mardi 8 octobre 2013
Le chef milicien « Yorgo » se rend aux FARDC
Province du Katanga
Le chef milicien « Yorgo » se rend aux FARDC
Le chef milicien Albert Kisimba surnommé “Yorgo” s’est rendu le samedi dernier aux Forces armées de la RDC (FARDC) à Manono au Nord du Katanga. Il était accompagné de l’un de ses lieutenants. Des sources sur place indiquent qu’une centaine d’autres miliciens actifs dans la même région affirment vouloir se rendre à l’armée. La reddition de ce chef milicien est intervenue trois semaines après celle de son épouse, de trois de ses enfants et d’une cinquantaine de miliciens.
Trois semaines avant la reddition du chef milicien Albert Kisimba, son épouse et trois de ses enfants accompagnés d’une cinquantaine de miliciens s’étaient rendus aux FARDC à la garnison militaire de Manono dans la province du Katanga.
Plusieurs miliciens ne cessent de se rendre aux FARDC depuis plusieurs mois. Cela est consécutif, apprend-on de radiookapi.net, aux campagnes de persuasion menées par les autorités locales pour inciter ces miliciens à déposer les armes et de rejoindre des sites de cantonnement ouverts par les FARDC. Ces campagnes portent quand même des fruits à tel point qu’au cours de ces derniers mois, plusieurs centaines de miliciens se sont déjà rendus à l’armée régulière.
Le samedi 21 septembre, environ cinquante et un miliciens Maï-Maï et leurs dépendants du secteur de Kiyambi qui s’étaient rendus FARDC, à Manono à 450 km au Sud-Ouest de Kalemie. Parmi lesquels trente-sept guerriers, dix mineurs et quatre femmes dont l’épouse du chef milicien Yorgo.
Le commandant des forces de la Monusco au Katanga, colonel Boni, s’est récemment réjoui de l’augmentation du nombre de redditions des Maï-Maï, déclarant qu’ « ils sont de plus en plus nombreux à venir avec femmes et enfants pour se rendre aux FARDC pour mettre fin à leur vie de belligérant ».
La situation d’insécurité de la province du Katanga est l’un des problèmes qui préoccupent les députés provinciaux de cette province. Il y a quatre mois, les élus du peuple katangais ont demandé des comptes au gouverneur Moïse Katumbi à ce sujet.
Le gouverneur de province avait notamment expliqué que des négociations étaient en cours pour obtenir la reddition des miliciens Maï-Maï, promettant que son gouvernement allait continuer à fournir des efforts pour mettre fin à l’insécurité dans cette province.
La province du Katanga notamment est l’une des provinces de la RDC où l’insécurité due à l’activisme des groupes armés est fort remarquable. Le territoire de Manono est l’une des parties de cette province en proie à l’activisme de plusieurs milices qui commettent régulièrement des exactions contre les populations civiles, obligeant des milliers de personnes à fuir leurs localités.
Si la reddition de tous ces miliciens est une bonne chose, leur intégration au sein de l’armée régulière n’en est malheureusement pas une. Elle reste une véritable épine dans le pied du gouvernement. En effet, l’intégration de tous ces miliciens est à la base de la faiblesse des FARDC.
Que d’éléments miliciens intégrés au sein des FARDC qui n’ont aucune formation militaire et à la morale douteuse !
Kléber Kungu
Kofi Annan prévient: un retrait de la CPI serait une "honte" pour les pays africains
Sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l’Union africaine (UA)
Kofi Annan prévient: un retrait de la CPI serait une "honte" pour les pays africains
Un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) est prévu les 11 et 12 octobre à Addis-Abeba. Les relations des pays africains avec la Cour pénale internationale (CPI) sera l’un des points à l’ordre du jour de ce sommet. Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies, a prévenu lundi 7 octobre les pays africains signataires du Statut de Rome, fondateur de la Cour pénale internationale ce serait "une marque de honte" pour l'Afrique si ses dirigeants votaient un retrait de leurs pays de la Cour pénale internationale (CPI) lors de ce sommet de l'UA.
La perspective d'un retrait des pays africains de la Cour pénale internationale (CPI), qui pourrait être décidée lors d'un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement membres de l'Union africaine (UA), vendredi et samedi prochains, à Addis-Abeba, reste un sujet explosif. Qui suscite de nombreuses réactions.
Profitant de sa présence au Cap, lundi 7 octobre, pour le 82e anniversaire de l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, n’a pas manqué de s’exprimer sur ce sujet explosif.
