jeudi 3 octobre 2013
Francophonie : « Nos sages n’ont-ils pas dits..."
« Nos sages n’ont-ils pas dits que les œuvres grandioses… » (1)
Cette chronique ouvre une série de massacres de la langue française que j’ai découverts un jour à bord d’un bus Mercedes 207. Une véritable mine de massacres du français, ce bus ! Cependant, j’ai pu remarquer qu’en dépit de son état de massacreur, le rédacteur de ces phrases s’est révélé un « écrivain » pourvu d’une belle écriture.
« Nos sages n’ont-ils pas dits que les œuvres grandioses… ». Oh, mon Dieu ! Le rédacteur a cru que les accords se font à tout vent. Aussi a-t-il accordé « dits » avec bien sûr le sujet « nos sages ». Ignorant que l’accord d’un verbe conjugué avec l’auxiliaire avoir ne se fait pas n’importe comment. Ce qui explique que le « s » qu’il a placé dans « dits » est de trop.
Kléber Kungu
Du riz japonais bientôt à Kinshasa : à qui et comment sera-t-il vendu ?
Les opérateurs économiques congolais s’interrogent
Du riz japonais bientôt à Kinshasa : à qui et comment sera-t-il vendu ?
Si les informations en notre possession se confirment, un bateau battant pavillon japonais va bientôt accoster au port de Matadi. Avec à son bord, du riz, don du gouvernement japonais au peuple congolais via son gouvernement. Ce don, comme d’autres auparavant, et fruit de la coopération nippon-congolaise, sera réceptionné par le ministère congolais du Plan. A qui ce riz sera-t-il vendu ? Les opérateurs économiques congolais se posent cette question, d’autant plus qu’il y a quelques mois, du ciment que le ministère du Plan et Suivi de la Révolution de la Modernité avait réceptionné avait été vendu, incognito, à un opérateur économique étranger.
Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Japon et la République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement japonais fait souvent des dons en nature au gouvernement congolais, notamment du riz, du maïs et du ciment. Il revient au ministère du Plan de procéder à vente de ces dons - en priorité - aux opérateurs économiques congolais.
Il ressort que les recettes de ces ventes sont versées dans un compte. Un comité composé du gouvernement congolais représenté par le ministère du Plan et Suivi de la Révolution de la Modernité et le gouvernement japonais représenté par son ambassade à Kinshasa est chargé de gérer ces dons.
C’est grâce au fonds généré par la vente desdits dons que le gouvernement japonais réalise les nombreux projets en République démocratique du Congo, en faveur de la population congolaise, notamment dans le secteur d’infrastructures scolaires, routières…
L’histoire renseigne qu’auparavant et selon les règles établies par la coopération des deux pays, le ministère du Plan contactait prioritairement avant tout les opérateurs économiques congolais, en majorité les distributeurs. Ceux-ci introduisaient des lettres de demande à base desquelles ils étaient servis.
Cette étape terminée, le ministère du Plan et l’ambassade du Japon invitaient les distributeurs à verser l’argent à la banque. Tout est établi de manière que ces dons soient vendus dans la transparence la plus totale, sans esprit de favoritisme. Pour éviter la spéculation et la surenchère de la part des opérateurs économiques nationaux, les prix d’achat et de vente par les opérateurs économiques étaient d’avance fixés par l’ambassade japonaise en RDC. Ce qui, apprend-on, n’est plus le cas à ce jour, l’opacité ayant fait place à la transparence.
Vente de bons de paiement aux particuliers
L’appétit venant en mangeant, la source précise que des collaborateurs du ministère du Plan reçoivent des bons de paiement après avoir obtenu des agréments. Ils se mettent à monnayer ces bons de paiement auprès des opérateurs économiques moyennant de la commission par sac qui s’élèverait à quelque 2 dollars.
Si, par exemple, le prix de vente officiel est fixé à 10 dollars le sac de riz (de ciment, de maïs), les vendeurs signifient à l’acheteur qu’il est vendu à 12 dollars, les deux dollars revenant aux vendeurs. C’est à prendre ou à laisser ! Faites le calcul si l’on vend 30 000 sacs !
Une sorte de commerce triangulaire qui favorise la surenchère des produits de première nécessité sur le marché.
