’organiser durablement et valablement en une grande et forte institution religieuse (regroupement des Eglises Banguza) depuis l’époque coloniale jusqu’à présent ?  2° Il y a toujours nécessité pour les Bangunza de pouvoir s’organiser en mettant en place une grande institution forte et valable ?


            Bref, cette mission importante a pu diagnostiquer les principaux maux qui paraissent aujourd’hui comme un handicap aux Bangunza pour pouvoir s’organiser en une grande intuition religieuse qui devra servir de porte-parole à toutes les communautés actuelles de Bangunza.
            Pour la première préoccupation, le diagnostic a pu relever une vingtaine de points, notamment la lutte de leadership (qui doit diriger qui ?), les pratiques de la sorcellerie, magie, fétiches, les conflits entre dirigeants et entre différentes Eglises, la méconnaissance et le non-respect des dons du Saint-Esprit des uns et des autres, l’escroquerie, la malhonnêteté et la mégestion financière de certains dirigeants, l’absence d’une école ou d’un centre pour harmoniser la liturgie et la doctrine kingunza, le kingunza n’est pas théorisé, la désobéissance à la volonté de Dieu, la jalousie et l’hypocrisie…

            De l’avis de la plupart des personnes consultées, il s’était dégagé la nécessité de metre en place une grande structure forte, bien organisée des Bangunza. Mais à ce sujet, les membres de la commission ont relevé quelques maux à la base du retard du progrès des Bangunza. Il s’agit entre autres de l’absence de clarté des textes ayant régi les différents regroupements des Bangunza des Eglises Bangunza, le service spirituel n’a plus de vivacité comme du temps de Simon Kimbangu, Philippe Mbumba, la régionalisation de l’action avec des regroupements constitués en majorité des originaires du Bas-Congo, l’insuffisance de connaissances théologiques…


Quel héritage laisser à la 3ème génération ?
            Les failles relevées dans le chef aussi bien des dirigeants que des fidèles des Eglises Banagunza sont des défis majeurs. Qu’un cadre de concertations devant être mis en place dans le meilleur délai devra relever, appuyé par plusieurs commissions.
            Comme pour les encourager à aller de l’avant, le président de la Sodema (Solidarité pour le développement du Manianga), Dieudonné Bifumanu Nsompi, parmi les invités, a demandé de préciser les principes de kingunza qui vont permettre de le théoriser. Au même moment, il a exprimé son inquiétude sur le fait que si la première génération constituée de Simon Kimbangu, Philippe Mbumba, qui s’est fait remarquer par un éveil spirituel qu’elle laissé comme héritage à la 2ème génération, celle de papa Yamba, Malanda ma Ngunga, Nsimba Marcel, Batiaka en train de disparaître, quel héritage cette génération va laisser à la 3ème génération.
         
   Le numéro un des Manianga a profité de cette occasion pour inviter les Bangunza à la messe d’action de grâce - dont il est le président du comité d’organisation - que célébrera Mgr Landu le 30 mars prochain, à Kinshasa, l’occasion des retrouvailles des originaires du diocèse de Matadi.

Continuer à faire du bien
             « Continuer à faire du bien », tel est la substance du message que le pasteur Denis Kiese Diazolakana  de l’Eglise AUEJC a apporté à l’assistance dans sa prédication tirée du 17ème verset du chapitre 4 du livre de Saint Jacques. Pour le numéro un de l’AUEJC, « celui qui sait faire le bien et qui ne le fait plus, commet du péché, car le bien paie. »

            « Nous sommes venus sur terre pour faire la compétition entre le bien et le mal », a-t-il déclaré. Expliquant la situation actuelle des Bangunza, le pasteur Denis Kiese a déclaré que depuis qu’ils ont cessé de se rassembler, c’est-à-dire de faire du bien, depuis qu’ils n’écoutent plus la voix de Dieu, rien ne va plus.
          