"Quelques dirigeants résistent (à la CPI) et la combattent, a-t-il dénoncé. Il a mis en garde contre l'éventualité d'un tel vote. « S'ils combattent la CPI, s'ils votent contre la CPI, ce sera une marque de honte pour chacun d'entre eux et pour leurs pays », a-t-il prévenu.
L'ancien secrétaire général de l'Onu, cité par Jeune Afrique.com, a rejeté les accusations de certains dirigeants africains selon lesquelles la CPI, qui siège à La Haye, est de parti pris et se focalise sur l'Afrique. "Je voudrais souligner que ce sont la culture de l'impunité et les individus qui sont jugés par la CPI, pas l'Afrique", a-t-il précisé.
Ces derniers temps, la CPI est de plus en plus contestée par l'Union africaine (UA). Certains de ses 54 pays membres l'accusent de ne s'en prendre qu'à des dirigeants africains. "Je sais que ce n'est pas le cas", a lancé Kofi Annan, qui s'est dit "inquiet" de ces attaques.
Ruto, Kenyatta, Laurent Gbagbo devant la justice internationale
On se souvient que les accusations de l'UA sont consécutives aux diverses procédures judiciaires lancées contre des dirigeants ou anciens dirigeants africains. En septembre, l'ex-président libérien Charles Taylor a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité par Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL).
Au même moment, et pour les mêmes motifs, le procès du vice-président kényan William Ruto était en cours, tandis que celui du président kényan Uhuru Kenyatta, toujours pour crimes contre l'humanité, est programmé pour le mois de novembre.
Kofi Annan a souligné que quatre des dossiers africains jugés par la CPI avaient été ouverts à la demande de responsables du continent, alors que deux autres, sur le Darfour et la Libye, ont été ouverts par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Durant son discours, Kofi Annan a également prévenu que "des défis sérieux demeurent et de nouvelles menaces émergent". "Aussi réels et excitants que soient les progrès, nous ne pouvons nous permettre de devenir suffisants. Après tout, l'Afrique a déjà connu des aubes trompeuses dans le passé", a-t-il rappelé. "La croissance impressionnante n'a pas éradiqué l'extrême pauvreté, en particulier dans les zones rurales (...) ni les énormes inégalités qui existent sur ce continent". "En dépit de l'extraordinaire richesse en ressources naturelles de l'Afrique, la mauvaise gouvernance et le manque de transparence ont trop souvent mené à la corruption, à l'exploitation et aux ravages environnementaux", a-t-il déploré.
Auparavant c’est le parlement kenyan qui avait demandé à son gouvernement de se retirer de la CPI.
Entre temps, la CPI tient ce mardi 8 octobre 2013 une nouvelle audience publique concernant « la mise en liberté provisoire » de l’ex-chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, poursuivi, depuis novembre 2011, pour crimes de guerre.
L’ex-président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye depuis novembre 2011 par la CPI, qui l’accuse aussi de crimes contre l’humanité commis pendant la crise consécutive à son refus à reconnaitre la victoire de son adversaire, Alassane Ouattara, à l’issue de la présidentielle du 28 novembre 2010.
Supériorité de la CPI sur les TPI
En dehors de la CPI, il existe le Tribunal pénal international (TPI). Il en existe quatre qui ont vu le jour. Si la CPI poursuit des personnes accusées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis après la date d'entrée en vigueur du Statut de Rome (le 1er juillet 2002).
les TPI, eux, s’occupent Ces tribunaux ont des compétences limitées et parfaitement définies
et jugent les personnes présumées responsables de violations graves du droit humanitaire. Ils ont été créés par l’Onu suite à plusieurs crimes internationaux un peu partout dans le monde.
En un sens, la compétence de la CPI est plus large que celle des TPI, ce qui constituerait un argument en faveur du remplacement des seconds par la première. Les compétences des TPI sont limitées dans l'espace (compétence ratione loci : territoire de l’ex-Yougoslavie pour le TPIY, territoire du Rwanda et des États voisins pour le TPIR), dans le temps (compétence ratione temporis : crimes commis depuis le 1er janvier 1991 pour le TPIY et au cours de l’année 1994 pour le TPIR), et, quant à leur objet (compétence ratione materiae : ce sont des tribunaux ad hoc, créés pour connaître certains faits précis). Ils sont donc amenés à disparaître.