Aujourd’hui, la nouvelle de l’arrivée imminente du bateau japonais transportant du riz reste cachée aux opérateurs économiques. L’objectif est de chercher à éviter de leur vendre ce riz pour ne le vendre qu’aux opérateurs économiques expatriés, comme ce fut tout dernièrement le cas avec le ciment.
Cette information intervient alors que des sources dignes de foi renseignent que lors de sa dernière réunion de la Troïka, le gouvernement a décidé de bien préparer les fêtes de fin d’année. Pour cela, il a promis de contraindre les opérateurs économiques à baisser les prix de leurs biens. Une mesure que le population accueille avec beaucoup de satisfaction. Mais la pratique maffieuse entretenue au ministère du Plan est telle qu’elle constitue un véritable frein aux efforts du gouvernement.
Pratique maffieuse
Les opérateurs économiques nationaux dénoncent cette pratique maffieuse qui n’est pas de nature à favoriser l’émergence de la classe moyenne, cheval de bataille du chef de l’Etat Joseph Kabila et du gouvernement Matata. « Jusqu’à quand allons continuer à subir l’injustice et à être marginalisés dans notre propre pays », s’interrogent les opérateurs économiques congolais.
Tout porte à croire que le ministre du Plan, connu pour sa rigueur et son honnêteté, est loin de comprendre ce qui se passe au sein de son ministère. Sinon, il n’accepterait jamais que pareille maffia se passe sous ses yeux. Qu’il est appelé à bien ouvrir pour sanctionner de telles pratiques.
Que toutes les autorités du pays et toutes les parties s’impliquent dans ce dossier. Le ministre du Plan, l’ambassadeur du Japon, le Premier ministre, chacun, en ce qui le concerne, est appelé à voir clair dans ce dossier qui ne fait que ternir l’image d’un pays qui ambitionne de devenir émergent.
Chaque Congolais, où qu’il soit et quoi qu’il fasse, doit se sentir impliqué dans l’application satisfaisante de la vision de la politique du chef de l’Etat dont la bataille est l’émergence de la classe moyenne et que Matata Ponyo s’emploie quotidiennement à appliquer et à faire aboutir à tout prix.
Kléber Kungu
mercredi 2 octobre 2013
Des livres et des équipements sportifs remis à la commune de Nsele
Don de l’ONG Chacun Pour Tous
Des livres et des équipements sportifs remis à la commune de Nsele
La commune de la Nsele a bénéficié d’un don d’une grande valeur culturelle et sportive de la part de l’ONG Chacun Pour Tous. 15 ballons de football (10 ballons n°4 pour les jeunes de 7 à 16 ans et 5 ballons n° 5 pour ceux de 18 ans et plus), des jeux de vareuses, de bas et de gilets, des cônes, des sifflets, des chronos, des badges ; plusieurs encyclopédies de géographie et d’histoire de la collection Marco Polo, des livres d’informatique ont été remis le mercredi 2 octobre par le président de Chacun Pour Tous, Clément Bokeme Modju, en compagnie de Louison Lesekuta Moduma, initiateur des projets et fondateur de l’ONG.
Au cours d’une cérémonie de remise qui s’est déroulée dans la salle de réunions de la commune en présence des agents de la commune et membres de la Commission communautaire de développement de la commune, le bourgmestre adjoint, Makina Charly, en compagnie du chef du bureau, a souligné l’importance du don de l’ONG Chacun Pour Tous remis à la jeunesse pour son encadrement et à la communauté de la Nsele. Le bourgmestre adjoint appelé d’urgence ailleurs, il a échu au chef de bureau de recevoir ce don des mains du président de Chacun Pour Tous.
En remettant ce don, Chacun Pour Tous a signé un partenariat de collaboration avec la Commission communautaire de développement de la commune de la Nsele dans les domaines sportif et culturel.
Les ouvrages de géographie, d’histoire et d’informatique vont constituer la première documentation d’une bibliothèque publique à créer dans la commune de la Nsele.
Makina Charly a salué le geste posé par l’ONG Chacun Pour Tous, soulignant qu’il existe des compatriotes de bonne volonté qui luttent pour attirer facilement de grandes richesses de l’extérieur vers l’intérieur.
