jeudi 20 février 2014

FRANCOPHONIE : « Sport-loi » ou « sport-roi » ?



« Sport-loi » ou «  sport-roi » ?

            Ce jour-là, je rentre de ma rédaction. De la place Victoire où j’embarque dans un minibus, quelques passagers qui y prennent place, se lancent, chemin faisant,  dans un long débat sur le sport, précisément, le football.
            D’un match à un autre, d’une équipe à une autre, d’un championnat à un autre et d’un pays à un autre, ils discutaillent en vantant qui tel joueur, qui tel autre, qui telle équipe, selon les équipes préférées.
            Finalement, alors que nous sommes déjà en pleine commune de Ndjili, le grand animateur de ce débat, lance d’une voix tonitruante, pour souligner l’engouement que le monde a du football : « C’est pourquoi on dit, sport-loi ». Comme pour se faire entendre de tous les passagers du bus, il répète : « C’est pourquoi on dit, sport-loi ».
            Je jette un regard à quelques passagers, qui me regardent également…Le français est véritablement en danger.
Kléber Kungu

Matata Ponyo lance le Cadre national de concertation humanitaire (CNCH)



Ce vendredi 21 février au GHK

Matata Ponyo lance le Cadre national de concertation humanitaire (CNCH)

            Le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, procède au lancement officiel du Cadre national de concertation humanitaire (CNCH), ce vendredi 21 février, avec l’Equipe humanitaire de Pays.  
            Le Premier ministre Matata Ponyo Mapon a créé, par un décret du 23 janvier 2013,  le Cadre national de concertation humanitaire (CNCH). Ce cadre vise à établir des liens de collaboration et de confiance entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et la communauté humanitaire en vue d’assurer une synergie des efforts pour une bonne mise en œuvre de l’action humanitaire en RDC.
            Selon un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha, Office for the Coordination of Humanitarian Affairs), le CNCH, qui comprend des membres du Gouvernement, les chefs d’agences humanitaires des Nations unies, des représentants des ONG humanitaires nationales et internationales, des bailleurs de fonds ainsi que des observateurs, sera présidé par  le Premier ministre Matata Ponyo.
            Au cours de la première réunion du CNCH qui se tiendra à Kinshasa ce vendredi, les membres de ce Cadre auront à faire, entre autres, le point de la situation humanitaire en République démocratique du Congo, des contraintes, des défis, du bilan et des perspectives pour cette année.
            En raison de plusieurs foyers d’insécurité à travers quelques provinces, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Katanga et la Province Orientale, la RDC fait, depuis plusieurs années, face à une crise humanitaire multiforme, aggravée par les conflits armés à l’Est du pays. A ce jour, le pays compte 2,9  millions de personnes déplacées internes.

Besoin d’environ 900 millions de dollars américains
            Au cours du lancement officiel du Plan d’action humanitaire (PAH) 2014 le 7 février dernier, la communauté humanitaire en RDC a lancé un appel de 892,6 millions de dollars américains pour son Plan d’action humanitaire (PAH) 2014 en vue de répondre aux besoins sans cesse croissants des populations en détresse,
            « Ce Plan d’action, a reconnu le Coordonnateur humanitaire,  Moustapha Soumaré, lors de la cérémonie du lancement à Kinshasa,  représente l’espoir que les familles affectées placent en nous. En retour nous promettons de tout mettre en œuvre pour leur permettre de subvenir à leurs besoins essentiels qui demeurent pour la majorité un luxe ».
            Le PAH 2014 vise à répondre aux besoins de près de 4,7 millions de personnes, vivant en grande partie dans les provinces de l’est qui sont en proie à une série de conflits récurrents, épidémies, catastrophes naturelles, et souffrant de l’indisponibilité des services sociaux de base.
            Face à l’immensité des besoins humanitaires par rapport aux ressources limitées, les organismes humanitaires qui opèrent en République démocratique du Congo concentreront en 2014 leurs actions sur les urgences aigues et chroniques résultant des conflits avec violence, des crises nutritionnelles, des épidémies et des catastrophes naturelles.
            Les actions prioritaires s’articuleront autour des activités telles que l’accès à l’eau potable, l’hygiène afin de réduire les maladies d’origine hydrique ; la lutte contre la malnutrition ; la promotion d’un environnement protecteur visant à réduire les risques de contamination des plus graves, y compris les violences sexuelles et les violences contre les enfants.
            Tout en se focalisant sur les priorités humanitaires, le Plan prévoit aussi de renforcer la coordination avec les mécanismes chargés de la stabilisation et du développement, surtout le Gouvernement.
Kléber Kungu