  Les Eglises ayant participé à la rencontre : EJCISE de Joachim Luyambula, ESPISE de Marcel Miomio et d’André Matutanga, CESEA de Jean-Baptiste Yamba, EPJ de Jean Nkenda Batonda, ESET d’Albert Ntiakulu, Amour du Prochain de François Kabedi Nkanu, ESPCO de Marcel Nsimba Ngunga et Michel Malanda Ngunga, EEBC de Roger Mbungu, ESEA-DMNA d’Aaron Buetasa, CESEA-Kisenso de Masamuna, Eproli de Béthuel Luviluka, Miprong de Umba-di-Mbadu, Télévision Henri Nsemi Muanda, Sur la route de Damas de Mandangi Diviokele, ESCO de Nkusu Beya, Philippe Mbumba André Kingudi, AUEFC de Denis Kiese Diazolakana, 1ère Communauté Yenge de Philomène, ESEC de Muwawa Pinzi et CSEA de Mampuya.
Kléber Kungu

mardi 11 mars 2014

270 grumes de bois wenge saisies au port de l’Onatra

Trafic illicite du bois

270 grumes de bois wenge saisies au port de l’Onatra

            270 grumes de bois Wenge ont été saisies le mardi 11 mars au port de la Société congolaise de transport et ports (SCTP), ex Onatra, à Kinshasa par le ministère de l’Environnement. Ce bois, appartenant à la société d’exploitation forestière ITB, provient de Bikoro, dans la province de l’Equateur. Cette saisie reste un infime échantillon de la quantité importante du bois qui sort frauduleusement de la RDC .
            Le gouvernement congolais reproche à l’entreprise ITB de ne pas respecter les clauses sociales convenues avec les communautés de ce territoire où se trouve implantée sa concession forestière.
            Selon le chef de projet de la société civile au sein du Fonds mondial pour la nature (WWF), Jean Marie Bolika, cité par radiookapi.net, les infrastructures pour lesquelles l’entreprise s’était mise d’accord avec les populations de Bikoro n’ont pas été réalisées.
            ITB refuse d’honorer ses engagements, prétextant être en cessation d’activités alors qu’elle opère avec les engins de ces partenaires, affirme-t-il.
            «Si l’issue va dans le sens de blanchir ce bois et que demain ça va se retrouver soit en Europe, rassurez-vous que ce bois sera encore saisi. Parce qu’avec le règlement bois de l’Union européenne, avec toutes les alertes qu’on a faites, le bois sera saisi», a-t-il assuré.

Sanctionner ITB
            Jean Marie Bolika invite l’Etat congolais à sanctionner la société ITB pour servir d’exemple. Selon lui, ITB n’est qu’un cas parmi tant d’autres.
            En outre, le Fonds mondial pour la nature accuse cette entreprise d’avoir coupé le bois au delà du volume autorisé, de ne pas avoir payé les taxes en 2013 et d’avoir abandonné 200 grumes dans son parc à bois de Bokutu dans le Bandundu. Ce qui constitue une infraction.
            Chaque année, apprend-on, le WWF déploie ses ONG partenaires dans les concessions forestières pour s’assurer que les entreprises qui ont signé des clauses sociales avec les communautés riveraines les respectent effectivement.

Sociétés étrangères
            L’ITB est une société créée par une famille libanaise. Installée dans la forêt de l’Equateur, elle y exploite du bois avec d’autres sociétés étrangères  notamment Parcafrique, Safbois, Siforco, Sodefor, etc.)
            La République démocratique du Congo possède 47 % des forêts primaires tropicales du bassin du Congo et un huitième de celles qui existent encore au monde. Ses forêts regorgent d'espèces animales (éléphants, singes, oiseaux...) et d'essences (plus de 250 sont exploitables), parmi lesquelles le wengé dont on fait des parquets hors de prix en France (entre 60 et 150 euros le m2).
            La production annuelle peut potentiellement atteindre plus de 6 millions de m3, pourtant la forêt de la RDC joue encore un rôle insignifiant dans l'économie nationale, à peine 1 % du PNB. En dépit du moratoire mis en place par le gouvernement en 2002 pour limiter l'exploitation, plus de 8 millions d'hectares ont été attribués depuis par le même gouvernement à différents exploitants.  Ce qui pousse l’ONG Greenpeace de mener une campagne pour sauver les forêts du Congo, «potentiel unique au monde», afin de ne pas réitérer la triste expérience camerounaise «où l'exploitation n'a pas profité au développement du pays».
            Les concessions d'ITB se trouvent du côté de NKoete, à 80 km de Bikoro dans la province de l’Equateur. Des milliers d'hectares livrés aux machines. Pour les atteindre, les exploitants fendent la forêt avec des routes de plusieurs dizaines de mètres de large. Puis d'énormes machines acheminent les grumes jusqu'au fleuve. Ils s'intéressent à quelques essences, les plus prisées du marché: wengé, sapelli, tiamaqui, en Europe, se négocient parfois autour de 3 000 euros le m3.
Kléber Kungu

