mardi 15 septembre 2015

Pourquoi les chefs d'Etat cachent leurs maladies ?

Pourquoi les chefs d'Etat cachent leurs maladies ?

            Dans notre précédent article, nous avons parlé de l’opacité ou du secret d’Etat qui entoure la santé des chefs d’Etat, en particulier ceux d’Afrique. La transparence sur la santé présidentielle reste un vain mot et un secret d’Etat si bien que la sanction de la témérité de ceux des confrères qui ont cherché à fouiner plus loin a parfois été la bagne ou la mort, sinon des menaces d emort ont payé parfois de leur vie cette témérité. D’où la question de savoir pourquoi ceux qui nous gouvernent cachent leurs maladies. Et celle de savoir quel est l’hôpital ou le pays de prédilection où ils vont se faire soigner.

            Pourquoi les chefs d’Etat cachent-ils leurs maladies au point que leur bulletin de santé.  Pourquoi  ne renseigne-t-il en rien sur l’état de forme réel du président ? Pourquoi la santé des chefs d'Etat est-elle un des secrets les mieux gardés de la République, ne fuitant que par des rumeurs les plus folles ?

            Dans les systèmes politiques autocratiques, un traitement médical ne peut être entrepris qu’au risque de perdre le pouvoir. S’il s’avère qu’en règle générale, nul n’aime aller en consultation chez le docteur,  pour un dirigeant politique, la seule nouvelle d’une visite chez le médecin parait sonner le glas de sa carrière politique.
            Il n’est donc pas étonnant que l’état de santé du chef de l’Etat soit, dans de nombreux pays, le secret le mieux gardé. En Afrique comme en Occident. L’entourage de nos dirigeants préfère garder le silence sur le bulletin de santé de ceux-ci, même si leur disparition de la circulation devient longue et inquiétante.
            Personne n’a oublié les rumeurs qui avaient entouré la disparition de Xi Jinping, pressenti comme le futur président chinois. Xi a disparu de la circulation pendant plusieurs semaines afin de poursuivre un traitement médical de douleurs lombaires ou de problèmes cardiaques..
            Au Venezuela, les électeurs s’étaient rendus aux urnes pour réélire, ou non, le président Hugo Chavez, qui s’était montré particulièrement mystérieux sur son cancer diagnostiqué, évoquant à plusieurs reprises des rémissions miraculeuses – tout en se rendant régulièrement à Cuba pour y être soigné.
            Au mois d’avril 2014, le Zimbabwe a bruissé des rumeurs de la mort du président zimbabwéen Robert Mugabeu, mais ses concitoyens n’ont pas été particulièrement rassurés par la poigne de fer maintenue par le gouvernement sur les médias à ce sujet.
            Cette année, le monde a assisté également  à la mort – dans leurs fonctions - de quatre présidents africains – en Ethiopie, au Ghana, en Guinée-Bissau et au Malawi – chacun d’entre eux ayant subi un traitement à l’étranger et ayant fait tout leur possible pour que leur état de santé demeure totalement secret avant leur mort.
            Si ces chefs d’Etat récemment décédés avaient des âges variés, de 57 ans à 78 ans, des études approfondies démontrent que les chefs d’Etat, et particulièrement dans les régimes non-démocratiques, dépassent de très loin l’espérance de vie médiane de leurs concitoyens.
            L’espérance de vie de ces pays est d’ailleurs bien souvent très basse en raison, précisément, de la manière très égoïste dont ces chefs d’Etat les dirigent. On peut supposer que tous ces dirigeants avaient accès aux meilleurs soins médicaux, mais bénéficier d’un tel traitement de faveur peut également provoquer une mort politique.

 

Pas de pouvoir sans la santé

            Pour les dirigeants africains,  tout soutien moral et toute loyauté dont ils peuvent bénéficier de la part de leur entourage ne peuvent se justifier que lorsqu’ils peuvent encore afficher une santé de fer. Ce qui signifie que l’entourage ou les membres de famille peuvent espérer tirer les dividendes du pouvoir de leur protecteur.
            il existe également une difficulté particulière, entre le maintien d’une bonne santé et la révélation aux proches -ou au bas peuple- que tout ne va pas forcément bien. Cette difficulté, particulièrement dans les systèmes autocratiques, est qu’un traitement médical ne peut être entrepris qu’au risque de perdre le pouvoir –un risque qui n’est valable qu’in-extremis.
            Donc, toute la campagne de soutien que peuvent mener les cercles les plus proches du pouvoir n’a d’autre explication que le souci de se faire voir en vue de bénéficier des largesses du chef. Quand la mort frappe à la porte du pouvoir, les cercles rapprochés ne résistent pas à se défaire, à se détourner et à chercher à s’attirer les bonnes grâces d’un éventuel successeur.

