dimanche 7 avril 2013

Mathieu Ngudjolo : un autre procès en vue ?

Cour pénale internationale Mathieu Ngudjolo : un autre procès en vue ? L’ancien chef de milicie congolais, Mathieu Ngudjolo, est loin d’être à l’abri des démêles judiciaires. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) veut un nouveau procès contre cet ancien milicien que le juge avait acquitté le 18 décembre 2012, faute de preuves. Faisant de cet acquittement le tout premier dans l’histoire de la Cour. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé qu'un nouveau procès soit organisé contre l'ancien chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui, acquitté en décembre de crimes contre l'humanité et crimes de guerre en République démocratique du Congo dont il étairt accusé. Pour cause ? Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, a estimé que « la seule conclusion raisonnable sur la base des preuves et des éléments de faits présentés » était « que Ngudjolo était bien le chef des combattants Lendu du groupement Bedu-Ezekere qui a attaqué le village de Bogoro le 24 février 2003". Elle a fait remarquer que la chambre de première instance avait commis d’importantes erreurs de droit, de faits et de procédure qui avaient fait que la décision de la chambre avait été vicié. Voilà qui la pousse aujourd’hui à solliciter l’annulation de l’acquittement prononcé en décembre en faveur de Mathieu Ngudjolo pour qu’un nouveau procès soit organisé devant une nouvelle chambre de première instance. Mathieu Ngudjolo, ancien dirigeant présumé d’une milice congolaise, le Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), était accusé d'avoir voulu "effacer totalement" la population du village de Bogoro, dans l'Ituri, un district de la province orientale. Et ce, en collaboration avec une autre milice, la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI). La milice de Mathieu Ngudjolo est accusée d’enrôlement d’enfants soldats, de viols, de massacres. Selon l'accusation, des combattants des ethnies Lendu et Ngiti du FNI, en collaboration avec des hommes de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), une autre milice, avaient attaqué le village et avaient "utilisé des enfants soldats et tué plus de 200 civils en quelques heures, violé des femmes, des filles et des femmes âgées". Le procureur estime notamment que les juges n'ont pas bien appliqué les critères pour évaluer les preuves présentées et qu'ils n'ont pas pris en compte la totalité de ces preuves. Les juges avaient ainsi conclu qu'un témoin, ancienne enquêtrice de l'Onu ayant témoigné que Mathieu Ngudjolo lui avait avoué avoir commandé l'attaque du village, était crédible sans pour autant tenir compte du présumé aveu de l'ancien chef de milice. Les juges avaient estimé en décembre que les preuves présentées par l'accusation n'étaient pas suffisantes pour prouver le rôle de chef de Mathieu Ngudjolo Chui et que les trois témoins clés du procureur n'étaient pas crédibles. Premier acquittement de la CPI L'ancien chef de milice avait été libéré. Libre de choisir le pays d’asile, Mathieu Ngudjolo avait en février demandé l'asile aux Pays-Bas, avant d'être placé dans un centre pour demandeurs d'asile. Le procès de cet ancien chef milicien s'était tenu en commun avec celui d'un chef de milice présumé des FRPI, Germain Katanga, mais les affaires avaient été disjointes en novembre et le jugement contre cet autre chef de milice sera rendu au cours de cette année. La décision de libérer Mathieu Ngudjolo était le premier acquittement prononcé par la Cour pénale internationale. Le procès contre le chef de l'Union des patriotes congolais (UPC) - une milice ennemie de celle de Mathieu Ngudjolo Chui - Thomas Lubanga Dyilo, est le seul autre procès que la Cour pénale internationale n'a à ce jour mené à terme. Cet ancien seigneur de guerre avait été condamné à 14 ans de prison le 10 juillet 2012, dont 6 ans déjà passés dans le centre de détention de la CPI. Les affrontements inter-ethniques entre milices qui se disputaient les terres de cette région riche en ressources naturelles, dont l'or et le pétrole, avaient débuté en 1999 et ont, selon l'accusation, "dévasté" la zone. Selon les ONG, ces violences ont fait plus de 60.000 morts. Le FNI accepte un nouveau procès Le Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), devenu aujourd’hui parti politique proche de Matthieu Ngudjolo, n’éprouve aucune inquiétude sur l’organisation d’un nouveau procès. Il se dit donc favorable à l’ouverture d’un nouveau procès contre son ancien leader à la CPI. Selon Chura Bilo, député national issu du FNI, cité par Radio Okapi, un nouveau procès va permettre de dédouaner une fois pour toutes cet ancien seigneur de guerre dans le dossier de massacres de civils de Bogoro en 2003. « Lorsque le verdict a été rendu la partie du procureur n’était pas satisfaite. Elle avait ce droit d’interjeter appel et c’est fait. Je crois que Ngudjolo doit rentrer pour qu’on le juge une fois pour toutes et pour moi ça ne présente aucune inquiétude. Tous les moyens que le procureur avait présentés à la première instance ont été balayés d’un revers de la main. Est-ce qu’aujourd’hui ils vont faire de la magie pour que Ngudjolo soit retenu en prison, je ne pense pas et même maintenant Ngudjolo sera [de nouveau] acquitté », a déclaré Chura Bilo. C’est ce qui sera prouvé au cours de ce nouveau procès. S’il aura, bien entendu, lieu. Kléber Kungu