La Cour, contrairement aux TPI, applique un principe de complémentarité en vertu duquel elle n'engage de poursuites que si l'État concerné n'a ni la capacité ni la volonté de le faire. En d'autres termes, si un État mène des poursuites à propos d'une affaire qui concerne également la Cour, cette dernière devra se dessaisir de l'affaire en faveur des tribunaux nationaux. La Chambre préliminaire I, dans l'affaire Le Procureur c/ Thomas Lubanga Dyilo a précisé cependant que, pour qu'une affaire soit déclarée irrecevable devant la Cour, il fallait que les poursuites visent la même personne et concernent le même comportement criminel.
Ils ont été créés par l’Onu suite à plusieurs crimes internationaux un peu partout dans le monde. Ces tribunaux ont des compétences limitées et parfaitement définies. Les quatre TPI sont :
1) le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Mis en place en 1993 par les résolutions 808 et 827 du Conseil de sécurité en vertu du chapitre VII, il s'est établi à La Haye aux Pays-Bas et son bilan est mitigé : 48 accusés détenus, 31 faisant l'objet d'un mandat d'arrêt, 23 personnes jugées.
2) Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Créé en 1994 par la résolution 955 du Conseil de sécurité, il s'est établi à Arusha en Tanzanie. Après des débuts peu encourageants, 50 personnes sont cependant mises en accusation, plus de 40 sont détenues, et 9 sont condamnées.
3) Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), créé le 16 janvier 2002 en vue de juger les crimes commis durant la Guerre civile de Sierra Leone.
4) Le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban a été créé après l’assassinat de Rafiq Hariri, le 14 février 2005. Cet événement provoque une grave crise politique. Même si la Syrie a dû retirer ses troupes du Liban, il est difficile de juger les responsables. Ce Tribunal a été créé par la résolution 1757 du Conseil de Sécurité ; il est loin d’avoir fait l’unanimité avec cinq abstentions estimant que l’ingérence est flagrante. Pour des raisons d’indépendance juridique, ce tribunal siège à Leidschendam, près de La Haye aux Pays-Bas, avec un budget annuel de 30 millions de dollars pour trois ans, financé à 49 % par le gouvernement libanais.
Kléber Kungu
Près de 30 000 diplômés déjà formés par l’Unikis
Cinquantenaire de l’Université de Kisangani
Près de 30 000 diplômés déjà formés par l’Unikis
En cinquante ans d’existence, l’Université de Kisangani a déversé 29 377 diplômés sur le marché de l’emploi. Un bilan que son recteur, Faustin Toengano, juge positif et qu’il a présenté à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de cette université.
Le recteur de l’Université de Kisangani (Unikis), Faustin Toengano, a jugé positive la production éducative de son institution qui a déversé 29 377 diplômés sur le marché de l’emploi en cinquante ans d’existence, à en croire radiookapi.net.
Parmi les diplômés formés par l’Université de Kisangani, on compte 16 912 gradués, soit 57,56% 12 003 licenciés, soit 40,84%, 273 diplômés d’études supérieures et approfondies, soit 0,92%, 48 masters professionnels, soit 0,16% et 141 docteurs en thèse, soit 0,47% de production totale. Le recteur de l’Unikis, Faustin Toengano, a présenté ce bilan lundi 7 octobre à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de cette université. Il reste cependant à faire le bilan qualitatif du nombre de diplômés formés par l’Université de Kisanganai.
Faustin Toengano estime que ce bilan nourrit l’espoir de voir l’Université de Kisangani devenir dans cent ans une université compétitive à travers la nation et le monde. «Mon rêve est que l’Unikis de 2063 soit classée parmi les deux meilleures universités nationales, les 10 meilleures d’Afrique et les 100 meilleures du monde», a rêvé le recteur de l’Université de Kisangani, estimant par ailleurs que cette université a atteint la mission qui lui a été assignée par ses promoteurs.
Le cinquantenaire de l’Unikis sera également l’occasion d’inaugurer de nouveaux bâtiments, dont un monument dédié au «flambeau de l’Orient», l’hymne de cette institution.
Ce sont des missionnaires protestants qui ont créé en 1963 cette université alors Université Libre du Congo. Elle avait pour objectif de former les cadres universitaires pour couvrir la partie nord et orientale de la RDC en cadres bien formés.
Kléber Kungu
lundi 7 octobre 2013
Francophonie : « La poule qui a de la chance n’est gratte pas le sol » (3)
« La poule qui a de la chance n’est gratte pas le sol » (3)
Notre rédacteur s’essaie dans la sagesse ancestrale en se lançant dans la pratique des proverbes. Félicitations ! Mais c’est sans massacrer le français.