Mariage gay, homosexualité : l’opposition en Afrique face à l’imposition occidentale



Mariage gay, homosexualité : l’opposition en Afrique face à l’imposition occidentale

Mais la voie parlementaire s’emploie à contourner la volonté populaire
            Bien des pays du continent noir restent farouchement opposés au mariage gay, produit exclusivement occidental. Du Zimbabwe au Sénégal en passant par l’Ouganda, la Gambie, le message est le même : il faut rejeter cette pratique éhontée, de nature à mettre en péril l’espèce humaine. Cette opposition des dirigeants africains, excepté le Sud-Africain Jacob Zuma, est confrontée à l’imposition des Occidentaux par voie des menaces politiques et économiques…entre temps, à ce jour, sur les 28 pays de l'Union européenne 20 d'entre eux n'autorisent pas ce genre d'union contre nature Ainsi les partisans africains de cette dépravation des mœurs cherchent-ils à contourner la volonté populaire par la voie parlementaire. 
            Depuis un certain temps, le monde entier est entré dans une nouvelle phase de son histoire avec les efforts sataniques de certains dirigeants occidentaux de légaliser le mariage gay, l’homosexualité. Des efforts qui buttent à l’opposition farouche de la population dans bien des pays occidentaux.
            L'acceptation de l'homosexualité passe mal sur la terre africaine. C'est le moins que l'on puisse dire, car, elle y est davantage considérée comme une pratique contre-nature, voire animalière.
Et si hier les concernés se faisaient discrets, aujourd'hui, leurs revendications soutenues avec moult pressions politiques et économiques par des Etats occidentaux, rencontrent une farouche opposition. D'autant plus que le diktat occidental est accompagné d'une agressive propagande médiatique.
            C’est qu’en réalité, même en Europe, terre en apparence favorable à l’homosexualité,  les résistances à cette union contre nature sont légion. En France, à Fontgambault, par exemple, le maire Jacques Tissier, soutenu par le conseil municipal a fait voter une délibération qui interdit la célébration de ce type d'union sur son territoire. « Il existe une loi naturelle, supérieure à la loi humaine. Car ces personnes, quelle que soit leur dignité d’êtres humains, il y a lieu de reconnaître qu'elles sont radicalement incapables de procréer un être humain qui soit issu de cette union », soutient l'édile. Il n’a pas hésité s’opposer à la position du préfet du département d'Indre-et-loire devant le Tribunal administratif de Limoges.