Le CT de Fidèle Makiese devient docteur en SIC

Après une brillante soutenance d’une thèse dans la salle polyvalente de l’Ifasic Le CT de Fidèle Makiese devient docteur en SIC Après une brillante soutenance d’une thèse de doctorat intitulé « Communication, participation et processus décisionnels au sein de l’Administration publique congolaise », devant un jury composé de cinq professeurs, le chef des travaux de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (Ifasic) est entré samedi 6 avril dans le « cercle fermé » des professeurs en obtenant la mention « grande distinction » du docteur en sciences de l’information et de la communication sous la promotion du professeur Jean-Chrétien Ekambo Duasenge. Gryspeerdt publié en 1982 va inspirer le chef des travaux Fidèle Makiese Longa qui va découvrir que communication et décision sont deux notions fortement liées dans le fonctionnement d’une organisation et que la prise de décision reste tributaire d’une bonne communication. La thèse lui a permis d’expliquer le déficit des réseaux de communication formelle de l’Administration publique congolaise dans la participation de ses employés aux processus de prise de décision qui les concernent. Mais il arrive que dans des grandes organisations comme l’Administration publique congolaise, la communication est loin d’être considérée comme un facteur d’accélération dans les processus de prise de décision, mais plutôt comme une force d’inertie ou de désarticulation. Cette situation a entraîné, a expliqué le récipiendaire, une désorganisation, un malaise quasi généralisé, un taux élevé d’absentéisme, sa politisation, le clientélisme, la corruption, le népotisme, le tribalisme, le règne de l’arbitraire, le non-respect des textes… Conséquence : le non-respect du principe « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Dans tous les cas, le récipiendaire a conclu qu’au sein d’une organisation, l’homme demeure l’élément principal pour mener à bien une communication et que peu de travaux insistent sur les réseaux de communications au sein d’une organisation. Dans l’Administration publique congolaise, l’information circule mal. Ce qui constitue un déficit de réseau formel. Question de recherche Voilà qui a poussé le doctorant à se poser la question de recherche suivante : « Comment expliquer le déficit de réseaux de communication formelle dans la participation du personnel de l’Administration publique congolaise aux processus décisionnels liés à la gestion des ressources humaines ? » et à formuler l’hypothèse suivante : « le déficit des réseaux de communication formelle participatifs dans les processus décisionnels au sein de l’Administration publique résulte de leur substitution, par des réseaux de communication informelle centralisés ». Le chef des travaux Fidèle Makiese est arrivé à conclure que dans toute administration publique quand les cadres de concertation et de discussion font défaut, toute possibilité