Se faire soigner dans un autre pays
            Les chefs d’Etat rechignent à se faire soigner dans leurs propres pays où les médecins sont présentés comme des gens dangereux et sans secret. Aussi un secret est vite ébruité et la « mauvaise nouvelle » atteint les oreilles indiscrètes. Ce qui peut provoquer un malaise au sein de la famille politique au pouvoir.
            Comprenez donc pourquoi tout chef digne de ce nom doit maintenir une maladie fatale aussi secrète que possible. Une maladie en stade terminal ou un trop grand âge -sans doute la plus terminale des maladies, quand on y pense- sont des indices clairs que l’on ne pourra plus longtemps compter sur le grand timonier bien aimé.
            Quoi de plus simple pour les soutiens ou collaborateurs du timonier que de se mettre à le défendre, bec et ongles, à voir le rouge là où se trouve le blanc, à déclarer haut et fort que l’état de santé du chef est reluisant alors que l’intéressé est agonisant. En effet, au bout du compte, il y a divers dividendes à tirer : pouvoir, avantages, privilèges, générosité sans limites, affection.
            De là se demander pourquoi les partisans du chef de l’Etat se livrent à de tant de zèle dans sa défense, l’explication saute facilement aux yeux !
            D’une manière générale, l’Histoire a montré que des chefs en bonne santé rassurent leurs fidèles qui, à leur tour, le soutiennent; les chefs malades n’offrent plus une telle garantie.
            L’importance de la santé d’un chef d’Etat dans une révolution n’a rien de neuf. Feu Mobutu Sese Seko en sait quelque chose. En 1997, les forces rebelles de Laurent Désiré Kabila ont conquis tout le Zaïre, actuelle République démocratique du Congo, quand il est devenu évident que Mobutu Sese Seko était gravement malade. Mobutu avait commis une grosse erreur : celle de s’être fait soigner publiquement en Europe et de convier le peuple à célébrer son retour de soins – alors que la qualité des soins médicaux laissait pour le moins à désirer au Zaïre. Bien des dirigeants du monde ont subi le même traitement.
            Plusieurs chefs d’Etat du monde ont réussi à cacher leurs maladies, aidés par leur entourage.  Il s’agit notamment  de l’entourage de Woodrow Wilson, président des Etats-Unis, qui dissimula la gravité de ses problèmes respiratoires sévères au cours de la Première guerre mondiale; Franklin D. Roosevelt dissimula sa paralysie; John Kennedy cacha sa dépendance aux corticoïdes. La liste est loin de s’arrêter ici. En effet, il est important qu’un chef d’Etat, surtout de la nation la plus puissante, soit sanitairement très fort, viril, puissant, même en apparence.

Le très viril Vladmir Poutine
            Le président russe Vladimir Poutine a des leçons à donner à ses pairs et reste un modèle politiquement. On le voit régulièrement torse nu, chassant dans la forêt, pilotant des ULM au-dessus de l’Arctique ou effectuant diverses prouesses physiques.
            Au final, une bonne santé est un atout indéniable surtout pour un autocrate. Car il suffit quelques rumeurs sur l’état de santé défaillant du chef d’Etat pour que l’opposition prenne la balle au bond et aggraver la situation.
            Les visites de médecins étrangers, les visites d’hôpitaux à l’étranger pour régler des problèmes de santé présentés comme mineurs (comme le traitement prolongé du roi saoudien Abdallah pour «des problèmes de dos»), les changements d’apparence physique –comme une prise de poids liée à la prise de corticoïdes– et de longues absences de la vie publique sont autant d’avertisseurs d’une future instabilité politique.
            Alors, où tous ces chefs d’Etat, qui refusent les hôpitaux de leurs propres pays, se font-ils soigner ? La réponse dans notre édition de vendredi 13 mars.
Kléber Kungu