Le fondateur de l’ONG Chacun Pour Tous, Louison Lesekuta, a invité la jeunesse à ne pas d’adonner au banditisme, à la drogue, à la boisson, mais à la pratique du football, à la culture, à la lecture. Il a ajouté que la formation d’une personne n’est pas seulement l’école. Il a appelé toutes les personnes ayant la responsabilité de l’encadrement de la jeunesse, à commencer par les autorités, à s’occuper d’elle, étant l’avenir du pays.
Le président de Chacun Pour Tous, Clément Bokeme Modju, quant à lui, a invité les bénéficiaires à bien garder les dons reçus en les utilisant à bon escient et en évitant de les vendre.
Bien garder ce don en l’utilisant à bon escient, tel est le défi que la commune de la Nsele est appelée à relever à tout prix. D’autant plus que l’autorité de l’Etat traîne encore dans l’opinion des administrés une mauvaise image de gestion.
Avec la remise du don à la commune de la Nsele, Chacun Pour Tous boucle une série de dons entamée le dimanche 22 septembre avec la remise des machines à coudre aux femmes vivant avec handicap de l’Aprocod au quartier 13 dans la commune de N’djili, suivie de la remise des équipements sportifs aux cyclistes de Kinshasa le samedi 28 septembre.
Cela étant, Clément Bokeme Modju et Louison Lesekuta Moduma peuvent crier : « mission accomplie ! »
Kléber Kungu
Sœur Angélique Namaika reçue par le Pape François
Lauréate 2013 de la distinction Nansen du HCR pour les réfugiés
Sœur Angélique Namaika reçue par le Pape François
Sa Sainteté le Pape François a reçu le mercredi 2 octobre Sœur Angélique Nako
Namaika, la lauréate 2013 de la distinction Nansen du HCR pour les réfugiés, à la suite d’une Audience générale au Vatican.
Après l’Audience Générale de mercredi 2 octobre à la basilique Saint-Pierre, Sœur Angélique a été reçue par le Pape François. Elle a parlé au Souverain pontife de son travail dans et autour de la ville reculée de Dungu, dans la Province Orientale.
« Je n’aurais jamais cru que je rencontrerais le Saint-Père. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai pleuré pendant un long moment », a déclaré Sœur Angélique. « Lors de ma rencontre avec le Saint-Père, je lui ai dit, ‘je suis originaire de la RDC et je porte avec moi les femmes et les enfants qui ont été victimes des atrocités commises par la LRA [Armée de résistance du Seigneur], pour que vous puissiez les bénir ainsi que moi’. »
Le Pape a répondu : « Je connais votre cause, vous devez continuer à aider les réfugiés », a ajouté Sœur Angélique. « Il a alors placé les deux mains sur ma tête, il a prié pour moi et il m’a bénie ainsi que les femmes. »
Laurens Jolles, représentant régional du HCR pour le sud de l’Europe, s’est également félicité de l’intérêt porté récemment par le Pape aux personnes déplacées. « Le HCR apprécie grandement l’attention et l’intérêt dont fait preuve de manière continue Sa Sainteté, depuis le début de son pontificat, à l’égard des personnes déracinées. Son intérêt pour le travail de Sœur Angélique est une preuve supplémentaire de sa proximité avec les plus vulnérables, à en croire un communiqué du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dont L’Observateur a obtenu copie.
Selon la même source, Sœur Angélique Nako Namaika a été reçue par le Pape François au Vatican, deux jours après que le HCR lui a remis la médaille de la distinction Nansen pour les réfugiés en reconnaissance de son travail inlassable et courageux au bénéfice des rescapés de la
violence et du déplacement, des abus perpétrés principalement par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). C’était au cours d’une cérémonie organisée lundi 30 septembre à Genève.
Sœur Angélique travaille dans la Province Orientale, une région isolée caractérisée par une grande insécurité. Elle a aidé plus de 2 000 femmes et jeunes filles ayant été forcées de quitter leur foyer. Nombre de celles qu’elle aide témoignent d’enlèvement, de travail forcé, de violences, de meurtres, de viols et d’autres violations des droits humains.
Grâce à son Centre de réinsertion et de développement, Sœur Angélique les a aidées à transformer leur vie en leur offrant une chance d’apprendre un métier, de lancer leur entreprise ou de retourner à l’école. Elle les aide à se réinsérer à nouveau dans une vie qu’elles ont dégoûtée en raison de tout le traumatisme physique et moral que les rebelles de la LRA leur ont fait subir.