pour que l’ensemble du personnel participe aux processus décisionnels reste réduite. Pour pallier cette insuffisance de communication, il a proposé de repenser la logique décisionnelle interne au sein de l’administration publique congolaise. Il faut aussi doter l’administration publique congolaise d’une politique de communication globale cohérente. Concrètement, il a proposé la mise sur pied d’une conférence des secrétaires généraux, la création des cercles de qualité, la redynamisation des structures communicationnelles existantes dans les différents ministères en mettant en œuvre des actions concrètes de vulgarisation des procédures administratives. En même temps, il est impérieux de penser à la révision des statuts et autres textes régissant le personnel de l’administration publique congolaise. Ainsi la communication ne peut-elle plus servir uniquement comme simple outil de transmission d’informations de la hiérarchie à l’ensemble des employés. L’objectif étant de faire adhérer les collaborateurs aux objectifs de l’organisation et à ses valeurs. Ce qui permettra de déboucher, a-t-il conclu, sur des décisions concertées, efficaces et rationnelles. Une dizaine de questions…avant l’émotion de la réussite L’exposé de 20 minutes fait, le Ct Makiese Longa devait faire face à une dizaine de questions, au nombre desquelles des colles, des membres de jury composé d’éminents professeurs, à savoir : Le Pr Toronzoni Ngama (président), le Pr Alexis Mbikayi Mundeke (secrétaire), le Pr Jean-Chrétien Ekambo (promoteur), les Pr Paul Okomba Wetshisambi et Albert Pombo Ngunza (membres) et le Pr Yav Samutela (membre suppléant). Il parvient à répondre à ces questions avec beaucoup de courage, d’intelligence, de satisfaction et… d’astiuces. C’est ainsi que, une quinzaine de minutes plus tard, lorsque, par la voix du Pr Ndeke, le jury a prononcé la sentence tant attendue, annonçant que le chef des travaux Fidèle Makiese était devenue docteur en sciences de l’information et de la communication avec pour mention « grande distinction », le récipiendaire poussa un ouf de soulagement, au même moment que sa famille composée de son épouse et de ses enfants, pendant que toute la salle, remplie de tout ce que l’Ifasic compte comme corps enseignant, administratif et étudiant accompagna la nouvelle par des sifflements et des cris de joie. « Makiese, tu viens d’entrer dans le cercle fermé des professeurs », va lancer une administrative de l’Ifasic. Le chemin était si long et harassant –une dizaine d’années de recherche du 4 avril 2002 au 6 avril 2013 - pour le docteur Makiese qu’il a des difficultés pour retenir son émotion lorsqu’il va embrasser les membres du jury, surtout le Pr Pombo pour qui il a exprimé sa reconnaissance pour ce qu’il a fait pour qu’il devienne ainsi, et le Pr Ekambo, le promoteur de sa thèse. C’est sous le coup de l’émotion qu’il va porter les insignes de professeur. Kléber Kungu & Camus Kinkumi Kamitatu