mercredi 19 février 2014

L’INPP annonce la formation de 70 jeunes kimbanguistes



En marge des festivités du centenaire de papa Kisolokele

L’INPP annonce la formation de 70 jeunes kimbanguistes

            Invité spécial de l’Eglise kimbanguiste au centenaire de naissance de Papa Kisolokele Lukelo Charles-Daniel, à Nkamba Nouvelle Jérusalem, au Bas-Congo,  l’Institut national  de préparation professionnelle (INPP) a annoncé l’octroi des bourses à 70 jeunes kimbanguistes pour une formation à cet institut aux destinées duquel Kisolokele Lukelo avait présidé de 1965 à 1971 en qualité de directeur général, après avoir été l’initiateur dudit projet.
            L’information a été livrée par Camille Mayunda, directeur chargé de la comptabilité, qui représentait l’Administrateur délégué général de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, au cours d’une cérémonie de réception publique par le chef spirituel et représentant légal de l’Eglise kimbanguiste.
            Pour Camille Mayunda, la présence de l’INPP au centenaire de papa Kisolokele se justifiait par le fait que l’INPP, initiative du premier fils de Simon Kimbangu, dont il avait été le premier directeur général de 1965 à 1971 après avoir été nommé par le président Joseph Kasa-Vubu en 1964, était invité aux festivités qui marquent le centenaire de la naissance de son géniteur.
            Créé le 29 juin 1964, l’INPP est un projet qui a vu le jour après avoir été défendu au Conseil des ministres, puis aux Nations unies par son initiateur, papa Kisolokele, alors ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, qui avait compris que la formation était la base de développement d’une nation.
            Au sujet de la formation de la main-d’œuvre dont dispose l’Eglise kimbanguiste, le directeur en charge de la comptabilité de l’INPP a souligné que l’Eglise kimbanguiste travaille désormais en collaboration avec l’INPP. Alors qu’en ce moment l’Eglise est en train d’acquérir du matériel de génie civil nécessaire à la construction de la cité de N’Kamba et de l’Eglise en général, il est  important qu’elle sollicite des formations en faveur de ses fidèles  devant travailler pour son développement.
            Il a appelé la jeunesse kimbanguiste à s’auto-former étant donné que l’Eglise kimbanguiste est en pleine construction et qu’elle dispose d’une main-d’œuvre disponible et abondante. L’INPP entend aider l’Eglise dans ce sens, d’autant plus qu’elle dispose déjà de deux structures affiliées à l’INPP, en l’occurrence la Fondation papa Simon Kimbangu et la Mutuelle de santé mama Muilu qui sont déjà affiliées à l’INPP.

Kisolokele, une personne très intelligente 
            Selon des témoignages recueillis auprès du directeur général adjoint qui avait travaillé avec Charles Kisoslokele Lukelo, « Kisolokele fut une personne très sage et très intelligente. Tout le monde l’appelait papa, même les experts blancs. Il était toujours en contact avec les experts blancs pour rehausser le niveau de l’INPP ».
            Et de l’avis de Camille Mayunda, se fondant sur la photo qui trône sur la partie orientale de l’entrée du temple à Nkamba et représentant papa Kisolokele en compagnie des Blancs du Bureau international du travail, Charles Kisolokele avait une vision managériale très poussée, qui privilégiait la coopération bilatérale.
            Aujourd’hui, après le premier directeur général de l’INPP, c’est l’ADG Maurice Tshikuya Kayembe, avec sa politique de visibilité assez poussée, qui marche sur les traces de Charles Kisolokele en appliquant sa vision. En testent  plusieurs réalisations. L’INPP se trouve implanté dans tous les coins de la RDC avec 30 centres de formation. En plus, fruit d’une coopération bilatérale agissante, l’INPP travaille avec les Japonais (JICA) sur la modernisation de l’infrastructure, la pédagogie engineering, la formation des formateurs, le tronc commun et l’aide financière non remboursable, la construction d’un immeuble de 3 niveaux à Kinshasa/Limete dont le coût est évalué à 23 millions de dollars qui va servir à la formation des jeunes de l’Afrique.
            Les Français ont, avec l’Agence française de développement, ont emboîté le pas aux Japonais. Ils vont construire l’INPP/Matadi et l’INPP/Bukavu.
Kléber Kungu