Kléber Kungu
Francophonie : « Tout evanité »
« Tout evanité »
S’il y a des rédacteurs qui s’essaient dans l’art très délicat d’écrire et parviennent à tirer leur épingle du jeu sans beaucoup de difficultés, il y en a, par contre, qui laissent leurs plumes sur ce terrain très glissant.
Un des 207 qui circulent sur les artères de Kinshasa traîne, sans honte et avec beaucoup de vanité, ces monstruosités sur son pare-brise : « Tout evanité », comme un gros nez ou de gros yeux sur un visage ! Alors que sur le pare-brise d’autres 207, j’aperçois, bien écrit ceci : « Tout est vanité ».
Kléber Kungu
mardi 1 octobre 2013
Pretoria compte acheter 2 500 MW des 4 800 MW à produire
L’électricité d’Inga III attire déjà des preneurs
Pretoria compte acheter 2 500 MW des 4 800 MW à produire
Jacob Zuma à Kinshasa en octobre pour sceller le contrat
Le projet Inga III Basse Chute constitue un mega deal entre Kinshasa et Pretoria. L’Afrique du Sud s’engage à prendre le gros morceau du courant électrique qui sera produit par Inga III en promettant d’acheter la moitié de l’électricité produite auprès du barrage d’Inga, alors que le coût d’envoi des travaux de construction d’Inga III ne sera donné qu’en octobre 2015 et que la mise en service cinq ans plus tard. Pour cela, son président, Jacob Zuma, compte effectuer un voyage à Kinshasa en octobre courant pour sceller un accord entre Kinshasa et Pretoria.
Le courant électrique qui sera produit par Inga III attire déjà des preneurs. Aussi l’Afrique du Sud s’engage-t-elle à acheter la moitié de l’électricité produite auprès du barrage d’Inga, devenant ainsi de fait l'acheteur de référence. Cet accord qui sera scellé lors de la visite du président Jacob Zuma en RDC, courant octobre, rend le projet bancable. Selon les termes du contrat, l’Afrique du Sud achèterait 2 500 Mégawatts, soit plus de la moitié de la capacité totale du projet Inga III (4 800 Mégawatts), à en croire Financial Afrik.
"Nous avons concrétisé notre engagement en provisionnant d'ores et déjà ce poste d'achat à notre programme budgétaire", a souligné M. Garrith Bezuidenhoudt, chef de cabinet au ministère de l'Energie de la République sud-africaine.
Selon le conseiller du gouvernement congolais cité par AFP, un consortium sino-hispano-canadien est en lice pour la réalisation des travaux de ce méga ouvrage : l’un mené par le groupe de BTP espagnol ACS, un autre, chinois, mené par l’entreprise ayant réalisé le barrage des Trois-Gorges sur le fleuve Yangtsé, en Chine, et un troisième mené par le groupe d’ingénierie canadien SNC-Lavalin. Ce dernier fait partie de la liste noire de la Banque mondiale à la suite d’une affaire de corruption.
Coût total évalué à 12 -12,5 milliards
Le projet d’Inga III ou le Grand Inga va compléter les deux premiers barrages construits sur le site des chutes d’Inga, dans la province du Bas-Congo, et entrés en service pendant les décennies 1970 et 1980. Le gouvernement congolais estime le coût de la construction autour de 8,5 milliards de dollars, mais compte tenu des frais financiers, le coût total est évalué à 12 -12,5 milliards. L’Etat congolais espère aussi que le projet pourra être financé à hauteur de 1 à 3 milliards de dollars par la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale et l’Agence française pour le développement (AFD).
Le Grand Inga plus grand que le barrage des Trois-Gorges (Chine)
En définitive, la RDC compte construire le Grand Inga d’une capacité énergétique installée de 40 000 MW. En décidant de construire le Grand Inga, le gouvernement congolais a voulu marquer un grand coup à la dimension d’un pays aux dimensions continentales. Le complexe du Grand Inga a pour objectif de fournir massivement à plus de la moitié du continent africain une énergie renouvelable et bon marché. Le barrage Grand Inga aura le double du potentiel de celui des Trois-Gorges sur le fleuve Yangzi Jiang en Chine. Démarré en 1994, le barrage des Trois-Gorges aura coûté plus de 40 milliards d'euros et entraîné le déplacement d'au moins 1,5 million de riverains. Il possède une puissance électrique installée de 22,5 gigawatts, soit 11% de la capacité hydroélectrique du pays.