La RDC et la RSA consacrent l’entrée en vigueur du traité du Grand Inga

Coopération dans le secteur énergétique
La RDC et la RSA consacrent l’entrée en vigueur du traité du Grand Inga
             La République démocratique du Congo (RDC) et la République sud-africaine (RSA) par la voie de leurs ministres de l’Energie, Tina Joemat Petterson et Jeannot Matadi Nenga Gamanda, ont signé lundi 9 mars courant, à Kinshasa, une déclaration consacrant l’entrée en vigueur du traité relatif au projet hydroélectrique Grand Inga. Ce projet énergétique, une fois opérationnel, pourra fournir une quantité d’énergie supplémentaire aux deux pays
            Selon la version française de la déclaration lue par le ministre congolais de l’Energie et des Ressources hydrauliques, la signature du traité a été précédée par plusieurs autres étapes importantes. Il s’agit de sa ratification d’abord par les parlements des deux pays respectivement le 13 novembre 2014 pour la République sud-africaine et le 29 novembre de la même année pour la République démocratique du Congo, suivie de sa notification réciproque le 3 décembre pour la RDC et le 5 février 2015 pour la RSA, selon l’Agence congolaise de presse (ACP).
            Les deux pays s’engagent à respecter le traité du Grand Inga du 29 octobre 2013 et à l’exécuter dans l’intérêt de deux pays.
            Le traité a été signé le 9 octobre 2013 à Kinshasa entre la RDC et la RSA par les ministres de l’Énergie de deux pays en présence de chefs d’État congolais Joseph Kabila et sud-africain Jacob Zuma au cours d’une cérémonie solennelle.
            La ministre sud-africaine a indiqué que la déclaration de Kinshasa démontre que le projet Grand Inga entre en vigueur à partir du 20 mars et que son pays renouvelle l’assurance d’une haute considération au projet de développement du site d’Inga.

Puissance installée de 4 700 MW
            Aux dires du coordonnateur de la cellule de gestion du projet d’Inga3 (CGI3), Bernard Diayele, cité par la source, ce projet a connu des années avec les engagements de deux pays à acheter 2 500 MW pour la RSA et 2 700 MW de la production de la centrale d’Inga3, basse chute, avec une puissance installée de 4 700 MW. Un chronogramme a été élaboré prévoyant la pose de la première pierre en octobre prochain et la production du premier mégawatt en 2020, avec promesse de réactualisation de ce chronogramme.
            La déclaration de Kinshasa, selon lui, ambitionne de promouvoir la coopération et les échanges entre les deux parties dans le secteur de l’énergie. Il s’agit également de transférer la technologie et de promouvoir des formations spécialisées ainsi que la tenue des rencontres, des conférences pour attirer des investissements.
            La rencontre de Kinshasa a permis aux deux gouvernements de réaffirmer l’engagement de la RDC et de la RSA à mettre en place des structures et à développer un cadre favorable pour faciliter la mise en œuvre du projet. C’est pour cette raison que la RDC s’est engagée aussi à créer une agence de l’électricité et à adopté des lois et des règlements.
            La RSA, quant à elle, a souscrit l’initiation de négociations d’un contrat d’électricité. Le chargé d’affaires de la RSA en RDC et l’ambassade de la RDC à Pretoria étaient présents à cette cérémonie.
C’est en 2013 que la RDC et l’Afrique du Sud ont signé à Paris un accord pour la construction du Grand Inga, le  plus grand complexe hydraulique du monde. Avec l’aide de l’Agence française de développement (AFD), qui avait financé l’étude de faisabilité réalisée par l’entreprise Lahmeyer  pour 15 millions de dollars, de la Banque européenne d’investissement et de la Banque mondiale. EDF et GDF Suez sont en charge de l’ingénierie. .

Un projet pour les industriels et les grandes villes
            Ce traité fait de l’Afrique du Sud le principal acheteur de l’énergie à générer par la future centrale Inga III, première phase du projet Grand Inga. Soit 2 500 MW (mégawatts) sur les 4 800 MW prévus. Le reste sera vendu à des compagnies minières congolaises, notamment celles de la province du Katanga. .
            Ce grand complexe hydraulique permettra sans doute un meilleur approvisionnement en courant électrique en RDC en général, à Kinshasa en particulier où, sur près de dix millions d’habitants, moins de 30 % ont accès à l’électricité (contre 1% dans les zones rurales), et 10 % seulement en disposent 24 heures sur 24 et où la majorité utilise le bois comme source d’énergie. .