La RDC veut intégrer la zone de libre-échange du Comesa



32e réunion du Comité intergouvernemental du Marché commun

La RDC veut intégrer la zone de libre-échange du Comesa

          
La République démocratique du Congo (RDC) veut adhérer à la zone de libre-échange du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa, Common Market for Eastern and Southern Africa). C’est son ministre de l’Economie et Commerce, Jean-Paul Nemoyato, qui a exprimé ce vœu lors de l’ouverture de la 32e réunion à Kinshasa du Comité intergouvernemental de cette communauté régionale économique le mardi 18 février en prévision de l’ouverture du 17ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Comesa.
            « Aujourd’hui, en RDC nous avons levé l’option d’adhérer à la zone de libre-échange de Comesa », a affirmé Jean-Paul Nemoyato, cité par radiiokapi.net. Le ministre de l’Economie a expliqué avoir élaboré avec son collègue des Affaires étrangères un projet de loi portant adhésion de la RDC à la zone de libre-échange du Comesa. « Le gouvernement va se réunir d’ici peu pour adopter le projet de loi qui sera ensuite envoyé au Parlement pour que les deux chambres puissent le voter», a-t-il annoncé.
            La 32e réunion du Comité intergouvernemental du Comesa ouverte mardi à Kinshasa est organisée en prévision du 17e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation prévu les 26 et 27 février prochains dans la capitale congolaise.
            Au cours de la rencontre des chefs d’Etat, les discussions vont porter sur la consolidation du commerce au sein de cet espace économique à travers le développement des petites et moyennes entreprises.
            Ce marché commun, fondé en décembre 1994 pour renforcer un accord de libre-échange en place depuis 1981, regroupe une population totale de 340 millions d'habitants pour 20 pays membres et a un produit intérieur brut total de 170 milliards de dollars américains en 2006. Le volume des transactions commerciales entre les pays membres et le reste du monde atteint annuellement 52 à 60 milliards dollars américains entre 1997 et 2002.
            Il a pour objectif de mettre en place un marché unique entièrement intégré en matière de libre circulation des biens, des services, du capital et des personnes.
            Le Burundi, les Comores, la RDC, Djibouti, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, le Malawi, l’île Maurice, le Rwanda, les Seychelles, le Soudan, le Soudan du Sud (depuis 2011), le Swaziland, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe sont les pays membres du Comesa,
            La zone Comesa regroupe une population totale de 340 millions d’habitants et a un produit intérieur brut total de 170 milliards de dollars américains (le PIB par habitant moyen est de 690 US $). Le volume des transactions commerciales entre les pays membres de la Comesa et le reste du monde atteint annuellement 60 milliards de dollars américains.

La zone de libre échange

            La Zone de Libre échange Comesa a été lancée à Lusaka (Zambie) le 31 octobre 2000 par 9 pays du Comesa (sur 20) (Djibouti, l’Egypte, le Kenya, Madagascar, le Malawi l’île Maurice, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe) qui se sont engagés à supprimer toutes les barrières tarifaires internes.

 