La première phase de la construction du projet "Inga III Basse Chute", (4.800 MW) devrait démarrer en octobre 2015 en vue d’une mise en service en 2020-2021.
L'étude d'impact environnemental et social a montré que cette phase n'a pas d'incidence sur les populations. Celles-ci ne seront pas affectées par les zones inondées, qui resteront relativement faibles. Inga III n'aura pas non plus d'impact écologique sur la faune et la flore sur cet espace de savane clairsemée.
"L'originalité de l'étude de faisabilité technique a été de séquencer le projet de Grand Inga en plusieurs centrales", a indiqué Edouard Dahomé, directeur Afrique de EDF, qui, avec les bureaux d'études américain et français Aecom et Nodalis Conseil, a réalisé l'étude de faisabilité du projet. De mythe rêvé depuis 40 ans, Grand Inga se concrétise avec un plan d'actions séquencé en plusieurs centrales, qui seront ajoutées au fil des étapes.
Plusieurs centrales à construire
Le site de Grand Inga offre une combinaison d'éléments naturels exceptionnels : "la zone d'affluence de la Bundi au fleuve Congo présente une chute de 100 mètres sur une quinzaine de kilomètres, avec un débit de 40 000 m3/ seconde." Inga III se divise en deux opérations. La première, qui démarrera en 2015, est dite Basse Chute, située en aval. Elle n'implique pas un barrage sur le fleuve mais une prise d'eau sur son affluent. Ces conditions permettront de produire une électricité à un coût très attractif. La seconde opération appelée Inga III Haute Chute, avec le barrage du fleuve et le rehaussement de la retenue faite en Basse Chute ajoutera 3 000 MW de capacité. Par la suite, cinq autres centrales seront installées sur le même barrage pour atteindre une capacité de 40.000 MW.
Un dispositif hydroélectrique existe déjà sur le fleuve Congo à ce niveau avec les barrages d'Inga I et Inga II, deux centrales en service depuis 1972 et 1982 respectivement et d'une capacité totale de près de 1.800 MW.
Inga III Basse Chute devrait permettre de combler le déficit en électricité de la RDC et répondre ainsi aux besoins croissants de la population et des industries, en particulier minières et à la demande de l'Afrique du Sud. A cette première phase s'adjoindront de nouvelles étapes qui permettront aux pays d'Afrique Australe, du Nord-est du Continent et d'une partie de l'Ouest de bénéficier de la production du site, selon le site web www.enerzine.com.
Les questions de transport de l'énergie et de connexion resteront cependant à trancher : "Inga présente un caractère hautement intégrateur, à la fois à l'échelle régionale et au niveau international", a insisté le Ministre Bruno Kapandji Kalala.
Ce projet s'inscrit dans le Programme pour le développement de l'infrastructure en Afrique (Pida), une initiative commune de l'Union africaine, du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad), et de la Banque africaine de développement (BAD). Il prévoit la réalisation de projets régionaux dans les secteurs du transport, de l'énergie, des technologies d'information et de la communication (TIC), et la gestion des ressources en eau transfrontalières (GRET).
Kléber Kungu
Francophonie : « Habillement Swedoise »
« Habillement Swedoise »
« Habillement Swedoise ». Voilà ce que mon tour de mardi 1er octobre dans la commune de Kintambo m’a permis de rencontrer. Il ne s’agit pas de l’habillement swedoise, mais d’une maison d’habillement baptisée « SWEDOISE », donc en capitales.
A la vue de ce mot, du reste, qui est un substantif, plusieurs questions ont du coup tournoyé dans ma tête non habituée à ce genre de choses. Dont la principale (question) : « De quelle Swédoise peut-il s’agir ? De l’habitante de la Suède ?
S’il s’agit de l’habitante de la Suède – il ne peut s’agir que de celle-là -, le rédacteur s’est largement trompé. Car à ce jour, il n’existe aucun Swé(e)dois ni Swé(e)doise, sinon « Suédoise » (SUEDOISE) et non SWEDOISE.
Kléber Kungu
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