dimanche 17 mars 2013
Francophonie : « Entendre » et « écouter »
« Entendre » et « écouter »
Il nous arrive parfois de confondre les deux verbes : « entendre » et « écouter ». Lorsque nous sommes en communication téléphonique avec une personne, nous lui posons parfois cette question : « M’entendez-vous ? » et la personne de nous répondre, soit « Non, je ne vous entends pas bien », soit « je vous entends bien ». Parfois, nous disons ceci à notre correspondant : « Veuillez m’écouter ». Et le correspondant de prêter attention à ce que nous avons à lui dire.
Le Nouveau Petit Robert de la langue française nous donne les précisions suivantes sur ces verbes. « Entendre : saisir par l’ouïe, percevoir par le sens de l’ouïe. » Exemple : J’entends rugir bruyamment le lion. J’entends les bruits des voisins. « Ecouter : s’appliquer à entendre, diriger son attention vers des bruits, des paroles…Prêter, tendre l’oreille. » Ex. : J’écoute les informations à la radio.
Maintenant, quelle est la différence entre ces deux verbes ? Avant d’y répondre, posons-nous cette question : lorsque nous allumons notre petit écran téléviseur ou notre poste récepteur, nous entendons sûrement les gens qui nous parlent, mais les écoutons-nous ?
« Entendre » relève d'une attitude passive ne nécessitant aucun effort de notre part et ce que l'on entend n'est pas toujours précis dans l'esprit. Nous entendrons par exemple les bruits de la rue ou le chant des oiseaux dans une forêt ou encore le bruit des moteurs dans une usine.
« Ecouter » représente, par contre, une action dépendant de notre volonté. On prête l'oreille pour écouter. Quand nous sommes à l'écoute, il s'agit d'une chose précise que nous voulons percevoir. Ce n'est plus indépendant de notre volonté et ce n'est plus n'importe quoi!
Kléber Kungu
FMJC pour le traité sur le commerce des armes juridiquement contraignant
Campagne « Contrôlez les armes »
FMJC pour le traité sur le commerce des armes juridiquement contraignant
Des guerres en Afrique, des guerres dans le monde, de l’insécurité en Afrique, de l’insécurité dans le monde. Bref, s’il est des sujets qui font quotidiennement la une des médias du monde, l’insécurité due aux conflits armés occupe une bonne proportion dans les espaces des médias. Et à la base de cela, ce sont les armes, tous calibres et tous genres confondus, qui circulent librement à travers le monde, surtout dans les pays en développement comme la RDC. C’est pourquoi, Femmes des médias pour la justice au Congo (FMJC), une organisation non gouvernementale des droits humains, coordonnée par Kenneth Enim Ampi, fait sienne la campagne pour un traité sur le commerce des armes juridiquement contraignant. FMJC, comme toutes les ONG œuvrant en RDC dans le domaine des armes légères et de petit calibre (ALPC), est impliqué dans le relais de toutes les activités relatives à cette conférence.
« Le traité sur le commerce des armes juridiquement contraignant, c’est le puzzle manquant pour la paix en RDC et dans le monde », peut-on lire sur l’une des banderoles de cette campagne intitulée « Contrôler les armes », une alliance mondiale de la société civile qui milite pour l’adoption d’un traité sur le commerce des armes juridiquement contraignant, initiée par International Action Network on Small Arms (Iansa), Oxfam International, WILPF, Amnesty International.
Cette campagne a été relancée dans tous les Etats membres des Nations unies en marge de la 2ème Conférence diplomatique des Nations unies relative à la négociation d’un Traité sur le commerce des armes (TCA) qui se tiendra du 18 au 28 mars courant à New York, aux Etats-Unis d’Amérique.
Une année plus tôt, les Etats-Unis d’Amérique ont pesé de tout leur poids pour bloquer l’adoption du TCA à l’issue de la première conférence diplomatique qui s’est tenue toujours à New York. Les Etats-membres ont donc échoué l'année dernière à se mettre d'accord sur le TCA, conçu pour réguler le business estimé à plusieurs milliards de dollars.
A travers le monde, en RDC en particulier, le manque de contrôle du transfert des armes dû ma manque d’un mécanisme international sur le contrôle des armes, dont un TCA, provoque une catastrophe humanitaire en termes du nombre très élevé de victimes et de déplacés (internes et externes).