Les institutions du Comesa

            L’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement est l’organisme politique supérieur de l’organisation. Le secrétaire général est M. Erastus J.O Mwencha (de nationalité kenyane) depuis juin 1998. La Présidence de l’organisation est alternée tous les ans entre les pays membres.
            Les pays de la Comesa ont créé en 1998 une Cour de Justice, qui assure l’interprétation et l’application correcte des objectifs du Traité. Cet organisme a été créé sur le modèle de la Cour de justice européenne. L’organisation a son siège à Lusaka (Zambie).
            Plusieurs institutions Comesa ont été crées pour promouvoir la coopération et le développement régional :
  • La Banque de Commerce et de Développement (Nairobi, Kenya )
  • la Chambre de Compensation à (Harare, Zimbabwe )
  • l’Association des Banques commerciales (Harare, Zimbabwe)
  • l’Institut du Cuir (Ethiopie)
            Le 16ème sommet du Comesa, tenu à Kampala en Ouganda, en décembre 2012, sur le thème "Améliorer le commerce intra-COMESA grâce au développement des micro, petites et moyennes entreprises", avait recommandé entre autres le renforcement des relations économiques entre les pays membres, la diminution des barrières douanières, l’adoption des échanges en monnaie locale ainsi que la conscientisation des pays qui ne sont pas en ordre de cotisation.
            Au cours de ce sommet, les membres du Comesa avaient, chacun,  évalué le niveau d’intégration économique dans la zone de libre échange. A cet effet, ils ont fait savoir que les importations sont supérieures aux exportations, que les échanges entre les pays membres de Comesa se passaient bien dans certains pays du fait de l’amélioration du climat des affaires,  tandis que dans d’autres, les échanges se passaient assez bien à cause des barrières douanières.
            Les participants avaient, par ailleurs, élu l’Ouganda  à la présidence tournante du Comesa, alors que  la RDC assurait la vice présidence.
Kléber Kungu

FRANCOPHONIE : « Vivres provincio »



« Vivres provincio »

            C’est un gros véhicule frigorifique qui trimballe à l’arrière, et en gros caractères blancs, ces deux mots que j’ai du mal à reconnaître : « Vivres provincio ». Oh ! mon Dieu, me suis-je écrié en découvrant ces monstruosités. Dans quel abîme profond sommes-nous tombés !
            Si le premier est compréhensible, le second l’est moins. Que peut vouloir signifier « Vivres provincio » ? Dans quel tiroir avons-nous enfoui les notions de base de cette grammaire qui a formé (et peut-être continue à former) bon nombre d’entre nous ?
            Dieu nous a-t-il pourvu d’une mémoire si volatile que nous avons vite oublié la très célèbre règle qui stipule que les mots terminés en « –al , dont la plupart des adjectifs, comme provincial, changent « -al » en « -aux » lorsqu’il s’agit de la marque du pluriel ?
            Alors d’où vient ce mot qui ressemble beaucoup à un mot italien « provincio » ?
Kléber Kungu

FRANCOPHONIE : « Jevie pour Dieu »



« Jevie pour Dieu »

            « Jevie pour Dieu ».Bien coincés en haut du pare-brise d’un taxi-bus de marque Mercedes 207, ces écrits me sont tombés sur les yeux comme un marteau sur la tête. Avec l’effet d’une nouvelle nécrologique. C’est que le niveau du massacre de la langue de Voltaire est fort déplorable.
            Avec peu d’attention, on croirait à un nom. Cependant, une étude approfondie m’a permis de découvrir le pot aux roses : « Je vis pour Dieu » (c’est-à-dire le verbe vivre) que le rédacteur a voulu écrire en enchaînant dans un même mot « Je », et « vie » mal orthographié.
Kléber Kungu

Le Coordonnateur humanitaire craint une aggravation de la crise au Katanga



Moustapha Soumaré tire la sonnette d’alarme

Le Coordonnateur humanitaire craint une aggravation de la crise au Katanga

            Depuis 2011, le nombre de personnes déplacées dans la province du Katanga s’est multiplié par huit. Ce qui fait craindre une aggravation de la crise humanitaire dans cette partie du pays. Le responsable de l’aide humanitaire des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), Moustapha Soumaré, signale que le nombre de personnes déplacées par la violence dans la province du Katanga augmente d’une façon alarmante.  
            “A l’heure actuelle, a déclaré le Coordinateur humanitaire en RDC, Moustapha Soumaré,  il y a huit fois plus de personnes déplacées à l’intérieur du Katanga qu’il y a trois ans,  L’aggravation de la situation sécuritaire pourrait déplacer plus de personnes au cours des prochaines semaines ».
            A ce jour, on estime qu’il y a 402 000 personnes déplacées au Katanga, comparé aux 51 000 en mars 2011. Plus de 2.9 millions de personnes sont déplacées à travers la RDC.
            “Plus il y a de personnes déplacées à l’intérieur du pays, a-t-il redouté, plus nous devons répondre aux besoins en aide d’urgence. Nous devons trouver des solutions et faire en sorte que les populations civiles ici ne se sentent pas oubliées”.