Lorsqu’il dit que « la poule qui a de la chance n’est gratte pas le sol », moi je lui rétorque que « le rédacteur qui a de la chance ne massacre pas le français ». En effet, peut-on conclure qu’écrire « … n’est gratte pas le sol » , au lieu de « …ne gratte pas le sol » est une chance ?
Kléber Kungu
WWF porte plainte contre le pétrolier Soco
Pour sauver le parc national des Virunga
WWF porte plainte contre le pétrolier Soco
L’avenir du parc congolais des Virunga est entre les mains du Fonds mondial pour la nature (WWF). Celui-ci a déposé plainte, lundi 7 octobre, contre la compagnie pétrolière anglaise Soco auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Motif : "violation des normes de responsabilité sociale des entreprises internationales". Pour WWF, "les activités d'exploration pétrolière de Soco dans et aux abords du parc national des Virunga violent les directives de l'OCDE concernant l'environnement et les droits de l'homme". L'OCDE est appelé à se prononcer d'ici à deux mois sur la recevabilité ou non de la plainte.
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) est déterminé à sauver le parc national des Virunga, situé dans la province du Nord-Kivu en se lançant dans une bataille judiciaire contre la société Soco.
Le Monde, qui rapporte la nouvelle, estime que c’est une nouvelle étape dans la bataille lancée par WWF pour tenter d'empêcher les pétroliers détenteurs de concessions dans le parc des Virunga d'utiliser les permis octroyés par le gouvernement congolais.
Il s’agit, ajoute la source, de trois groupes concernés jusqu'à présent : L'italien ENI, Total et Soco. Si les deux premières sociétés ont renoncé grâce à la pression entre autres de WWF, Christophe de Margerie, PDG de l'entreprise française, ayant assuré, en mai, qu'aucune exploration n'aurait lieu à l'intérieur des limites actuelles du parc, la firme britannique, Soco, elle, résiste, en restant sourde aux avertissements de l'Unesco et du gouvernement britannique, tout comme le gouvernement congolais, qui, apprend-on, a reçu des mises en garde de ses bailleurs, à commencer par l'Union européenne.
Créée en 1997, l’entreprise Soco opère en Angola et au Vietnam. La filiale congolaise de Soco – domiciliée aux îles Caïmans – détient depuis 2007 une concession dénommée "bloc 5" de 7 500 km2 dont plus de la moitié se trouve à l'intérieur des Virunga.
WWF demande à l'OCDE de faciliter un "dialogue amiable"
L’entreprise a été autorisée, en octobre 2011, par décret du ministère de l'énergie, à explorer "à des fins scientifiques", seul motif prévu par la loi congolaise sur la protection de la nature, pour déroger à l'interdiction de pénétrer dans une aire protégée alors que la mobilisation internationale était déjà lancée.
Malgré toutes ces manifestations, Soco continue de violer les traités internationaux auxquels a souscrit la RDC en sollicitant l'inscription des Virunga au Patrimoine mondial. Le site, où vivent un quart des derniers gorilles de montagne, a été classé en danger en 2008.
En portant l'affaire devant l'OCDE, le Fonds mondial pour la nature est conscient de s'aventurer sur un terrain juridiquement faible. Les lignes directrices de l'organisation internationale ne sont pas contraignantes et les entreprises qui ne les respectent pas n'encourent aucune sanction. Si ce n'est de ternir leur réputation.
Pour Jean-Baptiste Roelens, de WWF France, la démarche de l’ONG est de pousser Soco ainsi toutes les sociétés désireuses de faire comme la première de renoncer. "Nous voulons attirer l'attention sur cette société et convaincre ceux qui détiennent des actions ou voudraient en acheter d'y renoncer", a-t-il expliqué. Dans sa procédure, l'ONG demande à l'OCDE de faciliter un "dialogue amiable" pour amener l'entreprise à modifier son comportement.
La plainte, rédigée sur 34 pages, liste une série d'entorses aux principes auxquels sont tenues de se conformer les multinationales d'un pays membre de l'OCDE. Parmi elles, selon le WWF, l'absence d'évaluation de l'impact humain que pourrait avoir une "ruée vers l'or noir" dans une région aussi instable que l'est de la RDC. "Il y a de sérieuses craintes que le pétrole n'attire encore davantage de groupes armés et n'alimente les conflits. WWF souligne que Soco n'a pas démontré qu'elle avait pris ce risque en compte comme elle aurait dû le faire".