Des diplomates suédoise, américaines et allemands en visite à L’Observateur

Dans le cadre de la clôture du mois de la femme Des diplomates suédoise, américaines et allemands en visite à L’Observateur Des choses ordinaires arrivent tous les jours ; l’extraordinaire rarement. La visite qu’ont effectuée vendredi 5 avril au siège de L’Observateur, l’ambassadrice de Suède en RDC, Mette Sunnergren, la conseillère aux Affaires publiques et directrice du Centre culturel américain, Ellen Masi, Senior Officer et chargée des médias près l’ambassade des Etats-Unis en RDC, Amelia Canter le premier secrétaire et chargé de presse à l’ambassade d’Allemagne fédérale en RDC, Gunnar Berkcmeier, la secrétaire à l’ambassade d’Allemagne en RDC, Edeltraud Strugholtz et la secrétaire et trésorière à la KFW (banque allemande d’investissement), Mme Afintal Mesa, sort de l’ordinaire. La Miss Equateur, Myrthe Ekuba était aussi de la partie. Sous le viseur de la caméra de Mamie Ntambu, journaliste à Antenne A. Les 6 diplomates, dont un homme, ont fait le déplacement de L’Observateur, à l’initiative du directeur de la rédaction, Luc-Roger Mbala Bemba, pour rendre visite aux femmes qui ont choisi de travailler à L’Observateur. Dans le cadre de la clôture du mois de la femme, les diplomates sont venus échanger avec elles pour voir comment le quotidien de l’avenue colonel Ebeya applique le gender, comment il valorise la femme, quelle place il lui accorde… Le coup d’envoi est donné par le directeur de la rédaction, Luc-Roger Mbala qui brosse succinctement l’historique de ce journal qu’il a intégré quelques semaines après sa création par M. Mankenda Voka. Blandine Lusimana, journaliste et coordonnatrice des enquêtes, va le relayer pour raconter comment il a intégré ce journal qui l’a vue faire ses premiers pas de journaliste avant de l’avoir vue se marier et devenir mère de deux enfants (à ce jour !). Restée seule comme journaliste après le départ en Europe de ses consoeurs Claudine Mbombo et Jeanne Mbanga, et Sylvie Luzala évoluant dans un autre secteur, Blandine Lusimana est secondée par Princesse Iso Bomba qui a intégré l’équipe rédactionnelle il y a quelques mois seulement, après ses études de journalisme à Brazzaville cimentées par un stage à L’Observateur, cette jeune journaliste ambitionne de suivre les pas de ses prédécesseurs… « Soyez porte-parole de notre optimisme » L’éditeur va ensuite accueillir ses visiteurs en leur adressant également un petit topo de son journal qu’il a créé il y a plus de 20 ans avec comme l’un des premiers journalistes, Luc-Roger Mbala, à qui il cherche à décerner une médaille pour sa longue fidélité. « Vous représentez ici vos pays respectifs. Je vous demande d’être aussi des ambassadeurs auprès de vos pays pour leur faire part de notre engagement de travailler avec vous dans un partenariat », a déclaré l’éditeur Mankenda Voka. Il les a invités à collaborer avec le journal, précisant qu’il a besoin de leur accompagnement et non de l’aumône. « En dépit de mauvaises conditions de travail, nous sommes convaincus que tout ira mieux, nous sommes optimistes », a-t-il ajouté. Pour bien meubler la journée, 4 des stagiaires de l’Ifasic ont eu à parler également de la manière dont elles sont devenues étudiantes en journalisme et comme elles se sont retrouvées comme stagiaires à L’Observateur. Elles ont avoué n’avoir jamais choisi de passer leur stage dans un journal, L’Observateur soit-il. Cependant, l’accueil que les journalistes leur ont réservé a été tel qu’elles ont changé leur regard sur ce journal en découvrant, au gré de couverture d’activités, la belle face cachée de la presse écrite. En s’exprimant, Gloria Tshiabu Kalonji, Merveille Kalemba Ngundu, Régine Ngalula Muamba et Jocelyne Wandje Mbote ont permis de faire découvrir leur côté de femmes de médias. Satisfaction des diplomates Les diplomates sont reparties de L’Observateur avec le sentiment de satisfaction sur la manière dont la femme journaliste en particulier est traitée et la place qui lui est accordée. L’ambassadeur de Suède en RDC, Mette Sunnergren, s’est réjouie de découvrir les opportunités offertes aux femmes journalistes, tout en demandant de chercher de bons journalistes à qui il faut songer à donner la chance de s’améliorer dans leur métier. Elle a souhaité de faire le travail sans distinction entre femmes et hommes journalistes, mais que ce soit le mérite et la compétence priment. Quant à la secrétaire à l’ambassade d’Allemagne en RDC, Edeltraud Strugholtz, lorsqu’elle lit les articles de L’Observateur, elle a des difficultés de distinguer les articles écrits par les femmes et ceux rédigés par les hommes, sinon par les signatures, tant leur qualité ne procède pas de sexe. Elle souhaite que la femme journaliste soit valorisée davantage, au même titre que l’homme journaliste. Cependant, elle a insisté pour que la valorisation de la femme soit le combat de tous les jours, d’autant plus que dans la société elle continue à subir la violence, à être battue. Et qu’il faut accorder à la femme l’opportunité de bien s’exprimer. Kléber Kungu

jeudi 4 avril 2013

Francophonie : « Quels risques coure-t-on en surchargeant une baleinière ? »