20 des 28 pays de l'Union européenne opposés au mariage homosexuel
            Pour bien des observateurs, si la question avait été posée au peuple français par référendum, il aurait majoritairement répondu non. C’est la voie parlementaire qui a permis, estiment-ils, de contourner la volonté populaire. En Croatie, par exemple, 65,76 % des Croates ont dit non au mariage gay lors du référendum du 1er décembre 2013. Et à ce jour, sur les 28 pays de l'Union européenne 20 d'entre eux n'autorisent pas ce genre d'union contre nature, soit 71%.
            Avec la bénédiction de la mondialisation, le continent noir s’est réveillée un jour en train de subir l’intrusion de cette maladie morale. D’abord de manière Insidieuse, ensuite au grand jour. L’Afrique du Sud de Jacob Zuma n’a pas voulu se faire arracher son leadership en cette matière. Elle a légalisé le mariage gay. Ce qui, vu le nombre de pays en opposition de ce mariage, constitue une exception.
            En République démocratique du Congo, tout se fait pour barrer la route à une pratique propre aux animaux. Le député national Steve Mbikayi, auteur  d'une proposition de loi interdisant ce comportement en RDC, est en croisade contre l'homosexualité. Pour lui, l’homosexualité est sans conteste un danger contre la pérennisation de l'espèce humaine et les valeurs africaines.
            Que ce soit devant les étudiants de l'Université protestante du Congo le 25 février dernier ou de l'Unikin à Kinshasa, il a prévenu sur le danger qu’il y a à adopter une loi en faveur de l’homosexualité : « Il faut commencer par pénaliser l'homosexualité pour anéantir les antivaleurs et protéger le peuple congolais contre la dépravation des mœurs. Après avoir accepté le mariage homosexuel, aujourd'hui, en Europe il y a un débat pour commencer à apprendre la sexualité aux enfants à l'école primaire, la masturbation à 6 ans, à choisir son sexe...Certains pédophiles réclament que leur penchant soit reconnu comme une orientation sexuelle. En Suisse, on entend parler d'une légalisation de l'inceste...Il y a une dérive ».
            Cependant, au Congo voisin, apprend-on,  les autorités semblent laxistes sur les actes sexuels publics entre gens du même sexe à Kintélé
            Au Sénégal, les MSM ( Men having sex with men) comme on les appelle et les lesbiennes sont souvent rejetés par la société et, pour certains, obligés de se cacher. D'ailleurs, en juin dernier à Dakar, le président Macky Sall ne s'est pas privé d'affirmer son refus du mariage homosexuel face au président Barack Obama. « Ici, il existe une forme de pression sociale qui pousse la justice à sévir fortement », concédait l'actuel Garde des sceaux, maître Sidiki Kaba. La loi n'autorise pas non plus cette union au Zimbabwe. Et le code pénal de 2006 interdit la « sodomie » sous peine d'amende et d'un an d'emprisonnement.
            Quant au Zimbabwe, le président Robert Mugabe, qui répondant dernièrement aux ONG, a affirmé sans ambages : « Le droit de l'homme que l'on a en tant qu'homme est celui d'épouser une femme, pas un homme, nous refusons ça ».
            Le Gabon est également opposé au mariage gay. Sidonie Flore Ouwé, procureur de la République a indiqué dernièrement que 6 gays avaient été interpellés pour avoir organisé un mariage coutumier illégal.
            En dépit des menaces proférées par les Etats-Unis d’Amérique, l'Union Européenne et les ONG suite à l'adoption récente de la loi anti-homosexualité criminalisant cette pratique et sa promotion, le chef de l’État ougandais, Yoweri Museveni, n’a pas changé sa position. Il a rappelé que « la bouche sert uniquement à manger et embrasser, le sexe oral transmet des vers, quelque chose ne va pas chez les homosexuels et l'homosexualité est suscitée par des groupes occidentaux. On connaît l'adresse du sexe, cette adresse (la bouche) n'est pas pour le sexe ». A propos des risques de sanctions économiques occidentales contre l'Ouganda, il soutient que l'Afrique n'a pas besoin de l'aide occidentale pour se développer.
            En Gambie, l’avertissement contre les homosexuels, est sans équivoque. Le président Yahya Jammeh a prévenu : « Si on vous prend, vous regretterez d’être nés ».
            En Afrique centrale existent plusieurs voies ou portes d’entrée de ces pratiques. Les rituels de sodomisation s’introduisent dans les cercles de la franc-maçonnerie, la contrainte homosexuelle dans les universités ou encore les orgies imposées par les autorités à ceux qui aspirent à une élévation sociale. En dépit du rejet de tout cela par la population, le mal s’ancre de plus en plus et insidieusement dans la société.
            Nonobstant la fébrilité des états d'Afrique francophone, habitués à quémander l'aide internationale multiforme, le reste du continent s'oppose franchement à la dépénalisation de l'homosexualité.