Impacts sensibles sur la biodiversité
La compagnie aurait aussi failli à son obligation de fournir une évaluation environnementale aux populations touchées par le projet. Or, selon le document gardé confidentiel par l'entreprise et que WWF produit dans sa plainte, il s'avère que les activités d'exploration pourraient avoir des impacts sensibles sur la biodiversité : pertes d'habitats ; risques de pollution ; perturbation de la reproduction de la faune aquatique ; risque de braconnage des employés du site...
Le bloc 5 traverse le lac Edouard sur lequel travaillent environ 27 000 pêcheurs. Des tentatives d'intimidation des communautés locales, dont plusieurs se sont regroupées pour demander au gouvernement de mettre fin au projet, ont été relatées.
Cette accusation fait écho à l'arrestation, le 19 septembre, d'un des rangers du parc, Rodrigue Katembo Mugaruka. Aucune charge n'a été encore officiellement retenue contre lui, mais les ONG qui ont pris sa défense pointent l'altercation qu'il aurait eue, deux jours avant son arrestation, avec des employés de Soco qui tentaient d'implanter une antenne de télécommunication sans autorisation. L'entreprise nie toute implication dans cette arrestation.
Le Parc national des Virunga, jadis Parc Albert, est le plus ancien parc national de la République démocratique du Congo et d'Afrique. Il est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979. Créé en 1925, il est très riche par sa faune et sa flore. Des traces d'okapis y ont par ailleurs été récemment observées. Le parc est situé dans l'est de la République démocratique du Congo et couvre en partie les montagnes des Virunga, près du Rwanda et de l'Ouganda. Il présente l'une des densités de population les plus élevées d'Afrique, avec plus de 400 hab./km². Il est consacré patrimoine mondial pour son exceptionnelle biodiversité.
Kléber Kungu
Ban Ki-Moon plaide pour l’amélioration du transport urbain
Journée mondiale de l’habitat
Ban Ki-Moon plaide pour l’amélioration du transport urbain
Le monde entier célèbre chaque le 7 octobre la journée mondiale de l’habitat. A cette occasion, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a déclaré que les transports urbains sont un facteur essentiel du développement durable. « Engageons-nous à rendre nos villes accessibles à tous » a-t-il déclaré, expliquant que la mobilité ne se résume pas à la nécessité de construire des routes plus larges ou plus longues.
A cette occasion, le secrétaire général de l’Onu a présenté le topo de ce que doit être le transport urbain. Il estime que la mobilité passe également par « la mise en place de systèmes adaptés et efficaces qui bénéficient au plus grand nombre dans des conditions équitables ».
Le secrétaire général de l’Onu a expliqué que « cela implique d’encourager le passage de la voiture au train, au bus et au vélo, et de permettre à plus de piétons de marcher sur des trottoirs bien éclairés ».
Ban Ki-moon a mis en garde contre l’utilisation accrue des véhicules à moteur, à l’origine de l’apparition de toutes sortes de problèmes d’ordre écologique, social et économique.
« Les transports urbains sont une source importante d’émissions de gaz à effet de serre et la cause de problèmes de santé liés à la pollution de l’air et au bruit », a-t-il fait savoir.
Le gouvernement congolais à quelque longueur d’avance
L’appel de Ban Ki-moon reste la préoccupation du gouvernement Matata depuis son avènement en avril 2012. Le gouvernement congolais a en effet déjà fait écho à cet appel. Avec un projet de doter la ville de Kinshasa d’environ 1500 bus - le premier lot de 200 bus étant déjà en service depuis le 30 juin dernier – le gouvernement Matata s’est engagé, sans attendre l’appel de Ban Ki-moon, à améliorer le transport urbain. Il est allé même plus loin en envisageant de doter toutes les principales villes du pays de ces bus.
Pour concrétiser cet ambitieux projet, il a mis en place un partenariat public-privé en confiant la gestion de ces bus de marque Mercedes à la société Transco régie par la RATP (Régie autonome des transports parisiens), une régie française de transports en commun.