Le triangle de la mort
            Selon un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), l’insécurité reste la raison principale des déplacements au Katanga, une province riche en minéraux et qui était traditionnellement considérée comme assez stable et productive sur le plan économique.
            Cependant, depuis septembre 2013, plus de 60 villages ont été brûlés au cours d’une campagne de terre brûlée par les combattants Mai Mai Bakata Katanga dans les territoires du nord de Manono, Mitwaba et Pweto – une région appelée « triangle de la mort » par les organisations humanitaires.  
            La région de Pweto, à elle seule, héberge quelque 60 000 personnes obligées de fuir leurs habitations à cause de la violence, représentant 36 pour cent de la population totale de déplacés internes dans la province.

Les travailleurs humanitaires en danger
            L’augmentation de l’insécurité au Katanga empêche par conséquent les agences humanitaires d’apporter leur aide. Ce qui constitue donc un véritable danger pour eux. Par exemple, les experts en alimentation estiment que des milliers de personnes vivant dans « le triangle de la mort» souffrent d’extrême malnutrition. Cependant, l’insécurité signifie que les organisations humanitaires ne peuvent pas apporter assez de vivres et d’assistance. Chaque jour qui passe, apprend-on, des dizaines de personnes, et surtout les enfants, souffrent de malnutrition, ce qui ouvre, par conséquent, la porte aux maladies, aux infections et à la mort.
            La source ajoute que l’année dernière, le personnel de santé a combattu une épidémie de choléra qui a affecté plus de 13,700 personnes au Katanga – faisant d’elle la province la plus touchée du pays. Il a fallu plus de temps pour maitriser cette maladie mortelle dans les régions en proie à l’insécurité.
            “L’insécurité est un élément de la planification,  mais cela ne nous a jamais empêchés d’apporter l’aide humanitaire. C’était simplement plus difficile à faire,” a dit Joseph Inganji, le chef de bureau par intérim d’Ocha en RDC. “A de nombreuses occasions, les convois d’aide au Katanga ont dû transiter par la Zambie, un détour qui demande beaucoup de temps et d’argent.”
            Selon les chiffres compilés par Ocha, les miliciens Bakata Katanga sont responsables de plus de la moitié des personnes déplacées de force dans la province,.

Choléra, cantines scolaires et ex- enfants soldats
            Selon le communiqué d(Ocha, avec sept agences onusiennes et environ 50 ONG présentes, le Katanga a la plus petite communauté d’aide humanitaire des quatre provinces orientales de la République démocratique du Congo. Cette situation et les problèmes sécuritaires n’arrivent pas à empêcher les acteurs humanitaires de voler au secours des populations en détresse.
            Le Programme alimentaire mondial (PAM)) et ses partenaires ont distribué plus de 11 000 tonnes de vivres en  2013 – suffisamment pour 690,000 personnes. Son programme de cantine scolaire a joué un rôle crucial pour que les enfants restent à l’école. Cette initiative qui date de nombreuses années fournit chaque jour des repas chauds aux enfants, un service qui parfois s’étend à d’autres membres de la famille.
            En 2013, Le Fonds commun d’OCHA a alloué de l’argent aux ONG Solidarités International  et à l’Agence adventiste de secours et de développement (ADRA)) pour améliorer les installations d’eau et d’assainissement et combattre le choléra au Katanga. Une allocation supplémentaire a permis au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) de sauver plusieurs centaines d’enfants des mains des groupes armés.
            La détérioration de la situation sécuritaire au Katanga oblige les agences de l’Onu et les ONG à réviser leurs opérations dans la province et à augmenter leur présence et leur capacité. OCHA a renforcé ses opérations au Katanga en ajoutant deux membres de plus et les autres organisations planifient d’en faire de même.
“La situation au Katanga est critique. Elle exige beaucoup plus d’attention, plus d’acteurs, et plus de fonds,” a souligné Moustapha Soumaré. “Nous devons augmenter notre réponse humanitaire si nous voulons sauver la province d’une crise généralisée.”

Kléber Kungu