80 milliards de dollars pour Grand Inga
            Les barrages Inga I de 351 MW et Inga II de 1424 MW construits en 1972 et 1982 n’ont jamais pu fonctionner correctement en raison du manque de maintenance, des années de guerre et du manque de compétences nécessaires. La réhabilitation de Inga I et II qui est en cours doit être achevée en 2016, pour un coût de 883 millions de dollars, soit plus de quatre fois les estimations de la Banque en 2003.
            La réhabilitation des barrages inclura le remplacement et la rénovation des turbines ainsi que la construction d’une deuxième ligne électrique à Kinshasa pour permettre à 35 000 consommateurs d’avoir accès au courant électrique. Le réseau Inga Kolwezi qui opère à 25% de sa capacité sera également réhabilité.
            Au moins 12 milliards seront nécessaires pour la construction d’Inga III et 80 milliards pour l’ensemble du projet Grand Inga.
            Dès lors que Inga III doit fournir de l’électricité pour les mines et l’exportation, il s’avère que ce projet est un projet de développement qui doit avoir des retombées indirectes, avec l’hypothèse que cela attirera les investissements dans le pays, créera de l’emploi et profitera aux Congolais.
            Le barrage Grand Inga ambitionne de construire une centrale d'une puissance de 39 000 MW. Le projet prévoit la construction d’un barrage en amont de la prise d’eau de Nkokolo, qui permettrait de générer une retenue d’eau à une altitude de 200 mètres (contre 125 mètres actuellement au même endroit) dans la vallée de la rivière Bundi, qui serait elle-même barrée quelques kilomètres plus loin par un barrage au niveau de son confluent avec le Congo (actuellement à 45 mètres d’altitude).
            Entre la retenue d’eau et le fleuve, désormais 155 mètres de dénivelé sur le deuxième fleuve le plus puissant du monde. Une centrale construite là aurait une puissance de 39 000 MW, soit le double du potentiel du barrage des Trois-Gorges sur le Yangzi Jiang, pour un investissement et des coûts écologiques sensiblement moindres qu’aux Trois-Gorges, à Assouan ou Itaipu.
            En définitive, le total du complexe des barrages d'Inga, dénommé lui-même Grand Inga, comprendrait 4 unités de production, pour une puissance totale de 45 275 MW répartie comme suit :
·         Inga I (fonctionnant actuellement à 20% de ses capacités, 45 mètres de chute) : 351 MW
·         Inga II (fonctionnant actuellement à 20% de ses capacités, 50 mètres de chute): 1 424 MW
·         Inga III (en projet, 55 mètres de chute) : 4 500 MW
·         Grand Inga / centrale de la Bundi (en projet, 155 mètres de chute) : 39 000 MW


Kléber Kungu

Journée internationale de la femme :Si j’étais femme…

Journée internationale de la femme
Si j’étais femme…
            A partir de samedi 7 mars courant, le monde résonne de « Journée internationale de la femme » jusqu’à la fin du mois. En effet, les dirigeants de ce monde ont convenu que le 8 mars de chaque année soit consacré à la journée internationale de la femme. L’appétit venant en mangeant, c’est tout le mois de mars qui est consacré à la femme. Un être qui plie sous une litanie de revendications et de dénonciations de violations de ses droits et autres injustices. Si j’étais femme, je profiterais de ces trente jours pour me lancer dans une campagne d’auto conscientisation, d’autosensibilisation, d’auto moralisation en faveur des paires…
            Si j’étais femme, je profiterais de la journée internationale de la femme pour me lancer dans une grande campagne d’auto conscientisation, d’autosensibilisation, d’auto moralisation de toutes les autres femmes sur le statut de la femme.
            Je commencerais par demander à chaque femme de se débarrasser des sentiments négatifs qui nous animent vis-à-vis de nous-mêmes lorsqu’il s’agit de choisir l’une de nous pour un quelconque poste électif pour éviter de nous plaindre sans cesse que les hommes ne font pas davantage pour nous propulser.
            Aussi je nous inviterais à capitaliser notre avantage numérique – les femmes constituent 52% de la population totale de la RDC – lors de différentes élections à venir.
            Je m’attaquerais sans pitié à toutes ces filles - en grand nombre en RDC - qui prennent un grand plaisir et en même temps  de gros risques sanitaires, à grossir grâce aux médicaments communément appelés « Tia foin » (Gagez, NDLR). Une pratique en vogue qui montre le degré de dépravation des mœurs chez les femmes congolaises.
            Si j’étais femme, en ce mois de femme, je mettrais toutes les batteries en marche pour sensibiliser les autres femmes, surtout les jeunes filles et les femmes qui mènent un combat acharné contre la vieillesse, sur l’opportunité qu’elles offrent aux hommes qui arguent que le comportement vestimentaire indécent des femmes est une sorte de violence faite aux hommes à laquelle la communauté internationale ne fait pas tellement cas.
            Durant ce mois de mars, je me mettrais à capitaliser cette opportunité pour appeler toutes les autres femmes à valoriser le pagne – qui caractériser l’Africaine, la Congolaise en particulier –dont le port par une bonne frange de la jeunesse est fort négligé, prétextant l’inconfort du port du pagne et sa cherté. Ainsi l’habit occidental a-t-il pris le dessus sur celui typiquement africain.
            Si j’étais femme, mon combat durant ce mois de mars serait consacré à décourager celles de mes paires qui ont fait de la prière une activité inlassablement quotidienne qui leur fait oublier l’essentiel vital qui doit guider leur vie terrestre concomitamment avec la prière. N’est-ce pas que certaines Eglises ont comme devise : « Priez et travaillez, travaillez et priez » ?
            Combattre toute chosification de la femme par notamment les artistes musiciens dans les clips et autres concerts publics, devrait être l’un de mes combats quotidiens si j’étais femme. Pourquoi, devrais-je m’insurger, les leaders des orchestres congolais prennent-ils la liberté de faire danser presque nues leurs danseuses, alors que les danseurs – qui sont rares – sont habillés autrement.
            Je mènerais également une lutte sans merci contre la production des chansons obscènes qui empêchent parents et enfants à les écouter ou à les visionner en famille…
            Freiner le phénomène enfant de la rue en forte augmentation en RDC en sensibilisant tous les partenaires impliqués dans cette problème (pasteurs, parents…), phénomène qui donne naissance à ces voyous de kuluna, empêcher que les Eglises qui devaient jouer le rôle de rassembleur des couples et des familles prônent les divorces de mariages et, par conséquent, la dislocation des familles.
            Si j’étais femme, la première chose que je ferais c’est d’enlever à cette journée le caractère festif que les jeunes Congolaises voudraient imprimer à cette journée pour tenter de diluer leur penchant sensuel.
            Voilà le combat que je mènerais pour valoriser les femmes congolaises si j’étais ministre du Genre, Famille et Enfant. Parce que ce combat doit être commun. Dirigeants et dirigés, chacun, en ce qui le concerne, est appelé à porter sa contribution dans cette quête quotidienne de faire de la Congolaise une femme émancipée, dépouillée de toutes les tares décriées et prête à rivaliser de compétence avec son congère homme, à diplôme égal. Heureusement, dans ce sens, beaucoup de progrès ont été déjà réalisés.
Kléber Kungu