C’est pourquoi le FMJC monte au créneau en unissant sa voix et ses actions à celles d’autres ONG locales et internationales pour essayer de faire infléchir la position des Etats qui trouvent des intérêts à ne pas voir adopter un TCA. « Renforcer le projet de texte du Traité présenté au cours de la première Conférence diplomatique du 26 juillet », considéré comme la base solide pour la poursuite des discussions, tel doit être l’objectif de la campagne « Contrôler les armes ».
Appel des experts africains, chinois et de l'UE
De partout le monde, des efforts sont en train d’être menés pour obtenir un TCA fort et solide. Ainsi un groupe d’experts africains, chinois et de l'Union européenne (UE) de la non-prolifération milite-t-il en faveur de l'amélioration du traité sur le commerce mondial des armes en appelant les Etats-membres de l'UE à combler les failles du Traité sur le commerce des armes (TCA).
Dans un communiqué publié avant les négociations de l’Onu sur le sujet programmé ce lundi, le Groupe de travail d'experts Afrique-Chine-UE sur les armes conventionnelles, composé de neuf membres a appelé à la mise en place d’un TCA fort et solide pour empêcher que des vies soient détruites par le commerce des armes.
Le groupe de travail, formé en 2012, a identifié plusieurs faiblesses dans le projet de texte, notamment l'absence de nombreuses catégories d'armes conventionnelles et les contrôles partiels sur les munitions.
Le risque que les armes puissent être détournées par des utilisateurs illégaux devrait également être pris beaucoup plus sérieusement, a indiqué le communiqué cité par Chine nouvelle.
"Si les pays voulaient adopter une série commune de normes solides et juridiquement contraignantes, ils devraient faire preuve non seulement d'une responsabilité partagée pour les effets nuisibles du commerce des armes, mais également de leur intérêt commun à le placer sous contrôle. C'est le but du TCA et c'est pourquoi nous le soutenons", a indiqué le communiqué.
Le commerce mondial d'armes conventionnelles est très faiblement réglementé. De nombreux gouvernements ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'absence de règles établies pour tous les pays pouvant leur permettre de guider leurs décisions sur les transferts d'armes. Depuis 2006, les experts travaillent sur la résolution de ce problème.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la Chine soutenait la communauté internationale dans la prise de mesures visant à réguler le commerce international des armes et à combattre le transfert illicite et le trafic d'armes, et promis d'étudier tous les sujets pertinents avec les autres parties dans le cadre de l'Onu de manière responsable.
Considérant son enjeu, la 2ème Conférence diplomatique des Nations unies est donc capitale dans la mesure où de son échec ou son succès dépend la vie des millions de personnes dans le monde, particulièrement en RDC.
Kléber Kungu
jeudi 14 mars 2013
«Francophonie: Fausser compagnie à » ou « Fausser la compagnie à » ?
« Fausser compagnie à » ou « Fausser la compagnie à » ?
« …oui, le petit nous a faussé la compagnie… ». J’étais à bord d’une voiture taxi pour N’djili vers 23 heures lorsqu’un de ceux qui voyageaient avec moi, s’entretenant au téléphone avec son correspondant, a lâché cette phrase.
Aussitôt l’ordinateur de ma tête s’est mis à tourner pour chercher à découvrir la meilleure expression. Que dit-on : « Fausser compagnie à » ou « Fausser la compagnie à » ? me suis-je demandé. Réponse : « Fausser compagnie à », qui signifie quitter quelqu’un. Comme, à l’opposé, on peut dire : « tenir compagnie à quelqu’un » : rester auprès d’une personne, meubler sa solitude.
En dépit de toutes les monstruosités que j’entends ou que je lis régulièrement, je n’envisage jamais de vous fausser compagnie, chers lecteurs…
Kléber Kungu
mercredi 13 mars 2013
Francophonie : « Passager » ou « client » ?
« Passager » ou « client » ?
« Passager » ou « client » ? Un jour sur les 7 jours que je me déplace à bord d’un taxi-bus, j’entends souvent presque ceci de la part de ceux qui voyagent avec moi : « Le receveur ne respecte pas les clients ».
Notre propos aujourd’hui ne vise pas à nous en prendre au comportement du reste critiquable des receveurs, mais de nous demander si celui qui voyage à bord d’un véhicule est un « client » ou un « passager ».
Selon « Le Nouveau Petit Robert de la langue française », le « client » est une personne qui requiert des services moyennant une rétribution ou une personne qui achète. Ex : Les clients d’un avocat, d’un médecin…, beaucoup de « clients » qui se bousculent dans cette boutique ; un magasin plein de « clients ». Mais on ne dira jamais : ce véhicule est plein de « clients », même si ces personnes ont été quelques minutes plus tôt des clients d’un commerçant avant de s’embarquer dans ce véhicule.