« Quels risques coure-t-on en surchargeant une baleinière ? » En reprenant cette question, je ne m’attends pas à ce que vous y répondiez, mais je m’en vais vous mettre devant une réalité : une faute grammaticale due à la mauvaise conjugaison faite par le rédacteur de cette question péchée dans une dépêche. Il s’agit de la faute « coure-t-on ». Il faudra plutôt lire : « court-on ». En effet, le verbe courir se conjugue ainsi à la troisième personne du singulier : il (elle) court, et non il(elle) coure – qui serait la forme au subjonctif. Si la dépêche se demande « quels risques on court en surchargeant une baleinière », je ne peux m’empêcher de me demander à mon tour quels risques le monde francophone court en surchargeant le français de maintes fautes… Kléber Kungu

Le ministre de la Fonction publique menace d’arrêter les agents corrompus

Mois de l’éthique au sein de l’administration publique Le ministre de la Fonction publique menace de faire arrêter les agents corrompus Le ministre de la Fonction publique, Jean-Claude Kibala, menace de punir tous les agents corrompus de l’administration publique congolaise. Il a ainsi appelé les 17 catégories socioprofessionnelles des agents publics de l’Etat à se coaliser derrière l’Observatoire du code d’éthique professionnelle (Ocep) pour débarrasser l’administration publique congolaise des antivaleurs qui la gangrènent, notamment la corruption. Au cours du lancement des activités du mois de l’éthique au sein de l’administration publique, placées sous le thème « Bâtissons ensemble une administration publique débarrassée d’antivaleurs et acquise aux pratiques de la bonne gouvernance, Jean-Claude Kibala a déploré le fait que les agents et cadres publics de l’Etat soient résistants au changement des mentalités et accrochés aux antivaleurs comme la corruption entretenue par l’impunité généralisée Le ministre de la Fonction publique a fait remarquer que cette situation remarquable par un nombre important d’antivaleurs et leur persistance au sein des services de l’Etat, relevée également par un rapport de la direction générale de l’Ocep, dépend essentiellement de la démission des cadres de commandement qui se complaisent dans cette situation déplorable. Cela a pour conséquent, a fait remarquer Jean-Claude Kibala, « un déficit criant » dans l’application du Code de conduite de l’agent public de l’Etat à tous les échelons au sein de l’administration publique. Série de mesures Le numéro un de la Fonction publique a estimé qu’il fallait mettre un terme à cette situation en prenant une série de mesures, parmi lesquelles des réquisitions d’ouverture d’actions disciplinaires à charge des agents publics de l’Etat véreux qui se seraient compromis dans la pratique des antivaleurs décriées, et la saisine de la justice, en vue de sanctionner la corruption et la culture des antivaleurs de toute sorte, selon l’Agence congolaise de presse (ACP). Le ministère de la Fonction publique a pour mission aussi bien de doter l’Etat congolais d’un personnel travailleur, motivé et compétent que de pourvoir l’administration publique d’agents pleins de valeurs morales et républicaines. Il revient à l’Observatoire du code d’éthique professionnelle de l’accompagner en menant une lutte contre les antivaleurs. Dans la série de mesures prises, Jean-Claude Kibala a décidé d’implanter une Cellule d’éthique de proximité dans tous les services publics de l’Etat. Cette cellule est une sorte d’Observatoire du comportement de l’agent public de l’Etat chargé de veiller à observer des valeurs éthiques et de faire rapport directement au ministre qui le transmettra à l’Ocep pour avis et considérations. Ce qui permettra à l’Ocep de prendre des sanctions contre le comportement des agents et cadres de l’Etat incriminés. Pour rendre effectives ces mesures, les secrétaires généraux et les directeurs des entreprises publiques ont été chargés de tenir régulièrement la fiche de « baromètre de la bonne gouvernance », mise en circulation depuis 2008. Le ministre de la Fonction publique a promis que l’évaluation des secrétaires généraux et des directeurs des entreprises publiques sera désormais conditionnée à leur capacité d’organiser au moins deux séminaires éthiques par an à l’intention des agents publics de leur administration. Revisiter et renforcer le Code de conduite de l’agent public de l’Etat par une clause additive relative à la signature obligatoire de l’Acte d’engagement consacré par le décret-loi n° 017/2002 est l’une des charges de l’Ocep. Jean-Claude Kibala a prévenu que tout agent public de l’Etat qui refuserait de signer cet acte sera considéré démissionnaire. Plusieurs députés nationaux, membres du gouvernement ainsi que des ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo ont assisté à la cérémonie de lancement des activités du mois de l’éthique au sein de l’administration publique, au cours de laquelle il a été procédé à la signature de l’Acte d’engagement et à la remise à tous les secrétaires généraux de l’Administration publique de la Charte africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l’Administration. L’Ocep est vieux de dix ans. Son directeur général, Saint-Augustin Mwendambali a profité de cette cérémonie pour en faire le bilan. Aux réalisations de ce service étatique, la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption, des lois sur la prévention et la répression de la corruption, d’une loi portant régime de déclaration du patrimoine et d’une Agence de lutte contre la corruption (ALC). A tout considéré, les mesures de prévention contre la corruption à l’endroit des agents et cadres de l’Etat de l’administration publique gangrénée par des pratiques de corruption ne pourront être applaudies que lorsqu’elles ne seront plus un simple discours. Or, entre le discours et la mise en pratique des mesures et leur suivi, le fossé est profond. Kléber Kungu