Un kuluna malade n’a plus l’usage de ses membres

Tout se paie ici bas
Un kuluna malade n’a plus l’usage de ses membres
            Il était revenu de  Kisangani, il y a plus d’une année, où son père, militaire de son état, l’avait chassé pour avoir violé une de ses sœurs. Embarqué dans le premier avion en partance pour Kinshasa, ce jeune garçon, la vingtaine révolue, atterrit dans la parcelle familiale avec pour bagages seulement  ses habits. D’un caractère insupportable, ce garçon, va vivre pendant quelques mois dans cette parcelle avant d’en être chassé pour avoir tenté de violer une de ses tantes maternelles, mère de nombreux enfants. Depuis, Dieu, dont le prénom est paradoxal avec son comportement acariâtre   menait une vie de kuluna, avant de revenir un jour, malade, à un pas de la tombe. Tout se paie ici bas.
            Le premier jour de son retour, à ceux qui le voyaient assis devant le portail de la parcelle familiale, Dieu répétait qu’il était malade, que ses bras étaient incapables de faire un moindre mouvement.  Au fil des semaines, la famille et les voisins découvrent que Dieu marche également difficilement. Cependant, il a encore l’usage de sa voix.

Dieu n’a pas honte de raconter sa vie de kuluna
            Ce qui lui permet de pouvoir s’entretenir avec autrui. A qui, comme s’agissant des hauts faits, il n’hésite pas ni n’a honte de raconter ses exploits de kuluna.
            Ainsi, à qui veut l’entendre, le soir, après avoir ingurgité quelques boules de fufu avec de matembele (feuilles de patate douce en français, NDLR) ou du pondu (feuilles de manioc, en français, NDLR). Dieu se met à raconter comment, alors kuluna, en compagnie de ses amis,  il a tué un jour un homme, ou volé  des objets de valeur (téléphones notamment) à plusieurs personnes.
            Outrecuidant, il a raconté comment il a volé de l’argent d’un homme qui venait de toucher son salaire. Cet homme ne serait-il pas responsable du mal dont souffre Dieu ? s’interrogent plusieurs personnes à qui il raconte sa vie de malfrat. Ainsi le mot « boulevard Kimbuta » ne quitte-t-il pas ses lèvres pour montrer que cet endroit est un véritable repaire de kuluna aux petites heures du matin…
            Les jours passent et le mal de Dieu va de mal en pis. Il perd de mieux en mieux l’usage et de ses bras et de ses pieds. Il dort à l’extérieur, à la belle étoile, exposé à toutes les intempéries. Puisque ses bras ne fonctionnent plus, personne ne se rappelle la date où il s’est brossé les dents qui, faute de soins, ont perdu totalement la couleur blanche. Puisque se laver exige que les bras interviennent, Dieu ne se lave plus.
            Si vous voulez vomir à cause des odeurs nauséabondes que dégagent le corps puant de Dieu, ayez seulement le courage de vous placer à ses côtés ! Se mettre debout lorsqu’il est assis sur un tabouret rélève d’un exploit surhumain pour ce kuluna qui est en train de payer les actes ignobles qu’il a déjà posés du haut de ses 22 ans.