Alors, on dira plutôt « passagers ». Le « mot » passager signifie voyageur, personne transportée à bord d’un navire, et par extension, d’un avion, d’une voiture, et qui ne fait pas partie de l’équipage, qui ne conduit pas.
Kléber Kungu
mardi 12 mars 2013
La situation dans l'Est de la RDC au menu
Sommet tripartite entre l'Angola, l'Afrique du sud et la RDC
La situation dans l'Est de la RDC au menu
Luanda, capitale angolaise a réuni en sommet tripartite l’Afrique du Sud, l’Angola et la République démocratique du Congo (RDC), trois pays membres de Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), organisation sous-régionale d'intégration économique des pays de la région australe. Le président congolais, Joseph Kabila, angolais José Eduardo Dos Santos et sud-africain Jacob Zuma ont participé à ce sommet, aux côtés des ministres sud-africains des Relations extérieures, Nkoane Mahe Mashabane, de la Défense, Nosiviwe Mapisa, et de la Sécurité d'État, Siyabonga Twele.
Pendant deux jours, lundi 11 et mardi 12 mars, les participants ont examiné la situation sécuritaire prévalant dans l’Est de la RDC et procédé à une concertation en vue de l'application de l'accord-cadre pour la paix, stabilité et coopération dans ce pays et dans la région.
Les délégations ont quitté la capitale angolaise mardi 12 mars dans la soirée.
L'accord de coopération pour la paix et stabilité en République démocratique du Congo (RDC) et dans la Région des Grands Lacs, avec la participation des pays voisins, des organisations régionales et de l'Onu, a été signé en février dernier, à Addis Abeba, capitale de l’Ethiopie.
Le pacte vise à mettre un terme aux cycles de conflits et de violence en RDC provoqués par des groupes armés. Ces conflits ont déjà fait des milliers de morts et près de deux millions de déplacés.
L'accord-cadre a été signé par 11 pays, notamment le vice-président de la République d'Angola, Manuel Domingos Vicente, le présidents de la RDC, Joseph Kabila, du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, du Rwanda, Paul Kagame, de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, du Soudan Sud, Salva Kiir, et de la Tanzanie, Jakaya Mrisho Kikwete.
L'Ouganda, la République Centrafricaine, le Burundi et la Zambie avaient été représentés par des membres de leurs gouvernements respectifs.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, et la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosozana Dlamini Zuma, et la Communauté de développement (SADC), Armando Emilio Guebuza, ainsi qu'un représentant de la Conférence internationale de Grands Lacs avaient aussi signé l '«accord de coopération pour la paix et la stabilité en RDC et dans la région des Grands Lacs».
L’accord-cadre d’Addis-Abeba demande au gouvernement de la RDC d’approfondir la réforme dans les domaines de la sécurité, particulièrement, des forces armées et la police, ainsi que dans le domaine financier, outre le renforcement de l'autorité de l'Etat, notamment dans le nord et l'est du pays, empêchant les groupes armés à continuent de déstabiliser les pays voisins.
Le gouvernement de la RDC, selon le même accord, devrait également promouvoir la décentralisation administrative, le développement économique, l'infrastructure sociale de base, afin de promouvoir un programme de réconciliation nationale et de démocratisation.
Par ailleurs, les pays de la région ne doivent pas s'ingérer dans les affaires intérieures des pays voisins, ni tolérer ou fournir une assistance à un groupe armé. L'accord propose le renforcement de la coopération régionale, surtout, dans le domaine économique et faciliter l'administration de la justice, à travers une coopération judiciaire dans la région.
Quant à l’Onu, le même accord demande de continuer à contribuer pour la stabilité, à long terme, dans la région des Grands Lacs, et à renouveler ses engagements, avec ses partenaires bilatéraux.
Cependant, elle a promis de maintenir son engagement pour la stabilité de la RDC, avec des moyens appropriés, pour la mise en œuvre des protocoles et des projets pour la paix, la sécurité et le développement des Grands Lacs.
Le sommet tripartite de Luanda intervient alors qu’on signale de violents affrontements entre les deux factions du M23, l’aide Makenga et l’aide Runiga, pro Bosco Ntaganda. Au lendemain de la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, le M23 est entré dans une zone de turbulences qui a consacré son émiettement.