Kléber Kungu
Après la fuite de cerveaux, c’est le moment du retour des cerveaux
Il y a un temps pour tout
Après la fuite de cerveaux, c’est le moment du retour des cerveaux
Il y a un temps pour tout. Un temps pour que des cerveaux quittent un pays pour un autre en quête des cieux plus cléments, plus hospitaliers. Il y a également un temps pour que ces cerveaux, le moment venu, puissent revenir au bercail. Pour reconstruire leur pays, chacun apportant, comme des fourmis de retour d’une chasse, sa contribution à la (re)construction de leur pays. La reconstruction du pays, en l’occurrence de la RDC, reste l’affaire de ses filles et fils dans leur ensemble.
La fuite des cerveaux est fléau qui appauvrit un pays, surtout les pays africains et coûte très cher. Il représente, selon certains spécialistes, une perte sèche de plusieurs milliards de dollars pour le continent noir. L’Afrique noire, en particulier la RDC, perd ses nombreux filles et fils bien formés qui préfèrent quitter leur pays pour d’autres où les conditions salariales sont les plus attrayantes. Avec tout ce que la RDC connaît d’insécurité due à des guerres qui tirent en longueur, plusieurs de ses cadres l’abandonnent. Parmi lesquels des médecins, des ingénieurs en divers domaines, des journalistes, des avocats, des économistes, des financiers…
Selon Edward Mills, spécialiste de la santé mondiale à l’Université d’Ottawa, qui a dirigé une étude menée par un groupe de chercheurs canadiens et publiée le 25 novembre 2011 dans le British Medical Journal, l’exode des médecins africains représente une perte sèche de plusieurs milliards de dollars pour le continent. A cause de l’émigration des médecins et personnels de santé qu’ils ont formés, neuf pays d’Afrique subsaharienne perdent chaque année deux milliards de dollars. Plusieurs publications ont aussi parlé de ce phénomène qui ne date pas de maintenant. Il remonte dans la nuit des temps.
Phénomène qui appauvrit
Si le phénomène appauvrit les pays qui perdent de nombreux bras et de milliers de têtes nécessaires à sa reconstruction, il enrichit, par contre, ceux qui les reçoivent. Certains pays comme la RDC ont pris l’option de mettre lentement mais sûrement fin à cette fuite du capital humain, socle du développement du pays, en mettant en place une politique d’emploi attrayante. Le niveau atteint par le pays dans sa reconstruction est tel qu’il y a de la place pour tout le monde, les fils et filles aussi bien du terroir que de la diaspora.
Du côté de la diaspora, plusieurs cerveaux partis sous d’autres cieux, directement ou par parents interposés, ne jurent que par le retour au bercail. Ils sont nombreux qui ne cessent de prendre des décisions d’homme en renouant les ponts que leur départ du pays avait coupés depuis des années.
Ceux qui terminent leurs études brûlent d’envie de rentrer dans leur patrie-mère pour lui apporter tout ce qu’ils ont emmagasiner d’essentiel et de nécessaire en Occident pour lui faire profiter en vue de sa reconstruction.
C’est le cas, par exemple, de Lionel Lesekuta Mbunzumu. Ce jeune homme, 28 ans, a terminé ses études en stratégie politique, philosophie et droits humanitaires, à l’Université métropolitaine de Manchester (Manchester Metropolitan University ) en Angleterre. Dans un tout récent entretien téléphonique, Lionel Lesekuta nous a fait connaître son intention de rentrer dans son pays en vue de lui faire bénéficier de toutes les connaissances acquises outre-mer dans le domaine de sa formation universitaire.
Cet entretien nous a mis la puce à l’oreille pour nous rappeler que de milliers de compatriotes comme ce jeune universitaire, les uns encore aux études, d’autres déjà dans le métier, sont prêts à rentrer au pays.
Le pays, qui a besoin de l’apport des uns et des autres de ses filles et fils, n’attend pas mieux. Après avoir perdu beaucoup de millions de dollars dans la fuite effrénée des cerveaux, il est temps que sonne le retour de cerveaux. Il ne faut pas attendre des autres la reconstruction de ce pays. Qui, il ya quelques années, a servi d’eldorado pour d’autres peuples, surtout en matière des études. Burundais, Rwandais, Centrafricains, Ethiopiens et d’autres peuples africains n’ont-ils pas étudié dans les universités congolaises ?
Un proverbe enseigne qu’« un grain jeté en terre ne pousse pas le même jour ». Cela ne voudrait-il pas dire que l’Etat est en droit de planifier l’emploi des jeunes notamment pour arrêter la fuite des cerveaux et, par conséquent, favoriser le retour de ceux qui ont quitté ce pays.
Kléber Kungu
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