Michel Djotodia approuve la transition dessinée par l'Afrique centrale

République centrafricaine Michel Djotodia approuve la transition dessinée par l'Afrique centrale Le nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia, a approuvé jeudi 4 avril la mise en place d'un processus de transition démocratique prévoyant la désignation d'un président pour moins de 18 mois, conformément à la demande des chefs d'Etat d'Afrique centrale. Jeudi matin, Michel Djotodia a reçu à Bangui une délégation composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et de représentants de l'Union africaine et de l'Organisation internationale de la francophonie. L'ancien chef rebelle nu président à la faveur des armes, a alors a accepté les propositions des chefs d'Etat d'Afrique centrale, réunis mercredi 3 avril en sommet à N'Djamena, capitale du Tchad. Selon l'annonce faite par le président tchadien Idriss Deby, un Conseil national de transition (CNT) formé par toutes les composantes de la société centrafricaine désignerait un président pour une période qui ne devrait pas excéder 18 mois. Cet organe serait chargé de rédiger une nouvelle Constitution et jouerait également le rôle législatif d'une Assemblée. Gage de légitimité et de légalité "J'en ai discuté avec le chef de l'Etat (M. Djotodia) qui a marqué son accord pour que cette solution soit retenue", a affirmé jeudi le Premier ministre Nicolas Tiangaye. "Dès l'instant où toutes les composantes de la société feront partie de cette institution (le CNT,), c'est un gage de légitimité et de légalité qui permettrait de donner plus de poids à nos institutions", a-t-il dit, jugeant que la Centrafrique éviterait ainsi "d'être mise au ban de la communauté internationale". "C'est la possibilité, la perspective que la Centrafrique va pouvoir se remettre sur les rails du développement et de la paix, a, pour sa part, commenté l'Ambassadeur de France à Bangui Serge Mucetti. Vers la résolution du conflit ? Les rebelles de la Séléka ont renversé le 24 mars le président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Avant que le 30 mars, Michel Djotodia se soit autoproclamé président en annonçant qu'il "remettrait le pouvoir" en 2016, au terme transition de trois ans. Mais le président du Tchad, très influent en ce qui concerne la Centrafrique, a conclu mercredi: "En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé". Ces schémas pourraient cependant permettre à M. Djotodia de rester au centre du jeu s'il devenait le président désigné, des élections n'étant prévues qu'en 2015. L'ambassadeur de l'Union européenne à Bangui, Guy Samzun, pense que Michel Djotodia a toutes les chances de devenir le président désigné. Celui-ci "n'est pas du tout rejeté du processus, au contraire". Pour un ancien proche du régime Bozizé ayant requis l'anonymat, le "Séléka a gagné et on ne peut pas le faire disparaître comme ça". L'ancien Premier ministre et opposant centrafricain Martin Ziguélé, présent au sommet, a également réagi positivement: "La décision des chefs d'Etat est (...) un moyen de donner une légitimité à un homme ou une femme qui aura la redoutable tâche de mener cette transition". Le président sud-africain Jacob Zuma, invité au sommet de N'Djamena, y avait annoncé le retrait des troupes sud-africaines de Centrafrique. Officiellement, ces militaires sud-africains étaient à Bangui dans le cadre d'un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l'armée centrafricaine. La ministre sud-africaine de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula a renchéri jeudi devant le Parlement: "Nous n'avons pas d'accord avec les bandits qui ont pris le pouvoir (en Centrafrique). Nous avions un accord avec un gouvernement élu, quelque contestée que fût cette élection (...)". L’Afrique du Sud a, au cours de la prise de Bangui par les rebelles de la Séléka, perdu 13 soldats. La ministre a confirmé ce bilan contredisant les affirmations d'un général rebelle centrafricain qui avait fait état de 35 morts dans les rangs sud-africains. La mort de ces soldats sud-africains a suscité un vrai choc et une vive polémique dans le pays post-apartheid qui s'affirmait jusque là comme la puissance continentale. Jeudi, le gouvernement tchadien a démenti "catégoriquement" son implication dans la prise de Bangui par le Séléka, suite aux propos du président déchu qui avait affirmé sur BBC Afrique le 2 avril que la rébellion "a eu un soutien d'un pays africain, je crois bien inévitablement le Tchad". Par ailleurs, le Bénin s'est dit prêt à accueillir le président centrafricain déchu, s'il en faisait officiellement la demande, selon le ministre des Affaires étrangères béninois, Nassirou Bako-Arifari. Les chefs d'Etat d'Afrique centrale avaient appelé le président Thomas Yayi Boni à accueillir François Bozizé "en tant que frère". Entre temps, à Bangui, la situation sanitaire tendait a s'améliorer jeudi, la reprise des activités dans les hôpitaux étant "quasi totale" selon le ministre de la Santé, le Dr Aguide Soumouck, bien que les besoins en médicaments demeurent "énormes". Il était temps que les chefs d'Etat d'Afrique centrale se penchent sur l’avenir de la Centrafrique avant que les choses de s’empirent. Kléber Kungu