Dieu fait caca sur place
            Aujourd’hui, il se met à faire caca dans ses habits à plusieurs reprises. Il ne peut en être autrement d’autant plus que l’ancien kuluna est incapable, à l’état actuel, de porter ou d’enlever ses habits, notamment. Nous sommes dimanche 22 février courant.  Le malfrat qui, la veille, s’est empiffré de beaucoup de repas avariés, va attraper de la diarrhée alimentaire. Après avoir déféqué dans ses habits, Dieu n’a fait que se badigeonner le corps et ses habits de son caca puant et crasseux.
            Un véritable scandale au sein des locataires dans la parcelle qui interpellent les bailleurs face à ce grand désordre. La triste nouvelle arrive aux oreilles de la mère de Dieu par l’un des locataires. Alors que quelques mois plus tard, Dieu et sa mère s’étaient violemment disputés et au cours de cette prise de bec, le fils impoli n’avait pas eu honte de qualifier sa mère de cane en raison du nombre élevé d’enfants qu’elle a mis au monde.
            Sans secours, Dieu a dû accepter que la « cane » le lave comme un bébé…c’est-à-dire nu comme un ver de terre. Dieu est en train de payer ses actes !
            Mais Dieu n’a pas commis que ces actes cités plus haut. Il est allé plus loin, il s’est comporté très mal dans sa vie. Ce qu’il va raconter, confesser un jour à un des locataires qui le supplient de se confesser.

 « Coucher avec des femmes en menstruation »
            « Un jour, commence-t-il, je suis allé consulter un féticheur, catcheur de son état, pour qu’il me donne des fétiches devant me permettre de devenir très glissant. Ainsi, lorsque je suis attrapé, je serai capable d’échapper à mes poursuivants comme un poisson… Le féticheur accède à ma demande en me donnant quelques consignes, poursuit-il. Je devais coucher avec lui et des femmes en période de menstrues. Mais comme prix, je devais lui remettre deux poules blanches…Il se fait que je ne lui ai pas encore remis ces poules…, termine-t-il son récit diabolique.
            Après avoir accumulé tant de méfaits qu’il conte comme hauts faits, Dieu est entre la vie et la mort, envoûté par un esprit diabolique qui l’empêche ainsi que les membres de sa famille, sa mère notamment, de l’emmener dans une église où il avait déjà commencé à se faire soigner spirituellement.
            Mardi 24 février, alors que sa mère débarque le matin pour le prendre pour le conduire aux soins, après avoir prétexté la culotte qu’il a jugée trop ample, Dieu arrive enfin à trouver un autre prétexte pour ne pas se rendre à l’église : « je sens des vertiges », dit-il à sa mère qui, convaincue, remet à aujourd’hui cette séance, promettant de l’y conduire à bord d’une moto, question de trouver 1 000 FC de transport.
            Dieu est en train de payer ce qu’il a semé. Pour un des confrères, il aura à le récolter aussi longtemps que possible. In fine, de ses membres, il aura des bras et des jambes atrophiés, prophétise cet homme qui en a vu de toutes sortes dans sa vie.

Kléber Kungu

Burkina Faso: Les députés s’attaquent à la corruption

Burkina Faso:

Les députés s’attaquent à la corruption

            Les Burkinabè, par leurs représentants, tiennent à assainir  l’environnement sociopolitique de leur pays en le débarrassant de leur pays de toutes les tares qui le gangrènent. Ainsi quatre mois après la révolution ayant chassé Blaise Compaoré du pouvoir et la mise en place de nouvelles autorités, le Conseil national de transition (l'Assemblée) a voté, mardi 4 mars au soir, la loi anti-corruption, que l’on peut qualifier de première grande loi.

            Une loi qui a fait l’unanimité au sein d’une Assemblée de 82 députés dont 81 ont voté pour une abstention. C’est que les Burkinabè dans leur majorité tiennent à tourner définitivement la page Compaoré.
            La loi anti-corruption, apprend-on, est un texte très fourni avec 117 articles et 5 titres qui le composent. Il définit tous les actes possibles de corruption et détermine des sanctions. Chérif Sy, président du CNT, met l’accent sur l’article 63 qui permet de contrôler le rapport entre le salaire gagné par un fonctionnaire et ses biens.
            « Vous avez des fonctionnaires dont le salaire est connu et qui ont des demeures telles que, pour pouvoir les avoir, il faut multiplier leurs salaires par trois cents. La loi autorise que l’on puisse vous interpeler pour que vous puissiez prouver comment vous avez pu avoir un tel train de vie », a précisé Chérif Sy.