77 Etats pénalisent les relations des homosexuels
            Du reste, à travers le monde, précise le site web Cameroonvoice, 77 Etats pénalisent les relations entre personnes de même sexe Sur le continent, les sanctions généralement prévues sont les coups de fouet, la peine de prison, souvent longue, et la peine de mort. L’Afrique croyante fait également obstacle aux « infâmes pasteurs homosexuels » tolérés sous d'autres cieux. Elle ne peut les comprendre dans la mesure où Dieu a toujours parlé du couple comme étant l'association d'un homme et d'une femme. « Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ...ni les efféminés, ni les homosexuels,...n'hériteront le royaume de Dieu », écrira l’apôtre Paul dans une missive à l'attention des membres de l'église de Corinthe.
            Au 22 octobre 2013, dix-huit États disposent d'une législation rendant accessible le mariage aux couples de même sexe, dont trois États sur une partie de leur territoire seulement. La France étant le 14ème Etat à avoir légalisé ce mariage.

 

Pays autorisant le mariage homosexuel

            En date du 5 février 2014, dix-huit pays autorisent les couples de même sexe à se marier (dont trois sur une partie de leur territoire seulement), représentant un territoire de près de 700 millions d'habitants. De tels mariages seront possibles d'ici l'été 2014 en Angleterre et au Pays de Galles. D'autre part, des projets de loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe sont en cours de discussion, de vote ou d'application au Luxembourg, au Népal, à Taïwan, en Thaïlande, au Vietnam, au Chili, en Slovénie, en Finlande, et dans plusieurs États des États-Unis au niveau fédéral.
            L’ Afrique du Sud (depuis novembre 2006), l’Argentine (depuis juillet 2010), la Belgique (depuis janvier 2003), le Brésil (certains États à partir de janvier 2012, puis au niveau national en mai 2013), le Canada (certaines provinces à partir de 2003, puis au niveau national depuis juillet 2005), le Danemark (partenariat enregistré, 1989 ; mariage, juin 2012), l’Espagne (depuis juillet 2005), les États-Unis, dans les 18 États suivants (reconnus par niveau fédéral depuis 2013) : la Californie (de juin à novembre 2008 puis à partir de juin 2013), le Connecticut (depuis 2008), le Delaware (depuis mai 2013), le Hawaï (depuis novembre 2013), l’Illinois (voté en novembre 2013, appliqué mi-2014), l’Iowa (depuis 2009), la Maine (depuis 2012), le Massachusetts (depuis 2004), le Maryland (depuis 2012), le Minnesota (mai 2013), le New Hampshire (depuis 2010), le New Jersey (depuis 2013), New York (depuis 2011), le Nouveau-Mexique (depuis décembre 2013), le Rhode Island (depuis mai 2013), le Vermont (depuis 2009), Washington (depuis 2012), Washington D.C. (depuis 2010), la France (depuis mai 2013), l’Islande (depuis juin 2010), le Mexique, dans les États suivants : Chihuahua (depuis 2013), le District fédéral (depuis 2011), Oaxaca (depuis 2013), Quintana Roo (depuis 2011), la Norvège (depuis janvier 2009), la Nouvelle-Zélande (depuis août 2013), les Pays-Bas (depuis avril 2001), premier pays à avoir légalisé le mariage homosexuel, le Portugal (depuis mai 2010), le Royaume-Uni (à venir ; été 2014), dans les trois nations suivantes : l’ Angleterre, l’ Écosse et le Pays de Galles, la Suède (depuis avril 2009) et l’ Uruguay (depuis août 2013).
            Pour les dirigeants vertueux, il en va même de la survie de l'espèce humaine, estimant que si les parents des homosexuels s'étaient comportés comme eux, ces derniers n'auraient pas pu naître. D'où l’impérieux devoir de porter l'estocade à cette tentative éhontée d'imposition des comportements déviants dans leurs pays.
Kléber Kungu