A quand l’investiture des ministres provinciaux ?

Gouvernorat du Bas-Congo A quand l’investiture des ministres provinciaux ? Près de un mois après la publication du gouvernement provincial du Bas-Congo le 9 mars par le gouverneur Jacques Mbadu, les ministres provinciaux de cette province n’ont pas encore été investis depuis la publication du gouvernement provincial samedi 9 mars. La société civile s’en est plaint. Jeudi 4 avril, l’un des cadres de la nouvelle société civile, Muaka Mavungu, s’est plaint que les ministres de la province du Bas-Congo ne soient pas encore investis. Il a estimé que cette situation est préjudiciable au bon fonctionnement des services publics de la province. Pour Muaka Mavungu, l’Assemblée provinciale devait mettre en priorité l’investiture des ministres, car dans plusieurs services publics, beaucoup de dossiers sont suspendus puisque les chefs de division qui assurent l’intérim, n’ont pas le pouvoir de prendre les grandes décisions. Muaka Mavungu a ajouté que la province du Bas-Congo fait face à d’énormes défis. Parmi lesquels figurent en priorité le problème d’eau et d’électricité, le dossier lié à l’expulsion des Congolais vivant en Angola, le délabrement des infrastructures routières, sanitaires, scolaires... La priorité de l’investiture des ministres provinciaux a été relevée par la vice-présidente de l’Assemblée provinciale du Bas Congo, Marie-José Mfulu Masaka, lors de son discours d’ouverture de la session ordinaire cde l’Assemblée provinciale. Elle avait déclaré que l’investiture de ce gouvernement devrait être une priorité mais elle n’avait pas avancé de date.