Cinq ans de prison
            La sanction prévue dans ce type de cas peut aller jusqu'à cinq ans de prison et 25 millions de francs CFA d'amende.
            Les députés du CNT sont allés plus loin dans la lutte contre la corruption en s’attaquant même à la petite corruption. Ainsi ont –ils aussi décidé de s'attaquer à la corruption électorale, au « financement occulte » des partis politiques et à la petite corruption, celle des administrations et de la rue.  Le point concernant le « financement occulte » des partis politiques a conduit le seul député qui s’est abstenu à adopter cette position, souhaitant avoir une définition claire de « financement occulte ».
            Tout Burkinabè est mis à contribution dans cette lutte. Chérif Sy souhaite d'ailleurs adresser un message à ses compatriotes. « Il faut avoir le courage de dénoncer les corrupteurs ; il faut refuser d’être un corrompu ou d’être un corrupteur, un point c’est tout », a-t-il déclaré.
            La loi anti-corruption votée par les députés, il reste qu’elle soit validée par le Conseil constitutionnel, puis promulguée par Michel Kafando, le président de la transition.

Honorer le rang d’ « hommes intègres »
            Le peuple burkinabè tient à honorer son qualificatif d’ « hommes intègres ». En votant la loi anti-corruption,  qui porte prévention et répression de la corruption, le CNT ambitionne de marquer son passage sur le paysage politique du pays. Avec cette loi, des garde-fous sont désormais placés en vue de moraliser la gestion des ressources et freiner le phénomène devenu planétaire qu’est la corruption.
            La nouvelle loi anti-corruption, qu’auparavant  le régime Compaoré avait vidée de sa substance, ambitionne de définir les règles de prévention et de répression des actes jugés de corruption. Elle définit la typologie des actes de corruption et prévoit les sanctions y afférentes. La loi édicte ensuite les mesures à respecter aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public en vue de prévenir la corruption.
            Elle institue une obligation de déclaration d’intérêt et de patrimoine pour certaines autorités (une liste non exhaustive a été intégrée dans la loi) et des emplois dans la haute administration civile et militaire. Cette loi traite de la coopération internationale, du recouvrement d’avoirs et de l’entraide judiciaire en matière de corruption.
            Délit d’apparence adopté. Le délit d’apparence, cette mesure si chère au Pr Laurent Bado, cité par Burkina 24,  a été intégrée dans cette loi. Elle punit, à l’article 63, d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 5 millions à 25 millions de F CFA, « quiconque ne peut raisonnablement justifier l’augmentation de son train de vie au-delà d’un seuil fixé par voie réglementaire au regard de ses revenus licites« . En plus, « la juridiction du jugement ordonne la confiscation de la partie non justifiée du patrimoine ». .
Kléber Kungu

Accusé de viol sur mineures : Un septuagénaire belge déféré au Parquet de la Gombe

Accusé de viol sur mineures
Un septuagénaire belge déféré au Parquet  de la Gombe
            Un sujet belge auteur présumé de viol sur mineures a été arrêté par la police congolaise avant d’être déféré au parquet à Kinshasa, mercredi 4 mars, selon la Police nationale congolaise.
            Il s’agit de Francis Belliz, âgé de 74 ans, qui, accusé de viol sur deux jeunes filles congolaises de 11 ans et 13 ans, a été transféré par la police au Parquet du tribunal de grande instance de la Gombe à Kinshasa, selon le porte-parole de la police kinoise, le colonel Pierrot Mwana Mputu cité par l’agence belge d’information, Belga.
.           Père de trois enfants et divorcé,  Francis Belliz est en séjour irrégulier depuis 2011 en République démocratique du Congo.
            La police congolaise n’a pas précisé les circonstances dans lesquelles ce crime aurait été commis, l'officier de police a cependant affirmé que les viols ont eu lieu cette année.
            L'ambassade de Belgique en RDC n’a pas voulu réagir « sur des cas consulaires individuels"  en "raisons des lois sur la vie privée en Belgique".
            Selon la loi congolaise, Francis Belliz encourt cinq à vingt ans de prison si les faits qui lui sont reprochés sont avérés.

K.K.