Aujourd’hui, l’aide Makenga a promis de traquer et d’arrêter Bosco Ntaganda, poursuivi par la CPI, alors que lui-même Makenga est dans le collimateur de la Cour.
Kléber Kungu
Francophonie : « Débuter »
« Débuter »
« Débuter » un travail, un match, une réunion… que nous avons l’habitude d’entendre ou de lire est, selon des puristes linguistes, une faute.
Nous devons désormais faire attention à cette pratique orale et écrite, consistant à faire suivre ce verbe – « débuter » - d’un complément d’objet. « Débuter » a toujours été intransitif et il n’a jamais changé cet état.
Par conséquent, on ne « débute » pas un match de football, une réunion, un travail, mais on les « commence ». C’est-à-dire, on commence un travail, une réunion… Mais le travail « débute », la réunion « débute » à 15 heures…
Kléber Kungu
La Bank Of Africa favorise la bancarisation en RDC
Selon le P.-D.G de la BOA-RDC
La Bank Of Africa favorise la bancarisation en RDC
Fondée en avril 2010, la Bank Of Africa (BOA) est, à quelques semaines, en voie de fêter les trois ans de son existence. Le président et directeur général du groupe Bank Of Africa, Mohamed Bennani, a fait le déplacement de Kinshasa, lundi 11 mars, pour, devant un aréopage d’invités – particulièrement du monde bancaire – lors d’un cocktail organisé au siège de la banque panafricaine, pour montrer entre autres les atouts de sa banque dans un pays en pleine bancarisation. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) Jean-Claude Masangu, a été l’un de nombreux invités.
Mohamed Bennani n’a pas hésité à exprimer l’optimisme et la confiance du groupe de la BOA-RDC d’investir dans un pays où, selon ses propres propos, on va « assister à un boom économique », d’autant plus que la RDC et ses habitants, potentiels clients de la BOA, ont « un partenaire fiable, prêt à vous accompagner ».
Dans son discours, le P.-D.G. du groupe BOA-RDC a fait étalage du travail remarquable accompli par sa filiale en République démocratique du Congo dirigée par Bruno Degoy, qui l’a précédé à la tribune pour parler des performances réalisées par la BOA depuis sa création. Pour Mohamed Bennani, la BOA est « une banque compétente, sachant développer par ses produits, ses services et sa qualité, une relation de partenariat solide avec des clients qui lui font confiance dans la durée. »
Voilà une des missions que s’est assignée la BOA qui est installée en RDC pour favoriser la bancarisation croissante du pays et stimuler son développement économique. » In fine, la bancarisation, a conclu Mohamed Bennani, nécessite la confiance mutuelle entre la banque et ses clients, et les clients et leur banque.
Le gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu, a reconnu la grandeur de la Bank Of Africa , parmi les banques commerciales de la RDC, qui apporte une nouveauté dans ses nombreux produits : le crédit-logement.
« La Bank Of Africa est un grand groupe sur le plan régional et sur le plan africain… » La présence de cette banque va permettre, selon Jean-Claude Masangu, de « pouvoir servir les grands groupes, tout comme les PME, les fonctionnaires, les salariés. »
Le numéro un de la BCC a souligné l’importance de la gamme de produits de la BOA, précisément « le logement social, qui est extrêmement important » annoncé par le président du groupe BOA. « C’est difficile pour nous au Congo, de pouvoir construire, acheter une maison si on n’a pas de cash. La BOA offre la possibilité d’avoir un crédit-logement remboursable sur une période de 15 ans et c’est une nouveauté », a reconnu M. Masangu.
Installée dans 16 pays
Le groupe Bank Of Africa est un groupe bancaire, à capitaux majoritairement africains, a vu le jour en 1982 au Mali, en Afrique de l’ouest. Il est aujourd’hui présent dans 15 pays africains (Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, à Madagascar et en Afrique centrale) plus la France. Cette banque franco-marocaine est aussi présente en RDC, avec une agence à Kinshasa et une autre à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Une agence sera prochainement ouverte à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga.
La BOA-RDC propose à sa clientèle plusieurs produits, à savoir : comptes, épargne, prêts, cartes, package, produits multimédia, services aux entreprises et de transfert et de change.
Comme l’a déclaré le directeur général de la BOA-RDC, Bruno Degoy, « l’aventure continue sous les auspices de la solidité, de l’efficacité et du service client ».
Kléber Kungu
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