Kabila va lancer la première récolte de maîs de Bukanga-Lonzo

Le Gouvernement Matata aura tenu sa parole
Kabila va lancer la première récolte de maîs de Bukanga-Lonzo
            Sauf imprévu de dernière minute, il est prévu que le chef de l’Etat, Joseph Kabila procède à la toute première récolte de maïs du Parc agro-alimentaire de Bukanga Lonzo vendredi 6 mars prochain. Le gouvernement Matata aura donc tenu sa parole donnée il y a quelques mois promettant aux Congolais, singulièrement aux Kinois de leur fournir la première récolte du Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
            Un événement digne d’un grand pays qui tient à relever coûte que coûte le défi de la sécurité alimentaire et auquel seront invitées plusieurs personnalités et autres opérateurs économiques et étudiants en agronomie.
            ier directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), qui sera au pays le 05 mars 2015.
             « J’annonce que le Chef de l’Etat va lancer la production du Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. C’est la toute première production à laquelle seront invités les opérateurs économiques et les étudiants en agronomie ». En annonçant cette nouvelle lors de la dernière réunion de la Troïka stratégique tenue lundi 2 mars à l’Hôtel du gouvernement, le Premier ministre a voulu souligner l’importance d’un tel événement.
            Et pour faire mieux et marquer d’un sceau particulier cet événement, il échoit au premier congolais de procéder à la première récolte des maïs dont l’opération de e semis avait été lancée fin septembre.
            Le gouvernement congolais avait, en effet, lancé, lundi 22 septembre, l’opération de semis de 100 tonnes de maïs et de haricot  sur une surface de 25 hectares au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, à 240 Km de Kinshasa, la capitale, sur la route menant vers Kikwit, en province du Bandundu. Une opération à laquelle le Premier ministre  Matata Ponyo avait assisté..
            A cette occasion, le directeur du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo avait indiqué que la première production attendue était  de 27 000 tonnes. De quoi satisfaire, dans un premier temps, la population kinoise..

Bukanga Lonzo éclaté en trois sociétés
            L’occasion faisant le larron,  il revient que le Comité de pilotage du programme des parcs agro-industriels en République démocratique du Congo vient de créer trois sociétés autour du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, au cours de la réunion de la Troïka stratégique de lundi 2 mars courant.
            Il était question de rendre effectif sur le plan juridique ce projet de l’Exécutif national en vue de répondre à l’impératif de la prise en charge de la diversité d’activités générées par le parc agro-industriel pilote de Bukanga Lonzo.
            Selon le ministre de l’Economie, Modeste Bahati Lukwebo ces trois sociétés distinctes portent « l’une sur le parc agro-industriel proprement dit, l’autre sur l’exploitation du site et la troisième sera chargée de la commercialisation des produits récoltés à Bukanga Lonzo, à savoir le marché international de Kinshasa ».
            La réunion du Comité de pilotage, apprend-on, a également levé différentes options sur le niveau du capital, l’actionnariat et sur l’objet social de chaque société ainsi constituée.
            Pour le gouvernement congolais, le capital de ces trois sociétés créées sera ouvert au secteur privé pour promouvoir la trilogie PPP, c’est-à-dire le partenariat public–privé. Ainsi,trois types d’actionnaires vont-ils devoir constituer ces sociétés, à savoir : l’Etat congolais, les partenaires sud-africains d’Africom et le secteur privé congolais.

Projet d’érection du Marché international de Kinshasa à Maluku
            Pour l’opérationnalisation et le développement des activités agricoles du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, la firme sud-africaine Africom est déjà à pied d’œuvre. Concernant le Marché international de Kinshasa, son érection est prévue sur le site de la Zone économique spéciale (ZES) dans la commune de Maluku sur un espace de 7  des 15 hectares lui alloués.
            L’histoire rappelle qu’en septembre dernier, le Conseiller principal du Premier ministre en charge de l’Agriculture et Développement rural avait précisé que le Marché international de Kinshasa n’était pas un simple projet, mais une entreprise dans laquelle le gouvernement entend voir les privés aussi prendre des actions.
            Le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo reste sans conteste un projet pilote devant permettre au gouvernement d’offrir à la population congolaise une variété de produits alimentaires à des prix abordables.
            Par l’extension d’autres parcs agro-industriels sur l’ensemble du territoire national, le gouvernement ambitionne de créer un système efficace de production alimentaire qui permettra à la majorité de Congolais d’avoir accès à une alimentation équilibrée. Par ricochet, le projet de Bukanga Lonzo devra également permettre à la RDC de satisfaire les besoins de consommation intérieure et de devenir un important exportateur des produits alimentaires à moyen terme.
            Sans doute, à 48 heures du grand événement, Bukanga Lonzo doit vivre dans une effervescence festive dans l’attente de l’arrivée de grandes personnalités politiques et économiques de la RDC.

Kléber Kungu